Des militants communistes aux péages (L’Indep)

Dernièrement, aux trois postes de péage de l’autoroute (Perpignan Nord et Sud, Le Boulou) des Pyrénées-Orientales, des militants communistes ont distribué 6 000 tracts aux usagers sortants ou entrants sur l’A9. L’objectif était de « souhaiter la bienvenue aux vacanciers tout en dénonçant le racket pétrolier et autoroutier. » Les militants souhaitaient aussi « présenter la situation économique et sociale peu enviable du département et dénoncer les profiteurs de guerre qui amassent des fortunes quand l’argent public manque pour lutter contre les incendies, protéger les femmes et les enfants des violences, donner les moyens à la justice, aux hôpitaux aux écoles les moyens de travailler au service des populations ».

L’Indépendant, le 13 août 2026

Des oliviers pour la paix en Palestine (L’Indep)

À Perpignan, les militants communistes espèrent collecter 20 000 € (10 € par arbre), soit 2 000 oliviers replantés en terre cisjordanienne.

En avril 2025, la campagne nationale du Parti communiste français « Un million d’oliviers collectés pour la paix en Palestine » avait déjà permis de collecter 52 000 euros et d’aider 366 familles d’agriculteurs de Ramallah, Hébron, Jérusalem… En ce début août 2026, l’opération vient d’être relancée. Pour leur part les militants communistes catalans réaffirment aux côtés de leurs camarades leur soutien au peuple palestinien et aux habitants de la Cisjordanie occupée, « où une véritable guerre génocidaire s’est durablement mise en place », assènent-ils.

« Nous nous adressons à la population des Pyrénées-Orientales pour un geste de solidarité concrète à destination d’une aide matérielle aux agriculteurs palestiniens dont les oliveraies sont systématiquement et régulièrement détruites, mettant de ce fait à l’arrêt toute leur production d’huile d’olive », témoigne Marie-Christine Jimenez, membre du PCF 66, rentrée le 23 juillet dernier d’un « éprouvant et bouleversant » séjour de 10 jours dans les territoires occupés.

« Via cette nouvelle campagne solidaire nous espérons récolter dans les Pyrénées-Orientales a minima 20 000 euros » enchaîne Patrick Maugirard, un autre militant perpignanais. « À raison de 10 euros par arbre, c’est la garantie d’avoir 2 000 oliviers de plus enracinés en terre de Palestine ».

Le mot de la fin revient à Marie-Christine Jimenez : « Chaque olivier replanté est un acte de résistance. Mais c’est aussi un moyen de protéger la terre contre sa confiscation et sa destruction ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 7 août 2026)

Communiqué de presse du PCF 66. Distribution de tracts aux péages d’autoroute

Samedi matin, 1er août de 10h à 12h aux trois postes de péage de l’Autoroute (Perpignan Nord et Sud, Le Boulou) des Pyrénées-Orientales, les militants communistes ont distribué 6 000 tracts aux usagers sortants ou entrants sur l’A9.

Souhaitant la bienvenue aux vacanciers, l’objet de la publication était de dénoncer le racket pétrolier et autoroutier, présenter la situation économique et sociale peu enviable du département, ainsi que de dénoncer les Profiteurs de guerre qui amassent des fortunes quand l’argent public manque pour lutter contre les incendies, protéger les femmes et les enfants des violences, donner les moyens à la justice, aux hôpitaux aux écoles les moyens de travailler au service des populations.

La fédération du PCF 66

« 46 millions d’euros d’argent public mobilisés », le Parti communiste ouvre le débat autour du Club Med (L’Indép)

Alors que l’ensemble des décideurs locaux se sont positionnés en faveur du projet d’implantation du Club Med au Barcarès, des voix discordantes commencent à se faire entendre dans le département.
Hostile à la mobilisation d’argent public annoncée dans le cadre du programme, le Parti communiste appelle notamment à l’ouverture d’un débat public sur le sujet.

Une amplification de la dynamique touristique et près de 1 000 emplois directs ou indirects annoncés pour un investissement d’au moins 160 millions d’euros… L’ensemble des décideurs locaux semblent enthousiastes quant au projet d’implantation du Club Med au Barcarès. Le 22 juillet dernier, la Région, le Département, la communauté urbaine de Perpignan et la Banque des territoires faisaient partie des signataires du protocole d’intention conclu avec l’entreprise.

