Le syndicat USD CGT 66 dénonce « le licenciement injustifié » d’un aide-soignant (L’Indép)

Le syndicat USD CGT 66 de la Clinique mutualiste catalane de Perpignan dénonce le licenciement « injustifié » d’un aide-soignant de nuit. La direction répond.

Selon les faits relatés hier par le syndicat USD CGT 66, un aide-soignant de nuit de la Clinique mutualiste catalane, Kamel, a été licencié au début du mois de juin pour des faits de « maltraitance verbale » et des faits qui se sont déroulés au mois de septembre 2025, janvier 2026 et mai 2026.

En début d’année 2026, un entretien informel avait eu lieu avec la direction au cours duquel l’agent « n’a pas reconnu les propos qui lui sont reprochés ». À la fin de cet échange, l’aide-soignant a pris le parti de travailler en binôme « pour éviter d’autres accusations ».

Mais à la fin du mois de mai 2026, il est convoqué pour un entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement. « À cette période, la direction a reçu une lettre d’une patiente de 90 ans qui se plaignait d’avoir eu mal pendant la prise en charge réalisée par Kamel, alors qu’elle avait le col du fémur cassé. Sauf qu’on s’est aperçu que la lettre avait été écrite par sa nièce, médecin à la clinique », raconte Frédéric Saison, délégué syndical central CGT. Kamel, sera mis à pied puis licencié pour faute grave au début du mois de juin 2026 après plus de 7 ans de travail au sein de l’établissement de santé.

« Nous contestons toute présomption de faits »

Si le syndicat partage que « la direction ne croyait pas à ces accusations dès le début », il s’étonne aussi de « l’absence d’enquête s’ils considèrent qu’il y a eu maltraitance ».

« Ce soir-là, pour les faits du mois de mai, l’aide-soignant travaillait donc en binôme. Sa collègue a reconnu son travail et sa bonne prise en charge. Et pourtant il se retrouve licencié, seul », poursuit le représentant syndical qui dénonce « une absence de preuves » et « un licenciement injustifié ».

« Cette situation est délirante. Nous sommes dans un secteur déjà sous tension. Il aurait mieux valu régler le vrai problème de fond plutôt que de licencier le salarié. Mais aussi renouer avec de vraies conditions de travail », poursuit-il. « Nous ne demandons qu’une chose c’est que la direction produise ses preuves », poursuit Frédéric Saison qui accompagne Kamel. Ce dernier témoigne : « Ils ont détruit ma vie. Si j’en parle aujourd’hui, c’est pour pas que ça arrive à d’autres personnes ». Le salarié se réserve le droit de mener une action en justice.

Contacté, le directeur de la Clinique mutualiste catalane, Guillaume Guibert, réagit : « Nous contestons toute présomption de faits. Mais nous sommes tenus à la confidentialité de nos collaborateurs Nous sommes toujours dans le respect des procédures et les droits de la défense ».

Laura Morales(L’Indépendant, le 17 juillet 2026)

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