Perpignan. Divisée et battue dans les urnes, la gauche règle encore ses comptes (L’Indep)

La réélection de Louis Aliot des le premier tour de l’élection municipale à Perpignan, doit beaucoup à la division de la gauche et du centre. Les cicatrices restent ouvertes alors que les recours en annulation du scrutin, déposés par la liste d’Agnès Langevine et la liste de Mickaël Idrac, seront auditionnés le 17 septembre par le tribunal administratif.

Sur les cendres de sa défaite, la gauche perpignanaise brûle sa rupture par les deux bouts. Il a suffi d’une date pour raviver la flamme : l’annonce par le tribunal administratif de Montpellier du jour de l’audience des recours déposés en annulation de l’élection municipale à Perpignan, le 17 septembre prochain.

Après une campagne fratricide à gauche et un large succès du maire sortant Louis Aliot (RN), réélu dès le premier tour avec 50,61 % des voix, deux listes avaient déposé des recours en annulation. Celle menée par Agnès Langevine, investie par le PS et Place Publique, seconde avec 15,94 %, et celle portée par Mickaël Idrac (LFI, les Écolos, Génération. s), quatrième avec 9,60 %. Ces recours seront donc audiencés mi-septembre.

Mais, celui d’Agnès Langevine n’est visiblement toujours pas digéré par Mathias Blanc (8,94 % des voix) et sa liste « Perpignan Autrement » qui réunissait plusieurs partis (dont le PC) et associations de gauche, dont des cadres locaux de Place Publique.

Mathias Blanc étant lui-même membre du PS local. Ce recours de la vice-présidente de la Région, fort d’une vingtaine de pages, demande l’annulation totale du scrutin, et donc l’élection de Louis Aliot. Il pointe par exemple des procurations non prises en compte.

Mais il vise aussi l’annulation des bulletins de Mathias Blanc qui faisaient référence au PS et à Place Publique, alors que nationalement les deux partis avaient investi Langevine, à contre-courant des militants locaux pour le mouvement de Raphaël Glucksmann. De quoi avoir « trompé et influencé » les électeurs soutient-elle.

« Les arguments choisis sont directement dirigés contre la liste « Perpignan Autrement » », réplique Mathias Blanc. « Non seulement, ils sont faibles juridiquement, mais moralement cela me semble condamnable. C’est le signe d’une obstination, d’une rancœur. Ce recours, tant son dépôt que son maintien, est un énième coup porté à la nécessaire union de la gauche. En ce qui nous concerne, nous continuerons, dans un esprit d’ouverture, à rassembler sur le terrain et de nous battre contre les manœuvres mortifères qui font le jeu du RN et de l’union des droites ».

La seconde salve est tirée par LFI et Mickaël Idrac. Pourtant, il avait dégainé d’abord, déposant un premier recours en annulation. La cible : la décision de la préfecture « d’imposer que le bulletin de vote « Perpignan, Changez d’air! » soit présenté aux électeurs côté verso, sans la photo du candidat tête de liste et sans les logos des formations politiques qui nous soutenaient. Suite aux manigances de la liste « Plus forts pour Perpignan » menée par Agnès Langevine », accusent-ils. Avant de qualifier le recours d’Agnès Langevine de « contre-feu » et d’apporter leur soutien à Mathias Blanc. Doublement ciblée, Agnès Langevine sort aussi l’artillerie lourde.

« L’objectif de notre recours est bel et bien l’annulation de l’élection et donc celle de Louis Aliot et de l’extrême droite. Notre avocat réserve ses arguments pour le tribunal administratif, nous avons fait cela dans l’intérêt de la démocratie et de l’état de droit. Nous pointons des procurations pas prises en compte. Et oui, les bulletins de « Perpignan Autrement » ont trompé et influencé les électeurs alors que Mathias Blanc n’avait pas les investitures du PS et de Place Publique. Qui est le candidat dissident à gauche, Mathias Blanc ou Agnès Langevine ? »

Dernier, mais certainement pas ultime épisode de la déchirure de la gauche perpignanaise : si le tribunal administratif rejette l’annulation de l’élection, et donc confirme Louis Aliot dans son fauteuil, il pourrait tout de même défaire l’élection des quatre conseillers municipaux élus sur les listes Blanc et Idrac…

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 19 août 2026)

Communiqué de Mathias Blanc et Françoise Fiter, élus de gauche « Perpignan Autrement » au conseil municipal

Nous venons de recevoir du greffe du Tribunal administratif de Montpellier l’avis d’audience dans le cadre du recours déposé par Agnès Langevine et l’ensemble de ses colistiers contre les opérations électorales du 15 mars dernier à Perpignan.

