La mobilisation va bien au-delà du village.
L’inquiétude monte autour de l’école du village. A la rentrée prochaine, une classe pourrait fermer, conséquence directe du non-remplacement d’une enseignante partant à la retraite. Une décision qui suscite une forte mobilisation des parents d’élèves, des élus locaux et des enseignants, tous unis pour défendre le maintien des conditions d’accueil et d’apprentissage.
De 22 à 25 élèves
Selon les représentants des parents d’élèves, les chiffres retenus par l’inspection académique ne reflètent pas la réalité du terrain. « On nous annonce 111 élèves en septembre, alors que nous serons 126. On perd seulement deux enfants par rapport à cette année », expliquent-ils. Une différence qui pourrait faire grimper la moyenne de 22 élèves par classe actuellement à plus de 25, voire davantage en cas de fermeture. Dans un contexte déjà marqué par des classes à double niveau, cette augmentation inquiète. « On parle de classes pouvant atteindre 28 à 30 élèves, avec parfois plusieurs niveaux, y compris en maternelle. Ce n’est pas adapté aux besoins des enfants », insiste un parent.
L’avenir du village en jeu
Au-delà des conditions d’apprentissage, c’est aussi l’avenir du village qui est en jeu. « Les familles viennent s’installer ici pour les petites classes. Si on dégrade cela, est-ce qu’elles viendront encore ? », s’interroge une habitante.
Les élus partagent cette analyse. Le premier adjoint de Latour-de-France Didier Fabresse rappelle que « la commune est derrière son école » et refuse de voir le territoire se fragiliser. Même son de cloche du côté de Romain Garrigue, maire de Montner, qui dénonce « une décision à contre-courant de la dynamique démographique locale », avec l’arrivée de nouvelles familles bée aux lotissements récents et à venir.
À Cassagnes, le maire Albert Delonca souligne également une incohérence : « On parle de fermer des classes alors qu’il n’y a que deux élèves de moins, et que d’autres familles peuvent encore arriver d’ici la rentrée ».
Une mobilisation intercommunale
Face à la menace, la mobilisation dépasse largement Latour-de-France. Six communes -Cassagnes, Lansac, Planèzes, Montner, Rasiguères et Latour-de-France- se sont rassemblées pour défendre leur école. Parents, élus et syndicats enseignants veulent faire entendre leur voix. Un rassemblement est d’ores et déjà prévu aujourd’hui
mercredi 15 avril à 13h30 devant la DSDEN (Direction des services départementaux de l’Éducation nationale), pour tenter d’infléchir la décision.
Nicolas Cassagne (L’Indépendant, le 15 avril 2026)
