Christophe Ventura. « Nous revenons à la règle de la force »

Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Iris et journaliste au Monde diplomatique, revient sur les possibles conséquences de l’attaque des États-Unis contre le Venezuela.

La Marseillaise : Est-ce que l’intervention des États-Unis marque une rupture pour un Donald Trump qui se disait isolationniste ?

Christophe Ventura : Il y a une rupture, qui s’inscrit dans une tradition. C’est la première fois que les États-Unis interviennent militairement dans un pays sud-américain, même s’ils sont intervenus moult fois en Amérique centrale et dans les îles caribéennes, et la première fois depuis la fin de la guerre froide qu’ils y emploient la force militaire en enlevant le chef d’un État en poste. Mais cette politique s’inscrit dans une longue tradition américaine, celle de la doctrine Monroe, à laquelle il a adjoint son propre corollaire Trump. Il le décrit dans son document de stratégie nationale publié le 5 décembre dernier, une stratégie de retour impérial assumé des États-Unis comme puissance dominante dans toute la région, du Groenland à la Terre de Feu.

La Marseillaise : On a l’impression d’une graduation continue, entre les sanctions et pressions sur les différents scrutins sud-américains…

Christophe Ventura : On parle beaucoup de Trump, mais il faut aussi parler de Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, ou de Maurio Calver-Carone [ex-envoyé spécial en Amérique latine, Ndlr.] qui ont un agenda pour l’Amérique latine. Marco Rubio est beaucoup à la manœuvre, l’objectif, c’est de faire d’une pierre deux coups et derrière cela d’en finir avec Cuba.

La Marseillaise : Les menaces contre Cuba, la Colombie, le Groenland peuvent-elles augurer d’autres interventions ?

Christophe Ventura : On ne peut pas le savoir. En termes d’intervention, le Groenland est en haut de la liste, Donald Trump en a aussi promis une deuxième au Venezuela s’il n’y a pas de terrain d’entente avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Pour la Colombie, nous sommes au stade des menaces, je ne vois pas les États-Unis y intervenir et à Cuba, la stratégie c’est une asphyxie définitive de l’économie cubaine en pensant que le gouvernement va s’effondrer.

La Marseillaise : Les institutions vénézuéliennes, qu’elles soient politiques ou militaires, apparaissent-elles toujours comme légitimes ?

Christophe Ventura : Je me garderai bien de toute certitude. Le coup est rude, officiellement le Venezuela demande la libération et le retour de M. Maduro. Ils essaient de montrer une continuité de l’État bolivarien dans le respect de la Constitution avec Delcy Rodriguez présidente par intérim pour trois mois. Le défi, c’est de garder cette unité, parce que Donald Trump fait un test de résistance à ce pouvoir civilo-militaire. Il y a ceux qui sont favorables à un deal pour conserver les pouvoirs régaliens et préparer une transition, négocier la meilleure sortie pour ne pas être éliminés physiquement ou finir leur vie en prison. La plupart des dirigeants ont sur leur tête des contrats, entre 15 et 30 millions de dollars, pour « narcotrafic ». Ils pourraient intégrer une partie de l’opposition dans un gouvernement dit national, et ouvrir aux Américains par la grande porte le retour de la pompe à pétrole. Delcy Rodriguez se dit prête à en discuter, à condition que ce ne soit pas une colonie, qu’ils soient respectés. Trump lui dit pour l’instant : tu n’as pas ton mot à dire. Mais au sein du pouvoir chaviste cela peut soit créer l’unité, soit créer une divergence entre un courant qui serait collaborationniste et un autre, peut-être avec les militaires, qui considérerait qu’il faut militariser le pouvoir pour résister. Vient s’ajouter à cela ce que peut faire l’opposition. Elle est elle-même divisée. Maria Corina Machado a été disqualifiée par Donald Trump pour prétendre diriger le pays. Est-ce que cette opposition va accepter de reprendre pied dans les institutions progressivement ou va profiter de cette situation pour prendre la rue et faire tomber le pouvoir une bonne fois pour toute ? Dans ce cas, on ne peut pas exclure que cela devienne un chaos généralisé.

La Marseillaise : Le pétrole est-il la principale raison de l’intervention, ou les enjeux sont-ils plus géopolitiques ?

Christophe Ventura : C’est indissociable. Trump veut récupérer la manne pétrolière qui est aujourd’hui exportée à 80% pour la Chine, et balayer d’Amérique latine les États « récalcitrants », en finir avec ce qu’il appelle les « communistes », tout ce qui est grosso modo de gauche et progressiste. C’est une stratégie de restauration impériale dans la région qui commence au Venezuela. Pour Donald Trump, les ressources latino-américaines doivent servir les chaînes de valeur qui servent les intérêts de l’économie américaine.

