Vernet-les-Bains. L’Éducation nationale en réunion décentralisée (L’Indep)

Suite à une visite de l’Alefpa (Association Laïque pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie) pour une exposition sur la défense de la laïcité qu’organisait le CDEN (Conseil départemental de l’Éducation nationale), ce dernier a décidé de décentraliser son conseil d’administration dans le Conflent, à Vernet, à l’Alefpa. Qu’est-ce que le CDEN ? Carmen Esclopé, présidente de l’union départementale de l’Éducation nationale et conseillère fédérale explique que ses membres, les DDEN (Délégués départementaux) ont un rôle consultatif mais primordial de conseils et d’avis sur tout ce qui touche à la vie scolaire, hors pédagogie, pour les écoles. Nommés par le directeur d’académie et le préfet, ils participent aux conseils d’écoles et défendent les intérêts des élèves, sécurité, bien-être, etc. sont des médiateurs entre enseignants, enfants, parents d’élèves avec pour principe capital la défense de la laïcité. Au-delà de leur rôle institutionnel, ces bénévoles s’investissent dans ce même cadre laïque dans l’associatif militant et républicain. Musées de l’éducation nationale, congrès des maires, expositions, colloques, etc. la palette est large. Ces 102 DDEN locaux (pour 228 écoles pourvues d’un des leurs, contre 72 encore en attente de représentant) ne chôment pas et battent le pavé pour œuvrer dans nos villes et villages. La DDEN pour Vernet, Ria, Corneilla et d’autres encore se nomme Christiane Maillol et se met au service de tout demandeur, elle est facile à rencontrer dans le village de par son activité associative. Le conseil d’administration a été agrémenté d’un repas à l’Alefpa et d’une visite de ses locaux tout neufs.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 12 avril 2026)

Vernet-les-Bains. Conseil municipal : la parole rendue à la population (L’Indep)

Les habitants ont participé au conseil municipal.

Vendredi 3 avril. Le conseil municipal s’est réuni en présence d’une quarantaine de Vernetois qui remplissaient la salle contre 3 ou 4 précédemment. Cet intérêt soudain du public, certainement attiré par la nouveauté et le changement l’a peut-être été aussi par la promesse faite par Pierre Serra, le nouveau maire, de rendre la parole lors de ces conseils municipaux a la population. Ainsi, la parole a circulé après l’épuisement des sujets à l’ordre du jour qui n’ont fait l’objet d’aucune opposition ni débat notable. Seules les créations des Délégations de service public (DSP) et Commissions d’appel d’offres (CAO) n’ont pas été votées à l’unanimité, mais à une large majorité.

Les indemnités des élus ont été largement expliquées, adjoints comme conseillers municipaux seront défrayés selon les taux et règles en vigueur. Le maire ne s’attribue pas de frais de représentation.

Culture catalane, eaux chaudes, transports…

Dans le public, lorsqu’il a eu la possibilité de s’exprimer, une intervention sur « la parole citoyenne perdue, mais retrouvée aux conseils municipaux », a souligné la sensibilité du sujet pour les administrés. De même sur « l’impatience de voir démarrer les commissions citoyennes ».

Plusieurs interventions ont été émises sur la défense de la langue catalane et de la culture catalane en demandant notamment s’il serait possible d’associer l’école pour l’apprentissage de la sardane, comme cela se faisait il y a des années.

Demande également de solliciter un peu plus la Région pour le financement des transports scolaires. Ou encore : « Pourrait-on savoir où en est l’avancement du projet ou des études hydrogéologiques et de l’utilisation des eaux chaudes naturelles ? ».

Pierre Serra a répondu que tous ces sujets sont des dossiers déjà en cours de réflexion. Sur la culture catalane par exemple, des contacts ont été pris avec beaucoup d’intervenants, associations…, pour organiser une grande fête catalane sur deux jours. « Nous travaillons sur tous les fronts et collectons le plus d’information possible, également avec les personnels que nous rencontrons individuellement. Nous constatons l’existence parmi les agents de grandes compétences et expériences dans de nombreux domaines qui méritent d’être exploitées au mieux. Nous pensons dans les deux mois organiser une grande réunion publique pour expliquer la nouvelle organisation de la commune, tant en ressources humaines qu’en communication, en outils, en moyens… Bref, tout est à inventer, mais collectivement ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 6 avril 2026)

Vernet-les-Bains. Pierre Serra élu maire à l’unanimité (L’Indep)

Samedi 21 mars. Il y a quelque chose d’émouvant quand dans cet exercice très formalisé au protocole républicain strict, ceux qui n’ont pas gagné, passent (plutôt que donnent) les clefs de la démocratie locale à ceux qui les ont conquises par les urnes. D’autant plus quand devant un public nombreux et curieux autant que soulagé ou déçu, les deux camps font preuve de dignité et de respect.

