Laurent Guilloteau. « La politique d’austérité du gouvernement impacte les pompiers » (La Marseillaise)

Laurent Guilloteau, membre du collectif CGT des SDIS, participe ce jeudi au rassemblement de l’intersyndicale des Sapeurs-Pompiers devant le ministère de l’Intérieur à Paris.

La Marseillaise : Le rassemblement prévu ce jour devant le ministère de l’Intérieur est organisé par les neuf organisations syndicales représentatives des Sdis précisez-vous dans un communiqué unitaire. C’est inédit ?

Laurent Guilloteau : Dans ce sens, oui. Cela fait un an que les neuf organisations syndicales sont unanimes sur le constat qui a été dressé dans ce communiqué et que nous sommes entièrement d’accord sur l’ensemble des revendications. La Sécurité civile a, aujourd’hui, le pantalon sur les chevilles. La politique d’austérité du gouvernement et les coupes budgétaires qu’ont subies les conseils départementaux et les communes ont impacté les Sdis. Nos principales revendications ont toutes un lien avec le financement. L’un des principaux axes, c’est le recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels. Sur l’année 2025, on a plus de 2 200 lauréats du concours. Mais certains de l’édition précédente, donc 2023, n’ont toujours pas été recrutés, faute de budget.

La Marseillaise : Cette politique austéritaire explique-t-elle pourquoi les sapeurs pompiers volontaires – non limités en heures – sont davantage sollicités au détriment des sapeurs pompiers professionnels ?

Laurent Guilloteau : Totalement. Aujourd’hui, la faute est à un plafond horaire annuel qui est de 2 256 heures et qu’on ne peut pas dépasser. Pourtant, il y a un texte de loi de 2023 qui permet de libérer des sapeurs-pompiers professionnels sur leur temps de travail. Sauf que les directeurs sont ultra-réticents à détacher du temps de travail des sapeurs-pompiers professionnels au profit des autres départements, dont ils disent pourtant être solidaires. Ils préfèrent les envoyer sur leurs repos ou leurs congés, et sur le statut de sapeurs-pompiers volontaires, parce que du coup, ils ne perdent pas de temps de travail. Il est impensable de se dire qu’on se prive d’une ressource quantitative et qualitative sous l’effet d’un statut alors que, concrètement, on est agent de la fonction publique territoriale.

La Marseillaise : Vous entendez peser sur le prochain Projet de loi de finances pour 2027 ?

Laurent Guilloteau : Il est vrai, comme le dit Laurent Nuñez [ministre de l’Intérieur], que la Sécurité civile a vu une augmentation de son budget alloué au titre des derniers projets de loi de finances. Mais ce que le ministre oublie de dire, c’est que si on fait un ratio de ce que pèse aujourd’hui la Sécurité civile – un des derniers services publics qui arrive encore à fonctionner, malgré les difficultés et les contraintes que l’on peut rencontrer – par rapport à l’investissement qui a été mis sur les projets de loi de finances, notamment pour les JO 2024, pour les Armées et pour la Sécurité intérieure, on est très loin du compte. Alors oui, on va interagir sur le projet de loi de finances. C’est vital à l’échelle nationale. On a loupé le coche après la saison des feux de 2022 où il aurait fallu déjà revoir les budgets des services départementaux d’incendie et de secours. Cela va être difficile à rattraper aujourd’hui avec toutes les coupes budgétaires que présente M. Macron…

La Marseillaise : Que peut-on retirer du Beauvau de la Sécurité civile ?

Laurent Guilloteau : Le ministère de l’Intérieur et le gouvernement ont fait des groupes de travail pour occuper le temps et le terrain. Pendant ce temps-là, ils ont oublié d’agir et de sortir le projet de loi prévu à l’issue de ces travaux. Depuis, on a vu défiler plusieurs ministres que ce soit Gérald Darmanin, Bruno Retailleau et aujourd’hui Laurent Nuñez.
La Sécurité civile est-elle dans les priorités du gouvernement ? C’est notre interrogation. Je vous le dis, la réponse c’est non. Si on était vraiment dans les préoccupations du gouvernement, il aurait mis en place dans les projets de loi de finances et dans le Beauvau des mesures pour faire avancer la Sécurité civile.

