Dérembourser les cures thermales ? « Autant rayer directement Amélie-les-Bains de la carte ! » (Ici – PyrénéesOrientales)

Les professionnels du thermalisme et les élus des villes thermales croyaient la mesure enterrée l’an dernier. Mais elle revient avec les discussions sur le budget 2027 : le gouvernement veut dérembourser ou moins rembourser les cures thermales. C’est la mort du secteur, alertent les professionnels.

« Le thermalisme, poumon socio-économique de nos territoires », c’est le thème de la réunion publique organisée ce lundi soir, à 18 heures, espace Méditerranée, à Amélie-les-Bains. Autour de ce sujet, qui avait déjà fait grand bruit l’an dernier au moment des débats autour du projet de budget de la Sécurité sociale, avant d’être abandonné. Le déremboursement des cures thermales revient et crée toujours autant la polémique : le gouvernement propose à nouveau, dans le budget 2027 de la Sécurité sociale, de réduire drastiquement la prise en charge des cures thermales par l’Assurance maladie. Une économie d’environ 200 millions d’euros. Le remboursement serait transféré aux mutuelles.

Un projet contre lequel la maire d’Amélie-les-Bains, Marie Costa, également présidente de la Fédération thermale d’Occitanie, part en guerre, parlant d’une mesure « scélérate, stupide, improductive et dangereuse ». Elle développe : « Ça veut dire que sur le territoire français, il y a 25 000 emplois supprimés, quelque chose qui, mis bout à bout, revient au plan de la sidérurgie lorraine et nordiste. C’est énorme pour nos territoires. C’est la mort d’Amélie. Ça veut dire à peu près 1 700 emplois directs et indirects sur la seule vallée du Haut-Vallespir. »

Et évidemment, dans les Pyrénées-Orientales, la problématique ne concerne pas qu’Amélie-les-Bains. Le département compte cinq villes thermales, outre Amélie, La Preste, Le Boulou, Vernet-les-Bains et Molitg-les-Bains. « C’est le sacrifice ultime du Piémont, commente encore Marie Costa. Ici, quand on n’est ni à la mer, ni à la montagne, on n’existe pas. Il nous restait les eaux thermales. Si on nous supprime ça, on meurt. »

« Si cette mesure passe, je ferme Vernet-les-Bains »

La mort de la filière, c’est aussi ce que craint Bernard Riac, PDG fondateur de Valvital, groupe propriétaire des thermes de Vernet-les-Bains. « Ramener le remboursement des cures de 65 % à 15 %, alors même que les curistes financent déjà beaucoup, hébergement, transport, etc., ça revient à supprimer le thermalisme en France. 70 % des stations thermales sont des villes de moins de 5 000 habitants, souvent moins de 3 000 habitants. C’est le cas de Vernet-les-Bains. Si vous supprimez l’ensemble des curistes qui y vont, vous fermez la pharmacie, vous fermez plein de commerces qui vivent en grande partie du thermalisme. Des régions entières, des villes entières, vont être complètement sinistrées ».

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, confirme : « Dans le nom même de notre ville, les bains apparaissent. C’est quelque chose qui est vraiment central dans l’économie locale ». Et l’élu s’inquiète aussi de la « négation des incidences positives que le thermalisme a sur la santé, des conséquences sur la santé publique du déremboursement », avec tous les autres coûts que cela pourrait générer pour la prise en charge des pathologies actuellement traitées par les cures (prescription de médicaments, de séances de kiné, etc…).

Les bienfaits du thermalisme, Léa Roblot, enseignante en activité physique adaptée, les constate au quotidien dans sa pratique professionnelle. Elle est saisonnière depuis cinq ans au sein du groupe La Chaîne Thermale du Soleil (Amélie-les-Bains, Le Boulou, La Preste, Molitg-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales), d’abord à Amélie, puis à Gréoux-les-Bains. Elle ne « comprend pas » pourquoi la mesure revient encore et encore dans les projets de budget. Et avec elle, les inquiétudes pour l’emploi dans le secteur. « Si les cures sont moins remboursées ou déremboursées, il y aura moins de curistes, donc moins de besoins d’emploi. Les saisonniers ont peur d’avoir moins de propositions d’emplois ou de ne pas être repris d’une année sur l’autre ».

Marie Rouarch (Ici – PyrénéesOrientales, le 19 octobre 2026)

Pourquoi ça coince toujours dans les transports scolaires du Conflent (L’Indep)

La FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves) du Conflent a reçu plus de 45 courriels en 10 jours concernant le transport scolaire. Une situation qui perdure depuis la rentrée mais qui ne semble pas s’arranger.

