Vernet-les-Bains : les bus scolaires bondés inquiètent les parents (L’Indep)

Des enfants refoulés parce que leur bus est bondé, obligés d’attendre le second qui arrive, ou pas, une heure après. Des cours ratés et des parents en colère. Depuis la rentrée scolaire, c’est une quinzaine de collégiens vernétois qui ont été ainsi laissés sur le carreau.

« Mercredi dernier, mon fils de 11 ans faisait sa rentrée scolaire en 5e au collège Gustave-Violet de Prades. Tout fier, et tout content de retrouver ses copains, il a marché dix minutes depuis la maison pour rejoindre l’abribus et attendre son car scolaire de 7h20 qui le dépose devant le collège pradéen, en même temps qu’une quinzaine d’autres collégiens de Vernet-les-Bains et d’autres villages conflentois », détaille Mme Catafau, la maman. « Or le groupe de collégiens n’a pas pu monter dans ce bus qui était déjà bondé ! Le chauffeur n’a rien voulu entendre et leur a simplement demandé de patienter jusqu’au suivant… ».

Or à 7h35, point de second bus. Elle reprend : « Mon fils m’a appelé depuis son portable pour me dire qu’il n’y avait aucun autre bus en approche et qu’ils se retrouvaient tous à l’attendre. C’était surréaliste, d’autant que jusqu’à présent -et c’est une Vernétoise pure souche qui vous parle- il y a toujours eu deux autobus, chacun d’une cinquantaine de places, qui se suivaient. Aucun enfant n’était laissé sur le bord de la route avec tous les risques que cela comporte ». Finalement, ce second autobus déboulera à 7h50. Et les enfants arriveront en retard pour leur rentrée…

Le maire et le principal ont contacté la compagnie

Une autre habitante de Vernet-les-Bains, Mme Romanos, témoigne à son tour. « Mon garçon fait partie des gamins refoulés par le chauffeur du premier bus. Ça a duré de mardi à aujourd’hui (vendredi 4 septembre). J’ai appelé à plusieurs reprises le maire de notre commune, ainsi que la Vie scolaire du collège pour avoir des explications. J’ai su que l’un et l’autre, très mécontents, avaient contacté aussitôt la compagnie de transports scolaires. Des parents ont pu venir récupérer leurs enfants à l’abribus pour les accompagner en voiture jusqu’à Prades, mais encore fallait-il être disponible. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde ». Ce vendredi matin, le second bus (le premier étant immuablement complet) s’est garé devant l’établissement pradéen avec une heure de retard. « Nos enfants ont été déposés à 9 h devant leur collège et ont donc raté leurs premiers cours de la journée. Sympa pour entamer l’année ! », ne décolère pas Mme Catafan. Il semblerait toutefois que les tensions se soient décrispées depuis. La compagnie de transports scolaires a informé par SMS les familles concernées, de « l’ouverture dès lundi 7 septembre d’une nouvelle ligne de bus scolaire pour les collégiens vernétois de Gustave-Violet ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Vernet-les-Bains. Une rentrée sans problème (L’Indep)

Mardi 1er septembre, ce sont 93 élèves qui ont été répartis dans les 4 classes de Mmes Pimentel, la directrice, Poirier, Azzopardi et Gesta. Pierre Serra, le maire, accompagné de Françoise Gendre, 2° adjointe, a rappelé aux plus jeunes comme aux parents la chance de pouvoir accéder à la culture et à l’éducation alors que tant dans le monde en sont privés. Mais ce n’est pas l’affaire que des seuls enseignants. Les parents, les équipes encadrantes et aidantes, les bénévoles, les élus et politiques ont le devoir de travailler ensemble pour construire l’avenir des enfants. Il s’engage à être présent, à l’écoute et actif. « Si seul on
va plus vite, ensemble on va plus loin »
rappelle-t-il. Patrick Marcel, 2° vice-président de la communauté de communes en charge de l’enfance-jeunesse a assuré que les travaux qui restent à faire le seront dans un bref délai, (portail, mur de soutènement, cantine). C’est donc sans gros problème et sans pleurs cette année dans la cour que tout ce petit monde, plus impatient qu’inquiet, a pris la direction du secret et de l’intimité des classes sous l’œil toujours un peu nostalgique des grands qui se souvenaient.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 septembre 2026)

