Journée justice morte à Perpignan (L’Indep)

Les avocats français se mobilisent contre la réforme de la procédure de « jugement des crimes reconnus », plus communément nommée « plaider coupable ». Une manière d’éviter les engorgements des tribunaux en gagnant un temps précieux, mais qui heurte la déontologie des avocats.

Les différents barreaux nationaux avaient, en signe de protestation, programmé une journée de grève ce 13 mars.

À Perpignan, le bâtonnier François Pech de Laclause est intervenu au début de l’audience des comparutions immédiates en demandant un renvoi sur tous les dossiers, mais en comprenant qu’au cas par cas « mes confrères prendront leur décision en concertation avec leur client ».

« Ce qui nous heurte, indique le bâtonnier, est cette manière de transposer les CRPC, les comparutions en reconnaissance préalable de culpabilité, en matière criminelle. Certes, les victimes auront le droit de rejeter le principe, mais nous aurions alors des procès sans débat. Or, quiconque a vécu des circonstances dramatiques a besoin de s’exprimer, d’être entendu ».

« La justice est un droit régalien, un secteur essentiel qui ne peut souffrir de voir se créer une justice parallèle », concluait le bâtonnier.

Guy Bosschaerts (L’Indépendant, le 14 avril 2026)

L’actu de la CGT (n° du 13 avril 2026)

Gabriel Attal veut nous voler le 1er mai, seul jour férié chômé et payé !
Une Commission Mixte Paritaire doit se réunir demain, mardi, à 16h30 pour le faire en catimini, sans débat et de manière accélérée pour que ça s’applique au plus vite. Quelle honte.
Ce lundi 13 avril, à 18h, les organisations syndicales ont rdv avec le Ministre du travail.
Chaque heure compte !
Disons haut et fort notre colère face à ce passage en force.
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Le 1er mai n’est pas « une journée à fort potentiel commercial » comme l’écrivent les députés macronistes dans un communiqué, c’est NOTRE journée, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses.
Sophie Binet était ce matin sur RTL pour dire notre colère.
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Alénya. Départ en mission au Kenya (L’Indep)

Le comité de jumelage d’Alénya prépare une mission sur les hauts plateaux du Kenya. Dans un site où précédemment ont été réalisés un réseau d’eau potable et un dispensaire, il s’agit cette fois de réaliser un réseau d’eau dans une école primaire avec fontaine et lavabos, point d’eau à la cantine et pour les habitations des enseignants. Au niveau du dispensaire, le projet est d’installer un réservoir pour récupérer l’eau de pluie en complément du réseau d’eau potable. Dans une autre école primaire et secondaire, c’est un nouveau réservoir qui sera mis en place et la création d’une pépinière pour reforestation.

Quatre personnes vont participer à cette mission, deux membres du comité de jumelage et deux étudiants de l’école des mines d’Albi qui resteront en stage au Kenya pendant quatre mois pour un suivi des travaux et des études pour de prochains pro-jets. Le comité de jumelage s’est retrouvé avec deux élèves ingénieurs pour préparer cette mission.

L’Indépendant, le 13 avril 2026

Conflent-Canigó : Aude Vivès, première femme présidente (L’Indep)

Aude Vivès, maire de Prades et vice-présidente du département, a été élue sans véritable surprise à la tête de la communauté de communes Conflent Canigó.

Ce samedi 11 avril se tenait la première réunion des conseillers de la communauté de communes Conflent Canigó à Vinça. Soixante-douze élus étaient appelés à désigner le président et les vice-présidents de leur assemblée. Le doyen de ce conseil communautaire, Claude Escape (maire de Fillols), ouvrait la séance. Ceci après que Jean-Louis Jallat, le précédent président, a passé la main. Venaient alors l’installation du conseil puis l’élection de la présidence. Tandis qu’Aude Vivès avait déjà annoncé publiquement sa candidature, un autre postulant se déclarait en la personne de Christian Triado (maire de Mosset). Un postulant qui envisageait, entre autres, de ne plus verser d’indemnités au président et autres vice-présidents (économies estimées 150 K€). Une annonce fracassante qui n’aura pas suffi. Aude Vivès était élue avec 50 voix, contre 20 au premier édile de Mosset et 2 votes blancs.

