En cette rentrée, les Françaises et les Français ne sont pas à la noce. Inflation galopante, prix délirants des carburants… Pour trop de familles, se déplacer, se nourrir, se vêtir, équiper son logement, devient un exercice d’équilibriste. Rien cependant pour inciter le gouvernement à bloquer les prix à la pompe et encore moins à mettre à contribution les distributeurs et les raffineurs.
Les superprofits indécents des compagnies pétrolières complètent le tableau.
Après un été particulièrement éprouvant entre canicule et incendies, cela fait beaucoup.
Ce ne sont pas les annonces du Premier ministre en vue du prochain budget qui vont redonner le moral. Notre peuple est invité à « se serrer la ceinture », air connu ! Un effort de 54 milliards. Sont particulièrement dans le collimateur les retraités, mais aussi les salaires, les services publics, la sécurité sociale…
Comme de bien entendu en temps macroniste, les gros revenus sont épargnés et aucune annonce à propos des sommes colossales versées aux entreprises sans contrôle. En revanche, on apprend par exemple que l’allocation de rentrée scolaire va être amputée de de 600 millions d’euros.
Dans le pays, la colère monte, on voit le désespoir des pêcheurs, des agriculteurs, les automobilistes à bout, on parle du retour des gilets jaunes. Cette colère est juste et nécessaire, elle doit se traduire dans l’action et la mobilisation, à l’instar des pêcheurs.
Dans ce contexte, la journée de grève de la fonction publique le mardi 29 septembre tombe à pic. L’intersyndicale y appelle, pour les salaires, les pensions, les conditions de travail et, au-delà, pour la défense des services publics aussi nécessaires que malmenés. Un mot d’ordre qui concerne l’ensemble de nos concitoyens.
Aussi faut-il souhaiter que ce 29 septembre ne soit qu’un début.