De Corneilla-la-Rivière à Vernet-les-Bains, en passant par Néfiach, Millas ou Campôme (liste non ex-haustive) les courriels affluents en cette rentrée 2026. Tous concernent la desserte du lycée et du collège de Prades. « Pas assez de bus », « retards récurrents », des enfants « laissés seuls dehors pendant près d’une heure pour attendre le prochain bus et qui ratent le début des cours », « mon enfant de 11 ans a été laissé au bord de la RD66 à Ria », « des enfants du collège laissés au lycée »… L’Indépendant évoquait le problème dès le 4 septembre dans nos colonnes et il semblerait que la situation soit toujours la même.

« Problèmes de plannings, de feuilles de route ou encore de desserte, peu importe », s’indignent les représentants des parents d’élèves. « Il faut réadapter les horaires et mettre le nombre de bus nécessaire. On nous a par exemple annoncé qu’une nouvelle ligne serait ouverte pour les collégiens de Vernet-les-Bains Mais en guise de bus supplémentaire on leur demande de prendre le bus de ligne, pas adapté aux plus jeunes, et qui passe plus tard. À certains en-droits, des gamins de 10 ans restent sur le trottoir pendant que leurs parents sont au travail et les pensent en sécurité. »

Le vice-président de la Région reste « disponible »

Autre sujet d’interrogation, le tarif discriminatoire selon les parents d’élèves : « Les transports sont gratuits pour ceux qui habitent à plus de 3,5 kilomètres des établissements scolaires et payants (120 €) pour les autres enfants. Cela signifie que dans un même village, certains payent et d’autres non. » Des parents d’élèves qui ont obtenu le soutien des maires des communes concernés et de la principale du collège mais rien ne semble avancer.

Pour Jean-Luc Gibelin, vice-président de la région Occitanie en charge des transports scolaires : « Des ajustements ont déjà été faits sur les dessertes Cependant, nous savons qu’il y a une difficulté, il faut la traiter. Nous sommes désolés que des familles aient souffert de ces désagréments, je reste à disposition des parents d’élèves. »

« À Vernet-les-Bains, les choses rentrent dans l’ordre. Je précise que c’est loin d’être le seul endroit où le bus de ligne est proposé comme solution et il ne m’est jamais remonté de problème particulier. » Pour autant l’élu rappelle que « sur le secteur, il y a 1 500 inscrits pour les transports scolaires et nous n’avons recensé que 36 réclamations. Par ailleurs nous avons remarqué que les lycéens ont tendance à attendre le dernier car pour passer un moment avec leurs copains avant de rentrer. On ne peut pas les blâmer mais il faut qu’on s’assure que les enfants montent dans le car qui leur est affecté. » Enfin en ce qui concerne la règle des 3 kilomètres, « cette règle existe depuis toujours Il faut savoir qu’on est loin de refacturer le coût entier du transport qui serait de 1 000 euros. »

Philippe Comas (L’Indépendant, le 3 octobre 2026)

Vernet-les-Bains. Conseil municipal chargé (L’Indep)

Réuni vendredi 11 septembre à la mairie, le conseil municipal était attendu. Un des points le plus important qui a été évoqué est certainement le projet de centre de santé intercommunal. Portée avec la communauté de communes Conflent-Canigó, cette structure pluri-site vise à répondre à une désertification médicale marquée sur le territoire. La motion de soutien, réaffirmant notamment la disponibilité de la commune à en accueillir une partie, a finalement été adoptée à la majorité, malgré trois voix contre.

Le conseil a validé le règlement intérieur. Face au manque de logement à l’année, il a instauré une taxe sur les logements vacants (18,38%, comme la taxe d’habitation).

« Ce n’est pas tant une recette supplémentaire qu’un outil pour assainir le parc immobilier et agir pour une meilleure équité fiscale », ont indiqué le maire Pierre Serra et l’adjoint Anthony Yard en charge des finances, dans un contexte de tension du marché locatif. Le conseil a validé des conventions avec les associations pour la disposition de salles communales, et une convention de bénévolat, contestée par l’opposition, pour l’audit de la piscine.

Grande innovation, trois commissions extra municipales, ouvertes à tous, sont mises en place: culture et médiathèque (22 septembre), environnement et arboretum (29 septembre), voirie et mobilité (6 octobre) ; à 18 h à la mairie.

