« Ce qui se joue sous nos yeux à Carcassonne est sans précédent » : après une première manifestation, le collectif Nous Carcassonne organise un deuxième acte contre l’extrême droite (L’Indep)

À la suite d’une première manifestation le 29 avril 2026, le collectif de jeunes Nous Carcassonne réitère son action le samedi 6 juin prochain au square Gambetta pour lutter contre l’extrême droite.

Il y a eu un avant et un après lié au rassemblement contre l’extrême droite organisé par le collectif Nous Carcassonne. À la suite de la manifestation du 29 avril 2026, le maire Rassemblement national, Christophe Barthès, a annoncé en conseil municipal, retirer les locaux communaux aux syndicats ayant participé à cette action.

Depuis ce jour, la colère monte du côté des organisations syndicales qui multiplient les mobilisations. Des personnalités politiques se sont également approprié le sujet en interpellant le gouvernement. Et pour le collectif Nous Carcassonne, c’est aussi l’occasion de réitérer leur manifestation de fin avril. En effet, un nouveau rassemblement va être organisé le samedi 6 juin à partir de 14 h 30 au square Gambetta. « Nous étions 400 la dernière fois mais pour nous ce n’était qu’une première étape. Depuis l’installation de la nouvelle municipalité d’extrême droite, notre ville subit une accélération brutale d’un projet idéologique de division », détaille le porte-parole du mouvement, Yassin El Kdim.

Et de donner quelques exemples : « Les tentatives d’intimidation envers les jeunes et les menaces à peine voilées visant à ficher ou retirer les locaux aux associations et aux syndicats qui oseraient manifester leur désaccord politique ne sont pas seulement des dérives : ce sont des tentatives d’intimidation intolérables. »

Notre ville est devenue le laboratoire à ciel ouvert

Pour Yassin El Kdim, la ville de Carcassonne doit devenir un lieu de « résistance » face à l’extrême droite. « Je n’ai pas peur d’employer ce terme. Ce qui se joue sous nos yeux à Carcassonne est sans précédent. Notre ville est devenue le laboratoire à ciel ouvert de ce qui se produira à l’échelle nationale en 2027 si l’extrême droite accède au pouvoir. Cette situation nous confère une responsabilité historique », affirme-t-il.

À la suite de leur prochaine manifestation, le collectif donne rendez-vous pour un « apéro-goûter sans alcool » au square Gambetta. On peut déjà noter la présence de l’ensemble des forces syndicales visées par les menaces d’expulsion par l’édile de la commune.

Léo Couffin (L’Indépendant, le 28 mai 2026)

Les leaders syndicaux répondent au maire RN de Carcassonne (L’Indep)

Dans une tribune, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’homme- demandent au maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, « de renoncer au projet visant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionement de la Ligue des droits de l’homme ».

Lors du dernier conseil municipal, le 30 mars 2026, le maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé mettre fin de la mise à disposition de locaux pour les organisations syndicales en représailles à la participation la veille à une manifestation contre l’extrême droite organisée par un collectif de jeunes, Nous Carcassonne.

Dans une tribune adressée à l’édile du chef-lieu audois, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’Homme- affirment que « cette décision, qui consiste à vouloir effacer le rôle du syndicalisme dans l’histoire du département et qui intervient après le retrait des subventions de la Ligue des droits de l’Homme et après avoir dénoncé un contrat dont bénéficiait la presse indépendante, est une attaque contre les organisations de la société civile et contre les travailleurs et les travailleuses ».

Et de confier : « En s’attaquant ainsi aux organisations syndicales, aux associations de défense des droits et des libertés, la mairie RN affiche clairement son ambition: exiger l’allégeance à ses idées au détriment de l’intérêt général, s’en prendre aux droits de toutes et tous et annihiler toute opposition. Le message, à un an des élections présidentielles, est tout aussi limpide : la mairie de Carcassonne sera le laboratoire de la politique antisociale de l’extrême droite, avec une doctrine claire : fort avec les faibles et faible avec les puissants. »

Les signataires de cette tribune, en l’occurrence Sophie Binet secrétaire générale de la CGT, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Caroline Chevé secrétaire nationale de la FSU, Murielle Guilbert et Julie Ferrua co-déléguées de Solidaires, Laurent Escure secrétaire général de l’Unsa et Nathalie Tehio présidente de la LDH, affirment « qu’affaiblir nos organisations, mettre en œuvre des stratégies pour les faire disparaitre ou tenter de museler leur expression, c’est une attaque directe contre les droits et les libertés, l’État de droit et les fondements de notre démocratie, que nous ne pouvons accepter ».