La Marseillaise : Est-ce que cela risque d’entraîner des répliques dans les relations internationales ?

Christophe Ventura : Le responsable de la principale puissance mondiale fait justice par soi-même et pour soi-même. C’est la vengeance érigée en principe de gouvernement et de diplomatie. Quand la première puissance mondiale a fait ça, que voulez-vous dire après à M. Poutine, à la Chine si demain elle voulait reprendre Taïwan ? Chacun désormais peut faire sa loi dans sa zone d’influence, c’est la vision de Donald Trump des relations internationales. Nous revenons à ce qui était la règle de la force, le retour de la politique de la canonnière, le monde d’avant la Première Guerre mondiale : ce sont les grandes puissances qui dirigent et s’arrangent entre elles quand il y a un problème.

La Marseillaise : À quel point l’opposition est représentative de la population ?

Christophe Ventura : L’opposition existe, elle est puissante. Il y a grosso modo trois tiers, avec un pôle chaviste qui reste, et qui peut être critique de Maduro, un tiers qui représente les oppositions, et un autre tiers de la population surtout qui n’est plus politisé, qui est fatigué, épuisé d’une crise multiforme qui agonise ce pays depuis dix ans, qui cherche à survivre au quotidien. Maria Corina Machado est beaucoup plus monétisée à l’international qu’elle ne l’est au Venezuela, cela Trump le sait. Elle n’a cessé de proposer pour en finir avec le chavisme des boycotts électoraux, des manifestations de rue, la violence politique ou la demande d’une intervention américaine. Mais elle n’incarne qu’un bout de l’opposition. Une bonne partie de l’opposition de droite veut aussi en finir avec le chavisme par une solution vénézuélienne sans ingérence des américains. Maria Corina Machado n’a pas les moyens de gouverner, parce qu’au Venezuela, on ne gouverne pas sans l’armée qui ne veut surtout pas d’elle puisqu’elle a fait sa carrière politique sur un coup d’État en 2002 visant à lui enlever le pouvoir.

Propos recueillis par Yves Souben (La Marseillaise, le 6 janvier 2026)

A lire : « Désoccidentalisation : Repenser l’ordre du monde », par Christophe Ventura et Didier Billion, Agone, 14 euros.

« L’ingérence étrangère met en danger les Vénézuéliens » (L’Indep)

Hier soir, une soixantaine de personnes se sont réunies devant la préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan pour un rassemblement en soutien au peuple vénézuélien et pour la paix.

Pour les syndicats présents, la question n’est pas seulement politique. Julien Berthélémy, secrétaire général de l’UD-CGT 66, a dénoncé une attaque contre le peuple vénézuélien et un objectif économique. « Les États-Unis cherchent à s’approprier les richesses pétrolières du Venezuela. L’exigence aujourd’hui, c’est la paix et on est loin du compte », a-t-il lancé, ajoutant que « la guerre et l’ingérence étrangère mettent en danger les travailleurs et les Vénézuéliens ordinaire ».

De son côté, Géraldine Morales, de la FSU, a rappelé que « l’histoire américaine en Amérique latine est marquée par des interventions pour contrôler les ressources de ces pays ». « Les Vénézuéliens doivent pouvoir décider eux-mêmes de leur avenir. Ce n’est pas aux États-Unis de gérer le pays », a-t-elle insisté.

L’Indépendant, le 6 janvier 2026

Le billet d’Yvon Huet. Quand les USA se prennent pour le nombril du monde…

Je persiste à penser que l’intervention de Poutine en Ukraine n’a fait que permettre à l’impérialisme US de reprendre de la vigueur, sachant que l’OTAN a été renforcée des pays de l’Europe du Nord, hier neutres. Résultat. Après 5 ans de guerre, la Russie apparaît comme prédatrice alors qu’elle aurait tant à gagner à offrir une image de paix en inversion de la boulimie impérialiste US. Quelle que soit l’excuse liée aux provocations de l’OTAN et à la malhonnêteté de Zelensky, le résultat est là, minable avec toute une jeunesse russe et ukrainienne tuée ou estropiée, cultivant la haine de l’autre pour des décennies.

Mais revenons aux USA Cette grande puissance a toujours eu tendance à annexer, voire tétaniser les pays dans lesquels elle est intervenue. Il ne faut jamais oublier ce que cachent les médias et beaucoup d’historiens de pacotille qui naviguent dans le « rêve » américain. Lorsque les troupes US ont débarqué en France, la première chose qu’a fait l’état major américain a été de chercher une solution, pourquoi pas avec Pétain, pour mettre la France sous le contrôle de l’administration américaine.