L’Indépendant, le 18 septembre 2026

Vernet-les-Bains : les bus scolaires bondés inquiètent les parents (L’Indep)

Des enfants refoulés parce que leur bus est bondé, obligés d’attendre le second qui arrive, ou pas, une heure après. Des cours ratés et des parents en colère. Depuis la rentrée scolaire, c’est une quinzaine de collégiens vernétois qui ont été ainsi laissés sur le carreau.

« Mercredi dernier, mon fils de 11 ans faisait sa rentrée scolaire en 5e au collège Gustave-Violet de Prades. Tout fier, et tout content de retrouver ses copains, il a marché dix minutes depuis la maison pour rejoindre l’abribus et attendre son car scolaire de 7h20 qui le dépose devant le collège pradéen, en même temps qu’une quinzaine d’autres collégiens de Vernet-les-Bains et d’autres villages conflentois », détaille Mme Catafau, la maman. « Or le groupe de collégiens n’a pas pu monter dans ce bus qui était déjà bondé ! Le chauffeur n’a rien voulu entendre et leur a simplement demandé de patienter jusqu’au suivant… ».

Or à 7h35, point de second bus. Elle reprend : « Mon fils m’a appelé depuis son portable pour me dire qu’il n’y avait aucun autre bus en approche et qu’ils se retrouvaient tous à l’attendre. C’était surréaliste, d’autant que jusqu’à présent -et c’est une Vernétoise pure souche qui vous parle- il y a toujours eu deux autobus, chacun d’une cinquantaine de places, qui se suivaient. Aucun enfant n’était laissé sur le bord de la route avec tous les risques que cela comporte ». Finalement, ce second autobus déboulera à 7h50. Et les enfants arriveront en retard pour leur rentrée…

Le maire et le principal ont contacté la compagnie

Une autre habitante de Vernet-les-Bains, Mme Romanos, témoigne à son tour. « Mon garçon fait partie des gamins refoulés par le chauffeur du premier bus. Ça a duré de mardi à aujourd’hui (vendredi 4 septembre). J’ai appelé à plusieurs reprises le maire de notre commune, ainsi que la Vie scolaire du collège pour avoir des explications. J’ai su que l’un et l’autre, très mécontents, avaient contacté aussitôt la compagnie de transports scolaires. Des parents ont pu venir récupérer leurs enfants à l’abribus pour les accompagner en voiture jusqu’à Prades, mais encore fallait-il être disponible. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde ». Ce vendredi matin, le second bus (le premier étant immuablement complet) s’est garé devant l’établissement pradéen avec une heure de retard. « Nos enfants ont été déposés à 9 h devant leur collège et ont donc raté leurs premiers cours de la journée. Sympa pour entamer l’année ! », ne décolère pas Mme Catafan. Il semblerait toutefois que les tensions se soient décrispées depuis. La compagnie de transports scolaires a informé par SMS les familles concernées, de « l’ouverture dès lundi 7 septembre d’une nouvelle ligne de bus scolaire pour les collégiens vernétois de Gustave-Violet ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Vernet-les-Bains. Une rentrée sans problème (L’Indep)

Mardi 1er septembre, ce sont 93 élèves qui ont été répartis dans les 4 classes de Mmes Pimentel, la directrice, Poirier, Azzopardi et Gesta. Pierre Serra, le maire, accompagné de Françoise Gendre, 2° adjointe, a rappelé aux plus jeunes comme aux parents la chance de pouvoir accéder à la culture et à l’éducation alors que tant dans le monde en sont privés. Mais ce n’est pas l’affaire que des seuls enseignants. Les parents, les équipes encadrantes et aidantes, les bénévoles, les élus et politiques ont le devoir de travailler ensemble pour construire l’avenir des enfants. Il s’engage à être présent, à l’écoute et actif. « Si seul on
va plus vite, ensemble on va plus loin »
rappelle-t-il. Patrick Marcel, 2° vice-président de la communauté de communes en charge de l’enfance-jeunesse a assuré que les travaux qui restent à faire le seront dans un bref délai, (portail, mur de soutènement, cantine). C’est donc sans gros problème et sans pleurs cette année dans la cour que tout ce petit monde, plus impatient qu’inquiet, a pris la direction du secret et de l’intimité des classes sous l’œil toujours un peu nostalgique des grands qui se souvenaient.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 septembre 2026)

L’hélicoptère du Samu aurait atterri sur un boulevard de Vernet-les-Bains « sans service de sécurité » au sol : le maire interpelle le préfet (L’Indep)

