Les communistes ont fixé leurs priorités pour la ligne nouvelle du TGV (L’Indep)

La ligne a grande vitesse entre Perpignan et Montpellier divise toujours. Le PCF des Pyrénées-Orientales réclame un financement plus équitable et une LGV mixte, capable de réduire les émissions routières et d’éviter l’engorgement ferroviaire.

Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Perpignan à Montpellier est au cœur des débats depuis l’ouverture de l’enquête publique. La fédération du Parti communiste français des Pyrénées-Orientales (PCF) a partagé à son tour ses observations et ses priorités, à 48h de la dernière réunion publique qui se tiendra ce jeudi 28 mai à Rivesaltes.

Selon la fédération, deux remarques préalables peuvent être faites. La première, « accélérer la réalisation du projet, sous peine de ne pas être au rendez-vous de défis économiques et environnementaux vitaux pour le territoire ». La deuxième, un financement prévisionnel jugé « déséquilibré ».

« L’État a des moyens de légiférer pour aller chercher des ressources sur ces grands projets, mais 40 % des financements reposent sur les collectivités territoriales, ça veut dire payé par les habitants de la région, on considère ça complètement injuste », alerte Michel Coronas, porte-parole du PCF. Ainsi, pour conjuguer efficacité environnementale et sociale, Michel Coronas a réaffirmé les propositions qui semblent judicieuses au parti.

Tout d’abord, « s’inscrire dans la durabilité », en préférant un tracé du côté des Corbières et éviter celui du littoral qui serait sujet au recul du trait de côte. Ensuite, opter pour une LGV « mixte », avec transport de marchandises, face à l’urgence de « limiter les émissions de gaz à effet de serre sur la route ». Le PCF affirme également préconiser le tracé comportant le contournement de Perpignan (déviation ouest), afin d’éviter l’engorgement de la gare de Perpignan par les flux de trains de fret. Un contournement décrié, notamment du côté du Soler et de Baho, où le tracé est envisagé.

Ensuite, la volonté de recréer une nouvelle plateforme. « On sait que celles qui sont existantes n’utilisent pas le rail, ou très peu, c’est le cas de Saint-Charles. 90 à 95 % de la marchandise passe par la route », développe-t-il, proposant pour cela une implantation sur le site de Rivesaltes. Enfin, penser à la localisation de la gare voyageurs : « Il faut qu’elle ait un rôle de lien entre les lignes du quotidien. Par exemple, que quelqu’un qui serait Céret puisse changer à Perpignan et monter dans un TGV qui pourra l’amener à d’autres destinations, nationales ou internationales ».

En attendant, ils misent sur un plan d’urgence concernant les trains du quotidien. « On récupérerait immédiatement une part importante de trafic. Sur la ligne Perpignan-Villefranche par exemple, il y a environ 700 personnes quotidiennement. Ces 700 de moins qui sont dans les voitures ». À cela s’ajoute, pour le PCF, l’importance de rajouter des horaires et cadencements « plus adaptés ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 27 mai 2026)

« Le travail n’est pas assez rémunéré » (L’Indep)

Ce week-end, les militants du Parti communiste se mobiliseront pour distribuer des tracts sur les marchés du département afin de sensibiliser le public à la cause des salariés de la clinique Médipôle en grève depuis 22 jours.

Pour la fédération départementale du Parti communiste français (PCF), la grève qui a duré 20 jours à la clinique Saint-Pierre de Perpignan et qui se poursuit dans son homologue cabestanyenque de Médipôle revêt une importance capitale. « Ce mouvement, dont le pouvoir d’achat est l’un des principaux motifs, pose la question de la répartition des richesses entre le capital et le travail, qui est à l’origine de la crise que traverse notre pays. Le travail n’est pas assez rémunéré », estime le porte-parole départemental du parti, Michel Coronas.