Il sera rappelé qu’aux termes de cette protestation, il est notamment demandé l’annulation de l’intégralité des bulletins de la liste « Perpignan Autrement ».

Évidemment, nous avons d’ores et déjà très largement répondu aux attaques formulées contre notre liste par un mémoire en défense.

Mais au-delà de la réponse juridique, en ce qu’il vise « Perpignan Autrement », nous considérons ce recours, tant dans son dépôt que dans son maintien, comme un énième coup porté à la nécessaire union de la gauche, des progressistes et des citoyens à Perpignan. Nous le déplorons.

En ce qui nous concerne, fidèles à la démarche de « Perpignan Autrement », dans un esprit d’ouverture, en transparence et loyauté, nous continuerons, dans le respect de la démocratie militante, à rassembler la gauche sur le terrain et à nous battre contre les manœuvres mortifères de division qui font le jeu du RN et de l’union des droites.

L’audience publique du Tribunal administratif se tiendra le 17 septembre prochain à 9h, 6, rue Pitot à Montpellier (Salle Languedoc).

Le renouveau de la gauche, comme celui de certaines pratiques politiques, est possible.

L’édito du webzine. Le monde en feu, la France en crise

Donald Trump et Benjamin Netanyahu méprisent les règles internationales, ils mettent le monde en feu. Pendant ce temps la France s’enfonce dans la crise, quelques lueurs d’espoir perdurent.

La situation internationale est explosive : au Moyen-Orient, la guerre s’étend (Iran, Israël, Liban, Palestine), avec des milliers de morts. Depuis fin février, Donald Trump et Benjamin Netanyahu mènent une offensive « foudroyante » contre l’Iran, sans succès décisif. Le régime iranien résiste, tandis que la répression contre les démocrates s’intensifie. En Israël, une loi instaurant la peine de mort contre les « terroristes » (ciblant en réalité les Palestiniens) est dénoncée comme un pas vers l’apartheid, s’ajoutant au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.

Un néofascisme émerge, bafouant le droit international et les droits humains. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz mondial, provoque une hausse des prix, une inflation galopante et un ralentissement économique, aggravant chômage et pauvreté. Pendant ce temps, les compagnies pétrolières françaises réalisent des bénéfices records (11 millions d’euros supplémentaires par jour), sans réaction du gouvernement.

À la tête de leurs multinationales, les grands patrons enchainent en France des fermetures massives d’entreprises (Alinea, ArcelorMittal, Cap Gemini…), entraînant dans leur sillage moult PME et TPE provoquant des milliers de suppressions d’emplois.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, toujours le premier pour aider les riches, laisse une Éducation en péril provoquant des fermetures de classes, 19,4 millions d’heures de cours non assurées en 2023-2024, et 80 % des parents inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants.

La Santé est également en souffrance : L’hôpital public est au bord de la rupture. Se soigner devient un luxe. Plutôt que d’améliorer les conditions de travail, le gouvernement préfère fliquer médecins et patients.

Une lueur d’espoir avec les résultats des municipales

Les communiistes reste la troisième force après la droite et le PS en nombre d’élus. Au total, 39 des 100 plus grandes villes du pays sont désormais dirigées par un maire socialiste, communiste, écologiste ou insoumis. La France de gauche, à forte propension unitaire, s’est incarnée dans les nombreuses fusions réalisées durant l’entre-deux-tour.

L’exemple de Nîmes est révélateur : dans ce bastion de la droite depuis 25 ans, la liste « Nîmes en commun », menée par le communiste Vincent Bouget, a battu le RN. Une victoire obtenue par un travail de terrain patient, sans stratégie d’appareil, et soutenue par une coalition populaire (PCF, PS, Place publique). Seul LFI ne s’y est pas associé, récoltant moins de 6 % des voix.