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 aout 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère H66 affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de dispositif de sécurité. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 août 2026)

Sollicitée, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

« Un pompier avait sécurisé la zone et si nous avions atterri plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient »

Du côté du Samu, on livre une version des faits différente de celle du maire sur plusieurs points. « Lors de cette intervention, un pompier présent au sol avait sécurisé la zone en amont, assure une source au sein du service hospitalier. De plus, si nous nous étions posés plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient, qui était dans le coma et qu’il fallait intuber, mettre sous respiration artificielle, puis en réanimation. Cette intervention a permis de sauver une vie. » L’enquête que les services de l’État ont lancée après réception du courrier du maire de Vernet devrait permettre de trancher entre les deux versions.

Autre précision : si le transport des équipes médicales par l’hélicoptère H66, disponible 24 heures sur 24, est effectivement délégué à une société privée dans le cadre d’une convention, « comme dans les autres Samu de France », le service hospitalier reste bel et bien le donneur d’ordre.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 août 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu s’est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de personnels au sol chargés de sécuriser l’atterrissage. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». L’intervention du 12 août visait à prendre en charge une personne victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Son bien-fondé était donc indiscutable et le premier magistrat en convient. Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Sollicitée, la direction de l’hôpital de Perpignan n’a pas donné suite. De son côté, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Lettre publique de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, au préfet des Pyrénées-Orientales

Monsieur le Préfet,

Le 12 août 2026 en pleine après-midi, un hélicoptère du SAMU a atterri sur une voie de circulation de notre commune (boulevard du Cady), alors que celle-ci était particulièrement fréquentée, comme cela est le cas pendant la période estivale.

Cet atterrissage a eu lieu sans aucune information auprès des services du sécurité que ce soit la gendarmerie (à notre connaissance) ou les services de la commune, dans un endroit inédit, et sans aucune sécurisation que ce soit pour les usagers de la voie publique ou les pilotes et passagers de l’hélicoptère eux même, pour intervenir dans le cadre d’un appel suite à un AVC.

Nous souhaitons vous faire part de notre profond mécontentement et forte inquiétude sur la façon dont l’intervention a été menée.

Comme vous le savez, les appareils intervenants du SAMU sont opérés pour une période donnée par des opérateurs privés. Ceux-ci ne semblent pas évoluer dans le même cadre que celui défini par l’État pour ses propres services. Effectivement, lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, service du SDIS), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernées normalisée).

Sans remettre en cause, bien sûr, ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible, il semble logique et nécessaire que les modalités d’intervention de ce type d’appareils soient toutes soumises au même cadre clair et rigoureux, notamment lorsqu’elles ont des conséquences directes sur la sécurité et la vie quotidienne des habitants et des intervenants. De l’aveu d’un des membres de l’équipage, le lieu d’atterrissage, choisi d’autorité par le pilote, par la proximité des panneaux de signalisation notamment, a mis en danger l’ensemble des personnes concernées, et cela sans réelle « plus-value » en terme de rapidité d’action.

À défaut d’une gestion totale par les services publics des interventions de secours dont le caractère fondamental en terme de sécurité publique justifierait pourtant à lui seul la mise en place, nous souhaitons donc attirer votre attention sur la nécessité de mieux encadrer les conditions dans lesquelles l’ensemble des hélicoptères peuvent être amenés à se poser sur notre commune. Il nous semblerait notamment souhaitable que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants.

Nous demandons également qu’une attention particulière soit portée à la communication et la coordination avec les responsables des collectivités locales et l’ensemble des services concernés, afin que tous puissent, autant que possible, être informés et associés aux dispositifs prévus.

Vous le comprenez notre démarche ne vise nullement à remettre en cause l’action proprement dite indispensable des personnels du SAMU et des services de secours. Elle vise au contraire à ce que leurs interventions puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population, et donc dans le respect des règles de circulation et de sécurité publique.

Nous vous demandons par conséquent de bien vouloir examiner cette situation et de nous indiquer quelles mesures pourraient être prises afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise, particulièrement durant les périodes de forte fréquentation touristique.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre démarche et vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération distinguée.

Pierre Serra
Maire de Vernet-les-Bains

Vernet-les-Bains. La police rurale se met sur le mode vélo ! (l’Indep)

La police rurale de Vernet-les-Bains se modernise en s’équipant de vélos à assistance électrique.

