Claira. Maternelle : une ouverture de classe sans Atsem (L’Indep)

L’ouverture d’une septième classe à l’école Les Cariolettes permet de faire baisser les effectifs. Une avancée saluée par les parents, qui regrettent toutefois qu’aucun Atsem supplémentaire ne soit prévu pour accompagner cette nouvelle organisation.

C’est une rentrée particulière qui débute à l’école maternelle Les Clarioulettes de Claira Une septième classe a finalement ouvert pour l’année scolaire 2026-2027. Une décision qui doit permettre d’alléger les effectifs passant de 28 à 24 élèves par classe. Mais cette réorganisation soulève une autre question l’école compte six Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) pour sept classes, et aucun recrutement supplémentaire n’est prévu pour cette année scolaire.

Rester vigilants

Une réunion s’est tenue, hier. jeudi 3 septembre au sein de l’école, en présence des représentants des parents d’élèves, du maire Marc Petit et de l’inspecteur de l’Éducation nationale, Eric Saque. Selon les éléments communiqués, « les six Atsem en poste devront intervenir dans les différentes classes en fonction des besoins ». Si les représentants des parents d’élèves se félicitent de la baisse des effectifs dans les classes, ils regrettent. « néanmoins » l’absence d’un personnel supplémentaire qu’ils jugent « importante auprès des jeunes enfants étant donné que la classe ajoutée mélangera petits et grands ». D’où cette mobilisation.

Du côté de la mairie, l’édile rappelle que « le budget communal 2026 avait été voté en mars, avant que l’ouverture de la classe ne soit décidée en juin ». Marc Petit souligne que « selon le code général des collectivités territoriales, chaque classe maternelle doit bénéficier des services d’un Atsem, sans que la loi n’impose toutefois la présence d’un agent à temps plein dans chaque classe ». Ce dernier faisait savoir que la situation pourra « être réexaminée à l’avenir », notamment si la septième classe, ouverte à titre provisoire pour un an, est « maintenue ». Mais à ce jour, l’organisation devra donc se faire avec les moyens actuellement disponibles. « Nos enfants sont notre priorité », pellent les parents d’élèves, qui entendent rester vigilants. « Notre mobilisation continuera», assurent-ils En conclusion, l’inspecteur Éric Saque a souligné l’apport de celle septième classe, qui constitue selon lui « un moyen supplémentaire consacré à l’éducation et c’est ce qui est essentiel ».

Lola Gilbert (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Cabestany. Continuité et sérénité pour les 780 écoliers (L’Indep)

Alors que des travaux ont été réalisés dans les établissements, la rentrée s’est bien passée. Mardi 1er septembre, comme de coutume à l’occasion de la rentrée scolaire, Édith Pugnet, maire de Cabestany, accompagnée d’adjoints et de directeurs de services, est allée à la rencontre des enseignants et des parents d’élèves dans les trois écoles maternelles et les trois écoles élémentaires de la commune.

Une ambiance sereine régnait dans les établissements. De l’avis des parents d’élèves comme des enseignants, « aucun problème particulier n’a été relevé » pour cette rentrée. Au total, 780 élèves ont retrouvé le chemin de l’école: 266 en maternelle et 514 en élémentaire.

Côté maternelle, l’école La Fontaine, dirigée par Christine Surjus, accueille 125 enfants, dont 80 en classe bilingue et 45 en classe monolingue. À Charlie-Chaplin, sous la direction de Béatrice Ardigo-Auguet, ils sont 92, tandis que l’école Ludovic-Massé, dirigée par Olivia Cartapatti, compte 49 élèves. Dans les écoles élémentaires: Jacques-Prévert, dirigée par Géraldine Lefebvre-Dupont, accueille 219 élèves, dont 117 en bilingue et 102 en monolingue. Georges-Button, sous la direction de Caroline Léone, compte 180 élèves.

Des travaux

Enfin, l’école Ludovic-Massé, dirigée par Camille Got, accueille 115 élèves, auxquels s’ajoutent 12 élèves en classe IME. Cette rentrée s’effectue également dans des établissements largement rénovés. Les écoles Prévert, Buffon et Chaplin affichent notamment un visage entièrement renouvelé et à La Fontaine, les élèves ont découvert une nouvelle pergola dans la cour.