Dans notre département Alènya et Cabestany gardent leur maire communiste et c’est Vernet-les-Bains qui se dote d’un maire communiste. À Prades, l’équipe à Castex est battue, elle fait place à une jeune femme conseillère départementale apparentée socialiste prenant aussi à la droite la ccommunauté de commune Canigó-Conflent.

Cela prouve que rien n’est jamais écrit d’avance. Des coalitions locales émergent, prouvant que des victoires inattendues sont possibles.

Dominique Gerbault

Vernet-les-Bains. Les thermes ont rouvert leurs portes, perspectives et renouveau (L’Indep)

31 mars 2026. C’est un événement important pour le village : la réouverture annuelle des thermes a eu lieu dimanche dernier.

C’est important car cet établissement et tout ce qui gravite autour. Il constitue un des poumons de la commune. C’est tellement vrai que Pierre Serra le maire et une partie de ses adjoints et équipe se sont déplacés pour rencontrer Liis Puig la directrice des thermes.

Cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune. « Encore faut-il », explique avec force et irritation la directrice, « que la population comprenne bien qu’il n’y a aucun changement dans les remboursements des cures. Si un temps avant l’adoption du budget de la sécurité sociale, des économies sur les remboursements avaient été évoquées avec force couverture médiatique, l’abandon de cette perspective très impopulaire n’a pas eu l’écho mérité. Le mal a été fait, seules les mauvaises nouvelles se vendent bien ! ». Et de continuer « c’est une grande chance pour les Vernetois et Conflentois que de pouvoir bénéficier des bienfaits scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort, (et c’est rare) à une température entre 50 et 67 degrés. D’ailleurs nous proposons différentes formules, accessibles à tous, depuis la journée jusqu’à la cure complète de 18 jours. Et des thématiques nouvelles et innovantes comme les mini-cures du sportif, bien-être, lâcher prise ou tonicité dos ».

Et toujours les traditionnelles cures pour les voies respiratoires et la rhumatologie. « Le lien était distendu avec la population locale et la municipalité, nous souhaitons le réactiver et non seulement pour le poumon économique que sont les thermes mais aussi pour en faire un centre d’activité et de participation à la vie locale ».

Interrogé sur le sens de sa visite, Pierre Serra, le maire, confirme totalement les propos de Liis Puig et affirme « sa volonté de recréer des liens forts afin de redynamiser les activités économiques qui gravitent autour des thermes ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 avril 2026)

L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. RN. Des symboles et des actes

Pour ce qui est des symboles, les exemples récents et théâtralisés du maire de Carcassonne et de la maire de Canohès nous éclairent sur leurs intentions idéologiques. Réaffirmer un nationalisme de pacotille supposé, qu’ils appellent « patriotisme », et accuser, au fond, l’Europe de tous nos maux sociaux et économiques. La crise du capitalisme n’y est pour rien. C’est l’Europe ! Le maire audois y ajoute, toujours dans le domaine symbolique, un arrêté « Trumpiste » d’interdiction de la mendicité, avec caméras et photographes et une grosse signature. L’intelligence et l’humanité n’ont pas été convoquées à la cérémonie. Du vent et des symboles, en quelques sorte.

Cela pourrait nous faire sourire lorsque l’on sait qu’il a été lui-même un grand bénéficiaire des primes de le PAC, plus de 200 000€ /an, et que son parti a piqué allègrement dans la caisse de l’Europe plus de quatre milliards d’euros.

Il y a aussi des actes. Passons vite sur l’ensemble des votes émis à l’Assemblée nationale, tous défavorables au peuple, aux salariés, aux femmes, aux services publics, au « vivre-ensemble ». Aucun de ces votes ne s’attaque aux inégalités et aux milliardaires. Dormez tranquille, messieurs les capitalistes. Évoquons, à propos de l’immigration, le « Nouveau règlement retour », adopté le 26 mars de cette année, au Parlement européen, par une majorité de droite et par l’ensemble de l’extrême droite et qui fera force de loi dès juin 2026. Il fallait les voir se congratuler après cette « énorme
victoire ! »
. Et l’humanité recule encore. Les « Hubs de retour » sont créés, invitant les pays de la communauté européenne à tisser des partenariats d’expulsion avec d’autres pays et pour créer des centres de rétention, sans aucune précision concernant la durée et les conditions de détention. Y compris pour les demandeurs d’asile. La loi s’imposera à tous les pays. Le pouvoir de nuisance du RN est bien là. Le mauvais temps s’installe. À chacun d’agir.