La réaction du Général de Gaulle, avec l’appui des communistes français qui constituaient la partie la plus importante des forces résistantes, a permis d’empêcher ce scénario, mais elle n’a pas empêché que les USA se servent de la dictature de Franco pour établir leurs bases en toute quiétude et pour dresser les antennes de la « Voice of América » mise en ligne en Catalogne dans le cadre de la guerre froide avec l’URSS… On ne peut comprendre la fuite en avant actuelle sans se référer, comme le fait même le journal le Monde, à la stratégie de ce nouveau monde où les cowboys, fiers d’avoir génocide les Indiens, ont toujours considéré que la planète Terre leur appartenait…

Reste que tous les États-uniens ne sont pas des cowboys. Les forces progressistes existent. Soutenons-les.

Yvon Huet

Ci-contre les embrassades d’Eisenhower avec Franco en 1959

Le billet de Jean-Michel Galano. Une réflexion personnelle sur ce que j’ai entendu ce samedi 3 janvier place de la République à l’occasion du rassemblement de solidarité avec le Venezuela

D’abord, il faut saluer la promptitude de la riposte et la détermination des participants. La présence de la chargée d’affaires du Venezuela était une excellente chose. Beaucoup d’intervenants ont pris la peine de faire un peu de pédagogie, rappelant des points d’histoire et de géopolitique, permettant à celles et ceux qui étaient rassemblés de dépasser l’émotion et la sidération, et de se mettre ainsi en capacité d’agir.

Je regrette de ne pas avoir entendu un porte-parole de mon parti, le PCF. Une intervenante dont je n’ai pas entendu qui elle représentait a tenu à la fin un discours soutenu riche d’éléments et parfaitement équilibré avec lequel j’étais totalement en accord.

Il n’y a pas lieu de s’étonner, il faut au contraire se féliciter, qu’une certaine diversité se fasse entendre, les uns s’inquiétant surtout du droit international, les autres de la stratégie d’un impérialisme qui, pour être « en déclin », comme l’a souligné une intervenante, n’en est que plus dangereux, les autres soulignant la complicité du gouvernement français.

J’ai par contre trouvée préoccupante l’intervention de Jean-Luc Mélenchon, qui n’avait pas de qualité spéciale pour prendre la parole, sinon son statut de candidat autoproclamé à la présidentielle. Derrière lui, quatre députés LFI ceints de leur écharpe se tenant à égale distance les uns des autres lui faisaient escorte selon un plan manifestement préparé à l’avance. Cela sentait la récupération à plein nez.

Rien de très surprenant à vrai dire jusque-là, mais c’est l’intervention de Mélenchon qui m’a semblé étrange. Non pas tant sur le fond : il a fustigé le militarisme, dénoncé l’hypocrisie du pouvoir macroniste, rappelé qu’au-delà de l’Amérique latine tous les peuples sont en danger : tout cela est bel et bon.

Mais enfin, ce qu’on attend d’un responsable politique, ce sont des perspectives. Or Mélenchon s’en est tenu à un constat, d’ailleurs très restrictif : « Jusqu’à quand allons-nous tolérer… » et à des admonestations : « J’adjure les citoyens… ». Comme si la solidarité ne s’exerçait pas déjà, comme si, partout dans le monde et aux États-Unis même, il n’y avait pas déjà des rassemblements, des actes forts, de la lucidité et du courage.

Mélenchon -j’étais à quelques mètres de lui- était une fois encore dans la posture tribunitienne un peu démodée qui lui est chère. Mais il ne semblait plus trop y croire, et prendre plutôt une posture de Cassandre, cultivant son image plutôt que soucieux de rassembler.

Je me reconnais bien davantage dans les revendications que dans les postures.

Jean-Michel Galano

La CGT condamne l’agression des États-Unis contre le Venezuela

L’armée états-unienne vient d’opérer des bombardements au Venezuela et Trump revendique l’enlèvement du président Nicolas Maduro.

La CGT condamne cette agression militaire contre un État souverain, opération visant à imposer un changement de régime pour prendre le contrôle des ressources pétrolières. Cette agression impérialiste et l’enlèvement d’un chef d’État constituent de graves précédents.

La France et la communauté internationale via l’ONU doivent réagir sans délai face à cette scandaleuse agression qui aggrave une situation internationale deja tendue.

La CGT réaffirme son attachement à la démocratie, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à la paix et à la régulation internationale. Elle affirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien.

Montreuil, le 3 janvier 2026

L’édito du webzine. Il y a 90 ans, le Front populaire

En 2026, nous fêterons les 90 ans du Front populaire. Celui-ci reste dans la mémoire collective un moment singulier de notre histoire, une victoire électorale des forces de progrès et un mouvement social d’une ampleur sans précédent.

Cela a commencé par un sursaut démocratique et antifasciste. En effet, le 6 février 1934, un coup de force fasciste visant l’Assemblée nationale, orchestré par des ligues d’extrême droite, a fait vaciller la République. En Allemagne, Hitler avait pris le pouvoir l’année précédente, et 10 ans avant, Mussolini en avait fait de même en Italie.