Cette plus ancienne école de la ville fera prochainement l’objet d’une réflexion sur sa réfection. Celle-ci s’appuiera sur des préconisations techniques, mais aussi sur une étude plus globale de l’aménagement du cœur de ville. Une rentrée placée sous le signe de la sérénité et de la continuité, dans des écoles qui poursuivent leur transformation pour offrir aux enfants un cadre toujours plus adapté à leurs apprentissages.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Rentrée sur fond de grève à Saint-Exupéry (L’Indep)

En cette rentrée, les professeurs du collège Saint-Exupéry de Perpignan ont repris leur combat. Pour mémoire, en février 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait annoncé qu’il comptait octroyer des moyens supplémentaires à une vingtaine de collèges de France, dont Saint-Exupéry.

Et pour cause : les établissements en question ne sont pas classés en Réseau d’éducation prioritaire (REP) alors qu’ils présentent tous les indicateurs sociaux pour l’être. Une situation que le ministre avait d’ailleurs jugée « aberrante ».

Forts de cette reconnaissance, les professeurs de Saint-Exupéry avaient déjà stoppé le travail pendant deux jours en juin dernier pour réclamer, entre autres, l’octroi d’un troisième poste de conseiller principal d’éducation (CPE). Ils se sont remis en grève ce jeudi 3 septembre dans la continuité de ce mouvement.

« Nous n’avons toujours pas de 3e poste de CPE, la limitation des effectifs par classe que nous avions obtenue en juin est menacée et il nous manque plus de 80 heures d’accompagnement d’élèves en situation de handicap », liste la déléguée syndicale Snes-FSU de Saint-Exupéry, Muriel Sabatier.

Ce jeudi, en fin de journée, les professeurs ont décidé de reconduire leur mouvement. Dans l’attente d’une audience à l’Inspection académique. Sollicitée, cette dernière précise qu’une CPE a été implantée à Saint-Exupéry « pour effectuer un audit de la situation en matière de vie scolaire ». Une démarche qui devrait selon elle permettre d’aborder la question des moyens, mais aussi de l’organisation.

A. A. (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Collèges : « Au moins 50 classes où il manque un enseignant » (L’Indep)

Le syndicat de professeurs en collège et lycée Snes-FSU a présenté ce jeudi 3 septembre un premier bilan de la rentrée dans les établissements secondaires des P.-O. Il fait notamment état d’effectifs plus élevés que prévu dans certains collèges et déplore un manque structurel d’enseignants.

Les rentrées se suivent et se ressemblent un peu trop au goût du syndicat de professeurs du secondaire Snes-FSU. Pour ce qui est des effectifs tout d’abord, le Snes note que, dans plusieurs collèges, le nombre d’élèves accueillis est supérieur à ce qui était annoncé. « Le meilleur exemple, c’est Toulouges, où ils ont des classes de sixième à plus de 31 élèves », détaille l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Guillaume Palanchon, qui cite également les collèges de Saint-Estève, Cabestany et Canet-en-Roussillon.

« Par ailleurs, il n’y a pas un professeur devant chaque classe », ajoutent les deux autres porte-parole du syndicat en pays catalan, Marc Moliner et Ignacio Valenzuela. « Dans les collèges du département, il ya au moins une cinquantaine de classes auxquelles il manque un enseignant ». Les deux syndicalistes précisent que la grande majorité de ces situations ne sont pas liées à des absences de professeurs imprévues, mais à des situations qui auraient pu être anticipées (postes vacants, congés maternité…). Le secrétaire départemental du syndicat FSU de l’éducation physique, Pierre Leveil, acquiesce : « Pour ma part, je recense 36 classes sans professeur d’éducation physique et sportive de la 6e à la terminale ».

Déséquilibre entre lycées

Du côté des lycées, les représentants des enseignants pointent du doigt un déséquilibre flagrant entre certains établissements du point de vue des effectifs. « Il y a un gros problème sur Perpignan », juge Marc Moliner. « Le lycée Arago a 19 classes de seconde en cette rentrée, soit une de plus que l’an dernier, et elles sont toutes pleines à craquer (35 ou 36 élèves). Tandis qu’à Jean-Lurçat, il n’y a que dix secondes et seulement 30 élèves par classe. On réclame un rééquilibrage ».