Cabestany. Édith Pugnet élue maire lors de l’installation du nouveau conseil (L’Indep)

La séance fut marquée par les interventions des différents groupes et l’élection des adjoints.

Le nouveau conseil municipal s’est réuni, en présence d’un nombreux public, pour officialiser l’élection de la maire, Édith Pugnet, et installer l’équipe municipale. Avec joie et émotion, l’édile a remercié les électeurs pour leur mobilisation, rappelant une participation d’environ 62 % et les 2 920 voix obtenues par la liste « La passion de Cabestany », soit 56,43 % des suffrages. Elle a salué « une dynamique citoyenne » portée par une équipe diverse et engagée, tout en rendant hommage aux élus de la précédente mandature, ainsi qu’à l’ancien maire Jean Vila.

Au nom de la majorité, Hervé Blanchard a souligné la fierté d’une victoire de la liste « La passion de Cabestany » qu’il a placée sous le signe des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, appelant à poursuivre l’engagement municipal dans cet esprit. « Cabestany restera une commune où ces valeurs fortes seront respectées ».

De son côté, l’opposition, par la voix de Marion Froissier, a évoqué une campagne difficile de la liste « Cabestany nouvelle vague », en affirmant que malgré les attaques et les insultes reçues, « les racistes, antisémites, xénophobes et homophobes ne seront jamais parmi nous ». Elle a annoncé l’exercice d’une « opposition digne et vigilante » au conseil municipal, avec sept conseillers.

À l’issue des votes des membres du conseil municipal, avec 32 voix pour et un bulletin nul, Édith Pugnet a été élue maire.

La séance s’est poursuivie avec l’élection de la liste des neuf adjoints. Celle-ci a été adoptée avec 26 voix pour et 7 votes nuls, l’opposition ayant choisi de ne pas soutenir l’entièreté de cette composition.

Dans son intervention, la maire a insisté sur le message envoyé par les habitants : un attachement fort à la commune, au vivre-ensemble et à la solidarité. Elle a affirmé vouloir être « la maire de tous les Cabestanyenes », en poursuivant une gestion saine et solide, tournée vers l’avenir, avec des projets structurants, la rénovation des voiries et la poursuite des actions en faveur de la vie associative, sportive et culturelle, ainsi qu’une attention particulière aux enjeux sociaux et environnementaux. Elle a affirmé continuer à construire une ville participative « où les habitants seront associés aux décisions importantes lors de réunions, de rencontres, sur des thématiques ou des sujets essentiels ».

La nouvelle équipe municipale est ainsi désormais installée pour ce mandat.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Les adjoints élus sont Hervé Blanchord, 1er adjoint ; Vanessa Paya, 2e adjointe ; James Gillon, 3e adjoint ; Chantal Casimir, 4e adjointe ; Antoine Figue, 5e adjoint ; Alexandra Raymond, 6e adjointe ; André Gillard, 7e adjoint ; Marie-Pierre Garcia, 8 adjointe ; Sébastien Bracq, 9e adjoint.

Clara-Villerach. Patrick Marcel est reparti pour un nouveau mandat (L’Indep)

Les 11 membres du nouveau conseil municipal élu au premier tour, le 15 mars, se sont réunis, ce vendredi, pour élire leur maire et les adjoints.

Sans surprise, Patrick Marcel a été reconduit à son poste de maire. Celui-ci a alors remercié les élus et les habitants de Clara-Villerach par un discours très touchant, où il a remercié ceux qui ont porté leurs suffrages sur sa liste. Pour lui, « être maire, c’est être au cœur de la vie quotidienne, au plus près des habitants, de leurs attentes, de leurs préoccupations, mais aussi de leurs espoirs. C’est ici que se vivent concrètement les valeurs de la République: la solidarité, l’égalité, la fraternité, mais aussi le respect, l’engagement et la participation de tous. » Saluant l’ensemble des membres du nouveau conseil municipal, il ajoute, à l’adresse de ceux-ci « Chacune et chacun d’entre vous porte une part de cette responsabilité collective. Nous aurons à travailler ensemble, dans le respect de nos sensibilités, mais avec une seule boussole : l’intérêt général et l’avenir de Clara-Villerach. »

Puis vint le moment du vote des adjoints. Ont été élus : Stéphane Salies, Eliane Prats et Pascal Ascola. Les conseillers élus : Nathalie Pélissié, Marie-José Lago, Mélodie Keovongsack, Marie Laurence Parayre, Bruno Bousquet, Johan Schroyen, Olivier Monségur. Suppléante Dominique Pucheu.

