Dérembourser les cures thermales ? « Autant rayer directement Amélie-les-Bains de la carte ! » (Ici – PyrénéesOrientales)

Les professionnels du thermalisme et les élus des villes thermales croyaient la mesure enterrée l’an dernier. Mais elle revient avec les discussions sur le budget 2027 : le gouvernement veut dérembourser ou moins rembourser les cures thermales. C’est la mort du secteur, alertent les professionnels.

« Le thermalisme, poumon socio-économique de nos territoires », c’est le thème de la réunion publique organisée ce lundi soir, à 18 heures, espace Méditerranée, à Amélie-les-Bains. Autour de ce sujet, qui avait déjà fait grand bruit l’an dernier au moment des débats autour du projet de budget de la Sécurité sociale, avant d’être abandonné. Le déremboursement des cures thermales revient et crée toujours autant la polémique : le gouvernement propose à nouveau, dans le budget 2027 de la Sécurité sociale, de réduire drastiquement la prise en charge des cures thermales par l’Assurance maladie. Une économie d’environ 200 millions d’euros. Le remboursement serait transféré aux mutuelles.

Un projet contre lequel la maire d’Amélie-les-Bains, Marie Costa, également présidente de la Fédération thermale d’Occitanie, part en guerre, parlant d’une mesure « scélérate, stupide, improductive et dangereuse ». Elle développe : « Ça veut dire que sur le territoire français, il y a 25 000 emplois supprimés, quelque chose qui, mis bout à bout, revient au plan de la sidérurgie lorraine et nordiste. C’est énorme pour nos territoires. C’est la mort d’Amélie. Ça veut dire à peu près 1 700 emplois directs et indirects sur la seule vallée du Haut-Vallespir. »

Et évidemment, dans les Pyrénées-Orientales, la problématique ne concerne pas qu’Amélie-les-Bains. Le département compte cinq villes thermales, outre Amélie, La Preste, Le Boulou, Vernet-les-Bains et Molitg-les-Bains. « C’est le sacrifice ultime du Piémont, commente encore Marie Costa. Ici, quand on n’est ni à la mer, ni à la montagne, on n’existe pas. Il nous restait les eaux thermales. Si on nous supprime ça, on meurt. »

« Si cette mesure passe, je ferme Vernet-les-Bains »

La mort de la filière, c’est aussi ce que craint Bernard Riac, PDG fondateur de Valvital, groupe propriétaire des thermes de Vernet-les-Bains. « Ramener le remboursement des cures de 65 % à 15 %, alors même que les curistes financent déjà beaucoup, hébergement, transport, etc., ça revient à supprimer le thermalisme en France. 70 % des stations thermales sont des villes de moins de 5 000 habitants, souvent moins de 3 000 habitants. C’est le cas de Vernet-les-Bains. Si vous supprimez l’ensemble des curistes qui y vont, vous fermez la pharmacie, vous fermez plein de commerces qui vivent en grande partie du thermalisme. Des régions entières, des villes entières, vont être complètement sinistrées ».

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, confirme : « Dans le nom même de notre ville, les bains apparaissent. C’est quelque chose qui est vraiment central dans l’économie locale ». Et l’élu s’inquiète aussi de la « négation des incidences positives que le thermalisme a sur la santé, des conséquences sur la santé publique du déremboursement », avec tous les autres coûts que cela pourrait générer pour la prise en charge des pathologies actuellement traitées par les cures (prescription de médicaments, de séances de kiné, etc…).

Les bienfaits du thermalisme, Léa Roblot, enseignante en activité physique adaptée, les constate au quotidien dans sa pratique professionnelle. Elle est saisonnière depuis cinq ans au sein du groupe La Chaîne Thermale du Soleil (Amélie-les-Bains, Le Boulou, La Preste, Molitg-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales), d’abord à Amélie, puis à Gréoux-les-Bains. Elle ne « comprend pas » pourquoi la mesure revient encore et encore dans les projets de budget. Et avec elle, les inquiétudes pour l’emploi dans le secteur. « Si les cures sont moins remboursées ou déremboursées, il y aura moins de curistes, donc moins de besoins d’emploi. Les saisonniers ont peur d’avoir moins de propositions d’emplois ou de ne pas être repris d’une année sur l’autre ».