Ce nouveau mode de déplacement permettra aux agents d’intervenir plus facilement dans les rues les plus étroites de la commune, tout en réduisant les dépenses énergétiques et l’impact environnemental de leurs missions, au service de la population. Un choix qui fait également la part belle au savoir-faire local: les vélos ont été conçus par Caminade, à Ille-sur-Têt. Fiables et éprouvés, ils sont les seuls vélos du marché à bénéficier du label Origine France Garantie, avec 90 % de composants, fabriqués en France, dont le moteur doté d’une boîte de vitesses automatique.

L’entretien de ces vélos sera assuré, localement, par Teddy Maignan, de Vélo Transmission, a Vernet-les-Bains.

Grâce à ce nouvel équipement, les échanges avec les habitants seront facilités et les missions de prévention renforcées.

Un investissement de la nouvelle municipalité, autour du maire, Pierre Serra, qui conjugue proximité, innovation, engagement environnemental et économie locale. Une nouvelle façon de faire de la sécurité… au plus près des Vernétoises et des Vernétois.

L’Indépendant, le 1er août 2026

Vernet-les-Bains. Discours de Pierre Serra lors de la cérémonie du 14 juillet 2026

Mesdames et messieurs les anciens combattants,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames, messieurs les Président(e)s des associations,
Monsieur le Porte-Drapeau,
Mesdames, messieurs,
Cher(e)s Ami(e)s,

Merci à toutes et à tous d’être présents ici en cette date importante, symbole s’il en est un de la République Française.

Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prenait la prison de la Bastille, symbole des oppressions, des arbitraires et des injustices. Cet événement annonçait la fin du régime monarchique, et l’avènement d’un autre régime, républicain. Il est l’héritage de la Révolution française, où les citoyens et les citoyennes se sont victorieusement soulevés contre le gouvernement du roi pour protester contre le prix des grains et du pain. Ce soulèvement populaire marque la formidable envie de démocratie de tout un peuple.

Cette journée est une journée de fête joyeuse qui nous permet chaque année de se retrouver et de défiler ensemble dans le respect de nos différences pour célébrer notre communauté de destin. Et c’est une grande joie de perpétuer ici à Vernet-les-Bains cette tradition du défilé qui a débuté à Paris en 1936 à l’initiative d’organisations politiques et syndicales et n’a connu qu’une interruption de 1954 à 1968.

C’est un moment de fierté collective, mais c’est aussi un moment de gravité. Car ce jour de fête nationale, le14 Juillet, est en effet une nouvelle occasion pour nous de rendre hommage à celles et ceux qui sont morts pour la paix et la liberté. Célébrer la fête nationale, c’est se souvenir des sacrifices, des drames de notre histoire, pour les transmettre aux plus jeunes, afin que ne s’effacent jamais de notre mémoire collective ces étapes fondamentales qui ont forgé notre Pays, la France d’aujourd’hui. Comme écrivait Victor Hugo « La Patrie se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent ».

Cette fête nationale appartient à tous les Français et représente avant tout un message d’émancipation et d’espérance. Car comme vous le savez elle célèbre le grand souffle de la liberté, le nécessaire besoin d’égalité, et la grande ambition de fraternité. Liberté, Égalité, Fraternité notre devise, officialisée en 1848, gravée sur les frontons de nos Mairies de nos écoles et autres édifices publics nous engage et nous oblige. Elle nous oblige car l’expérience nous montre la nécessaire vigilance que nous devons avoir collectivement et individuellement vis-à-vis des tendances au replis sur soi et au rejet de l’autre, tendances que nous voyons malheureusement apparaitre parfois, notamment lorsque les temps sont difficiles.

Nous sommes là pour combattre ces réflexes de déshumanisation. Car ces trois mots Liberté Égalité Fraternité autour desquels la République s’est édifiée dans notre pays sont porteurs d’un message universel de la France libre et révolutionnaire. Et ce message – il est important de le rappeler – a traversé les décennies, et parcouru les continents du monde entier. Pour beaucoup de Pays et de peuples la Révolution Française a été et est encore aujourd’hui un phare d’émancipation humaine et un symbole de liberté. Nous sommes les héritiers directs et les porteurs de ces valeurs.

Alors continuons à célébrer chaque année le 14 Juillet, un moment fort de notre histoire, l’honneur de la République, de notre République, le jour ou enfin le peuple « sujet » est devenu un peuple « acteur ».

Vive Vernet-les-Bains ! Vive la République ! Et vive la France !

Nous vous invitons maintenant à un vin d’honneur. A bientôt à tous !