Selon le PC, le budget 2026 pourrait particulièrement impacter les P.-O. (L’Indep)

La fédération départementale du Parti communiste tirait hier la sonnette d’alarme sur les conséquences qu’auraient certaines mesures d’austérité du projet de budget 2026 dans les Pyrénées-Orientales, marquées par un taux de pauvreté record.

À austérité nationale, impact local. Selon la fédération départementale du Parti communiste, le projet de budget de l’État pour 2026, actuellement en discussion au Parlement, s’annonce de bien mauvais augure pour les Pyrénées-Orientales, déjà marquées par un taux de pauvreté record. « On nous annonce notamment des coupes sombres dans la santé ou les transports et une baisse de 26 % des crédits alloués à la jeunesse et aux associations, alors que les difficultés s’accumulent déjà pour celles qui viennent en aide aux habitants les plus précaires », dénonce le porte-parole du PCF 66, Michel Coronas.

Selon le parti, les coupes budgétaires auraient des répercussions d’autant plus fortes dans les Pyrénées-Orientales que le département présente une croissance démographique supérieure à la moyenne nationale. « Il va donc y avoir une augmentation des besoins, mais moins de moyens pour y répondre », résume Michel Coronas.

Par ailleurs, si les mesures annoncées aboutissent, le budget pourrait également coûter cher aux collectivités du pays catalan. « Si on additionne toutes les dispositions prévues, on est sur une baisse des recettes de l’ordre de 4,6 milliards d’euros au niveau national. Le double de la réduction effectuée en 2025. C’est autant d’argent en moins pour assurer les services auprès de la population », s’inquiète le président de la coopérative des élus communistes et républicains des Pyrénées-Orientales, Jean-André Magdalou.

Face à l’austérité promise, le PCF prône « une tout autre logique, un choc d’investissement dans les services publics, qui généreraient à leur tour des recettes nouvelles ». Sur le modèle du programme mis en place en France après la Libération.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 6 novembre 2025)

L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Dangers multiples

Le monde va mal. Passons vite sur les guerres, sur le règlement violent des conflits de tous ordres, sur les détresses en Afrique, au Moyen-Orient et en Ukraine, sur les destructions des êtres humains et des biens. L’humanité, dans tous les sens du terme, est menacée. Quelques états, dans le monde, mettent en danger la planète entière. Ajoutons les menaces dominatrices des USA à l’égard de l’Amérique latine, le blocus de Cuba, la course engagée au surarmement dans le monde, en France et ailleurs, l’absence de volonté d’agir pour la paix de la part des pays dominants. Assurément, si les peuples ne s’en mêlent pas…

La France va mal. Comme ailleurs, les puissances économiques nationales et internationales, capitalistes, écrasent les notions d’intérêt commun, de solidarité, d’égalité, de société, de progrès et de préservation de la planète. Elles sont au pouvoir. Elles sont aussi les hauts-parleurs de leurs propres intérêts. On n’est jamais aussi bien servi… Pédagogie oblige. Le bonheur n’est plus à l’ordre du jour. Délocalisations industrielles, pressions sociales sur les salaires et les pensions, remise en cause du formidable principe solidaire des cotisations sociales, services publics, qui appartiennent à tous, affaiblis. Les milliards improductifs « spoliés », parfois financés par de l’argent public, sont protégés avec les griffes et les chroniqueurs. Le Medef, le RN, les partis de droite sont en ordre de bataille. Ils attaquent, ensemble. Assurément, si le peuple ne s’en mêle pas…

Le département va mal. L’immense détresse des éleveurs locaux en est un exemple. Le chômage est en hausse, encore, pour une place de second département de France dans le domaine du sous-emploi et de la pauvreté. Les friches et les arrachages se multiplient. L’autoritarisme grandit. Assurément, si les citoyens « catalans » ne s’en mêlent pas, …

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4090 – vendredi 7 novembre 2025)

L’édito de Michel Marc. Dangers multiple
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Retraites. Le choix de société en question
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Rénovation urbaine à Perpignan. Les vieux quartiers, dont Saint-Jacques
« Il n’y a aucune vision d’avenir »
Rénovation du quartier Saint-Jacques à Perpignan. Quelques questions/réponses
Une vision destructrice de court terme

Département

Élevage : Dermatose Modulaire Contagieuse. Silence, on tue
Crise viticole. Une autre façon de penser
Laïcité. Un débat avenir salutaire
Conseil départemental. Les assistants familiaux ont fait grève, massivement
Mémoire/ D’hier à aujourd’hui, pourquoi résister ?
Avis de décès
Le P.O.T Rando’ Club. Dimanche 9 novembre 2025 Arbousols
En Català. Les cinc arques. Capitol 3 (1)

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TOP 14. Le jour se lève enfin à l’USAP

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Féminisme. Le consentement entre dans la définition pénale du viol
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Eus. Trafic ferroviaire Prades-Perpignan: le pont démoli (L’Indep)

Il était au centre de toutes les attentions depuis le déraillement du train le 24 juillet 2024.
Le pont percuté par la locomotive qui avait déraillé a finalement été détruit. « Sans aucune certitude d’être reconstruit », selon le maire de la commune Philippe Dorandeu « La SNCF fait des études préliminaires pour faire un nouveau pont, mais ça me semble compliqué ». De son côté, la SNCF confirme « qu’à la suite des travaux de dévoiement d’eau potable menés par la commune d’Eus et terminés le 30 octobre, SNCF Réseau a pu engager les travaux de démolition du pont depuis lundi 3 novembre ».