Cependant, certaines formations politiques sont plus circonspectes quant à l’arrivée de la multinationale, propriété du conglomérat chinois Fosun. C’est notamment le cas de la fédération départementale du Parti communiste, qui appelle de ses vœux un débat public sur le projet. « Nous ne voyons pas d’inconvénient à ce qu’un grand groupe s’installe chez nous pourvu qu’il respecte les règles concernant la ressource en eau, l’environnement et le Code du travail », souligne le porte-parole de la fédération, Michel Coronas. « Par contre, nous nous interrogeons sur le fait que l’argent public finance plus du quart de l’opération (46 millions d’euros sur 160 à 180 millions), alors que le Club Med est capable de la réaliser avec ses propres moyens. Pour nous, cela illustre la manière dont les financements publics sont captés par le privé. »

Agissons et Oui au pays catalan également critiques

Le millier d’emplois (450 directs et 500 indirects) annoncé ? « 46 000 euros par emploi, c’est quand même cher payé », estime Michel Coronas Le ruissellement économique et touristique envisagé ? « Cet établissement serait un resort. Or, le concept du ressort est de faire en sorte que les gens restent à l’intérieur pour dépenser leur argent », réplique le porte-parole.

Le mouvement citoyen Agissons invite lui aussi à « une autre lecture » du projet. Au-delà de l’argent public mobilisé, le mouvement juge qu’il s’inscrit « dans un modèle (celui du tourisme saisonnier, NDLR) qui depuis plus de quarante ans, n’a jamais permis de réduire durablement un chômage structurellement supérieur à 10 % ».

Le parti Oui au pays catalan considère également que « derrière les effets d’annonce se cache un modèle d’un autre temps ». Selon lui : « Les 450 emplois annoncés ne doivent pas faire illusion. Beaucoup seront saisonniers ou précaires. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 30 juillet 2026)

Compte-rendu du Conseil départemental du 9 juillet 2026

Secrétariat départemental

Il est proposé de reconduire de manière provisoire le secrétariat sortant afin de statuer lors du prochain Comité Départemental en ayant préparé de manière plus approfondie les différentes instances et commission de travail (Accord du CD).

Questions d’actualité

Les incendies qui frappent notre département montrent combien les politiques d’austérité budgétaire pénalisent l’organisation des secours, un communiqué de presse de la Fédération donne notre analyse sur cette situation.

Un débat s’instaure sur le sujet qui confirme que le poids de l’organisation des secours a en grande partie reposé sur les collectivités territoriales. Il a également été souligné que de grands mouvements de solidarité avec les victimes de ces incendies sont partis des habitants.

Il est convenu qu’au-delà du communiqué de presse et d’un éventuel point presse sur le sujet il est important qu’il y ait une expression publique « militante » portée au niveau de nos organisations dans les villes et les villages.

Club Med

Le projet d’implantation de de cet établissement sur la commune du Barcarès se précise. Il apparait que ce projet serait largement subventionné par des apports en capitaux des collectivités territoriales, de la BPI et de l’État. Une première note a été réalisée à ce sujet, elle est jointe à cet envoi ainsi que le projet de protocole tel qu’il a été soumis au Conseil Régional.

Nous souhaitons dénoncer cet apport d’argent public sur un projet qui n’est pas d’intérêt général.

Une discussion s’instaure faisant état d’un accord général avec cette appréciation. Une remarque est faite sur la nécessité de bien travailler notre argumentaire car l’argument de soutien à l’emploi qui justifierait l’injection de fonds publics peut faire illusion dans l’opinion publique.

Il est décidé en conséquence de travailler encore notre analyse, de la partager avec nos différents élus qui vont devoir se prononcer dans les instances où ils siègent, avant de rendre public notre positionnement. À cette fin un groupe de travail est constitué. (Martine Croix, Marie-Françoise Sanchez, Dominique Gerbault, Patrick Cases).

Dans l’attente il est demandé qu’il n’y ait pas d’expression publique prématurée sur ce sujet, de manière à ce que nous coordonnions notre communication efficacement.

Fête du Travailleur Catalan

Un premier bilan très partiel est donné par Dominique Poirot.

D’une manière générale la Fête s’est bien passée en termes d’ambiance et la majorité des stands semble avoir « maitrisé » son activité d’un point de vue financier.

Les débats programmés se sont tenus mais en présence d’une participation parfois limitée.