L’hélicoptère du Samu aurait atterri sur un boulevard de Vernet-les-Bains « sans service de sécurité » au sol : le maire interpelle le préfet (L’Indep)

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 aout 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère H66 affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de dispositif de sécurité. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 août 2026)

Sollicitée, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

« Un pompier avait sécurisé la zone et si nous avions atterri plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient »

Du côté du Samu, on livre une version des faits différente de celle du maire sur plusieurs points. « Lors de cette intervention, un pompier présent au sol avait sécurisé la zone en amont, assure une source au sein du service hospitalier. De plus, si nous nous étions posés plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient, qui était dans le coma et qu’il fallait intuber, mettre sous respiration artificielle, puis en réanimation. Cette intervention a permis de sauver une vie. » L’enquête que les services de l’État ont lancée après réception du courrier du maire de Vernet devrait permettre de trancher entre les deux versions.

Autre précision : si le transport des équipes médicales par l’hélicoptère H66, disponible 24 heures sur 24, est effectivement délégué à une société privée dans le cadre d’une convention, « comme dans les autres Samu de France », le service hospitalier reste bel et bien le donneur d’ordre.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 août 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu s’est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de personnels au sol chargés de sécuriser l’atterrissage. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». L’intervention du 12 août visait à prendre en charge une personne victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Son bien-fondé était donc indiscutable et le premier magistrat en convient. Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Sollicitée, la direction de l’hôpital de Perpignan n’a pas donné suite. De son côté, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Lettre publique de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, au préfet des Pyrénées-Orientales

Monsieur le Préfet,

Le 12 août 2026 en pleine après-midi, un hélicoptère du SAMU a atterri sur une voie de circulation de notre commune (boulevard du Cady), alors que celle-ci était particulièrement fréquentée, comme cela est le cas pendant la période estivale.

Cet atterrissage a eu lieu sans aucune information auprès des services du sécurité que ce soit la gendarmerie (à notre connaissance) ou les services de la commune, dans un endroit inédit, et sans aucune sécurisation que ce soit pour les usagers de la voie publique ou les pilotes et passagers de l’hélicoptère eux même, pour intervenir dans le cadre d’un appel suite à un AVC.

Nous souhaitons vous faire part de notre profond mécontentement et forte inquiétude sur la façon dont l’intervention a été menée.

Comme vous le savez, les appareils intervenants du SAMU sont opérés pour une période donnée par des opérateurs privés. Ceux-ci ne semblent pas évoluer dans le même cadre que celui défini par l’État pour ses propres services. Effectivement, lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, service du SDIS), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernées normalisée).

Sans remettre en cause, bien sûr, ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible, il semble logique et nécessaire que les modalités d’intervention de ce type d’appareils soient toutes soumises au même cadre clair et rigoureux, notamment lorsqu’elles ont des conséquences directes sur la sécurité et la vie quotidienne des habitants et des intervenants. De l’aveu d’un des membres de l’équipage, le lieu d’atterrissage, choisi d’autorité par le pilote, par la proximité des panneaux de signalisation notamment, a mis en danger l’ensemble des personnes concernées, et cela sans réelle « plus-value » en terme de rapidité d’action.

À défaut d’une gestion totale par les services publics des interventions de secours dont le caractère fondamental en terme de sécurité publique justifierait pourtant à lui seul la mise en place, nous souhaitons donc attirer votre attention sur la nécessité de mieux encadrer les conditions dans lesquelles l’ensemble des hélicoptères peuvent être amenés à se poser sur notre commune. Il nous semblerait notamment souhaitable que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants.