Avant de conclure : « Nos organisations, au niveau national, réaffirment leur total soutien aux organisations locales visées par la politique autoritaire du maire de Carcassonne. Nous demandons solennellement à Monsieur le maire, de renoncer au projet concernant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des Droits de l Homme. »

Pour rappel, un premier rassemblement est organisé ce mercredi 13 mai 2026 devant la Bourse du travail à Carcassonne, a partir de 11 heures, en présence de l’ensemble des syndicats même ceux qui ne sont pas concernés par l’annonce du premier magistrat d’extrême droite.

À noter également qu’une pétition a été mise en ligne par la CGT rassemblant plus de 9 700 signataires.

Léo Couffin (L’Indépendant, le 13 mai 2026)

Suite aux incidents qui se sont produits lors de la manifestation contre le racisme. Motion de la commission exécutive de l’UD CGT 66

Ce samedi 21 mars, la Marche des Solidarités contre le racisme et le fascisme s’est déroulée à Perpignan. Cette initiative a été impulsée et organisée par le collectif VISA66, dont la CGT 66 est membre. VISA66 a souhaité associer à cette initiative les associations concernées en leur proposant un temps de parole collectif devant la Mairie de Perpignan.

Avant même le jour du rassemblement, des échanges inadmissibles par mail ont visé la CGT, accusée de racisme et de fascisme.

Le jour de la mobilisation, la prise de parole consistait en la lecture d’un texte inspiré de celui du collectif national « Nés ici venus d’ailleurs ». Le Mrap, la Cimade ont commencé l’allocution puis ont invité l’association Urgence Palestine à prendre la parole accédant ainsi à leur demande insistante de pouvoir s’exprimer sur l’islamophobie.

Or l’intervention de la représentante de l’UP 66 a immédiatement dévié vers les insultes, les invectives à l’attention des organisations de Visa, ciblant spécifiquement la CGT traitées de racistes, d’islamophobes, de colonialistes. Aucune critique, ni même un mot contre l’extrême droite qui venait pourtant de remporter la ville de Perpignan, ne fut prononcé.

Notre secrétaire général, Julien, après consultation des autres membres de Visa, a coupé le son du micro pour stopper ces propos intolérables, diffusés qui plus est avec la sono de la CGT, devant la mairie de Perpignan, et qui allaient à l’encontre de l’action collective et de l’unité des organisateurs. Il s’est ensuite dirigé vers l’intervenante pour récupérer notre micro.

Il n’a exercé aucun geste ou comportement agressif à l’encontre de la militante de l’UP66 : son unique objectif était de récupérer le micro, sans aucune intention malveillante.

À l’inverse, se sentant humiliée, elle s’est retournée contre lui et tenté, en vain, de le
frapper.

Deux autres militantes CGT ont violemment été prises à parties et insultées.

Depuis, un extrait vidéo et une capture d’écran accompagnés de propos profondément fallacieux, haineux et violents circulent sur les réseaux sociaux et sont largement relayés par les membres de cette association et leurs sympathisant·es.

Nous ne pouvons tolérer que notre camarade soit accusé d’islamophobie, de racisme ou encore d’agression raciste ou sexiste. La CGT66 ne laissera personne remettre en question les valeurs ni l’engagement militant de son secrétaire général.

Insulter un militant CGT et, pire, son secrétaire général, c’est attaquer la CGT toute entière.

Nos valeurs, nos combats, nos luttes sont le reflet de notre engagement auprès de tous les opprimés, discriminés, quels que soient leur origine, religion, genre, orientation sexuelle. Nous rappelons que notre organisation est internationaliste et engagée auprès des peuples opprimés dans de nombreux pays.

Fière de son histoire et de ses valeurs, la CGT 66 continuera à défendre les travailleurs et travailleuses, les précaires, les privé·es d’emplois, les retraité·es de toutes les origines et confessions et à lutter contre l’extrême droite et le capitalisme qui les oppriment.

La commission exécutive de l’UD 66 apporte son total soutien à son secrétaire général Julien et aux camarades insultées.

Nous affirmons ici toute notre détermination à protéger notre CGT, ses dirigeant·es et ses syndiqué·es contre toute forme d’attaques.