Marie Rouarch (Ici – PyrénéesOrientales, le 19 octobre 2026)

Corneilla-de-Conflent. La station d’épuration intercommunale entièrement réhabilitée

Le conseil syndical du Sivom de la vallée du Cady, présidé par Marc Seguin, vient d’inaugurer ce nouvel équipement.

Un bassin d’aération et un clarificateur reconstruits à neuf, des installations enrichies d’un dégrilleur, d’un dessableur et d’un dégraisseur […]. Les derniers aménagements apportés à la station d’épuration de Corneilla-de-Conflent devraient garantir durablement le traitement des eaux usées et satisfaire aux normes de rejets favorables à l’environnement et à la préservation de la rivière du Cady. « Les anciennes installations ont toutes été démontées dans le strict respect des procédures en vigueur. Ce projet, conçu pour les 40 prochaines années, démontre la préoccupation et l’engagement de l’ensemble de nos institutions locales pour l’environnement et les générations futures », selon les responsables du Sivom. 1 859 279 euros (HT) ont été investis (subventionné à 36 % par l’État et 22 % par le Département).

Des projets en cours

La nouvelle station est calibrée pour l’équivalent de 5 800 habitants, « pour tenir compte de la population touristique et de l’évolution du territoire ». Une inauguration qui en appelle d’autres puisque, « les efforts de la collectivité, en concertation avec les services du Satese et de l’Agence de l’eau, se poursuivront afin de compléter et pérenniser le fonctionnement de cet équipement de pointe. Ils porteront notamment sur l’amélioration du rendement des lits macrophytes (NDLR, système de filtration) par des procédés innovants. La réalisation d’un plan d’adaptation au climat est aussi à l’étude. Tout comme la réutilisation des eaux usées à l’échelle des services communaux (arrosage des espaces verts en période de sécheresse) ». Autre projet dans les tuyaux, « la collectivité s’attachera à la réduction des eaux claires parasites (eaux de déversement des réseaux pluviaux ou provenant des canaux en période de forte pluie) ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 29 septembre 2026)

Vernet-les-Bains. Conseil municipal chargé (L’Indep)

Réuni vendredi 11 septembre à la mairie, le conseil municipal était attendu. Un des points le plus important qui a été évoqué est certainement le projet de centre de santé intercommunal. Portée avec la communauté de communes Conflent-Canigó, cette structure pluri-site vise à répondre à une désertification médicale marquée sur le territoire. La motion de soutien, réaffirmant notamment la disponibilité de la commune à en accueillir une partie, a finalement été adoptée à la majorité, malgré trois voix contre.

Le conseil a validé le règlement intérieur. Face au manque de logement à l’année, il a instauré une taxe sur les logements vacants (18,38%, comme la taxe d’habitation).

« Ce n’est pas tant une recette supplémentaire qu’un outil pour assainir le parc immobilier et agir pour une meilleure équité fiscale », ont indiqué le maire Pierre Serra et l’adjoint Anthony Yard en charge des finances, dans un contexte de tension du marché locatif. Le conseil a validé des conventions avec les associations pour la disposition de salles communales, et une convention de bénévolat, contestée par l’opposition, pour l’audit de la piscine.

Grande innovation, trois commissions extra municipales, ouvertes à tous, sont mises en place: culture et médiathèque (22 septembre), environnement et arboretum (29 septembre), voirie et mobilité (6 octobre) ; à 18 h à la mairie.

L’Indépendant, le 18 septembre 2026

Vernet-les-Bains. Une rentrée sans problème (L’Indep)

Mardi 1er septembre, ce sont 93 élèves qui ont été répartis dans les 4 classes de Mmes Pimentel, la directrice, Poirier, Azzopardi et Gesta. Pierre Serra, le maire, accompagné de Françoise Gendre, 2° adjointe, a rappelé aux plus jeunes comme aux parents la chance de pouvoir accéder à la culture et à l’éducation alors que tant dans le monde en sont privés. Mais ce n’est pas l’affaire que des seuls enseignants. Les parents, les équipes encadrantes et aidantes, les bénévoles, les élus et politiques ont le devoir de travailler ensemble pour construire l’avenir des enfants. Il s’engage à être présent, à l’écoute et actif. « Si seul on
va plus vite, ensemble on va plus loin »
rappelle-t-il. Patrick Marcel, 2° vice-président de la communauté de communes en charge de l’enfance-jeunesse a assuré que les travaux qui restent à faire le seront dans un bref délai, (portail, mur de soutènement, cantine). C’est donc sans gros problème et sans pleurs cette année dans la cour que tout ce petit monde, plus impatient qu’inquiet, a pris la direction du secret et de l’intimité des classes sous l’œil toujours un peu nostalgique des grands qui se souvenaient.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 septembre 2026)