À ce jour nous comptabilisons un peu plus de 1500 entrées sur les deux jours soit un recul vis-à-vis de 2025. L’équilibre financier ne sera pas atteint.

Il est proposé qu’après la Fête de l’Huma vers le début octobre, une commission très largement ouverte se tienne pour examiner l’évolution nécessaire de la Fête.

Un tour de table est fait montrant que de nombreuses idées d’évolution apparaissent mais qu’il convient de laisser un peu maturer la réflexion pour qu’elle reprenne dans le cadre de la commission et très en amont de la date de la Fête pour pouvoir être suivie d’effet.

Compte-rendu du congrès

Dominique Rumeau déléguée à ce congrès nous donne lecture d’un compte-rendu de celui-ci très circonstancié et argumenté.

Elle précise que le document du congrès a été très enrichi par de nombreuses contributions émanant également de délégués dont la préférence avait porté sur les textes alternatifs.

De ce fait c’est un travail constructif qui a eu lieu et a débouché sur l’élection d’une direction nationale représentative de la diversité du Parti et maintenant sa cohésion.

En raison de l’heure tardive mais aussi de la densité de contenu du compte-rendu, la discussion n’a pas été générale. Il est convenu de vous adresser le nouveau document dès qu’il sera disponible et

d’engager cette discussion dès le début de notre prochain CD.

Situation du Travailleur Catalan

Des camarades auraient souhaité qu’une discussion sur la situation de notre Hebdo ait lieu lors de ce CD.

Cette question étant cruciale elle ne peut pas faire l’objet d’une discussion sérieuse sans qu’une préparation ait été faite en amont. Or faute de temps celle-ci n’a pas eu lieu. Il est proposé que le collectif TC prépare une contribution qui sera débattue dès le prochain CD.

La séance est levée vers 21h.

Prochaine séance du CD le 27 août 2026 à 18h30 avec trois points

  • Discussion sur les suites du 40ème Congrès
  • Devenir du Travailleur Catalan
  • Questions d’actualités

40e Congrès du PCF. Regard sur le congrès de Dominique Rumeau

Dans un premier temps il faut noter la qualité de l’accueil, de l’organisation mise en place par les communistes du Nord et les en remercier. Ce sentiment est partagé par les 3 camarades qui m’accompagnaient. De plus il faut noter que Marie Françoise Sanchez a été réélue au CN.

Ce congrès a accueilli 660 délégués et, 38 membres du CN invités. La doyenne avait 83 ans, et la benjamine avait 17 ans. La moyenne d’âge était de 48 ans, identique au dernier congrès avec une quasi égalité entre les femmes et les hommes. Le taux de prise de parole dans les débats de nos camarades femmes n’a atteint que 20 %. Il nous reste donc du travail à faire sur ce sujet pour atteindre une parité réelle. Toutefois, il faut noter la jeunesse des intervenants et la qualité de leurs argumentaires. Pour la moitié des délégués, c’était leur premier congrès.

Au-delà du travail effectué sur le texte d’orientation et les temps statutaires ce congrès a été jalonné de temps forts avec les invités internationaux, les rapports des présidents de groupes à l’Assemblée Nationale et au Sénat, l’intervention de Fabien Gay qui a présenté le développement numérique de l’Humanité comme un outil indispensable dans la bataille idéologique contre la concentration des médias ou celle de la JC et des vétérans mais aussi celle de Philippe Rio maire de Grigny.

En effet, dès la première journée l’intervention de Vincent Boulet a placé ce congrès sous le signe de l’internationalisme avec l’accueil de 30 délégations de partis communistes amis et du PGE. Il fut marqué par deux moments forts de solidarité internationale. Le premier a porté sur l’exigence de paix au Proche et au Moyen-Orient, avec une intervention de Qasem Awad, représentant de l’OLP et président de l’Alliance internationale pour les droits du peuple palestinien, rappelant la solidarité historique entre le PCF et l’OLP. Mais, aussi avec l’intervention conjointe pour la paix entre les partis communistes d’Israël (Maki), palestinien (Parti du peuple palestinien) et iranien (parti Toudeh d’Iran). Elle a démontré la force de la solidarité internationale pour la paix portée par les communistes. Le second fut le moment de solidarité avec Cuba. Alors que le peuple cubain est étranglé par l’impérialisme états-unien, le congrès a réaffirmé l’engagement du PCF en solidarité avec la révolution cubaine. Avec comme point d’orgue la vidéo de salutations du président Miguel Diaz-Canel . Il s’agit pour nous d’un engagement, celui de renforcer la campagne de solidarité avec Cuba. Cette forte présence internationale dessine l’activité et la mobilisation internationalistes du PCF pour les prochaines années, la nouvelle direction élue au congrès et l’ensemble des communistes.