Perpignan, le 24 mars 2026

L’édito du TC par René Granmont. Vigilance contre l’extrême droite

« Quand les blés sont sous la grêle. Fou qui fait le délicat. Fou qui songe à ses querelles. Au cœur du commun combat »
Louis Aragon (1943)

Le premier tour des élections municipales, marqué par son lot de surprises, a dessiné un paysage politique inquiétant. Ce scrutin est celui qui est le plus proche de la vie quotidienne de tout un chacun. Le cadre de vie, la santé, l’éducation, la vie associative, la vie culturelle, sportive, la sécurité, … autant de domaines où, malgré la politique d’austérité que le gouvernement leur impose, un maire, son conseil municipal peuvent répondre aux besoins de la population. Et pourtant trop peu de Français se sont déplacés aux urnes à cette occasion.

C’est la terrible preuve que nombre de nos concitoyens ne croient plus en la capacité de la politique à changer leur quotidien. Il est évident que la non-prise en compte des résultats des dernières législatives par le pouvoir n’a fait que les confirmer dans cet état d’esprit. L’élection montre donc un peu plus la faillite du macronisme. Non seulement, d’un point de vue électoral, pour les candidats qui s’en réclament, mais plus largement quant à l’état de la société française. Après des années de présidence Macron, elle est plus fracturée que jamais.

Et l’extrême droite, elle, n’a jamais été aussi forte. Aussi, dès dimanche prochain, pour le second tour dans les communes où sont en lice des listes, avouées ou non, du Rassemblement national, tout électeur de gauche, tout démocrate, doit par son vote faire barrage à l’extrême droite.

La majorité des communes a déjà élu son maire dès le premier tour et l’immense majorité d’entre eux s’est présentée en affichant aucune étiquette politique. Mais qui choisiront-ils au moment des votes pour l’intercommunalité ? Pour qui voteront-ils au moment des élections cantonales ? Ces différents scrutins risquent forts d’être une mauvaise surprise pour certains électeurs… Car difficile de croire que l’absence d’étiquette ne cache pas, dans un certain nombre de cas, une sympathie, une proximité avec le Rassemblement national…

Face à cette montée de l’extrême droite, face à la droite qui lui ouvre de plus en plus les bras, l’ensemble des forces démocratiques, des forces de gauche et républicaines doit prendre ses responsabilités. Il est temps de dépasser les petits calculs politiciens pour se rassembler contre la menace brune. Et de participer massivement à la manifestation organisée à l’appel de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes, samedi 21 mars à Perpignan.

Le Mouvement de la Paix appelle à faire barrage à l’extrême droite

Le Mouvement de la Paix contribue à la construction d’une culture de la paix et de la non-violence à travers l’élimination de toutes les formes de discrimination, le développement de la justice sociale, la compréhension mutuelle, la solidarité et l’amitié entre tous les peuples et toutes les cultures.

Depuis sa création le Mouvement de la paix participe à la promotion de ces valeurs qui sont autant d’éléments constitutifs du vivre-ensemble en paix dans la fraternité au sein de la société française, dans nos communes et quartiers, mais aussi sur le plan international pour la construction d’un monde, devenu multipolaire, de justice, de solidarité et de paix.

Ces valeurs sont portées par la charte des Nations unies, les textes internationaux fondateurs des droits humains et par les résolutions des Nations Unies en matière de culture de la paix et de la non-violence.

Ces valeurs fondent notre rejet du racisme, de la xénophobie, de la stigmatisation des étrangers désignés à tort comme boucs émissaires pour les problèmes que connaît une partie importante de la société. Elles permettent d’élaborer, dans la justice et le respect des droits humains, des politiques nationales ou locales de nature à répondre aux besoins essentiels de la population tout en favorisant le développement du vivre-ensemble dans un esprit d’entraide, de solidarité et de coopération.

À contrario, l’extrême droite porte une idéologie, contraire à ces valeurs humanistes, qui ne peut que nous entraîner vers la spirale des divisions, du racisme, des haines et des violences.

Le Mouvement de la Paix, le 13 mars 2026

Le Mouvement de la Paix appelle à faire barrage à l’extrême droite

Le Mouvement de la Paix contribue à la construction d’une culture de la paix et de la non-violence à travers l’élimination de toutes les formes de discrimination, le développement de la justice sociale, la compréhension mutuelle, la solidarité et l’amitié entre tous les peuples et toutes les cultures.