Vérifications d’usage

« Une fois les matériaux évacués, les équipes procéderont au confortement des talus au droit du pont avant de poursuivre sur les travaux de réfection de la voie et de la caténaire, opérations qui s’étaleront sur plusieurs semaines. À l’issue de ces travaux, les équipes SNCF Réseau procéderont aux vérifications d’usage sur l’ensemble de la section de ligne, non circulée depuis le 24 juillet 2024 (vérification des systèmes de signalisation, des passages à niveaux, mais également de la végétation aux abords des voies). Une fois ces contrôles réalisés, la voie pourra être restituée ». Le 23 septembre dernier, le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Régnault de la Mothe, confiait à L’Indépendant que « quoi qu’il arrive et quels que soient les différends, je veux que la circulation ait repris en janvier 2026 ». Tout semble sur la bonne voie.

Ph. C. (L’Indépendant, le 5 novembre 2025)

Des familles d’accueil « à bout de souffle » mobilisées (L’Indep)

Environ 70 personnes ont participé au rassemblement organisé ce mardi matin devant l’hôtel du Département, quai Sadi-Carnot, à Perpignan. Après s’être mobilisés au printemps dernier, les assistants familiaux des Pyrénées-Orientales (familles d’accueil) ont remis le couvert. Avec, en prime, un lâcher de ballons blancs sous les fenêtres du conseil départemental, qui les emploie.

« Lors des précédentes manifestations, on nous avait laisses entrevoir une porte entrouverte, mais on nous l’a refermée cet été via un courrier nous disant que le budget de la collectivité ne permettait pas d’accéder à nos demandes », explique Cécile, assistante familiale et élue CGT.

Les revendications restent donc les mêmes qu’au printemps dernier. À savoir : le passage de 15 à 20 euros de l’indemnité journalière que le Département verse pour subvenir aux besoins des enfants placés (repas, fournitures scolaires, soins, loisirs…) et l’octroi d’un jour de repos par mois.

« Avec l’indemnité journalière actuelle, à partir du 20 ou du 25 du mois, on doit prendre sur notre salaire pour s’occuper des enfants », souligne Cécile. « Quant au jour de repos par mois, pour l’heure, nous n’avons ni week-ends, ni jours fériés. Nous sommes à bout de souffle. L’idée serait de s’organiser pour que les enfants puissent aller chez une collègue un week-end par mois, ce qui permettrait aussi de développer un lien d’attachement dans un autre foyer que le nôtre. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 novembre 2025)

Les retraités dans la rue jeudi : « Le budget de Lecornu est pire que celui de Bayrou » (L’Indep)

Ce jeudi 6 novembre, six organisations de retraités des Pyrénées-Orientales appellent a manifester a Perpignan pour s’opposer a plusieurs mesures budgétaires ciblant les aînés. Elles craignent que faute d’accord au Parlement, le projet de budget initial du Premier ministre Lecornu ne soit adopté par ordonnances.

Alors que les discussions autour du projet de budget 2026 pataugent à l’Assemblée nationale, les retraités entendent bien maintenir la pression.

En descendant dans la rue ce jeudi 6 novembre. « Le budget qu’a proposé Lecornu est encore pire que celui de Bayrou », s’insurge le secrétaire de l’union départementale des retraités CGT, Eugène Rios. « Le projet est en cours de négociation au Parlement, mais on ne sait pas trop où ils vont… S’ils n’arrivent pas à se mettre d’accord, ça risque de passer avec des ordonnances et on reviendrait à la proposition de budget initiale. » Avec
notamment plusieurs mesures qu’Eugène Rios juge « inacceptables ». Comme la fin de l’abattement de 10% sur l’imposition des revenus des retraités, le gel des pensions pour 2026 et leur sous-indexation jusqu’en 2030.

Chantal Argence, de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP), est également remontée : « Si on additionne toutes les mesures qui impacteront les retraités, nous devrons donner plus de 2 %, plus que ce que la taxe Zucman prévoit de prendre aux grandes fortunes, alors que dans le département, un tiers des retraités ont moins de 1 000 euros de pension par mois. »

Selon les organisations qui appellent à manifester ce jeudi à Perpignan (rendez-vous à 10 heures au pied du Castillet), les mesures à l’encontre des retraités pourraient par ailleurs se révéler contre-productives. « Il ne faut pas oublier que les retraités consomment », souligne ainsi Eugène Rios. « Si on diminue leur pouvoir d’achat, le produit intérieur brut (PIB) risque de baisser lui aussi. » Les retraités précisent pour conclure que certaines des mesures contre lesquelles ils luttent (doublement des franchises médicales, etc…) impacteraient également les actifs.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 4 novembre 2025)

Qui se soucie encore de protéger les enfants dans les Pyrénées-Orientales ?