Regard sur le texte : Un communisme de conquête

Dès le démarrage du congrès nous avons pu constater que la commission du texte a pris en compte de nombreuses contributions (+de 1.400) des différentes fédérations pour enrichir, et structurer ce texte et lui donner une force particulière avec de nombreuses avancées en faveur d’un Parti révolutionnaire.

De plus, grâce au travail des plus de 600 délégués durant de nombreuses heures de débat, ce texte s’est enrichi des dizaines d’amendements adoptés qui n’en ont pas modifié orientation, mais, l’ont au contraire renforcée et rendue plus cohérente.

Ce texte demeure fidèle à son orientation initiale : forger un Parti communiste capable de porter une stratégie révolutionnaire de conquête en s’appuyant sur le monde du travail, les luttes sociales, l’intervention populaire et les périodes électorales.

1. Une stratégie de conquête plus cohérente

Le principal apport du congrès est sans doute d’avoir donné davantage de cohérence à la stratégie communiste.

Le texte affirme avec plus de force que la conquête des pouvoirs par le monde du travail est un processus politique qui s’inscrit dans la durée. Elle repose sur plusieurs démarches :

  • la capacité des communistes à articuler le travail de terrain, avec entre autres, l’intervention dans les entreprises et les quartiers,
  • les luttes sociales et la bataille idéologique,
  • les campagnes nationales du Parti et son renforcement,
  • les conquêtes électorales, l’action des élus et la transformation des institutions.

Chacune de ces dimensions nourrit les autres. Les luttes permettent d’ouvrir des perspectives politiques ; les élections peuvent devenir des points d’appui pour de nouvelles conquêtes ; les campagnes nationales donnent de la cohérence à notre intervention ; les élus contribuent, avec les mouvements sociaux, à construire des rapports de force favorables au monde du travail. C’est cette vision d’ensemble qui donne aujourd’hui toute sa cohérence au texte adopté.

2. Le travail et la conscience de classe au cœur du projet communiste

Le congrès renforce considérablement la place du travail. Le texte développe davantage les transformations contemporaines du salariat, le travail empêché, la perte de maîtrise du métier, la fragmentation des collectifs de travail et leurs conséquences sur le recul de la conscience de classe.

Il affirme avec plus de force que la reconstruction d’une conscience de classe constitue aujourd’hui la condition pour reconstruire une majorité populaire capable de transformer la société. Cette centralité du travail irrigue désormais l’ensemble du projet communiste. Toutefois, la terminologie de « Classe Travailleuse » a été rejeté par 70 % des voix le choix se portant sur « monde du travail et de la création » comme dénomination transitoire et le congrès mandate la direction nationale pour instruire le débat sur la qualification de notre base sociale.

3. Une stratégie renforcée face à l’extrême droite

Le congrès approfondit sensiblement l’analyse sur l’extrême droite.

Le texte montre plus clairement que le Rassemblement national n’est pas une simple force protestataire mais une force politique au service du capital, qui prospère sur la désindustrialisation, le recul des services publics, la précarité et l’affaiblissement de la conscience de classe.

Il affirme qu’aucune réponse purement morale ou électorale ne permettra de la faire reculer durablement. Le combat contre l’extrême droite passe par la reconstruction de solidarités populaires, le développement des luttes, la réindustrialisation du pays, le renforcement des services publics, la reconstruction d’une conscience de classe, une bataille idéologique et culturelle intense avec l’identification des idées de Gauche.

Cette approche constitue l’un des enrichissements majeurs du texte.

4. Une candidature communiste au service d’une stratégie de conquête

Le congrès clarifie également la stratégie présidentielle.

La candidature communiste n’est pas conçue comme une candidature de témoignage ou d’affirmation identitaire.

Elle devient un outil de reconstruction politique permettant de remettre le travail au cœur du débat public, de faire progresser la conscience de classe, de renforcer les luttes, de développer le Parti et de créer les conditions d’un rassemblement populaire capable de battre durablement la droite et l’extrême droite.

Le texte affirme également que les communistes doivent conserver collectivement la maîtrise de leurs choix stratégiques afin d’adapter leur intervention à l’évolution du rapport de forces.