Depuis sa création le Mouvement de la paix participe à la promotion de ces valeurs qui sont autant d’éléments constitutifs du vivre-ensemble en paix dans la fraternité au sein de la société française, dans nos communes et quartiers, mais aussi sur le plan international pour la construction d’un monde, devenu multipolaire, de justice, de solidarité et de paix.

Ces valeurs sont portées par la charte des Nations unies, les textes internationaux fondateurs des droits humains et par les résolutions des Nations Unies en matière de culture de la paix et de la non-violence.

Ces valeurs fondent notre rejet du racisme, de la xénophobie, de la stigmatisation des étrangers désignés à tort comme boucs émissaires pour les problèmes que connaît une partie importante de la société. Elles permettent d’élaborer, dans la justice et le respect des droits humains, des politiques nationales ou locales de nature à répondre aux besoins essentiels de la population tout en favorisant le développement du vivre-ensemble dans un esprit d’entraide, de solidarité et de coopération.

À contrario, l’extrême droite porte une idéologie, contraire à ces valeurs humanistes, qui ne peut que nous entraîner vers la spirale des divisions, du racisme, des haines et des violences.

Le Mouvement de la paix

Le billet d’Yvon Huet. Il faut arrêter le délire et relancer le débat démocratique

La mort du jeune Quentin a secoué les aréopages de la politique consensuelle qui contribue à ce que rien ne change dans notre pays. Le RN continue à jouer les « propres sur soi » pendant que la FI est enfoncée dans la tempête. Les sociaux libéraux version Hollande et Glucksmann en rajoutent. Dans ce contexte qui fait oublier que cet impardonnable assassinat est bien le seul qu’on ait compté depuis longtemps alors que tant de militants, syndicalistes, communistes, écologistes et humanistes sont tombés hier tant sous les balles de la répression que dans des attentats odieux.

Cette situation empêche le débat démocratique. S’opposer à la FI, pour certains, c’est cautionner l’extrême droite, et pour d’autres, seul le ventre mou du centrisme bienveillant dans une version renouvelée de l’expérience Macron doit s’imposer.

Dans ces conditions, évidemment, le NFP explose, d’autant plus facilement que le PS a sauvé la mise au pouvoir par peur des élections. Histoire d’en rire, le sinistre Retailleau a accusé le RN d’être « socialiste »… histoire de continuer à écœurer tout le monde et à permettre à l’extrême droite d’être élue haut la main avec un minimum d’électrices et d’électeurs…

Les communistes, dans tout ce cirque ? Ils ont du grain à moudre dans leur congrès. Ce que je souhaite, c’est qu’ils se rassemblent déjà eux-mêmes et construisent une perspective alternative lisible qui sorte du niveau délétère de l’expression politique déversée par les médias, mais pas seulement.

Les débats de fond ne finiront jamais et c’est bien parce que la société évolue vite et que l’important c’est que les communistes se parlent, quelles que soient leur différence d’appréciation de l’existant, réfléchissent, prennent du recul et prennent les meilleures décisions possibles dans le contexte très divers de la réalité de notre pays. Pour l’instant, on est dans le feu des élections municipales, très importantes. Demain, pour les législatives et la Présidentielle, il faudra faire du neuf et ne pas se laisser écraser par le vote « utile » qui a fait voter certains d’entre nous, et j’assume, pour la droite, afin d’empêcher l’extrême droite d’arriver trop vite au pouvoir.

On a donné… On n’ira pas voter pour l’extrême droite dite « molle » pour faire barrage à l’extrême droite dure demain… Une page se tourne. Elle sera dure certes, mais le rassemblement des communistes doit être une des clés pour avancer et ne pas tomber dans le trou noir d’une défaite annoncée de nos valeurs où le mot révolutionnaire doit danser la Sardane de la Paix avec les mots démocratique et humaniste.

Yvon Huet

Municipales : bras-de-fer entre SOS Racisme et Louis Aliot (L’Indep)

« C’est Louis ou moi » affiche SOS Racisme Perpignan sur son emblématique main jaune. L’association lance « une campagne citoyenne pour une ville antiraciste » a un mois du scrutin municipal de mars 2026. Le camp du maire de Perpignan réplique avec une main tricolore signée « Pour nous c’est Louis ».

