La section catalane du parti communiste français a écrit un courrier à la présidente de la région Occitanie lui demandant de se positionner dans l’imbroglio à gauche pour les élections municipales à Perpignan.
La position de Carole Delga sera-t-elle décisive pour siffler la fin des querelles à gauche en vue des élections municipales à Perpignan ? C’est bien ce qu’espèrent, ou du moins imaginent… le parti communiste.
La section catalane du parti communiste a pris la plume pour solliciter la présidente de la Région Occitanie, figure du parti socialiste, de se positionner dans l’imbroglio opposant Mathias Blane et Agnès Langevine. Tous deux appellent à la création d’une liste commune pour partir dans la course aux municipales face à Louis Aliot les 15 et 22 mars. Mais tous deux veulent aussi en être le chef de file.
Dans ce courrier, le porte-parole de la fédération du PC, Michel Coronas, plaide non pas pour sa paroisse mais pour son candidat.
Le PC faisant partie des initiateurs du mouvement Perpignan Autrement qui a désigné Mathias Blanc comme tête de liste. « La fédération du PCF des Pyrénées-Orientales, vous demande d’user de votre influence et de votre autorité afin de demander à Mme Langevine, de rallier une démarche de rassemblement des forces de gauche démocratique dans laquelle elle a toute sa place avec la possibilité d’incarner une image d’avenir positive de la Région ». Le PS doit effectivement se positionner. Le bureau national devrait révéler « avant Noël », selon des sources en interne, son choix d’investiture pour les municipales à Perpignan.
Chez les communistes en tout cas, le choix de Mathias Blanc est confirmé. Tout comme celui « d’inviter La France Insoumise et les Écologistes à nous rejoindre des le premier tour ». Un vœu pieux, depuis longtemps balayé par le candidat Insoumis Mickaël Idrac et ses alliés.
Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 20 décembre 2025)
