Les ministres se réunissent en cellules de crise quotidiennement pour brasser du vent et « communiquer », une hyper action pour cacher une inaction depuis des décennies. Et chacun y va de « c’est la faute à qui ? ». Nos sociétés sont vulnérables. La vie sur terre a mis des milliards d’années à éclore dans un équilibre fragile. En quelques siècles, le capitalisme est en train de détruire cet équilibre pour satisfaire la voracité d’une poignée de possédants. Les capitalistes vivent dans un autre monde, ils se fichent éperdument de ceux qui suffoquent parfois jusqu’à la mort dans des logements à plus de 35 degrés, des hôpitaux débordés, des champs et des forêts brûlés.
Les conséquences meurtrières de ces chaleurs extrêmes sont le résultat prévisible du rejet dans l’atmosphère de 40 milliards de tonnes de CO2 chaque année. Le chaos climatique était annoncé, la désinvolture des gouvernements successifs par rapport aux alertes des scientifiques est criminelle. Alors que les fonds manquent, nous dit-on, pour financer des politiques d’atténuation et d’adaptation, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises a bondi de 80 à 1 128 milliards d’euros entre 1996 et 2025.
Cherchez l’erreur !
Sans révolution climatique, c’est l’humanité tout entière qui est menacée de sombrer. L’urgence est donc au renversement de choix politiques qui condamnent tant de vies pour entretenir les privilèges de quelques-uns. L’alternative est claire : la sortie de ce système barbare. Nous en discuterons ce week-end des 3 et 4 juillet à la fête du TC, soyez les bienvenus.