Pierre Serra a été élu maire à l’unanimité et les adjoints dans la foulée à la majorité (Marc Seguin, Françoise Gendre et Anthony Yard). Henri Guitart l’édile sortant, a dans un court discours sobre mais chargé de dignité républicaine, affirmé son soutien à la nouvelle équipe dans l’intérêt des Vernetois, remercié ses administrés, élus et équipe de militants, renouvelé son désir d’être constructif et dévoué, sans rancune mais avec de la mémoire.

Pierre Serra de son côté a, dans un premier temps, condamné les quelques dérapages de la campagne, indépendants de son équipe. Et très brièvement remercié ses électeurs et plus largement assuré tous les Vernetois qu’il a conscience de ses responsabilités et du travail à accomplir. Les deux prochains mois seront consacrés aux diagnostics et à « organiser les chantiers (fiscalité, voirie, culture et patrimoine, aide aux personnes, état du village…), sans rancœur ni animosité » avant de mettre en œuvre « la participation citoyenne des Vernetois aux décisions municipales ». « Le sens de l’humain est le bien le plus précieux » sera sa conclusion empruntée à son père. Le public autorisé à parler avant la clôture a permis à Jean Serra, l’oncle de Pierre de tracer son portrait critique au travers d’une famille empreinte de courage, de lutte et de républicanisme indéfectible. Annie Rack, élue de l’opposition, a exhorté de ne pas faiblir sur l’aide alimentaire et au-delà sur l’aide sociale communale sous tous ses aspects. Christiane Maillol, déléguée départementale de l’Éducation nationale, a rappelé le devoir de la municipalité envers ses écoles et la défense de la laïcité. Une page s’est tournée à Vernet. L’histoire continue.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 23 mars 2026)

Vernet-les-Bains. Pierre Serra présente sa liste (L’Indep)

Pierre Serra a présenté la liste complète qu’il va mener aux élections municipales sous le nom de « Vernet-les-Bains nous rassemble ».

Pierre Serra est déjà un élu de l’opposition a Vernet, 50 ans, enseignant scientifique dans le secondaire et à l’université. Il milite activement dans des collectifs et le monde associatif et politique.

D. C. (L’Indépendant, le 27 février 2026)

La liste : de gauche à droite sur la photo : Carole Poulain, Dominique Gerbault, Marc Seguin, Brigitte Cornu, Sylvia Andolfo, Pascal Faliu, Michelle Jampy, Xavier Montserrat, Pierre Serra, Françoise Gendre, Anthony Yard, Nathalie Plusquellec, Jean-Marc Morzuch, Anne Saletes, Jean-Bastien Dreger.

Vernet-les-Bains. Municipales : Pierre Serra est candidat à la mairie (L’Indep)

Agé de 50 ans, enseignant scientifique dans le secondaire et en université, Pierre Serra, élu de l’opposition, se présente pour les élections municipales. Il est à la tête de la liste « Vernet-les-Bains nous rassemble ». Défenseur actif de la citoyenneté, des services publics, de la santé, du monde agricole, cofondateur de l’Université populaire de Perpignan, animateur sportif, il milite activement dans des collectifs et le monde associatif et politique.

« Ce sont les échanges avec les Vernétois et l’état de la ville qui m’ont décidé. Les ressentis de la population et les constats, ainsi que l’attachement des candidats de ma liste au collectif et à l’ouverture ont forgé notre résolution de rassembler les qualités et volontés de chacun, sans discrimination. Nos axes prioritaires sont la maîtrise de la fiscalité locale qui bat tous les records, la santé et les services publics qui nécessitent des actions fortes pour une population particulièrement en besoin. L’état général du village mérite un plan clair. Enfin bien sûr, nous avons une véritable ambition pour la culture au sens large, divertissante et formatrice ».

Afin de mener à bien ce projet, Pierre Serra et son équipe souhaitent « travailler avec tous pour améliorer fortement le fonctionnement démocratique ». Ce qui passe par la création de commissions extra-communales. « Ce seront réellement des lieux de décision identifiés, tout au long du mandat où chacun pourra s’impliquer. Des lieux de pouvoir citoyen. Nous avons déjà des volontaires avec des projets », poursuit le candidat.

