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Les Conquêtes sociales
Les Conquêtes sociales est un jeu pour découvrir l’histoire des luttes sociales. Le jeu aborde les questions des conquêtes sociales (droit du travail, mouvements d’émancipation, changements sociétaux) de 1789 à nos jours en France, avec la volonté de transmettre l’idée que les droits sont toujours le fruit de luttes.
Les règles sont simples : soyez la première personne à ne plus avoir de cartes pour remporter la partie ! À votre tour, tentez de placer chronologiquement une de vos cartes relativement à celles déjà posées. Mais attention, si vous vous trompez, vous en piochez une nouvelle !
Le jeu a été réalisé par Coco Cherry en partenariat avec la Fondation Gabriel Péri, l’Institut CGT d’histoire sociale, Mathilde Larrère, historienne, et la LDH (Ligue des droits de l’Homme). 18 euros
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L’édito du TC par Nicole Gaspon. Rendez-vous le 29 septembre
En cette rentrée, les Françaises et les Français ne sont pas à la noce. Inflation galopante, prix délirants des carburants… Pour trop de familles, se déplacer, se nourrir, se vêtir, équiper son logement, devient un exercice d’équilibriste. Rien cependant pour inciter le gouvernement à bloquer les prix à la pompe et encore moins à mettre à contribution les distributeurs et les raffineurs.
Les superprofits indécents des compagnies pétrolières complètent le tableau.
Après un été particulièrement éprouvant entre canicule et incendies, cela fait beaucoup.
Ce ne sont pas les annonces du Premier ministre en vue du prochain budget qui vont redonner le moral. Notre peuple est invité à « se serrer la ceinture », air connu ! Un effort de 54 milliards. Sont particulièrement dans le collimateur les retraités, mais aussi les salaires, les services publics, la sécurité sociale…
Comme de bien entendu en temps macroniste, les gros revenus sont épargnés et aucune annonce à propos des sommes colossales versées aux entreprises sans contrôle. En revanche, on apprend par exemple que l’allocation de rentrée scolaire va être amputée de de 600 millions d’euros.
Dans le pays, la colère monte, on voit le désespoir des pêcheurs, des agriculteurs, les automobilistes à bout, on parle du retour des gilets jaunes. Cette colère est juste et nécessaire, elle doit se traduire dans l’action et la mobilisation, à l’instar des pêcheurs.
Dans ce contexte, la journée de grève de la fonction publique le mardi 29 septembre tombe à pic. L’intersyndicale y appelle, pour les salaires, les pensions, les conditions de travail et, au-delà, pour la défense des services publics aussi nécessaires que malmenés. Un mot d’ordre qui concerne l’ensemble de nos concitoyens.
Aussi faut-il souhaiter que ce 29 septembre ne soit qu’un début.
Le grand défi de l’eau
Février 2026, photos, reportages télé, montraient villes, villages, zones industrielles submergées, des milliers de Km2 de terres agricoles inondées. Juin, juillet, août avec canicule sècheresse et incendies monstrueux. Les prophètes de mauvais augure professant sur les médias en ont fait, tels les chevaliers de l’apocalypse, leur raison de vivre, leur fond de commerce du malheur. Un hydrologue, Eric Servat, lui, a écrit un livre, « Le Grand défi de l’eau »(*) à l’opposé des prophètes du malheur. C’est un plaidoyer pour la raison, l’espoir et l’action : non, la nouvelle donne du climat n’est pas la fin du monde.
Car depuis l’apparition de la Terre, l’eau et son volume n’ont pas changé. Chaque molécule ou verre d’eau que nous buvons est la même eau que buvaient les dinosaures il y a 100 millions d’années. Cette eau en constante circulation va de la mer aux nuages, retombe, s’évapore va créer, la calotte de l’Antarctique… change d’état, liquide, gazeuse, solide, salée ou douce.
Sa gestion est compliquée, car 97,2 % est salée. N’existe que 2,8 % d’eau douce, dont 60 % stockés dans l’ Antarctique. C’est de la part résiduelle, 0,8 %, que dépend l’existence du vivant. De plus, sa répartition n’est pas équitable, 9 pays se partagent 60 % de « l’eau douce liquide ».
L’auteur n’élude aucun sujet, des « bassines » à la nécessité de désimperméabiliser les villes pour en faire des « éponges », « conserver l’eau pour se nourrir » alors que l’irrigation ne touche que 6,8 % de la surface agricole, ou « transporter l’eau », du Rhône vers 3 départements d’Occitanie. Bien mesurer le retard avec 4,7 % du « flux » annuel (pluies/neige) stocké en France, contre presque 50 % en Espagne qui, du coup, fournit fruits et légumes ; les questions géopolitiques ; sanitaires ; … ce que le consommateur paie c’est le service autour de l’eau.
(*) Le grand défi de l’eau, Eric Servat, Harper édition, 18,90 €