5. Le socialisme réaffirmé comme perspective

Le congrès renforce également la visée communiste du texte. Les conquêtes immédiates proposées par le Parti ne sont pas présentées comme une simple succession de réformes mais comme les étapes d’un processus de transformation révolutionnaire.

Le texte réaffirme que le dépassement du capitalisme passe par la conquête de nouveaux pouvoirs, l’appropriation sociale des grands moyens de production et d’échange, l’extension de la démocratie à tous les domaines de la société et la construction d’une société socialiste ouvrant la voie au communisme. Cette articulation entre réponses immédiates aux besoins populaires et perspective d’émancipation constitue l’une des avancées importantes du texte adopté. Ainsi, la notion de « socialisme » comme phase du projet communiste est officiellement adoptée dans nos écrits. Cette notion est définie par le triptyque « nationalisation, planification, socialisation », lui confère un réel caractère révolutionnaire. Il est à noter que cette adoption s’est faite en réfutant le qualificatif « aux couleurs de la France ».

6. Une République d’égalité réelle et d’émancipation

Le congrès renforce profondément la conception communiste de la République. La République n’est pas seulement envisagée comme un cadre institutionnel. Elle est affirmée comme un projet d’émancipation démocratique, sociale, laïque, universaliste, féministe et écologique, permettant à chacune et chacun d’exercer pleinement ses droits et ses pouvoirs.

Le texte développe plus largement l’exigence d’une égalité réelle, en renforçant la lutte contre toutes les discriminations –qu’elles soient liées au sexe, à l’origine, à la situation de handicap, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre– dans une conception universaliste de la République qui refuse aussi bien les discriminations que les assignations identitaires.

Il enrichit également les propositions concernant les droits des personnes étrangères, en réaffirmant que les travailleurs immigrés font pleinement partie du monde du travail et que l’égalité des droits constitue une condition de l’unité populaire. La lutte contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations et toutes les formes de division est ainsi pleinement intégrée à notre stratégie de transformation sociale.

Le congrès a aussi approfondi la question féministe en la liant avec la conscience de classe, la structuration d’une base sociale et la nécessité révolutionnaire. Le texte d’orientation, avec l’avis favorable de la commission du texte, a d’ailleurs adopté la formule selon laquelle « notre féminisme s’inscrit dans l’héritage du mouvement ouvrier et du marxisme. Il articule trois exigences […] : une mobilisation massive des femmes du monde du travail, la remise en cause de la division sexuée du travail et de l’assignation au travail reproductif, et la transformation de l’ordre social existant ».

Il renforce non seulement la dimension féministe du projet communiste et sa compréhension du monde par ce prisme, en articulant plus clairement le combat contre le patriarcat au combat de classe, mais aussi les propositions relatives à la protection de l’enfance, désormais reconnue comme une responsabilité majeure de la République sociale.

Enfin, cette République d’égalité réelle ne saurait être pleinement démocratique sans l’extension de la citoyenneté au monde du travail. Le texte réaffirme ainsi la nécessité de nouveaux pouvoirs des salariés, des usagers et des citoyens, ainsi que le rôle essentiel des communes, des départements et de la souveraineté populaire dans la construction d’une République véritablement démocratique.

7. Le Plan climat et une nouvelle industrialisation

Le texte adopté reconnaît pleinement le Plan climat Empreinte 2050 comme une production majeure du Parti.

La transition écologique est davantage articulée aux questions industrielles, aux services publics, à la planification écologique et à la satisfaction des besoins humains.

Le congrès confirme que la réponse à la crise climatique suppose une nouvelle industrialisation, une maîtrise publique des grands secteurs stratégiques et une transformation profonde du mode de production. Le Plan climat Empreinte 2050 irrigue tout le texte de notre congrès.

8. La Sécurité sociale réaffirmée comme conquête révolutionnaire

Les débats ont également renforcé la place de la Sécurité sociale.

Le texte insiste davantage sur la cotisation sociale, les droits nouveaux des travailleurs, le financement solidaire de la protection sociale et la démocratie dans sa gestion.

La Sécurité sociale apparaît ainsi comme l’une des plus grandes conquêtes du mouvement ouvrier et un point d’appui essentiel pour de nouvelles avancées sociales.

9. Une politique internationale plus ambitieuse

Le congrès renforce également la cohérence de notre politique internationale.