La liste désire par ailleurs « redéfinir un véritable projet intercommunautaire au service équitable de toutes les communes du territoire ».

Pour l’ensemble de ces projets, Pierre Serra affirme qu’il faut « être réalistes et rigoureux. Pour un premier mandat, nous nous concentrerons sur la voirie. En partenariat avec les acteurs concernés, nous aurons une réflexion pour la mise à disposition d’un accès libre à des eaux chaudes pour tous ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

Conflent-Canigó. Santé, éducation et écologie à la communauté de communes

Les élus communautaires se sont réunis ce mercredi 17 décembre pour l’avant-dernier conseil avant les élections municipales.

Faute de quorum nécessaire le jeudi 11 décembre, une nouvelle réunion du conseil communautaire a été organisée mercredi 17 décembre.

Le président de l’assemblée en a profité pour souhaiter la bienvenue à un nouvel élu, François Ferrand (qui remplace numériquement le démissionnaire Nicolas Berjoan). Le dernier arrivé, conseiller municipal de Prades depuis 2014, a malgré tout assisté à tous les conseils communautaires en tant que spectateur. Une assiduité et un engagement à prendre en exemple.

L’ordre du jour pouvait ensuite commencer avec, entre autres, deux motions sinon rien. L’une pour soutenir les éleveurs dans cette période où la dermatose nodulaire cristallise leur colère. L’autre contre le projet de la station de ski Vallter 2 000 (frontalière avec les réserves naturelles de Py et Mantet) qui vise à moderniser ses infrastructures et à évoluer en station « 4 saisons ». L’assemblée exprime ainsi « ses vives inquiétudes concernant les impacts potentiels du projet de téléporté sur les écosystèmes et les activités traditionnelles des territoires transtrontaliers ».

École de Catllar, un coût conforme ?

Parmi les sujets traités, la modification des autorisations de programme qui vise à assurer une continuité des projets. Ceci en attendant le prochain vote du budget qui ne se déroulera qu’après les prochaines élections. On y apprend notamment que le montant des travaux concenant l’école de Catllar (quatre classes pour 63 élèves) augmente de 700 000 € pour atteindre 5 M€. « Nous sommes dans l’enveloppe, il n’y a pas de dépassement », précise Jean-Louis Jallat. Pourtant, selon la mission d’information pour le bâti scolaire du Sénat (2023), « pour la construction de bâtiments scolaires aux normes récentes, les estimations s’échelonnent entre 3 000 € et 4 600 € par mètre carré en fonction du type d’établissement ». À Catllar la dépense atteint 7 100 € du m2. Pour le président, « la surface totale de l’école de Catllar est d’environ 760 m (extension + rénovation). Le coût total est d’environ 3 600 000 € HT. Soit environ 4 730 €/m. Ce coût inclut la totalité des prestations : travaux, maitrise d’œuvre (environ 12%), cours d’école, cantine, cuisine… Comme l’indique le rapport sénatorial, le coût de deux opérations de même nature et de même niveau peut varier du simple au double selon l’état initial du bâtiment, les matières utilisées et la nécessité de travaux liés à la présence d’amiante ou de plomb. De plus, des dépassements sont régulièrement constatés par rapport aux prévisions initiales : la réalisation des travaux en site occupé contribue à alourdir la facture, de même que la nécessité de prévoir d’autres aménagements lies à la mise aux normes en matière d’accessibilité ou de sécurité. A la rénovation des bâtiments peut aussi s’ajouter celle des espaces extérieurs ». Et l’élu de conclure : « Les prix indiqués dans le rapport sénatorial sont éloignés de la réalité des coûts de rénovation complets constatés dans les bâtiments publics et le rapport indique également un manque de connaissance du pare scolaire. Ce que nous pouvons confirmer ».

Diagnostic

Enfin l’association Canigou Conflent santé profitait de ce conseil communautaire pour faire entendre ses revendications par la voix de Pierre Serra. L’élu de Vernet-les-Bains a demandé que soit rendu public au plus vite le diagnostic produit par La fabrique des centres de santé.

Une étude réalisée à la demande des élus communautaires sur le secteur de la santé en Conflent. Réponse du président : « Cette restitution était déjà prévue. Le diagnostic sera présenté par La fabrique des centres de santé lors du prochain conseil communautaire le 29 janvier 2026 ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 20 décembre 2025)