Selon le PCF, le groupe Elsan, à qui appartiennent Saint-Pierre et Médipôle, aurait largement les moyens de satisfaire les revendications des salariés cabestanyenes toujours en grève, qui réclament notamment une prime pérenne afin de maintenir leur pouvoir d’achat. « Elsan est le premier groupe de santé privé en France », rappelle Michel Coronas. « Dans les Pyrénées-Orientales, il présenterait, avant les prélèvements organises par la holding mère, un chiffre d’affaires cumulé compris entre 170 et 200 millions d’euros et des bénéfices qui atteindraient 7 à 18 millions d’euros par an. »

Par ailleurs, aux yeux du Parti communiste, il est nécessaire que les pouvoirs publics ouvrent une enquête à la suite des inquiétantes déclarations des grévistes concernant leurs conditions de travail (manque de matériel, etc.).

« Nous pensons que l’Agence régionale de santé, qui est compétente pour veiller à la qualité des soins, doit se saisir du dossier et vérifier les informations qui circulent. Il faut qu’il y ait des investigations », martèle Michel Coronas.

Afin de faire valoir leur point de vue et de témoigner leur soutien aux grévistes, les militants communistes ont notamment édité un tract qu’ils distribueront tout au long du week-end sur les marchés.

Arnaud Andrieu (L’Indépendant, le 16 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan n’a pas souhaité réagir pour l’instant

Un 8 mai 45 sous tension à Perpignan

Ce vendredi 8 mai 2026, notre Collectif « Pour une histoire franco algérienne non falsifiée » a organisé la commémoration de l’Autre 8 mai 45 en Algérie sous forme d’un dépôt de gerbe et de prises de parole en hommage aux victimes algériennes de la répression coloniale.

Ce rassemblement pacifique, déclaré et autorisé, ne présentait aucun trouble à l’ordre public.

Or, il a fait l’objet d’une irruption de la police nationale motivée par la présence d’un drapeau palestinien, avec menace de verbalisation en application d’un arrêté que les fonctionnaires de police ont été dans l’incapacité de produire.

Chercher à dicter, par la force, aux organisateurs d’une initiative associative, qui est autorisé (ou pas) à assister à une commémoration et à s’identifier par le biais d’un étendard, interroge le respect de la liberté d’expression dont le droit de manifestation est partie intégrante.

Nous tenons donc à porter à votre connaissance cet incident qui s’inscrit dans une certaine continuité de tentatives d’intimidation, à la veille de la tenue à Perpignan du « Printemps de la liberté d’expression » … de l’extrême droite (29-31 mai 2026).

Nous adressons par ailleurs un courrier de protestation au préfet (voir ci-dessous).

Collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » : Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Ami.e.s (ANPNPA) ; ASTI ; Fédération franco-algérienne ; LDH66 ; Mouvement de la Paix ; MRAP66 ; NPA66 ; PCF66 ; Pour la mémoire, contre l’oubli ; Survie

Un Castillet pour la Paix

Le 28 Mars est une journée nationale de solidarité avec le peuple Palestinien portée par 13 organisations Françaises qui demandent justice pour le peuple Palestinien fondé sur le droit international afin que le peuple Palestinien puisse enfin exercer son droit à l’autodétermination, et que cesse l’agression systématique et meurtrière dont il est victime de la part du Gouvernement Israélien..

Ce même jour, en fin de soirée l’Association Cultures de Paix à organisé une action symbolique à Perpignan consistant à revêtir les Murs du Castillet d’images numériques porteuses de messages en faveur de la Paix dans le monde, du refus de l’escalade guerrière et de faire payer par les salariés et la population la facture de la guerre que présentent gouvernants et profiteurs de ces conflits.

Bravant le froid et la pluie une cinquantaine de personnes ont participé à cette action symbolique.

Une action et des messages destinées à être partagés avec les habitants du Département, dans les jours et les semaines à venir afin de faire grandir ces exigences et d’appeler également à la solidarité avec tous les peuples victimes de ces agressions qui les enfoncent dans la terreur et la misère.

Cette initiative portée par « Cultures de Paix » est également soutenue par CGT, FSU, Mouvement de la Paix, AFMD66, MRAP, LSR, PCF, MJCF.

Municipales à Perpignan. Face aux divisions à gauche, l’appel à l’aide des communistes à Carole Delga (L’Indep)

La section catalane du parti communiste français a écrit un courrier à la présidente de la région Occitanie lui demandant de se positionner dans l’imbroglio à gauche pour les élections municipales à Perpignan.