La Marseillaise : Cette saison des feux est particulièrement dévastatrice. Si des investissements ne sont pas rapidement faits dans la Sécurité civile, au vu du réchauffement climatique, les prochaines seront pires ?

Laurent Guilloteau : La synthèse est la bonne. Les saisons comme 2026 vont devenir la norme. Le feu de forêt devrait être enseigné dans le risque courant. Depuis combien d’années on parle du réchauffement climatique et de son impact ? Les canicules, on en a déjà eu. On se rappelle de 2003 et des premières, dévastatrices, qui ont causé énormément de morts. Le ministre de l’Éducation nationale, a dit [le 26 juin 2026 ndlr], que le gouvernement avait anticipé la canicule. Si on avait anticipé, on n’aurait pas provoqué la fermeture de classes parce qu’il y faisait 35 degrés. S’il y a une chose que le gouvernement n’a pas faite, c’est d’anticiper.
Si on était vraiment prêts et si on avait été en capacité de répondre au moment voulu sur des feux majeurs en même temps sur l’ensemble de territoire, on n’aurait pas eu à épuiser la ressource au 31 juillet, que ce soit de sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires et de personnels administratif, technique et spécialisé. Ce sont des gens dont on parle très peu et qui font aujourd’hui fonctionner les Sdis dans la partie administrative, la réparation des véhicules et le maintien de nos unités opérationnelles. Sans tous ces gens-là qu’on a sollicités durant un mois, corvéables à merci, durant des heures, en s’asseyant sur leurs périodes de repos et aussi leur période de congé, ça n’aurait pas existé.

La Marseillaise : La polémique autour de la commande de Canadairs est-elle justifiée ? Qu’est-ce que cela aurait pu changer sur le terrain ?

Laurent Guilloteau : Les Canadairs, c’est comme un camion-citerne feux de forêts, quand il tourne toute la journée, le lendemain, il a besoin d’une maintenance. Il y a des matins où il n’y en avait que 5 disponibles. Puis, l’après-midi, il y en avait peut-être 7 ou 8. Et le lendemain matin, on redescendait à 5. On parle souvent des machines mais il faut aussi prendre en compte les horaires de vol du pilote à l’intérieur, qui doit avoir une certaine lucidité durant toutes les missions qu’on lui demande. Souvent, ça aussi, ça nous fait défaut.

Le travail de précision des Canadairs ne pourra jamais être remplacé par les hélicos supplémentaires qui ont été loués. Les Canadairs ont une capacité et une force de frappe qui est quand même différente. Gabriel Attal, lorsqu’il était Premier ministre, a sérieusement amputé le budget de la Sécurité civile, et notamment dans l’achat de cette flotte aérienne. Si deux Canadairs de plus avaient été présents sur les chantiers de Gironde, ils auraient peut-être compensé la maintenance qui était obligatoire pour l’aspect sécuritaire du personnel en vol et au sol.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 13 août 2026)

L’édito du webzine. Le cynisme d’un gouvernement en quête d’économies

Au cœur de l’été, alors que les Français sont moins attentifs, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé le doublement du plafond annuel des franchises médicales, passant de 100 à 200 euros par an.

Depuis des années, les gouvernements successifs ont une logique implacable : faire payer toujours plus ceux qui sont malades et ont besoin de soins. Cet été, l’exécutif de Sébastien Lecornu a franchi un cap supplémentaire dans le cynisme. Par décret, il impose une mesure rejetée par les parlementaires lors du dernier débat sur le budget de la Sécurité sociale : le doublement des franchises médicales. Une décision qui s’inscrit dans une stratégie libérale de démantèlement progressif de notre système de protection sociale, hérité du programme du Conseil national de la Résistance et porté par Ambroise Croizat.