Un phénomène peu ou prou similaire est à l’ouvre dans les collèges. « C’est quand même curieux qu’il y ait des bahuts qui se retrouvent avec des effectifs qui explosent dans la périphérie de Perpignan et d’autres établissements en ville où il n’y a pas ce problème », fait mine des étonner Ignacio Valenzuela. « Ce n’est pas qu’une question de choix d’orientation Il ya un problème de carte scolaire, mais aussi certainement de dérogations ».

Cependant, pour le Snes, la question des moyens reste la mère des batailles. « Nous sommes le département le plus pauvre de l’académie, mais aussi le moins bien doté. Pour atteindre la moyenne académique en termes d’heures par élève, il faudrait une trentaine de postes d’enseignants supplémentaires dans les collèges et une vingtaine dans les lycées. Nous réclamons un plan d’urgence », martèle Marc Moliner. Or, selon l’organisation, l’an dernier, les Pyrénées-Orientales ont au contraire perdu quatorze postes d’enseignants dans le secondaire.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Concernant les classes auxquelles il manque un enseignant l’inspection académique indique que « des effectifs ont été déployés sur la plupart des situations recensées par le Snes » et que « les services de l’Éducation nationale sont en phase de résolution des derniers cas découverts à la rentrée ». L’administration attribue les variations d’effectifs à des flux d’élèves pendant l’été.

Vernet-les-Bains. Une rentrée sans problème (L’Indep)

Mardi 1er septembre, ce sont 93 élèves qui ont été répartis dans les 4 classes de Mmes Pimentel, la directrice, Poirier, Azzopardi et Gesta. Pierre Serra, le maire, accompagné de Françoise Gendre, 2° adjointe, a rappelé aux plus jeunes comme aux parents la chance de pouvoir accéder à la culture et à l’éducation alors que tant dans le monde en sont privés. Mais ce n’est pas l’affaire que des seuls enseignants. Les parents, les équipes encadrantes et aidantes, les bénévoles, les élus et politiques ont le devoir de travailler ensemble pour construire l’avenir des enfants. Il s’engage à être présent, à l’écoute et actif. « Si seul on
va plus vite, ensemble on va plus loin »
rappelle-t-il. Patrick Marcel, 2° vice-président de la communauté de communes en charge de l’enfance-jeunesse a assuré que les travaux qui restent à faire le seront dans un bref délai, (portail, mur de soutènement, cantine). C’est donc sans gros problème et sans pleurs cette année dans la cour que tout ce petit monde, plus impatient qu’inquiet, a pris la direction du secret et de l’intimité des classes sous l’œil toujours un peu nostalgique des grands qui se souvenaient.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 septembre 2026)

Cabestany. La FCPE fait baisser le coût des fournitures (L’Indep)

À quelques jours de la rentrée, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) des Pyrénées-Orientales a lancé pour la première fois une bourse aux fournitures scolaires à l’échelle du département. Le principe est de mutualiser les commandes de plusieurs établissements afin de négocier des tarifs plus avantageux pour les familles.

« C’est une demande que les parents d’élèves formulaient depuis quelques années », explique Rémy Landri, président de la FCPE 66. Face à l’augmentation régulière du prix des fournitures, l’association a voulu apporter une réponse concrète. « On s’est dit qu’il fallait que l’on s’empare de ce problème. La hausse du coût du papier, de l’énergie et du trans port, notamment depuis la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, a contribué à alourdir la facture ». Quatre bénévoles de la fédération dont Marc Zarcone, trésorier, et un salarié pour le marketing, se sont attelés à la tâche.

Le dispositif permet aux familles de réaliser 30 à 35 % d’économie par rapport aux achats effectués dans le commerce, tout en conservant du matériel de qualité.

Une adhésion a la FCPE de 10 euros est toutefois nécessaire, la fédération n’étant pas autorisée par la loi à exercer une activité commerciale. Pour cette première année test, les propositions ont été adressées à l’ensemble des établissements du département. Dix collèges et une école primaire ont finalement participé, en transmettant leurs listes de fournitures. Au total, 80 familles ont répondu favorablement.

