Ce samedi 17 octobre, à Perpignan, plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées après l’appel lancé sur les réseaux sociaux. Mais ce qui devait être une manifestation pacifique et familiale a malheureusement viré en violence urbaine et à l’affrontement avec les forces de l’ordre.
Le rendez-vous avait été donné au pied du Castillet, à Perpignan. Aux alentours de 10h30, ce samedi 17 octobre, plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel à la mobilisation lancé sur les réseaux sociaux. Familles, étudiants, lycéens, retraités, mais aussi les Gilets jaunes se sont rassemblés pour une convergence des luttes qui se voulait pacifique et familiale.
Le cortège, dont il était difficile d’évaluer le nombre de personnes, s’est alors élancé sur les principales artères de la ville, en passant à côté du tribunal, de la CCI pour enfin rejoindre la place de Catalogne et poursuivre sa route vers le pont Arago, à la sortie de Perpignan.
La pénétrante bloquée
Sur place, plusieurs personnes ont alors tenté de se rendre sur la pénétrante, mais elles ont rapidement fait face aux policiers. Ces derniers ont alors fait un premier usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Malgré quelques tensions, le cortège est finalement parvenu à bloquer une partie de la circulation, alors que des voitures se trouvaient au milieu des manifestants.
Plus tard dans la matinée, c’est la gare SNCF qui a été un nouveau point de ralliement, avec une importante présence policière. Le cortège s’est ensuite dirigé au niveau de l’avenue de Grande Bretagne, à quelques dizaines de mètres du commissariat de police, où les premières confrontations ont eu lieu.
Des jets de pierres, des poubelles en feu…
Boucliers et casques vissés sur la tête, les forces de l’ordre ont, dans un premier temps, fait l’objet de jets de sacs-poubelles, de détritus, de pétards, mais aussi de poubelles en feu et de pierres. L’une d’entre elles a d’ailleurs fini sa course sur la visière d’un fonctionnaire. Finalement, l’ordre a été donné de charger les manifestants. Plusieurs d’entre eux ont fini au sol, tandis que les coups de matraques pleuvaient et que des personnes ont été interpellées.
En début d’après-midi et alors que le cortège s’est scindé en plusieurs morceaux au fil des heures, la plupart des familles et des retraités ont quitté la mobilisation. Ceux qui ont décidé de rester sont retournés en direction des Galeries Lafayette. Là encore, des confrontations entre manifestants et forces de l’ordre ont été constatées et des personnes ont été interpellées.
Une fois au Castillet, un appel à se rendre à la mairie a été lancé. Sur place, des chants hostiles au Rassemblement national (RN) et au maire, Louis Aliot, ont été scandés. Les lieux ont rapidement été évacués par les policiers qui ont à nouveau tiré des grenades lacrymogènes.
En fin d’après-midi et même en début de soirée, ceux qui semblaient être davantage des casseurs que des manifestants ont continué à déambuler dans les rues de la ville brûlant sur leur passage des poubelles et dégradant du mobilier ur-bain.
Antoine Castellet (L’Indépendant, le 18 octobre 2026)