Le texte développe une conception exigeante de la paix fondée sur le droit international, la souveraineté des peuples et les coopérations internationales.

Il affirme avec plus de force :

  • Une politique étrangère indépendante ;
  • La sortie de l’OTAN comme première étape vers un système de sécurité collective ;
  • Le refus de la militarisation de l’Union européenne ;
  • Le lien entre économie de guerre, austérité et remise en cause des services publics ;
  • Le développement d’une campagne permanente pour la paix et l’autodétermination des peuples.

Le nouveau Conseil national (CN) sera enfin mandaté pour travailler sur notre positionnement vis-à-vis de l’Union européenne en lien avec les prochaines élections européennes de 2029. Une question épineuse certes, mais qui doit être traitée pour développer une position stratégique audible, quelle qu’elle soit.

La solidarité avec le peuple palestinien, Cuba et l’ensemble des peuples engagés dans la lutte pour leur souveraineté est également renforcée.

10. Un Parti mieux organisé pour mener les batailles

Enfin, le congrès renforce considérablement la réflexion sur l’organisation du Parti.

Le texte insiste davantage sur :

  • Le développement des cellules ;
  • La réimplantation dans les entreprises pour être mieux le Parti des travailleurs ;
  • Les campagnes nationales avec 3 campagnes structurantes
  • Pour une nouvelle industrialisation, agriculture, et le développement des services publics
  • Pour la paix, l’autodétermination des peuples et un nouvel ordre économique mondial
  • Pour la neutralité carbone en 2050 se structurant autour du « plan climat »
  • La formation politique et idéologique ;
  • Le développement financier pour garantir son autonomie tant idéologique que fonctionnel ;
  • La communication ;
  • Le lien avec les élus ;
  • Le travail avec la jeunesse.

L’organisation n’est plus considérée comme une question technique mais comme une condition de la mise en œuvre de notre stratégie.

En conclusion

Malgré les divergences fortes qui ont animé les débats, avant le congrès, entre les tenants du texte proposé par la direction et ceux des textes alternatifs que l’on a, aussi, pu ressentir dans diverses interventions, le parti a tenu. Il me semble que chacun a pu faire preuve de responsabilité. D’abord en enrichissant la mouture initiale du texte « Communiste de Conquête » pour les uns ensuite en ne présentant pas de liste alternative pour le CN. Ce CN resserré dont les nouveaux membres 162 intègrent plusieurs représentants des 3 textes alternatifs montre que nos points de convergences sont plus forts. Maintenant au-delà de cette approche nationale c’est à nous sur le terrain de redonner de la force à notre parti en nous appropriant nos propositions et en les portants auprès du plus grand nombre.

Incendies dans les Pyrénées-Orientales. Communiqué de presse du PCF 66

Après une période de sécheresse sévère de plusieurs années, voici le retour des grands incendies de forêt.

Les habitants des Pyrénées-Orientales sont à nouveau confrontés aux conséquences catastrophiques du réchauffement climatique dont nous n’avons de cesse de dire qu’il convient de le combattre prioritairement car ses conséquences touchent l’immense majorité de la population.

Dans cette situation de crise, la Fédération du PCF 66 souhaite tout d’abord exprimer sa solidarité avec les populations touchées par les conséquences des incendies, et dire toute son admiration à l’égard des personnels des services de sécurité et d’incendie, de ceux des services publics de santé, des communes, des élus qui se mobilisent pour atténuer les impacts du véritable drame qui se joue sous nos yeux.

Nous saluons également l’élan de solidarité qui s’exprime de manières diverses dans une grande partie de la population.

Cela nous amène à réaffirmer qu’il faut réinvestir dans les services publics et leurs personnels qui sont les garants d’une qualité de vie et de sécurité pour tous. Les politiques budgétaires d’austérité pilotées par l’État à la demande du Président de la République et soutenues par les formations de droite, et du Rassemblement National font mal à notre pays. Elles amoindrissent ses capacités d’action.

Alors que les dépenses militaires et pour le commerce des armes flambent, combien de temps et de moyens perdus pour renouveler le matériel de lutte contre les incendies. Canadairs, véhicules et personnels manquent cruellement.

Pour faire reculer le réchauffement climatique et ses conséquences il convient aussi d’investir localement et départementalement pour faire reculer les rejets de gaz à effets de serre.