Cabestany, 28 kits ont été commandés et distribués vendredi 23 août devant le collège Pau-Casals Une opération appréciée par les parents, à l’image de cette mère de six enfants venue récupérer les fournitures de ses deux collégiens. Sébastien Braco, conseiller municipal aux Affaires scolaires et périscolaires, s’est chargé de la distribution des colis aux parents d’élèves. « Les colis vont être distribués également dans chaque établissement participant », explique-t-il.

La FCPE entend désormais pérenniser et améliorer le dispositif. « Il nous faut trouver un fournisseur local », indique Rémy Landri, qui souhaite également multiplier les périodes de distribution et réduire les coûts de transport. « Pour les écoles primaires, l’objectif sera notamment d’anticiper davantage, afin que les parents disposent des fournitures des le début du mois de juillet ».

Car l’enjeu dépasse le seul contenu des cartables. Dans un département où de nombreuses familles rencontrent des difficultés financières, l’allocation de rentrée scolaire ne suffit pas toujours à couvrir l’ensemble des dépenses: vêtements, cantine, transport ou encore activités sportives s ajoutent à la facture. Avec cette première expérience, la FCPE 66 entend transformer une demande récente des parents en un dispositif durable, solidaire et accessible au plus grand nombre.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er septembre 2026)

Classes surchargées : le syndicat FSU-SNUipp pointe plusieurs points chauds (L’Indep)

Alors qu’environ 40 000 écoliers vont effectuer leur rentrée en pays catalan ce matin, le syndicat SNUipp-FSU, majoritaire chez les professeurs des écoles, recensait déjà ce lundi plusieurs établissements prévoyant des classes à plus de 27 élèves. L’organisation réclame une réunion officielle avec l’inspectrice d’académie afin de faire le point sur la problématique.

Pour le syndicat d’enseignants du primaire FSU-SNUipp, le recensement des écoles prévoyant des classes surchargées reste la priorité à la veille de la rentrée. Ce lundi 31 août 2026, en milieu de journée, alors que les enseignants venaient d’effectuer leur prérentrée le matin même, l’organisation dénombrait déjà cinq établissements en tension dans le département.

« Nous avons notamment des classes à 28 ou 29 élèves à l’élémentaire du Boulou et à la maternelle de Trouillas », détaille l’une des co-secrétaires du SNUipp, Audrey Corrège. Le syndicat note également des effectifs par classe jugés trop élevés dans les élémentaires de Villelongue-de-la-Salanque, Saint-Génis-des-Fontaines et Argelès-sur-Mer (Molière).

Des ouvertures réclamées

L’organisation, qui garde elle aussi en travers de la gorge les treize suppressions de postes actées pour cette rentrée en pays catalan, compte réclamer des ouvertures de sections dans toutes ces écoles. Et dans toutes les autres qui pourraient se signaler une fois les constats de rentrée effectués.

Cependant, selon l’un des autres responsables du SNUipp dans les Pyrénées-Orientales, Frédéric Traby, la situation se présente mal : « La directrice académique ne souhaite pas fermer de classes à la rentrée, ce qui est une bonne chose. Sauf qu’elle a utilisé au printemps dernier tous les postes qui lui restaient. Elle ne peut donc pas non plus en ouvrir. »

Les « moyens provisoires » que l’Inspection envisageait en avril de déployer pour créer de nouvelles classes dans les écoles qui se retrouveraient en tension à la rentrée ? « Il peut s’agir de remplaçants qu’on bloque sur une école, ce qui réduit la capacité de remplacement », avertit Frédéric Traby. « Or, nous savons qu’il n’y a pas assez de remplaçants dans le département », complète le troisième co-secrétaire départemental du SNUipp, Jean-François Noguès. « Nous savons surtout que nous n’avons pas assez de professeurs titulaires, puisqu on embauche chaque année des contractuels grâce à un budget spécifique attribué par le rectorat. Nous en avions 50 l’an dernier: Nous sommes un département déficitaire en termes de titulaires. »

Dans ce contexte, le syndicat réclame l’organisation rapide d’une réunion officielle (un comité social d’administration) avec la directrice des services départementaux de l’Éducation nationale. Afin de pouvoir faire remonter les besoins des écoles et évoquer ces problématiques.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 1er septembre 2026)

« Certains élèves notifiés n’ont aucune heure d’accompagnement »

