La section catalane du Parti communiste français a dû se positionner sur le texte d’orientation politique de l’appareil. Cette première étape doit permettre au PC de déterminer la stratégie à adopter pour la présidentielle de 2027. Les Catalans ont opté pour une candidature autonome du Parti communiste. Pas d’alliance donc.
Le Parti communiste des Pyrénées-Orientales choisit de porter la candidature de l’un des leurs jusqu’à l’élection présidentielle.
Réunie en congrès départemental samedi 20 juin, la section catalane du parti s’est positionnée sur la stratégie à adopter pour le futur rendez-vous aux urnes de 2027. Une échéance électorale qui ne cesse d’accumuler, pour l’instant, les candidatures plus vraiment spontanées. De l’extrême droite à la droite, en passant par le centre, la gauche et l’extrême gauche, plusieurs dizaines de personnalités politiques se sont empressées d’assurer publiquement leurs ambitions pour succéder à dix ans de gouvernance d’Emmanuel Macron.
Le Parti communiste catalan, comme l’ensemble des branches départementales de cet appareil, a du répondre à une question aussi claire qu’épineuse: le parti doit-il s’allier ou envoyer l’un des leurs dans la fosse aux candidats ? Les communistes des Pyrénées-Orientales ont plébiscité, à 58 %, l’option de présenter un candidat autonome en 2027.
Pour l’heure, chez les communistes, seul Fabien Roussel a déclaré publiquement ses intentions pour 2027. En 2022, le candidat n’avait récolté que 2,28 % des bulletins au premier tour de la présidentielle. Mais, cinq ans plus tard, aucune autre personnalité communiste ne s’est avancée sur la ligne de départ face à un Fabien Roussel qui a fait rentrer le parti dans la sphère politique et médiatique, malgré quelques dérapages.
Cette décision catalane a été prise juste avant le congrès de Lille du parti, prévu du 3 au 5 juillet prochains, où la section nationale des communistes devrait affiner sa position pour la présidentielle. Voire présenter un choix définitif.
Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 25 juin 2026)