La position de Carole Delga sera-t-elle décisive pour siffler la fin des querelles à gauche en vue des élections municipales à Perpignan ? C’est bien ce qu’espèrent, ou du moins imaginent… le parti communiste.

La section catalane du parti communiste a pris la plume pour solliciter la présidente de la Région Occitanie, figure du parti socialiste, de se positionner dans l’imbroglio opposant Mathias Blane et Agnès Langevine. Tous deux appellent à la création d’une liste commune pour partir dans la course aux municipales face à Louis Aliot les 15 et 22 mars. Mais tous deux veulent aussi en être le chef de file.

Dans ce courrier, le porte-parole de la fédération du PC, Michel Coronas, plaide non pas pour sa paroisse mais pour son candidat.

Le PC faisant partie des initiateurs du mouvement Perpignan Autrement qui a désigné Mathias Blanc comme tête de liste. « La fédération du PCF des Pyrénées-Orientales, vous demande d’user de votre influence et de votre autorité afin de demander à Mme Langevine, de rallier une démarche de rassemblement des forces de gauche démocratique dans laquelle elle a toute sa place avec la possibilité d’incarner une image d’avenir positive de la Région ». Le PS doit effectivement se positionner. Le bureau national devrait révéler « avant Noël », selon des sources en interne, son choix d’investiture pour les municipales à Perpignan.

Chez les communistes en tout cas, le choix de Mathias Blanc est confirmé. Tout comme celui « d’inviter La France Insoumise et les Écologistes à nous rejoindre des le premier tour ». Un vœu pieux, depuis longtemps balayé par le candidat Insoumis Mickaël Idrac et ses alliés.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 20 décembre 2025)

Les étrennes du PCF 66

Deux mille vingt-cinq aura été pour la Fédération intense en activité et en mobilisations pour la défense des acquis sociaux et des services publics, avec par exemple notre grande campagne pour l’amélioration des transports dans notre département. Nous avions certes pris en compte les coûts en construisant un budget extrêmement serré.

Il n’en reste pas moins que le résultat de la fête du Travailleur Catalan , qui abonde normalement notre budget, s’est traduit par une perte de plus de 40.000€ pour la trésorerie fédérale. À celle-ci s’ajoute la hausse sensible des prestations et des fournitures subie par tous.

La trésorerie départementale de notre parti se retrouve malheureusement ainsi structurellement affaiblie, alors même que l’intervention communiste s’avère plus que jamais décisive pour les prochaines municipales, pour le développement des luttes, pour la construction d’une perspective politique de progrès en France et en Europe, pour la paix et le dépassement d’un capitalisme toujours plus mortifère pour les peuples et pour le vivant dans son ensemble. Il y a donc urgence à tous nous mobiliser pour redresser la situation. Avec une priorité pour répondre à l’urgence : une souscription départementale, sous forme d’étrennes, avant le 31 décembre. C’est le sens du courrier que le secrétariat fédéral adresse à l’ensemble des communistes, et plus largement à l’ensemble des souscripteurs, réguliers ou occasionnels, pour que chacune et chacun participe à l’effort exceptionnel qu’exige la situation financière de notre fédération.

Nous les appelons bien sûr, toutes et tous, à donner sans attendre, mais aussi à se mobiliser pour solliciter les amis du PCF, les électeurs de gauche, les syndicalistes, les militants associatifs, conscients de l’apport incontournable du PCF à la construction d’une alternative politique solide et durable.

Rappelons-leur d’ailleurs qu’en donnant à cette souscription, la législation sur le financement public de la vie politique prévoit qu’ils pourront ainsi bénéficier d’une réduction fiscale à hauteur de 66 % de leur don sur leurs impôts 2026, si les versements se font avant le 31 décembre2025. Cette campagne de souscription est décisive pour que la Fédération du PCF 66 dispose des moyens en rapport avec les ambitions politiques des communistes pour les municipales de mars 2026.

Alors, sans attendre, souscrivez et appelez au don autour de vous !

Le secrétariat départemental.