Dans les Pyrénées-Orientales comme ailleurs, l’inclusion des enfants en situation de handicap ne se déroule pas tout à fait comme promis. « Les préconisations de la Maison départementale des personnes handicapées ne sont pas respectées. C’est scandaleux », s’énerve Jean-François Noguès. « On sait que dans certains établissements, il y a des élèves notifiés qui n’ont aucune heure d’accompagnement », précise Audrey Corrège. « Il n’y a pas assez d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Du coup, on saupoudre et on se retrouve au bout du bout avec des élèves qui n’ont pas de suivi. »

Pire : le SNUipp rappelle que chaque année, des enfants orientes vers des structures d’accueil spécialisées se retrouvent scolarises en classes ordinaires faute de place. « Il y en avait 440 l’an dernier dans le département et il y a fort à parier que ce sera a nouveau le cas cette rentrée », craint Jean-François Noguès. « Cela pose problème pour les enfants, qui n’ont pas accès à une structure adaptée, mais aussi pour les enseignants, qui se retrouvent en difficulté. »

« Il n’y aura pas d’écoles à plus de 28 ou 29 élèves par classe sans solution »

À la veille de la rentrée des classes 2026, qui se déroulera ce mardi 1er septembre, la directrice académique des services départementaux de l’Éducation nationale, Anne-Laure Arino, dévoile son état d’esprit.

Envisagez-vous d’ouvrir des classes après la rentrée dans les écoles où des effectifs particulièrement élevés seraient constatés ?

Anne-Laure Arino : Nous ne laisserons pas des écoles à plus de 28 ou 29 élèves par classe sans solution. Nous y ouvrirons des classes avec des moyens provisoires dès les prochains jours. Pour y parvenir, nous prendrons dans un premier temps sur les brigades de remplaçants. Nous n’avons pas trop de besoins de remplacement en début d’année. Puis, dans un second temps, je verrai avec les autorisations de recrutement de contractuels octroyées par le rectorat en fonction des besoins. Tout sera étudié de près. Il faut que la rentrée se fasse dans la sérénité.

Comptez-vous organiser un comité social d’administration pour concerter les syndicats en amont de ces ouvertures ?

Anne-Laure Arino : L’idée n’est pas de faire un comité social d’administration, puisque je ne souhaite pas effectuer de fermetures à la rentrée. Ce serait trop dur pour les élèves et les enseignants. Mais j’ouvrirai en fonction des besoins exprimes par les directeurs d’établissement et les représentants syndicaux.

Plusieurs organisations d’enseignants craignent qu’il n’y ait pas suffisamment d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) pour répondre à tous les besoins. Qu’en pensez-vous ?

Anne-Laure Arino : À ce stade, il est très difficile d’estimer le nombre d’AESH nécessaire. Il y a encore eu pendant l’été des notifications délivrées par la Maison départementale des personnes handicapées (qui décide du suivi dont doit bénéficier chaque élève concerné, NDLR). Je n’ai pas d’alerte pour l’instant. Mais il est possible que j’en aie dans les semaines qui viennent. J’invite toutes les familles qui n’auraient pas de solution à appeler le service de l’école inclusive de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN).

Propos recueillis par Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 1er septembre 2026)

« Avoir un enseignant devant chaque classe est une urgence » (L’Indep)

En amont de la rentrée, Rémy Landri, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves des Pyrénées-Orientales (FCPE 66), évoque quelques-unes des thématiques sur lesquelles il compte être particulièrement vigilant en ce début d’année scolaire. Entretien.

Quel regard portez-vous sur les suppressions de postes actées pour la rentrée ?

Rémy Landri : À la rentrée dernière, les Pyrénées-Orientales recensaient 42 000 élèves en primaire, dont 10 % dans le privé, et 40 000 en collèges et lycées, dont 16 % dans le privé. Selon les prévisions, nous devrions avoir autour d’un millier d’élèves en moins dans les écoles. Mais en parallèle, nous avons toujours des classes surchargées.
L’inspection s’était engagée avant les vacances à être attentive aux écoles où le nombre d’élèves par classe était limite(*). Nous pensons qu’un nouvel ajustement sera nécessaire à la rentrée.
Nous avons l’impression que l’équation comptable du rectorat entérine plus de suppressions de moyens que ce que pourrait justifier la baisse démographique. Par ailleurs, les Pyrénées-Orientales présentent un taux de pauvreté énorme, d’environ 20 %, contre autour de 15 % au niveau national. Compte tenu de ces difficultés, le département devrait être favorisé. Il faudrait profiter de la baisse démographique pour mettre en place un meilleur encadrement.