De quinze à six vice-présidents

L’affaire était entendue, tout comme celle concernant le nombre et l’élection des vice-présidents. Ils seront désormais 6 (contre 15 sous la précédente mandature), tous désignés par avance (par Aude Vivès et ses soutiens) et élus un à un à une grande majorité par l’assemblée du jour. Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, devient donc premier vice-président en charge de la mutualisation des moyens et des services à la personne. Patrick Marcel, maire de Clara-Villerach, devient vice-président en charge de l’enfance-jeunesse. Mathieu Maury, maire de Mantet, est l’élu communautaire en charge du développement économique et de l’agriculture. Gérald Barjavel, maire de Catllar, s’occupera de l’urbanisme, de l’environnement et de la transition économique. Geoffrey Payré, maire de Los Masos, prend les finances et la commande publique. Et enfin Johanna Messager, maire de Conat, sera la vice-présidente (la seule femme) en charge des déchets et des ordures ménagères.

Une tribune publiée ce vendredi 10 avril dans Libération appelait « les femmes élues à se présenter, à briguer les présidences d’intercommunalités, à revendiquer les vice-présidences stratégiques, à refuser de se mettre en retrait pour préserver des équilibres qui se font presque toujours à leurs dépens. » Message reçu 10 sur 10 en Conflent.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 12 avril 2026)

Vernet-les-Bains. L’Éducation nationale en réunion décentralisée (L’Indep)

Suite à une visite de l’Alefpa (Association Laïque pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie) pour une exposition sur la défense de la laïcité qu’organisait le CDEN (Conseil départemental de l’Éducation nationale), ce dernier a décidé de décentraliser son conseil d’administration dans le Conflent, à Vernet, à l’Alefpa. Qu’est-ce que le CDEN ? Carmen Esclopé, présidente de l’union départementale de l’Éducation nationale et conseillère fédérale explique que ses membres, les DDEN (Délégués départementaux) ont un rôle consultatif mais primordial de conseils et d’avis sur tout ce qui touche à la vie scolaire, hors pédagogie, pour les écoles. Nommés par le directeur d’académie et le préfet, ils participent aux conseils d’écoles et défendent les intérêts des élèves, sécurité, bien-être, etc. sont des médiateurs entre enseignants, enfants, parents d’élèves avec pour principe capital la défense de la laïcité. Au-delà de leur rôle institutionnel, ces bénévoles s’investissent dans ce même cadre laïque dans l’associatif militant et républicain. Musées de l’éducation nationale, congrès des maires, expositions, colloques, etc. la palette est large. Ces 102 DDEN locaux (pour 228 écoles pourvues d’un des leurs, contre 72 encore en attente de représentant) ne chôment pas et battent le pavé pour œuvrer dans nos villes et villages. La DDEN pour Vernet, Ria, Corneilla et d’autres encore se nomme Christiane Maillol et se met au service de tout demandeur, elle est facile à rencontrer dans le village de par son activité associative. Le conseil d’administration a été agrémenté d’un repas à l’Alefpa et d’une visite de ses locaux tout neufs.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 12 avril 2026)

2 000 cartes pétitions contre le travail le 1er mai remises au préfet des Pyrénées-Orientales (L’Indep)

« Le texte ne concerne que certains secteurs d’activité (boulangeries, fleuristes, boucheries…) mais qui dit que ça ne va pas s’élargir après ? » Pour Jean-François Virama, de l’Unsa, la proposition de loi qui vise a autoriser dans certains commerces le travail des salariés le 1er mai, « seul jour obligatoirement chômé et rémunéré » de l’année, pourrait n’être que la première étape d’une remise en question plus globale de la Fête des travailleurs.

Christine Mirroir, de Solidaires, partage la même crainte. « On est en train d’ouvrir la boite de Pandore », estime-t-elle. Le principe du volontariat des salariés évoqué par la proposition de loi ne suffit pas à rassurer les syndicats, inquiets d’éventuelles pressions des employeurs.