La Sécurité sociale, fierté française, se transforme peu à peu en une assurance au rabais pour les plus modestes, tandis que les plus aisés peuvent s’offrir des soins de qualité. En arrière-plan, le gouvernement agite l’épouvantail du « trou de la Sécu », un argument éculé pour justifier des économies toujours plus brutales. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les 2,15 milliards d’euros économisés grâce à cette mesure semblent dérisoires face aux 211 milliards accordés aux entreprises.

Le gouvernement ferme les yeux sur des recettes potentielles. Comme le souligne le PCF : « Plutôt que de ponctionner quelques dizaines d’euros supplémentaires sur les malades, faisons contribuer les milliards de revenus financiers qui échappent aujourd’hui aux cotisations sociales. » La santé n’est ni un luxe, ni une marchandise. C’est un droit. Pourtant, les coups bas se multiplient.

Une mesure injuste et contre-productive

En 2024, le gouvernement avait déjà doublé les franchises, passant de 0,50 à 1 euro par acte. Aujourd’hui, les montants unitaires restent fixes (2 euros par consultation, 1 euro par boîte de médicaments), mais le plafond annuel, jusqu’ici limité à 50 euros pour chaque poste, doublerait. Selon un rapport de la Cour des comptes publié en mai, 48 millions d’assurés seraient concernés. Seuls les mineurs, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, de l’aide médicale d’État et les femmes enceintes en fin de grossesse y échapperaient.

Stéphanie Rist tente de minimiser l’impact : « C’est un petit effort extrêmement mesuré pour ceux qui achètent plus de cinquante boîtes de médicaments par an et qui vont plus de vingt-cinq fois chez le médecin. » Un raisonnement fallacieux. Car qui consomme autant de soins ? Principalement les personnes âgées et les malades chroniques, comme les patients en oncologie. C’est culpabilisant.

Les syndicats, déjà mobilisés en septembre 2025, dénoncent un « passage en force pendant l’été ». Cette mesure aggrave les inégalités d’accès aux soins. Pourtant, la France a fait le choix historique d’un système où chacun contribue selon ses moyens. Avec ces réformes, on se dirige droit vers un modèle assurantiel, à l’américaine ou à l’anglaise, où la santé devient un privilège.

Face à cette dérive, la résistance s’organise. Associations de patients, syndicats de médecins et partis politiques appellent à une mobilisation citoyenne. « La santé n’est pas une variable d’ajustement budgétaire », martèlent-ils. Il est temps de défendre ce droit fondamental avant qu’il ne soit trop tard.

Dominique Gerbault

Anthony Gonçalves. « Le calcul égoïste d’un gouvernement à l’affût de la moindre économie » (La Marseillaise)

Anthony Gonçalves, oncologue à l’Institut Paoli-Calmettes et adjoint communiste à la Santé de la Ville de Marseille, dénonce les conséquences du doublement des franchises médicales sur le renoncement aux soins et sur notre modèle de protection sociale.

La Marseillaise : Le gouvernement a annoncé le doublement des franchises médicales et une hausse du reste à charge. Quel regard portez-vous sur ces mesures ?

Anthony Gonçalves : Je suis profondément choqué par ces annonces. Le gouvernement considère que les gens consomment des médicaments ou ont des actes médicaux pour se faire plaisir. Il imagine qu’en augmentant ces franchises, ils vont réduire leur consommation médicale, ce qui est totalement faux. La grande majorité de ces consommations répond à des besoins réels. Ça va toucher des personnes atteintes de maladies graves qui n’ont pas choisi de l’être.

La Marseillaise : Ces mesures permettraient, selon le gouvernement, de financer l’accès aux soins. Qu’en pensez-vous ?

Anthony Gonçalves : C’est incroyable de ponctionner les malades pour favoriser l’accès aux soins. C’est l’inverse qui va se passer. Penser qu’on va freiner des dépenses de santé comme s’il s’agissait d’une consommation de confort est un calcul terrible. Les plus modestes, souvent en affection de longue durée, vont renoncer aux soins dont ils ont besoin. Les malades du cancer, avec des traitements lourds et réguliers, seront touchés de plein fouet. Au final, cela dégradera leur état de santé et coûtera encore plus cher lorsqu’il faudra les hospitaliser. C’est le calcul égoïste d’un gouvernement à l’affût de la moindre économie. Il ne va pas chercher l’argent là où il se trouve. On nous parle du déficit de la Sécurité sociale, mais il est largement alimenté par les exonérations de cotisations accordées aux entreprises.