Nous demandons également qu’une attention particulière soit portée à la communication et la coordination avec les responsables des collectivités locales et l’ensemble des services concernés, afin que tous puissent, autant que possible, être informés et associés aux dispositifs prévus.

Vous le comprenez notre démarche ne vise nullement à remettre en cause l’action proprement dite indispensable des personnels du SAMU et des services de secours. Elle vise au contraire à ce que leurs interventions puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population, et donc dans le respect des règles de circulation et de sécurité publique.

Nous vous demandons par conséquent de bien vouloir examiner cette situation et de nous indiquer quelles mesures pourraient être prises afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise, particulièrement durant les périodes de forte fréquentation touristique.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre démarche et vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération distinguée.

Pierre Serra
Maire de Vernet-les-Bains

Vernet-les-Bains. La police rurale se met sur le mode vélo ! (l’Indep)

La police rurale de Vernet-les-Bains se modernise en s’équipant de vélos à assistance électrique.

Ce nouveau mode de déplacement permettra aux agents d’intervenir plus facilement dans les rues les plus étroites de la commune, tout en réduisant les dépenses énergétiques et l’impact environnemental de leurs missions, au service de la population. Un choix qui fait également la part belle au savoir-faire local: les vélos ont été conçus par Caminade, à Ille-sur-Têt. Fiables et éprouvés, ils sont les seuls vélos du marché à bénéficier du label Origine France Garantie, avec 90 % de composants, fabriqués en France, dont le moteur doté d’une boîte de vitesses automatique.

L’entretien de ces vélos sera assuré, localement, par Teddy Maignan, de Vélo Transmission, a Vernet-les-Bains.

Grâce à ce nouvel équipement, les échanges avec les habitants seront facilités et les missions de prévention renforcées.

Un investissement de la nouvelle municipalité, autour du maire, Pierre Serra, qui conjugue proximité, innovation, engagement environnemental et économie locale. Une nouvelle façon de faire de la sécurité… au plus près des Vernétoises et des Vernétois.

L’Indépendant, le 1er août 2026

Vernet-les-Bains. Discours de Pierre Serra lors de la cérémonie du 14 juillet 2026

Mesdames et messieurs les anciens combattants,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames, messieurs les Président(e)s des associations,
Monsieur le Porte-Drapeau,
Mesdames, messieurs,
Cher(e)s Ami(e)s,

Merci à toutes et à tous d’être présents ici en cette date importante, symbole s’il en est un de la République Française.

Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prenait la prison de la Bastille, symbole des oppressions, des arbitraires et des injustices. Cet événement annonçait la fin du régime monarchique, et l’avènement d’un autre régime, républicain. Il est l’héritage de la Révolution française, où les citoyens et les citoyennes se sont victorieusement soulevés contre le gouvernement du roi pour protester contre le prix des grains et du pain. Ce soulèvement populaire marque la formidable envie de démocratie de tout un peuple.

Cette journée est une journée de fête joyeuse qui nous permet chaque année de se retrouver et de défiler ensemble dans le respect de nos différences pour célébrer notre communauté de destin. Et c’est une grande joie de perpétuer ici à Vernet-les-Bains cette tradition du défilé qui a débuté à Paris en 1936 à l’initiative d’organisations politiques et syndicales et n’a connu qu’une interruption de 1954 à 1968.

C’est un moment de fierté collective, mais c’est aussi un moment de gravité. Car ce jour de fête nationale, le14 Juillet, est en effet une nouvelle occasion pour nous de rendre hommage à celles et ceux qui sont morts pour la paix et la liberté. Célébrer la fête nationale, c’est se souvenir des sacrifices, des drames de notre histoire, pour les transmettre aux plus jeunes, afin que ne s’effacent jamais de notre mémoire collective ces étapes fondamentales qui ont forgé notre Pays, la France d’aujourd’hui. Comme écrivait Victor Hugo « La Patrie se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent ».