Afin de s’opposer au texte, l’intersyndicale, qui comprend également la CGT, la FSU et la CFDT, a déposé ce vendredi 10 avril en préfecture pas moins de 2 000 cartes pétitions. Alors que dans le même temps, du côté du palais Bourbon, les députés macronistes, pourtant favorables à la proposition de loi, venaient de lancer avec succès une motion de rejet à son encontre. Une manœuvre visant vraisemblablement à permettre au texte, déjà adopté par le Sénat, d’être soumis au vote de l’Assemblée sans débat, après avoir été examiné et éventuellement amendé en commission paritaire.

« On avait déjà subi ça avec l’utilisation du 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites. Le gouvernement a fait du déni de démocratie son cheval de bataille », juge Géraldine Morales, de la FSU.

Quoi qu’il en soit, les syndicats comptent bien rester mobilisés pour préserver le 1er mai. « C’est un sujet sur lequel on ne va rien lâcher », promet Julien Berthélémy, de la CGT.

A. A. (L’Indépendant, le 11 avril 2026)

Prades. Soudaqui : la monnaie alternative qui essaie de survivre (L’Indep)

« Depuis deux ans, notre monnaie locale est en souffrance. Par manque de bénévoles, nous ne pouvons plus assurer le fonctionnement normal du Soudaqui, le suivi des adhésions, la prospection de nouveaux adhérents. Nous en sommes arrivés au point où nous nous demandons si nous devons persister à faire vivre une monnaie moribonde où si nous devons la mettre en sommeil. L’autre solution c’est de faire appel aux personnes prêtes à s’engager avec nous, ne serait-ce que sur une ou deux missions. Aussi, nous vous appelons à l’aide », explique Alain Vives pour le collectif Monnaie locale complémentaire et citoyenne des Pyrénées-Orientales (MLCCPO). Une réunion est prévue samedi 11 avril à 20h à l’Alchimie, 3 rue des Hospices. Des bénévoles sont-ils prêts à S’engager pour cette monnaie, fer de lance de l’économie locale et circulaire ?

Le Soudaqui ne perd pas sa valeur

Si tel n’est pas le cas, une assemblée générale extraordinaire prévue le samedi 18 avril à 15h à l’Alchimie pourrait décider d’une suspension de la monnaie. « Nous ne voulons pas dissoudre l’association. L’espoir que quelqu’un la reprenne est encore présent ». Le collectif basé à Perpignan a compté jusqu’à 160 prestataires (magasins) et plus de 300 utilisateurs. Un projet participatif autofinancé qui aurait aimé rejoindre son cousin l’Eusko. Une monnaie solidaire basque qui a dépassé les 4 millions en circulation en 2025. Ce genre d’initiative s’était multiplié dans les années 2000 et avait obtenu une reconnaissance légale en juillet 2014 (article 16 de la loi Hamon portant sur l’économie sociale et solidaire). Mais, ce qui marche à l’ouest des Pyrénées ne fonctionne pas toujours à l’est. Pour les détenteurs de coupons Soudaqui, pas d’inquiétude ! Ils gardent leur valeur grâce au fonds de garantie. « Si jamais nous allions vers une suspension, les utilisateurs auraient jusqu’à la fin de l’année pour les dépenser (ou se les faire rembourser) ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 10 avril 2026)

Les salariés de Cémoi toujours en grève (L’Indep)

Statu quo à l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan. Hier, après une rencontre infructueuse avec la direction dans la matinée, les salariés grévistes ont décidé de poursuivre le bras de fer ce vendredi.

Pour mémoire, l’intersyndicale FO-CGT-Sud Industrie de l’usine, soutenue par l’Unsa, majoritaire au siège, réclame une augmentation générale de 1,7 % et une prime comprise entre 1 200 et 1 500 euros net pour 2026. Elle met en avant les résultats « exceptionnels » de l’entreprise pour 2025.

Lors des récentes négociations annuelles obligatoires, qui se sont achevées sur un désaccord, la direction proposait pour sa part 1,3% d’augmentation générale et diverses autres mesures (paniers-repas…) qui représentaient en tout, selon elle, « 2 % de la masse salariale ».

Ce jeudi, les deux parties se sont donc rencontrées, mais ne sont pas parvenues à tomber d’accord. « Il n’y a eu aucune proposition, mis à part d’arrêter tout de suite la grève, déplore l’un des porte-parole des syndicats. Nous réclamons l’ouverture d’un vrai dialogue. » À suivre.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 10 avril 2026)