La Marseillaise : Qui seront les plus pénalisés ?

Anthony Gonçalves : Les retraités vivant avec moins de 1 500 euros par mois et atteints d’affections de longue durée, de cancer ou de maladies cardiovasculaires. Ce sont des patients qui ont besoin de consultations et de prescriptions régulières. On va aller taper dans la poche de ceux qui n’ont déjà pas beaucoup pour vivre.

La Marseillaise : Quelles seront les conséquences de ces mesures sur le prix des mutuelles ?

Anthony Gonçalves : On parle d’un transfert de charges de 1,5 à 2 milliards d’euros, donc les mutuelles vont mécaniquement augmenter leurs tarifs, alors qu’ils sont déjà un problème pour une partie de la population. D’où notre idée d’instaurer une mutuelle communale à Marseille, pour permettre aux plus modestes d’accéder à une complémentaire à un tarif plus favorable.

La Marseillaise : Que révèlent ces annonces sur la gestion politique de notre système de santé ?

Anthony Gonçalves : Depuis des années, on entend cette petite musique de la responsabilisation des malades. L’idée serait de dire que le droit à la santé est une affaire de responsabilité individuelle. C’est un retour en arrière de plus sur un droit universel, qui ne doit dépendre ni des revenus ni du niveau social. On assiste à une attaque en règle globale contre notre système de Sécurité sociale.

La Marseillaise : Les annonces ont été faites en plein été, sans débat parlementaire. Que pensez-vous de la méthode ?

Anthony Gonçalves : La méthode est aussi choquante que le fond. L’an dernier, cette proposition avait été rejetée par le Parlement. Le gouvernement revient à la charge sans passer par le débat. C’est le pari abominable du gouvernement : on fait passer les mauvais coups pendant l’été.

Entretien réalisé par Clara Gazel (La Marseillaise, le 3 août 2026)

Communiqué de presse de la CGT. Franchises médicales : nouveau coup bas du gouvernement contre les malades en plein été

Une nouvelle fois, le gouvernement a fait connaitre en plein été et par voie de presse, son nouveau plan d’économie pour le budget 2027. Après avoir annoncé début juillet vouloir sabrer 3 milliards d’euros d’économie dans les dépenses publiques (2 milliards dans l’État et 1 milliard dans la Sécurité sociale) Sébastien Lecornu a détaillé dans Paris Match plusieurs pistes d’économies sur l’Assurance Maladie.

Lecornu reprend les vieilles recettes du budget Bayrou

Après la tentative de passage en force à l’automne 2025 sur le doublement des franchises et participations forfaitaires, le gouvernement retente le coup avec un nouveau train de mesures équivalente : doublement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires, baisse des parts remboursées sur certains médicaments…

Conséquence ? Moins de remboursements, plus de reste à charge pour les patient·es, et un renoncement aux soins accru pour les plus précaires.

La CGT le rappelle : ces mesures, présentées comme des outils de « responsabilisation », n’ont jamais eu pour effet de réduire la consommation médicale. Elles n’ont qu’une seule conséquence : faire payer davantage les malades, en particulier celles et ceux atteint•es de pathologies chroniques ou déjà les plus fragiles économiquement.

Un nouveau transfert vers les complémentaires, une fausse solution

Faire glisser une partie du financement de la Sécurité sociale vers les mutuelles n’est pas une économie : c’est un transfert, qui se traduira mécaniquement par une hausse des cotisations pour les salarié·es et les entreprises. C’est déjà ce qui s’est produit avec une augmentation en moyenne de 6% des cotisations des complémentaires santé en 2025, et de 8.2 % en 2024.

Un passage en force par décret durant l’été

La CGT dénonce, une nouvelle fois, la volonté du gouvernement de vouloir passer en force et en catiminie en ayant recours aux décrets.