Par exemple en mettant en service des moyens de transports collectifs et notamment de trains du quotidien, en remettant également sur le rail les transports de marchandises qui par exemple sont chargées à plus de 90% sur des camions au départ de Saint Charles.

Par exemple en mobilisant les fonds publics pour la construction ou la rénovation de logements correctement isolés dont plus de 22 000 demandeurs de logements sont privés dans les P.-O.

Le PCF a développé un ensemble d’analyses et de propositions dans son projet « Climat Empreinte 2050 » que nous vous invitons à consulter.

Passage à la fête du Travailleur Catalan d’une délégation de réfugiés accompagnée par le MRAP

Les 12 personnes migrantes adolescents jeunes majeurs, mamans… amenées à la fête par le MRAP étaient enchanté•es de leur participation à la fête. Ils tiennent à remercier pour l’accueil que chaque communiste de chaque stand leur a fait !

Les remerciements sont sincères parce qu’elles/ ils ont compris la valeur de ce que chaque communiste qu’ils ont rencontré leur a dit. Deux personnes d’entre elles ont même rencontré dans les allées des camarades qu’ils ont connus sur le lieux de travail ou au CADA !

Elle est pas belle vie chez les communistes ?

Elles ont eu la possibilité de passer en quelques heures un vrai moment de fraternité, de gaieté, de chaleur dans tous les sens du terme… !!!

Merci à Michel Coronas, le porte parole du PCF 66, d’avoir tenu à venir saluer et avoir des mots particuliers pour Boydeil, les autres n’ayant pas été en reste !!! Michel Coronas s’est chaleureusement et fraternellement entretenu politiquement avec elles et eux.

Les personnes migrantes avec ou sans papiers qui étaient là écoutent toujours avec la plus grande attention nos paroles et apprécient nos positions!!!! Eh oui ils ont souffert et savent voir les réalités.

Les personnes d’Afrique connues au MRAP et au RESF, quelque soit le pays d’où ils viennent connaissent, savent qui est Thomas Sankara. Certains ont connu L’URSS, comme les arméniens, les russes, les ukrainiens et d’autres.

Bref, la soirée s’est terminé en écoutant un groupe dont le chanteur chantait en Wolof, langue que les 4 africains présents et de pays différents comprennent. C’était top, les 12 personnes ont chanté dansé,

Un vrai bonheur !

Un énorme merci aux camarades et bravo pour leur implication à cette fête qui nous est si chère !

Congrès départemental du PCF 66. Courrier à L’Indépendant

Monsieur le Rédacteur en Chef

Nous avons découvert avec stupéfaction hier matin un article de l’Indépendant censé rendre compte de notre Congrès Départemental qui s’est tenu les 19 et 20 juin et auquel vous n’aviez pu envoyer de journaliste pour traiter le sujet.

L’article titre sur la seule question qui n’a pas été traitée ; l’approbation de la candidature de Fabien Roussel à l’élection Présidentielle. Et ce pour une bonne raison cette question n’était pas à l’ordre du jour.

Comme je l’ai expliqué à votre journaliste qui m’a contacté, le processus de décision porte d’abord sur le principe d’une candidature qui sera traitée au Congrès national à Lille début juillet et si la réponse est positive c’est une conférence nationale qui statuera ensuite sur le processus de désignation du ou de la candidate.

Le raccourci pris dans l’article se fait au détriment de cette réalité d’un processus démocratique de désignation qui n’en ai qu’a ses débuts

D’autre part il n’est fait mention d’aucun des autres vrais sujets de débats de ce congrès départemental qui s’est déroulé sur deux jours.

Une large place à été consacré à l’analyse de la situation départementale, l’absence de propositions novatrices pour répondre aux besoins des salariés et des habitants de ce département, la mise en cause argumentée de responsables politiques et économiques locaux dans cette situation.

Connaissant la charge de travail des membres de votre rédaction, j’avais aussi pris soin d’adresser une note très synthétique relatant les différents points des travaux de ce Congrès départemental.

Je n’en ai pas trouvé l’écho dans vos colonnes.

J’espère que vos lecteurs pourront avoir une idée plus objective de l’ampleur des réflexions partagées et débattues par les communistes de ce Département qui siègent et sont actifs dans de nombreuses assemblées élues, associations, et syndicats.

Je vous remercie pour votre attention et vous assure de notre détermination à défendre une presse plurielle, libre, et indépendante des puissances d’argent.

Michel Coronas  Porte parole Fédération PCF 66