SOS Racisme et Louis Aliot ne marcheront pas main dans la main. A un mois du premier tour des municipales, les deux camps montrent les muscles sur les réseaux sociaux. À l’origine de ce bras-de-fer, le lancement de l’auto-baptisée « campagne citoyenne pour une ville antiraciste » de l’antenne perpignanaise de l’association. Seize propositions et la célèbre main jaune et noire griffée d’un « C’est Louis ou moi », ciblant le maire RN de Perpignan. Parmi les mesures avancées par SOS Racisme : « Former les élu.es contre le racisme et la discrimination et nommer un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations », « intégrer les critères d’application de politique de lutte contre les discriminations dans le choix des entreprises pour les marchés publics », « nommer des lieux publics en l’honneur de ligures représentatives de la diversité française », ou « appliquer une logique de proximité et de désescalade ».

Cible unique et affichée de cette campagne, Louis Aliot a décidé de répliquer. Appuyé par son camp. Rapidement a fleuri sur les réseaux sociaux de ses proches, une main tricolore revendiquant « Pour nous, c’est Louis ». « SOS Racisme se mobilise contre moi, mobilisons-nous contre leur propagande », encourage le maire de Perpignan sur Facebook, avec plus de 700 likes ce dimanche 15 février en milieu de journée. « Ils font tout pour alimenter les clichés qu’ils tiennent à maintenir car, sans ça comme argument, ils sont totalement démunis », commente Lisa. « Tous les coups vont être permis à l’approche des élections municipales malheureusement. Plus le RN monte partout en France et plus les partis de gauche et extrême gauche s affolent, attaquent, diffament, se victimisent… », ajoute Fanny.

Le bras-de-fer « virtuel » pourrait prendre une autre forme. Dans un communiqué, SOS Racisme assure que « la campagne de dénigrement de Louis Aliot et de l’actuelle majorité municipale ne fait que renforcer notre engagement ». Et « appelle à une mobilisation citoyenne massive pour faire de la tolérance et de l’égalité le cœur du prochain mandat ». Le bras-de-fer continue.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 16 février 2026)

Municipales 2026. Communiqué de presse de la section PCF de Perpignan

À un mois du premier tour des élections municipales, le paysage politique se clarifie. Il y a désormais deux listes de gauche à Perpignan. Celle de Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc et celle conduite par la France Insoumise obéissant à une stratégie d’implantation décidée nationalement. Avec Perpignan Autrement, les communistes ont fait le choix d’une gauche ouverte et rassembleuse en vue de mobiliser largement pour chasser du pouvoir municipal un parti d’extrême droite, qui plus est, inculpé d’escroquerie, et ouvrir une perspective nouvelle pour notre ville. C’est après un appel fervent à l’union lancé fin 2024 à toutes les forces politiques de gauche, écologistes et démocrates, aux forces sociales et citoyennes, que s’est constitué ce collectif qui rassemble désormais une dizaine de formations politiques, pour certaines issues du Nouveau Front Populaire, aux côtes d’un grand nombre de Perpignanaises et de Perpignanais attachés aux valeurs de progrès. De la construction du programme jusqu’à la désignation de la tête de liste, qui a départagé quatre candidats, tout s’est fait de manière ouverte et démocratique. Loin des combinaisons locales ou nationales, loin des ambitions personnelles et des conflits d’ego, une autre façon de faire de la politique s’est mise en œuvre, portée par une authentique volonté de rassembler largement face à l’extrême droite.

Bien sûr la division à gauche est extrêmement regrettable. Mais l’assemblage hétéroclite réalisé dans la liste qui serait conduite par Annabelle Brunet ou Agnès Langevine, ne peut en aucun cas être qualifié de gauche. Qu’on en juge ! Figurent dans ce regroupement de nombreux représentants des anciennes majorités de droite alduyste et pujoliste. Le récent ralliement isolé d’un membre du personnel politique du Département n’y change rien et ne peut que jeter le trouble dans ce combat contre le RN, dont l’enjeu dépasse largement Perpignan.

Avec Mathias Blanc, Perpignan Autrement assume pleinement cet enjeu national et porte une vraie alternative pour notre ville, répondant à ses besoins urgents en matière sociale, démocratique et écologique. Les communistes vous invitent à rejoindre sa démarche ouverte et collective, sa campagne digne et respectueuse et à prendre part à cette grande mobilisation citoyenne.