L’hélicoptère du Samu aurait atterri sur un boulevard de Vernet-les-Bains « sans service de sécurité » au sol : le maire interpelle le préfet (L’Indep)

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 aout 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère H66 affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de dispositif de sécurité. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 août 2026)

Sollicitée, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

« Un pompier avait sécurisé la zone et si nous avions atterri plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient »

Du côté du Samu, on livre une version des faits différente de celle du maire sur plusieurs points. « Lors de cette intervention, un pompier présent au sol avait sécurisé la zone en amont, assure une source au sein du service hospitalier. De plus, si nous nous étions posés plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient, qui était dans le coma et qu’il fallait intuber, mettre sous respiration artificielle, puis en réanimation. Cette intervention a permis de sauver une vie. » L’enquête que les services de l’État ont lancée après réception du courrier du maire de Vernet devrait permettre de trancher entre les deux versions.

Autre précision : si le transport des équipes médicales par l’hélicoptère H66, disponible 24 heures sur 24, est effectivement délégué à une société privée dans le cadre d’une convention, « comme dans les autres Samu de France », le service hospitalier reste bel et bien le donneur d’ordre.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 août 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu s’est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de personnels au sol chargés de sécuriser l’atterrissage. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». L’intervention du 12 août visait à prendre en charge une personne victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Son bien-fondé était donc indiscutable et le premier magistrat en convient. Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Sollicitée, la direction de l’hôpital de Perpignan n’a pas donné suite. De son côté, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Lettre publique de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, au préfet des Pyrénées-Orientales

Monsieur le Préfet,

Le 12 août 2026 en pleine après-midi, un hélicoptère du SAMU a atterri sur une voie de circulation de notre commune (boulevard du Cady), alors que celle-ci était particulièrement fréquentée, comme cela est le cas pendant la période estivale.

Cet atterrissage a eu lieu sans aucune information auprès des services du sécurité que ce soit la gendarmerie (à notre connaissance) ou les services de la commune, dans un endroit inédit, et sans aucune sécurisation que ce soit pour les usagers de la voie publique ou les pilotes et passagers de l’hélicoptère eux même, pour intervenir dans le cadre d’un appel suite à un AVC.

Nous souhaitons vous faire part de notre profond mécontentement et forte inquiétude sur la façon dont l’intervention a été menée.

Comme vous le savez, les appareils intervenants du SAMU sont opérés pour une période donnée par des opérateurs privés. Ceux-ci ne semblent pas évoluer dans le même cadre que celui défini par l’État pour ses propres services. Effectivement, lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, service du SDIS), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernées normalisée).

Sans remettre en cause, bien sûr, ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible, il semble logique et nécessaire que les modalités d’intervention de ce type d’appareils soient toutes soumises au même cadre clair et rigoureux, notamment lorsqu’elles ont des conséquences directes sur la sécurité et la vie quotidienne des habitants et des intervenants. De l’aveu d’un des membres de l’équipage, le lieu d’atterrissage, choisi d’autorité par le pilote, par la proximité des panneaux de signalisation notamment, a mis en danger l’ensemble des personnes concernées, et cela sans réelle « plus-value » en terme de rapidité d’action.

À défaut d’une gestion totale par les services publics des interventions de secours dont le caractère fondamental en terme de sécurité publique justifierait pourtant à lui seul la mise en place, nous souhaitons donc attirer votre attention sur la nécessité de mieux encadrer les conditions dans lesquelles l’ensemble des hélicoptères peuvent être amenés à se poser sur notre commune. Il nous semblerait notamment souhaitable que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants.

Nous demandons également qu’une attention particulière soit portée à la communication et la coordination avec les responsables des collectivités locales et l’ensemble des services concernés, afin que tous puissent, autant que possible, être informés et associés aux dispositifs prévus.