Quels sont les autres sujets sur lesquels vous comptez être particulièrement vigilant en cette rentrée ?

Rémy Landri : L’une des autres problématiques qui se pose chaque année est celle du remplacement des enseignants absents. Les brigades de remplaçants sont insuffisantes. Avoir un enseignant devant chaque classe est une urgence. La problématique de l’accompagnement des élèves en situation de handicap est également récurrente. Nous avons toujours des élèves notifiés par la Maison départementale des personnes handicapées qui ne bénéficient pas de l’accompagnement prescrit.

Que préconisez-vous pour lutter contre le décrochage scolaire ?

Rémy Landri : On voit bien que le collège unique est à bout de souffle. Il faudrait davantage de filières pour permettre aux élèves de trouver une orientation qui leur convient. On a de plus en plus d’élèves décrocheurs. Le collège unique ne doit plus être considéré comme un totem. On doit avoir une vision qui s’adapte à tous les enfants. Quand un élève n’est pas bien en sixième, on ne peut pas attendre la troisième pour lui proposer autre chose.

Recueilli par Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 31 août 2026)

(*) En avril dernier, l’inspectrice d’académie avait annoncé que si des effectifs à 29-30 élèves par classe étaient constatés à la rentrée, elle ouvrirait de nouvelles sections avec des moyens provisoires dans les écoles concernées.

Inquiétudes à l’approche d’une rentrée « fragilisée par les incertitudes (L’Indep)

À la veille de la rentrée scolaire, qui se déroulera ce mardi 1er septembre 2026, le syndicat d’enseignants de l’Unsa (SE-Unsa) fait le point sur les conditions dans lesquelles se profile le retour des élèves en classe dans les Pyrénées-Orientales. L’organisation évoque « une rentrée portée par les personnels et encore fragilisée par les incertitudes ».

« L’engagement des personnels ne peut pas systématiquement compenser les insuffisances de l’institution. » Ce mercredi 26 août, lors du point de rentrée du syndicat d’enseignants de l’Unsa, la secrétaire départementale de l’organisation, Héloïse Hiroux, a donné le ton d’emblée.

Premier grief évoqué : la suppression de treize postes de professeurs des écoles que le rectorat a actée pour cette rentrée en pays catalan sur fond de baisse démographique (850 élèves de moins annoncés en primaire). « On estime que la baisse démographique ne doit pas être un prétexte aux fermetures mécaniques et comptables, mais l’occasion de faire diminuer les effectifs par classe », martèle la référente carte scolaire du syndicat, Éloïse Chenus. « Cela permettrait d’améliorer à la fois les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels. »

Point positif, comme lors des années précédentes, l’Inspection s’est engagée à ne pas effectuer de fermetures de classes de dernière minute au lendemain de la rentrée. Mais, selon l’Unsa, aucune ouverture de classe n’est non plus prévue. En tout cas pas avec des moyens pérennes. Or, des besoins se font sentir dans certaines écoles. Comme la maternelle de Claira qui présente « un effectif prévisionnel moyen de près de 28 élèves par classe ».

Quid des établissements en situation « aberrante » ?

Pour l’heure, l’incertitude demeure par ailleurs quant au déblocage effectif des moyens supplémentaires promis en février dernier aux établissements perpignanais dont le ministre de l’Éducation considère la situation comme « aberrante ». « En clair, il s’agit d’établissements qui accueillent des publics défavorisés, mais qui ne sont pas classés en réseaux d’éducation prioritaire. Et qui ne bénéficient donc pas des moyens qui accompagnent ce classement », résume Éloïse Chenus. À Perpignan, le collège Saint-Exupéry, ainsi que les écoles Hyacinthe-Rigaud, Anatole-France et Vertefeuille sont concernées. « Mais pour l’instant, les collègues de ces établissements ne voient rien venir », déplore la syndicaliste.

