À la veille d’une grève dans la fonction publique ce mardi, le Premier ministre a chargé son gouvernement de répondre aux revendications.
1 La feuille de route de Sebastien Lecornu
Le Premier ministre Sébastien Lecomu a annoncé, dimanche, transmettre à son gouvernement une « feuille de route » autour de cinq chantiers : les absences longues d’enseignants, l’adaptation aux fortes chaleurs, la longueur des journées, l’orientation via Parcoursup, le dialogue avec les lycéens. Il s’entretiendra en visioconférence avec les présidents de Région, ce mardi, rappelant que les bâtiments dépendent deux.
Il réclame à ses ministres des propositions d’améliorations de Parcoursup d’ici à la fin octobre. Il demande également que les cours reprennent « partout où les conditions de sécurité le permettent, « dès ce lundi ».
2 400 à 500 lycées peut-être fermés
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé, dimanche, sur France 2 et France Inter, que 400 à 500 établissements scolaires seront totalement ou « partiellement » fermés ce lundi.
Il a précisé que vingt-quatre établissements avaient été « incendiés ou saccagés ». « Il y a des militants, notamment d’ultra-gauche, qui ont infiltré le mouvement, qui en ont dépossédé les lycéens et qui ont été extrêmement violents », a-t-il poursuivi. « Très clairement, ça fait aussi courir un risque, et à nos personnels, et à nos élèves. »
3 « Un gouvernement aux abois »
La fermeture des lycées est contestée par des syndicats enseignants. La stratégie aurait pour but, selon eux, de tuer dans l’œuf la dynamique lycéenne.
Selon le Snes-FSU, « le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière ». Le syndicat y voit la réponse d’un « gouvernement aux abois ». Le Snes-FSU considère les revendications « légitimes : elles rejoignent d’ailleurs celles que nous avons exprimées dans de nombreuses mobilisations, ces dernières années ».
La grève programmée ce mardi dans la fonction publique devrait être l’occasion de réunir les forces contestataires, sur fond de « convergence des luttes », espèrent certains.
4 Mise en examen a Marseille
Un mineur de quinze ans et demi a été placé en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen pour « acte de barbarie », commis le 1er octobre à Marseille, a annoncé, dimanche, le parquet. Placé en garde a vue, il a reconnu les faits et exprimé des regrets, ajoute le parquet. Une femme de 40 ans avait tenté d’intervenir alors que des jeunes voulaient briser un abribus. L’un d’eux avait projeté un spray enflammé sur son visage.
Un lycéen de 16 ans a par ailleurs été arrêté, dimanche matin, et placé en garde à vue dans l’enquête sur l’agression d’un professeur, aspergé d’essence, vendredi à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône.
5 Policier frappe : deux gardes à vue
Deux personnes ont été placées en garde à vue, à Belfort, ce dimanche. Un policier avait tenté d’interpeller un homme près d’un ruisseau. Il a ensuite été roué de coups. Le procureur a démenti des affirmations sur les réseaux sociaux selon lesquelles il aurait mis la tête du jeune homme sous l’eau L’interpellé a porté plainte pour tentative de meurtre.
Une autre image a fait le tour des réseaux : l’homme en civil apostrophé au milieu des lycéens par le député européen Anthony Smith (LFI), à Reims, après avoir lancé un projectile, était bien un policier, a confirmé le procureur, dimanche… Mais le magistrat ne conclut pas à une attitude répréhensible.
L’Indépendant, le 5 octobre 2026