L’Indépendant, le 31 mars 2026

Prades. La ville ouvre une nouvelle page avec Aude Vives, première femme maire (L’Indep)

Ce samedi 28 mars, le nouveau conseil municipal de Prades a été officiellement installé dans une salle bondée, témoignant de l’intérêt des habitants pour ce moment fort de la vie démocratique locale.

À l’issue du vote, Aude Vivès a été élue maire de Prades avec 22 voix contre 7. Lors du scrutin pour son investiture, Julien Audier-Soria et son équipe ont voté blanc, tout comme lors de l’élection des sept adjoints.

Prenant la parole au nom du groupe minoritaire, Julien Audier Soria a tenu à préciser la ligne qu’il entend défendre au sein de l’assemblée. Il a déclaré que « notre responsabilité en tant que groupe minoritaire ne sera ni celle de l’obstruction stérile, ni celle de l’assentiment complaisant, mais celle de la vigilance et de l’exigence constante ».

De son côté, Aude Vivès a affirmé sa volonté d’exercer ses fonctions au service de tous les Pradéens et de toutes les Pradéennes, sans distinction.

Avec cette élection, elle devient la première femme maire de Prades, un fait inédit dans l’histoire de la commune. « C’est un honneur, un symbole et une fierté. Une reconnaissance de nos valeurs républicaines », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Nous avons déjoué les statistiques et les certitudes ».

Moment hautement symbolique de cette installation, l’ancien maire, Yves Delcor, a remis les clés de la ville à Aude Vivés, marquant officiellement la transmission du pouvoir municipal. Un geste qui vient aussi souligner un changement de cap politique.

La nouvelle maire a d’ores et déjà annoncé plusieurs priorités : rassurer la population, réinvestir le centre-ville et les quartiers, et remettre au cœur des politiques publiques l’amélioration concrète du quotidien des habitants.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et attentive, cette séance d’installation a ainsi acté l’ouverture d’un nouveau chapitre pour Prades.

Emy Prieur (L’Indépendant, le 29 mars 2026)

Serdinya-Joncet. Réunion du nouveau conseil municipal

Réuni dans la salle du conseil de la mairie, le conseil municipal a installé la prochaine mandature. Avec 56,16 % des suffrages exprimés, la liste conduite par Jean-Marie Maydat remportait l’ensemble des 11 sièges.

Doyen des élus, Jean-Marie Maydat présidait la séance pour l’élection du maire. Seul candidat Jean-Marie Maydat a été élu maire pour un sixième mandat à l’unanimité.

Dans la foulée, deux adjoints ont été élus. Serge Manaut premier adjoint, Huguette Le Jean, deuxième adjointe dans le respect de la parité. Robert Bousquet a été désigné conseiller délégué. Lecture par le maire de la charte de l’élu local, remise d’un exemplaire à chaque conseiller pour accomplir son devoir de manière exemplaire.

Le maire précisait que les investissements en cours d’exécution devraient être terminés dans quelques mois. Le nouveau conseil définira les nouveaux projets pour poursuivre le confort et la sécurité des habitants.

Il remercie chaleureusement les 123 électrices et électeurs qui se sont portés sur sa liste. Il remercie les trois conseillers sortants, Jean Teuliere, Roland Hullo, Christophe Guillaume pour leur implication.

Le maire rappelle que son équipe travaillera dans le respect au service de toute la population.

L’Indépendant, le 28 mars 2026

De gauche à droite sur la photo, Ginette Martinez Mossas, Robert Bouquet, Aline Radondy Fourquet, Huguette Le Jean, Christophe Louchez, Jean-Marie Maydat, Guillaume Husson, Serge Manaut, Nathalie Brassac, Nicolas Crouilles et Monique Crouilles.