Cette fête nationale appartient à tous les Français et représente avant tout un message d’émancipation et d’espérance. Car comme vous le savez elle célèbre le grand souffle de la liberté, le nécessaire besoin d’égalité, et la grande ambition de fraternité. Liberté, Égalité, Fraternité notre devise, officialisée en 1848, gravée sur les frontons de nos Mairies de nos écoles et autres édifices publics nous engage et nous oblige. Elle nous oblige car l’expérience nous montre la nécessaire vigilance que nous devons avoir collectivement et individuellement vis-à-vis des tendances au replis sur soi et au rejet de l’autre, tendances que nous voyons malheureusement apparaitre parfois, notamment lorsque les temps sont difficiles.

Nous sommes là pour combattre ces réflexes de déshumanisation. Car ces trois mots Liberté Égalité Fraternité autour desquels la République s’est édifiée dans notre pays sont porteurs d’un message universel de la France libre et révolutionnaire. Et ce message – il est important de le rappeler – a traversé les décennies, et parcouru les continents du monde entier. Pour beaucoup de Pays et de peuples la Révolution Française a été et est encore aujourd’hui un phare d’émancipation humaine et un symbole de liberté. Nous sommes les héritiers directs et les porteurs de ces valeurs.

Alors continuons à célébrer chaque année le 14 Juillet, un moment fort de notre histoire, l’honneur de la République, de notre République, le jour ou enfin le peuple « sujet » est devenu un peuple « acteur ».

Vive Vernet-les-Bains ! Vive la République ! Et vive la France !

Nous vous invitons maintenant à un vin d’honneur. A bientôt à tous !

Vernet-les-Bains. Bilans et perspectives après trois mois de mandat (L’Indep)

Ce sont près de 300 administrés qui ont répondu présent à cette promesse électorale au double objectif. Faire un point d’étape 3 mois, jour pour jour, après les élections et mettre ensuite sur les rails les premières commissions publiques extra-communales.

Pierre Serra, le maire, a présenté le résultat des audits commandés, état des lieux en forme d’inventaire. Un gros sujet, la piscine et le spa, leurs gestions et états, photos et documents à l’appui. Un constat, les travaux réalisés sont insatisfaisants. Les résultats « sont peu dignes pour certaines entreprises de professionnels » mais aussi « mal suivis, mal gérés et réceptionnés sans bon sens ». Le diaporama des « preuves » argumentait les propositions de rattrapage des malfaçons, leurs coûts et leurs délais. Des travaux sont à venir pour certains dans l’urgence pour raison de sécurité ou d’hygiène. D’autres à plus long terme comme l’utilisation des eaux chaudes naturelles pour le chauffage de l’ensemble du parc sportif, piscines comprises, et du complexe de la salle polyvalente. Des simulations sérieuses et étayées laissent espérer des économies substantielles pour la commune. À plus court terme, une gestion raisonnée des installations existantes (chauffage, etc.) permettra, dès cette année, de réduire notablement les factures d’énergie.

« Autres engagements respectés », la baisse de la pression fiscale communale, l’optimisation des redevances d’occupation du marché (producteurs et revendeurs), la remise en réflexion des plans de prévention des risques à laquelle les Vernetois seront associés, la réorganisation des moyens du service de police rurale (ASVP) et des compétences et qualifications des personnels communaux.

Trois commissions extra-communales sont ensuite proposées et les inscriptions ouvertes. Elles seront indépendantes, présidées par des non-élus, aux calendriers propres. L’objectif est d’en faire des organes de propositions, de concertation populaire et citoyenne. Elles seront prises en compte et mises en valeur. Trois thèmes sont retenus : « Culture, médiathèque… » ; « Environnement, village arboretum.. » ; « Voirie, mobilité, signalisation, espaces… ». Les feuilles d’inscriptions aux commissions se remplissaient pendant le pot de l’amitié. Tous les détails de cette réunion seront publies et consultables.