Communiqué de Presse du syndicat CGT du Conseil Départemental 66

Les assistants familiaux, couramment appelés « familles d’accueil », ont pour fonction d’accueillir à leur domicile des enfants concernés par une mesure de protection administrative ou judiciaire et confiés à la Présidente du Département qui est en charge d’organiser les différents dispositifs de Protection de l’Enfance sur le territoire.

Au niveau national, le rapport rendu public le 8 avril dernier, par la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale portant sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance souligne l’urgence de faire évoluer les modalités d’accueil, toutefois, aucun projet de loi n’est en attente, aucune volonté politique n’est affichée en la matière.

Aujourd’hui, dans les Pyrénées-Orientales, c’est près de 600 enfants qui sont accueillis par les 235 Assistants Familiaux que compte Département. Dans un dispositif à bout de souffle, manquant cruellement de personnels et de moyens, les Assistants Familiaux œuvrent au quotidien auprès d’enfants souvent marqués par la vie et qui réclament une attention toute particulière.

Aussi, les professionnels réclament les moyens d’offrir une prise en charge décente pour les enfants qui leur sont confiés.

Sans possibilité d’échange avec l’administration, les agents se sont largement mobilisés. Après trois journées de fortes mobilisations au cours des mois passés, des engagements ont été pris par l’administration et l’élue en charge.

Quelques semaines plus tard, changement de ton. Évoquant de nouvelles contraintes, le Département indique ne plus être à cette heure en mesure de faire évoluer les conditions d’accueil des enfants confiés.

Incompréhension, mépris, les sentiments sont divers chez les agents qui aujourd’hui ont la ferme intention de rappeler à la Présidente du Département que derrière les chiffres et les arguments, c’est le quotidien d’enfants fragilisés dont il est question.

Pour ce faire, ils appellent à un rassemblement , qui se déroulera le

Mardi 4 Novembre 2025 à 10h30
devant l’Hôtel du Département
situé Quai Sadi-Carnot à Perpignan

Durant le rassemblement, un lâcher de ballons sera organisé.

Prades. DNC : 200 personnes rassemblées contre la politique sanitaire (L’Indep)

200 personnes étaient réunies ce mercredi 29 octobre sur la place de la République de Prades.

« Mettre le sujet sur la place publique », « soutenir les éleveurs ayant déjà subi l’abattage de tout ou partie de leur élevage mais aussi ceux qui ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête et la boule au ventre en attendant de connaître leur sort » et encore « dire clairement et fermement à l’État que cette politique d’abattage total on n’en veut pas ». Des éleveurs de tous poils, agriculteurs divers et variés, et autres personnes de la société civile avaient répondu présent à l’appel de la Confédération paysanne des Pyrénées-Orientales. L’occasion pour les syndicalistes d’expliquer à nouveau la problématique de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et ses conséquences et de rappeler les « 150 bêtes tuées pour 8 cas ».

Un nouvel abattage ce jeudi à Souanyas

Rappelons que ce mercredi matin, encore 60 bovins étaient abattus du côté de Valmanya. L’occasion également d’entendre le témoignage saisissant d’un éleveur conflentois. Le prochain sur une liste dont on ne connait pas la fin. Un professionnel dont de nombreuses vaches devaient être tuées ce jeudi même à Souanyas. Un papa paysan, d’autant plus meurtri qu’il a encouragé son fils à reprendre l’exploitation… Un drame de plus. Une incompréhension générale qui se transforme peu à peu en colère. Les applaudissements des personnes présentes étaient comme autant d’encouragements à ne pas baisser les bras. Les représentants de la Confédération paysanne ont ensuite lu l’arrêté confédéral paysan qu’ils avaient rédigé (lire ci-dessous). Un document largement approuvé par la foule présente et déposé dans la boite aux lettres de la sous préfecture de Prades.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 31 octobre 2025)

Arrêté confédéral paysan numéro 2025-0001

Article 1, les abattages totaux systématiques sont stoppés avec effet immédiat.
Article 2, la déclassification de la DNC de la catégorie A en catégorie B (NDLR, classification européenne moins stricte qui assouplirait la gestion de crise).
Article 3, la mise en place d’une immunité des troupeaux face à la DNC ainsi qu’à des maladies nouvelles, qui passe par le choix entre l’immunité naturelle et la mise en place d’une vaccination libre sur l’ensemble du territoire.
Article 4, une remise en cause du modèle économique de notre agriculture, afin que l’agriculture paysanne tournée vers une activité locale devienne la norme et que le commerce international arrête de guider en permanence les choix politiques qui sont
faits.