La CGT dénonce avec force cette nouvelle attaque contre le principe fondamental de solidarité qui fonde notre Sécurité sociale depuis 1945. Elle appelle l’ensemble des salarié·es, assuré·es et citoyen·nes à refuser la logique comptable qui détruit l’accès aux soins pour toutes et tous.

A Montreuil le 23 juillet 2026

Communiqué du Mouvement de la Paix. Solidarité avec les victimes des incendies et avec tous ceux et celles qui luttent contre ces incendies

La France doit investir pour une sécurité humaine : sanitaire, sociale et écologique et non pour une économie de la guerre. Moins de Rafales plus de Canadair !

Le Mouvement de la paix exprime sa solidarité avec toutes les personnes, toutes les familles, qui sont victimes des terribles incendies qui ravagent notre pays, qui subit de plein fouet les conséquences de la crise et du réchauffement climatique.

Malgré les moyens dégagés par l’État et les collectivités locales, malgré le courage des pompiers et de tous les autres corps de métier impliqués dans la défense des forêts et la lutte contre les incendies, malgré l’engagement et la solidarité de nombreux bénévoles, et malgré la solidarité internationale, notre pays vit un drame terrible, qui frappe durement de nombreuses familles, cause la mort et détruit des villes, des villages, la forêt, des maisons, des entreprises.

Depuis des années, les ONG écologistes, les mouvements environnementalistes, les syndicats et aussi des élus et des institutions comme la cour des comptes, les organisations des pompiers et les personnels hospitaliers qui sont aux premières loges lors de ces catastrophes et bien d’autres corps professionnels et des scientifiques à travers le Giec ont souligné la nécessité d’investir massivement en faveur de la sécurité écologique de notre pays.

Dans ce contexte le Mouvement de la paix souligne en permanence que les choix du gouvernement actuel n’étaient pas les bons choix car ils privilégient la mise en œuvre d’une économie de la guerre au détriment de tous les investissements utiles pour une sécurité humaine à la fois sanitaire, sociale et écologique.

C’est d’ailleurs cette sécurité humaine que les Nations Unies appellent à mettre en œuvre, en invitant tous les États à mettre les moyens politiques et financiers pour construire cette sécurité humaine sur la base d’une culture et d’une économie de paix, s’accompagnant d’une diminution drastique des moyens pour la guerre.

Les choix du gouvernement actuel sont terribles et condamnables car il avait toutes les informations nécessaires sur l’urgence d’investir massivement dans la sécurité écologique, contre le réchauffement climatique et contre le danger de terribles incendies comme la France en a déjà connu au cours des dernière années

Or en une trentaine d’années les effectifs de l’ONF, l’Office national des forêts, a été divisé par 2, passant de 16.000 salariés à 8.000 actuellement. Une question écrite publiée par l’Assemblée nationale en 2023 soulignait que cette baisse des effectifs réduisait de manière considérable les capacités de surveillance des forêts, mais aussi de protection des écosystèmes et de lutte contre les incendies. Les efforts n’ont pas été faits alors que tout le monde savait combien l’entretien des forêts est une chose importante pour la prévention des incendies et aussi pour la sécurité écologique planétaire.

Le sous équipement en avions canadair est notoire malgré les revendications des pompiers. Il faut retenir à cet égard que le coût d’un canadair c’est environ 50 millions d’euros, alors que le coût d’un Rafale, cet avion susceptible de porter l’arme nucléaire (avec tous ses équipements,) c’est de l’ordre de 250 millions d’euros. La France possède 170 rafales et la loi de programmation militaire prévoit d’atteindre rapidement le chiffre de 225 avions Rafales. MAIS !!!La France ne dispose actuellement que de 12 canadairs seulement au sein de la sécurité civile basés à Nîmes, 2 autres doivent être livrés en avril et novembre 2028, et 2 autres viennent d’être commandés. La flotte devrait donc atteindre 16 Canadair d’ici 2032. Vous avez tous et toutes compris ou est l’erreur. Aidez-nous à faire faire avancer les bons choix rejoignez le Mouvement de la paix contact : national@mvtpaix.org

Le Mouvement de la paix le 26 juillet 2026