Cette déflagration poussa à la réunification de la CGT et construisit l’union du PCF, de la SFIO et des radicaux. De tout cela naquit le Front populaire de l’engagement des forces associatives, culturelles, citoyennes… Cela fut un grand moment historique.

Les grandes grèves, les occupations d’usine ont permis d’arracher au patronat, en plus des augmentations de salaires, des conquêtes sociales inimaginable comme les congés payés, la semaine de 40h, les libertés syndicales..

Des actes pour de nouvelles conquêtes

Hormis le refus des socialistes et radicaux de porter secours à la République espagnole, l’expérience historique du Front populaire demeure une source d’inspiration à gauche. En 2024, après la dissolution de l’Assemblée nationale ordonnée par Macron, lorsque le risque de voir le RN entrer à Matignon était maximal, les gauches se sont entendues dans un Nouveau front populaire, barrant la route à l’extrême droite mais il n’aurait pas tenu longtemps face aux ambitions présidentielles qui empoisonnent la Ve République.

En France, il y a besoin aujourd’hui, non pas d’une référence verbale, mais des actes, poussés par un monde du travail conscient de ses intérêts. C’est le meilleur remède à l’extrême droite.

Dominique Gerbault

Le billet d’Yvon Huet. Les USA de Trump ont ouvert la boîte de Pandore…

Le Venezuela attaqué par les USA. Cnews et LCI s’émerveillent. Un nouveau coup d’État en préparation après celui du Chili d’Allende… Qu’on se le dise, les méthodes de la gouvernance étasuniennes incitent n’importe quel pays à s’attaquer à un autre en utilisant toujours des prétextes « moraux » pour cacher ses intérêts de puissance…

Histoire d’en rire, mais pas que

Imaginez Trump « exfiltrer » Emmanuel Macron pour installer Marine Le Pen à l’Élysée… C’est ce que nous proposerait l’administration américaine mais elle ne le fera pas parce que notre président est trumpo-compatible quoi qu’il en dise… L’histoire ne dit pas combien de morts innocents a fait l’attaque massive de drones sur Caracas… L’important, pour ceux qui écoutent les médias, c’est de savoir que l’armée des USA n’a perdu aucun soldat dans l’affaire… Peu importe si elle emporte l’Amérique latine dans une guerre civile monstrueuse. L’important pour ce dangereux voyou de la Maison Blanche, c’est de prouver qu’il est le plus fort quitte à écraser de multiples peuples dont le premier, ne l’oublions jamais, a été le peuple palestinien.

L’année 2026 a mal commencé. Raison de plus pour faire de la Paix la boussole de notre chemin de lutte.

Yvon Huet

Le MRAP condamne l’agression du Venezuela par les États-Unis !

Le MRAP, condamne l’intervention militaire des États-unis au Venezuela, le bombardement de Caracas, et l’enlèvement du président Maduro.

Ce procédé ne résout aucun problème et ajoute à l’instabilité de la situation internationale.

Le MRAP réaffirme la primauté du droit international que cet acte bafoue, ouvrant la porte à toutes les aventures.

Communiqué de presse de la FSU. Soutien au peuple vénézuélien

La capitale du Venezuela, Caracas, et plusieurs régions du pays ont été bombardées par l’armée des États-Unis d’Amérique cette nuit. Le gouvernement de Washington revendique un raid terrestre et l’enlèvement du président du pays, Nicolas Maduro.

Cette tentative impérialiste d’imposer un changement de régime au Venezuela survient après des semaines d’escalade et de frappes des États-Unis contre des navires, aux Caraïbes et dans le Pacifique, sous prétexte d’une lutte contre le trafic de drogues. Des actes dénoncés par le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU comme inacceptables et réalisés en violation complète du droit international.

La FSU se tient aux côtés du peuple vénézuélien. Si elle n’a pas d’illusion sur le régime en place à Caracas, son autoritarisme et ses atteintes aux droits de l’homme, elle n’en a pas non plus sur les motivations de l’administration Trump, notamment à l’égard des ressources pétrolières.

C’est au peuple vénézuélien qu’appartient souverainement le droit de déterminer son avenir et de gérer les ressources du pays, hors des tentatives de prédation étrangères.

L’agression militaire des Etats-Unis est inadmissible. Elle risque d’entraîner le chaos, la guerre civile et une souffrance accrue d’une population déjà confrontée à un blocus économique.

La FSU attend du gouvernement et de la communauté internationale qu’elle condamne cette intervention et défende les principes qui fondent le droit international.

La FSU appelle à se joindre aux mobilisations et rassemblements de soutien au peuple vénézuélien, contre l’agression des États-Unis.