L’Unsa évoque également des outils numériques « détaillants » qui compliquent la tâche des directeurs d’école. « Les personnels restent quotidiennement confrontés à des applications lentes, instables et inadaptées », explique Héloïse Hiroux. Le syndicat pointe notamment du doigt des « dysfonctionnements » de l’outil numérique pour la direction d’école (Onde), qui sert notamment pour l’enregistrement des nouvelles inscriptions et la gestion des effectifs.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 31 août 2026)

Élèves en situation de handicap : y aura-t-il assez d’accompagnants?

Concernant l’inclusion des élèves en situation de handicap aussi, l’inquiétude est de rigueur. Y aura-t-il assez d’accompagnants (AESH) pour suivre comme il se doit l’ensemble des enfants à besoins particuliers? Telle est la question que pose le syndicat d’enseignants de l’Unsa alors que les « pôles inclusifs d’accompagnement localisés » (Pial), qui répartissent les AESH entre les établissements d’un secteur donné, sont en train de se changer en « pôles d’appui à la scolarité » (Pas) aux territoires « plus vastes » Une réforme qui fait craindre « une perte de proximité » et une multiplication des trajets des AESH entre plusieurs écoles. « Les AESH ne doivent pas être une variable d’ajustement. D’autant que changer d’accompagnant souvent peut perturber les élèves », plaide Héloïse Hiroux. « Par ailleurs, nous savons déjà que sur un Pial de Perpignan, il manque 125 heures pour couvrir les besoins. »

CGT Éduc’Action 66 : « L’interdiction du portable à l’école est irréalisable » (L’Indep)

Ce vendredi 28 août, la CGT des Pyrénées-Orientales a développé ses positions et ses revendications sur « le sujet majeur de l’Éducation nationale ». Avant de se rallier a la grande manifestation nationale de la fonction publique le 29 septembre.

Parmi les nombreux sujets concernant l’Éducation nationale et la rentrée scolaire pointés par la CGT Éduc’action 66 ce vendredi 28 août, figuraient l’absence de moyens pour rénover les établissements scolaires, le déficit de professeurs, l’impact de la baisse de la natalité sur les effectifs, l’interdiction des portables dans les salles de classe… Une rentrée qui, assène-t-elle, « s’accompagne d’incertitudes et d’inquiétudes ».

« Nous nous opposons à la suppression programmée de 13 postes d’enseignants dans le premier degré public des Pyrénées Orientales, actée par le rectorat à la suite des baisses démographiques constatées », a martelé Nicolas Ribot, membre du bureau de l’Union départementale CGT. « Nous demandons que la baisse du nombre d’élèves en cette rentrée serve au contraire à alléger les effectifs par classe ».

Se basant sur les dernières épreuves d’examen et notamment du Bac, la CGT 66 évoque « des salles de classe en surchauffe, sans fenêtres ouvertes, sans ventilateurs, évidemment sans climatisation ». Et dans certains établissements perpignanais, l’obligation pour les élèves « d’amener leur propre bouteille d’eau ou leur gourde pour se désaltérer ». Pour le syndicat, « il y a urgence à établir un plan global de rénovation thermique à l’échelle du pays ». Une enveloppe qui, selon lui, se situe « entre 4 et 5 milliards d’euros ». « Il faudra trouver des moyens adaptés à notre département », fait savoir Christophe Moya, secrétaire départemental au sein de la CGT Educ’action 66.

Sont ensuite abordés le « réel » remplacement, dans le second degré, des professeurs titulaires absents, « Il y aura des ajustements à faire ». Comme la santé mentale des élèves -fatigue, manque de concentration, décrochage-, tout comme ceux en situation de handicap : « Le nombre d’accompagnants reste insuffisant face aux besoins, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude quant à l’aide attribuée à leur enfant ».

Puis, revenant sur l’interdiction de l’usage du portable au sein des lycées, Nicolas Ribot interroge : « C’est irréalisable pour trois raisons majeures: le manque flagrant de moyens, une surcharge pour les personnels et un contre sens pédagogique, le lycée étant censé être le lieu de l’apprentissage de l’autonomie et d’un numérique raisonné ».

En conclusion de sa conférence, la CGT 66 a annoncé participer à « la grande journée de mobilisation de la fonction publique » le 29 septembre prochain.

Valérie Pons (L’Indépendant, le 29 août 2026)