Daniel Capet (L’Indépendant, le 25 juin 2026)

Vernet-les-Bains. 18-Juin : « Mémoire, vigilance et résistance » (L’Indep)

Le 18-Juin est peu commémoré, mais la volonté reste à Vernet de se remémorer l’acte fondateur de la résistance française qui a assurément permis de changer le cours de l’histoire. Si l’appel du général De Gaulle est devenu presque une expression du langage courant, le texte risque de se perdre dans les méandres du temps. Il mérite la postérité. C’est pour cette raison qu’a été dévoilée une plaque sur la bien nommée place du 18-Juin-1940. Plaque qui reprend l’intégralité de l’appel historique dont Pierre Serra, le maire a souligné la pertinence non seulement historique, mais aussi d’actualité. « Mémoire, vigilance et résistance » ont été les maîtres mots de son discours.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 22 juin 2026)

Vernet-les-Bains. Conseil municipal : mêlée, balle au centre (L’Indep)

Ils sont 15, comme au rugby, en deux équipes inégales. Comme au rugby, il y a le public, 16e joueur. Ici, silencieux le temps des débats. Même silencieux, il ne peut s’empêcher de réagir par des soupirs, brouhahas, mouvements et regards. Sa seule présence influence inconsciemment la tenue des équipes.

1re mi-temps, on déroule comme à l’entraînement. Une contestation, le compte rendu est « infidèle et incomplet » pour les uns, « strictement objectif » pour les autres. On s’observe, mais le public, déjà, réagit discrètement. Voté à 12 contre 3. Tableau des effectifs, conventions, reprise du « casot », commission sur les impôts directs, subvention au Téléthon…

2e mi-temps. Modification de l’éclairage public : Une décision doit être prise. « Modifiable à tout moment selon les vœux de la population ». Première tension, 1 abstention. Fonds alloués aux élus pour leurs formations. « C’est la loi ! » annonce Pierre Serra le maire. « On n’en a jamais eu besoin » dénonce l’opposition. Légalité contre pragmatisme, le public bouge. 2 voix contre. Vente d’un véhicule hors norme qui ne roule qu’avec des solutions non pérennes. Pour : « C’est la loi » ; contre : « Mais maintenant il va manquer un véhicule ! » Voté cependant à l’unanimité. Modification des règles de fonctionnement du marché et des coûts des emplacements. Pour : « C’est la loi et ça leur coûtera moins cher » ; contre : « Ils ne payaient déjà pas l’hiver ! »

Dans le public, des commerçants. Ils ont l’arbitrage vidéo et les replays, ça fait réagir le public. Voté avec 3 abstentions. Tarifs du nouvel enfeu au cimetière. Revenant à 1 914 euros les concessions seront vendues 1 700 euros. « On ne peut pas vendre à perte » ; contre « on a vérifié, c’est légal ». 3 votes contre.

3e mi-temps. Sécurité du village, des personnalités perturbatrices sont prises en charge pour un suivi médical. Et le public peut enfin « dire ses mots » passant parfois par-dessus ceux qui n’ont alors plus l’exclusivité de la parole. Voirie, sécurité, éclairage, marché. Tout y passe ou y « re-passe », avec précisions, témoignages, principes mais aussi ressentis, difficultés, envies, espoirs. Il y a de l’écoute et des clarifications, des explications de priorités, de moyens, etc…

Comme au rugby, si le jeu continue sans que la mêlée ne se relève, la présence « active » du public permet de faire comprendre qu’il n’est pas dupe entre demi-vérités qui ne sont pas des mensonges et demi-mensonges qui ne sont pas des vérités. C’est la démocratie qui fonctionne mais au rugby, les joueurs, par respect de ce même public, restent sur le terrain jusqu’au départ de tous.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 18 juin 2026)