Vous le comprenez notre démarche ne vise nullement à remettre en cause l’action proprement dite indispensable des personnels du SAMU et des services de secours. Elle vise au contraire à ce que leurs interventions puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population, et donc dans le respect des règles de circulation et de sécurité publique.

Nous vous demandons par conséquent de bien vouloir examiner cette situation et de nous indiquer quelles mesures pourraient être prises afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise, particulièrement durant les périodes de forte fréquentation touristique.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre démarche et vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération distinguée.

Pierre Serra
Maire de Vernet-les-Bains

Vernet-les-Bains. La police rurale se met sur le mode vélo ! (l’Indep)

La police rurale de Vernet-les-Bains se modernise en s’équipant de vélos à assistance électrique.

Ce nouveau mode de déplacement permettra aux agents d’intervenir plus facilement dans les rues les plus étroites de la commune, tout en réduisant les dépenses énergétiques et l’impact environnemental de leurs missions, au service de la population. Un choix qui fait également la part belle au savoir-faire local: les vélos ont été conçus par Caminade, à Ille-sur-Têt. Fiables et éprouvés, ils sont les seuls vélos du marché à bénéficier du label Origine France Garantie, avec 90 % de composants, fabriqués en France, dont le moteur doté d’une boîte de vitesses automatique.

L’entretien de ces vélos sera assuré, localement, par Teddy Maignan, de Vélo Transmission, a Vernet-les-Bains.

Grâce à ce nouvel équipement, les échanges avec les habitants seront facilités et les missions de prévention renforcées.

Un investissement de la nouvelle municipalité, autour du maire, Pierre Serra, qui conjugue proximité, innovation, engagement environnemental et économie locale. Une nouvelle façon de faire de la sécurité… au plus près des Vernétoises et des Vernétois.

L’Indépendant, le 1er août 2026

Marquixanes/ Retour : sur l’hommage solennel à Roger Roquefort, héros de la Résistance (Ouillade)

Une cinquantaine de personnes se sont réunies samedi 25 juillet à Marquixanes pour rendre hommage à Roger Roquefort. Élus, porte-drapeaux, représentants du monde combattant, familles et habitants ont perpétué le devoir de mémoire en souvenir de ce résistant qui donna sa vie pour la liberté et la démocratie

Comme chaque dernier samedi de juillet, la commune de Marquixanes a rendu hommage à Roger Roquefort lors d’une cérémonie organisée devant la stèle de la RD 116, avant de se poursuivre dans le jardin de l’ancienne gare, lieu emblématique de cette page d’histoire locale.

Autour des élus s’étaient rassemblés les porte-drapeaux, les représentants du monde combattant, des familles ainsi qu’une nombreuse assistance venue témoigner de son attachement au devoir de mémoire. Les gerbes ont été déposées par Valérie Pauco, maire de Marquixanes, Joseph Olive, maire de Millas, Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains et représentant de la Communauté de communes Conflent Canigó, ainsi que Jean-Pierre Castillo, président de l’ANACR Conflent-Cerdagne . Une minute de silence a ensuite été observée dans un profond recueillement.

Les allocutions officielles se sont déroulées sur la terrasse de l’ancienne gare. Au nom des élus, Joseph Olive est revenu sur les événements tragiques du 27 juillet 1944, rappelant les circonstances qui conduisirent à l’arrestation puis à l’exécution de Roger Roquefort. Il a salué le courage et l’engagement d’un homme qui choisit de résister jusqu’au sacrifice suprême pour défendre les valeurs de liberté.

Dans un discours particulièrement documenté, Jean-Pierre Castillo a retracé le parcours de Roger Roquefort et rappelé les valeurs fondamentales qui guidaient son combat : la liberté, la solidarité, la justice et la démocratie. Il a insisté sur la nécessité de préserver cet héritage, rappelant que ces principes demeurent aujourd’hui d’une grande fragilité et doivent continuer à être défendus.

En clôture de la cérémonie, Valérie Pauco a remercié l’ensemble des personnalités présentes, les porte-drapeaux, les participants et le public pour leur fidèle présence à ce rendez-vous du souvenir.

Elle a également présenté un projet porté par l’association Les Chemins oubliés du Conflent, visant à installer sur le site de l’ancienne gare un panneau d’information équipé d’un QR code. Ce dispositif permettra aux visiteurs d’accéder à un contenu historique retraçant le parcours de Roger Roquefort et les événements du 27 juillet 1944, afin de transmettre cette mémoire aux jeunes générations.

