Cabestany. Les quatre candidats à la mairie débattent de la voirie communale (L’Indep)

Ce jeudi 26 janvier, a moins de deux mois des élections municipales des 15 et 22 mars prochain, L’indépendant a organisé un débat, entre les quatre candidats déclarés à la mairie de Cabestany. Les prétendants a la fonction de maire ont notamment débattu de l’état des routes.

Ils ont tous répondu favorablement à l’invitation de L’Indépendant. Ce jeudi 29 janvier, en fin d’après-midi, les quatre candidats déclarés en vue de l’élection municipale de Cabestany étaient réunis dans nos locaux perpignanais. La maire communiste sortante, Édith Pugnet, 53 ans, employée à l’aide sociale à l’enfance, à la tête de la liste « La passion de Cabestany », a été opposée à ses trois rivaux : Éric Poupet, élu d’opposition divers droite au conseil municipal, 55 ans, directeur d’un magasin Carrefour de la liste « Cabestany avant tout » ; Olivier Mas (RN), 64 ans, directeur administratif et financier du théâtre de l’Archipel à Perpignan pour « Cabestany nouvelle vague » ; et Jean-Pierre Brazes (ex-candidat investi par le RN avant d’être écarté par le parti d’extrême droite), 69 ans, retraité, avec sa liste « Un cap pour Cabestany ». Il a notamment été question des routes.

« Du retard en matière de voirie »

« Les routes sont la préoccupation numéro un des Cabestanyencs », a d’emblée attaqué
Éric Poupet. « Avant 2010, quand nous n’étions pas dans l’agglo de Perpignan, ce secteur était catastrophique. Certaines voies, comme la route qui va à Calicéo, sont dans un état déplorable. Depuis que la commune en a récupéré la compétence, la question qui se pose est la suivante: a-t-on repris la gestion des routes pour le budget ou pour mieux les gérer ? », a-t-il lancé en pique à l’adresse de la maire en place.

Un constat appuyé par Jean-Pierre Brazès, qui voit dans l’état des infrastructures routières « une des priorités majeures pour Cabestany ». Il appelle de ses vœux la réalisation d’un « bilan de l’état des routes et des trottoirs ».

« On a du retard en matière de voirie », a reconnu Édith Pugnet. « Depuis 18 mois et le retour de cette compétence à la municipalité, nous avons dressé des premiers diagnostics et des premiers travaux ont été réalisés. Nous comptons 50 % de rénovations en plus qu’au cours des quatre années précédentes », s’est-elle défendue. « Nous avons d’ores et déjà fait 12 km sur les 60 km de voies communales que compte Cabestany. Mais on ne peut pas toujours aller vite », pondère-t-elle. « Parfois, il faut attendre que les réseaux souterrains soient refaits avant de rénover la route, sinon il faudrait casser ce qui a été fait ».

Pour Olivier Mas, « quand une ville grandit, elle perd en proximité ». Le candidat du RN veut rapprocher la décision des habitants, notamment sur le thème des infrastructures, « grâce aux outils numériques. Pour plus de proximité, le candidat souhaiterait proposer une application qui permette de joindre les services municipaux sans avoir besoin d’appeler en mairie. Avec un simple bouton, on pourrait localiser le problème et le signaler directement ».

Et Éric Poupet de conclure sur « les stop à l’envers ». « Une spécificité de Cabestany », a-t-il assuré, « où les panneaux stop sont installés sur les voies les plus fréquentées au détriment des routes les moins empruntées, Résultat : de nombreux Cabestanyenes verbalisés trop facilement ». Son verdict : « Il faut les supprimer ». Ou comment dire « stop » aux « stop ».

Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 30 janvier 2026)

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