La commémoration s’est poursuivie de 18 heures à 19 heures par un défilé depuis la mairie de Millas jusqu’au cimetière communal, où un dernier hommage a été rendu à Roger Roquefort, dont le sacrifice demeure un symbole fort de l’engagement des résistants pour la liberté, la paix et la démocratie.

À travers cette cérémonie annuelle, Marquixanes et Millas réaffirment leur attachement au devoir de mémoire. Plus de huit décennies après les faits, le souvenir de Roger Roquefort demeure intact et rappelle que la liberté et la démocratie restent des valeurs précieuses qu’il appartient à chacun de préserver.

Serge Fabre (Ouillade, le 29 juillet 2026)

Vernet-les-Bains. Discours de Pierre Serra lors de la cérémonie du 14 juillet 2026

Mesdames et messieurs les anciens combattants,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames, messieurs les Président(e)s des associations,
Monsieur le Porte-Drapeau,
Mesdames, messieurs,
Cher(e)s Ami(e)s,

Merci à toutes et à tous d’être présents ici en cette date importante, symbole s’il en est un de la République Française.

Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prenait la prison de la Bastille, symbole des oppressions, des arbitraires et des injustices. Cet événement annonçait la fin du régime monarchique, et l’avènement d’un autre régime, républicain. Il est l’héritage de la Révolution française, où les citoyens et les citoyennes se sont victorieusement soulevés contre le gouvernement du roi pour protester contre le prix des grains et du pain. Ce soulèvement populaire marque la formidable envie de démocratie de tout un peuple.

Cette journée est une journée de fête joyeuse qui nous permet chaque année de se retrouver et de défiler ensemble dans le respect de nos différences pour célébrer notre communauté de destin. Et c’est une grande joie de perpétuer ici à Vernet-les-Bains cette tradition du défilé qui a débuté à Paris en 1936 à l’initiative d’organisations politiques et syndicales et n’a connu qu’une interruption de 1954 à 1968.

C’est un moment de fierté collective, mais c’est aussi un moment de gravité. Car ce jour de fête nationale, le14 Juillet, est en effet une nouvelle occasion pour nous de rendre hommage à celles et ceux qui sont morts pour la paix et la liberté. Célébrer la fête nationale, c’est se souvenir des sacrifices, des drames de notre histoire, pour les transmettre aux plus jeunes, afin que ne s’effacent jamais de notre mémoire collective ces étapes fondamentales qui ont forgé notre Pays, la France d’aujourd’hui. Comme écrivait Victor Hugo « La Patrie se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent ».

Cette fête nationale appartient à tous les Français et représente avant tout un message d’émancipation et d’espérance. Car comme vous le savez elle célèbre le grand souffle de la liberté, le nécessaire besoin d’égalité, et la grande ambition de fraternité. Liberté, Égalité, Fraternité notre devise, officialisée en 1848, gravée sur les frontons de nos Mairies de nos écoles et autres édifices publics nous engage et nous oblige. Elle nous oblige car l’expérience nous montre la nécessaire vigilance que nous devons avoir collectivement et individuellement vis-à-vis des tendances au replis sur soi et au rejet de l’autre, tendances que nous voyons malheureusement apparaitre parfois, notamment lorsque les temps sont difficiles.

Nous sommes là pour combattre ces réflexes de déshumanisation. Car ces trois mots Liberté Égalité Fraternité autour desquels la République s’est édifiée dans notre pays sont porteurs d’un message universel de la France libre et révolutionnaire. Et ce message – il est important de le rappeler – a traversé les décennies, et parcouru les continents du monde entier. Pour beaucoup de Pays et de peuples la Révolution Française a été et est encore aujourd’hui un phare d’émancipation humaine et un symbole de liberté. Nous sommes les héritiers directs et les porteurs de ces valeurs.

Alors continuons à célébrer chaque année le 14 Juillet, un moment fort de notre histoire, l’honneur de la République, de notre République, le jour ou enfin le peuple « sujet » est devenu un peuple « acteur ».

Vive Vernet-les-Bains ! Vive la République ! Et vive la France !

Nous vous invitons maintenant à un vin d’honneur. A bientôt à tous !