Cabestany. Continuité et sérénité pour les 780 écoliers (L’Indep)

Alors que des travaux ont été réalisés dans les établissements, la rentrée s’est bien passée. Mardi 1er septembre, comme de coutume à l’occasion de la rentrée scolaire, Édith Pugnet, maire de Cabestany, accompagnée d’adjoints et de directeurs de services, est allée à la rencontre des enseignants et des parents d’élèves dans les trois écoles maternelles et les trois écoles élémentaires de la commune.

Une ambiance sereine régnait dans les établissements. De l’avis des parents d’élèves comme des enseignants, « aucun problème particulier n’a été relevé » pour cette rentrée. Au total, 780 élèves ont retrouvé le chemin de l’école: 266 en maternelle et 514 en élémentaire.

Côté maternelle, l’école La Fontaine, dirigée par Christine Surjus, accueille 125 enfants, dont 80 en classe bilingue et 45 en classe monolingue. À Charlie-Chaplin, sous la direction de Béatrice Ardigo-Auguet, ils sont 92, tandis que l’école Ludovic-Massé, dirigée par Olivia Cartapatti, compte 49 élèves. Dans les écoles élémentaires: Jacques-Prévert, dirigée par Géraldine Lefebvre-Dupont, accueille 219 élèves, dont 117 en bilingue et 102 en monolingue. Georges-Button, sous la direction de Caroline Léone, compte 180 élèves.

Des travaux

Enfin, l’école Ludovic-Massé, dirigée par Camille Got, accueille 115 élèves, auxquels s’ajoutent 12 élèves en classe IME. Cette rentrée s’effectue également dans des établissements largement rénovés. Les écoles Prévert, Buffon et Chaplin affichent notamment un visage entièrement renouvelé et à La Fontaine, les élèves ont découvert une nouvelle pergola dans la cour.

Cette plus ancienne école de la ville fera prochainement l’objet d’une réflexion sur sa réfection. Celle-ci s’appuiera sur des préconisations techniques, mais aussi sur une étude plus globale de l’aménagement du cœur de ville. Une rentrée placée sous le signe de la sérénité et de la continuité, dans des écoles qui poursuivent leur transformation pour offrir aux enfants un cadre toujours plus adapté à leurs apprentissages.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Cabestany. La FCPE fait baisser le coût des fournitures (L’Indep)

À quelques jours de la rentrée, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) des Pyrénées-Orientales a lancé pour la première fois une bourse aux fournitures scolaires à l’échelle du département. Le principe est de mutualiser les commandes de plusieurs établissements afin de négocier des tarifs plus avantageux pour les familles.

« C’est une demande que les parents d’élèves formulaient depuis quelques années », explique Rémy Landri, président de la FCPE 66. Face à l’augmentation régulière du prix des fournitures, l’association a voulu apporter une réponse concrète. « On s’est dit qu’il fallait que l’on s’empare de ce problème. La hausse du coût du papier, de l’énergie et du trans port, notamment depuis la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, a contribué à alourdir la facture ». Quatre bénévoles de la fédération dont Marc Zarcone, trésorier, et un salarié pour le marketing, se sont attelés à la tâche.

Le dispositif permet aux familles de réaliser 30 à 35 % d’économie par rapport aux achats effectués dans le commerce, tout en conservant du matériel de qualité.

Une adhésion a la FCPE de 10 euros est toutefois nécessaire, la fédération n’étant pas autorisée par la loi à exercer une activité commerciale. Pour cette première année test, les propositions ont été adressées à l’ensemble des établissements du département. Dix collèges et une école primaire ont finalement participé, en transmettant leurs listes de fournitures. Au total, 80 familles ont répondu favorablement.

Cabestany, 28 kits ont été commandés et distribués vendredi 23 août devant le collège Pau-Casals Une opération appréciée par les parents, à l’image de cette mère de six enfants venue récupérer les fournitures de ses deux collégiens. Sébastien Braco, conseiller municipal aux Affaires scolaires et périscolaires, s’est chargé de la distribution des colis aux parents d’élèves. « Les colis vont être distribués également dans chaque établissement participant », explique-t-il.

La FCPE entend désormais pérenniser et améliorer le dispositif. « Il nous faut trouver un fournisseur local », indique Rémy Landri, qui souhaite également multiplier les périodes de distribution et réduire les coûts de transport. « Pour les écoles primaires, l’objectif sera notamment d’anticiper davantage, afin que les parents disposent des fournitures des le début du mois de juillet ».

Car l’enjeu dépasse le seul contenu des cartables. Dans un département où de nombreuses familles rencontrent des difficultés financières, l’allocation de rentrée scolaire ne suffit pas toujours à couvrir l’ensemble des dépenses: vêtements, cantine, transport ou encore activités sportives s ajoutent à la facture. Avec cette première expérience, la FCPE 66 entend transformer une demande récente des parents en un dispositif durable, solidaire et accessible au plus grand nombre.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er septembre 2026)

Cabestany. Antenne : SFR défend une procédure « faite dans les règles » (L’Indep)

L’opérateur estime que le délai légal de recours des tiers, de trois mois, n’a pas été utilisé.

Le différend entre SFR et les opposants à la nouvelle antenne relais se poursuit. L’opérateur conteste les accusations de la mairie et du collectif concernant l’affichage préalable à l’installation du pylône.

« Tout a été absolument fait dans les règles, affirme Isabelle Simon, déléguée régionale SFR, et nous l’avons réitéré lors de notre réunion avec la mairie lundi 11 août ».

Selon l’opérateur, le projet a été engagé en 2025 après le constat d’un défaut de couverture. La possibilité d’utiliser un pylône existant aurait d’abord été étudiée, mais écartée pour des raisons techniques.

SFR indique avoir déposé une déclaration préalable en décembre 2025, puis assuré l’affichage réglementaire. Des constats réalisés par un commissaire de justice en janvier, février et mars, avec géolocalisation et photographies, attesteraient de la conformité de cet affichage. L’opérateur estime ainsi que le délai légal de recours des tiers, de trois mois, n’a pas été utilisé. « D’ailleurs, jusqu’à juillet, nous n’avons rien entendu ».

Le pylône ayant désormais été construit, SFR exclut son déplacement, qui représenterait selon lui « des coûts énormes qui ne nous reviennent pas ».

Les antennes ne sont toutefois pas encore installées : l’opérateur dit attendre que les échanges avec la maire permettent d’apaiser et de clarifier la situation.

Sur les inquiétudes sanitaires, SFR rappelle « qu’il applique les normes réglementaires européennes et françaises » et souligne « que des mesures indépendantes du champ électromagnétique pourront être réalisées une fois le relais mis en service ».

SFR assure enfin que son objectif reste d’améliorer la couverture du secteur et d’apporter un service, tout en affirmant vouloir poursuivre le dialogue avec la mairie et les habitants.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 15 août 2026)

Cabestany. Antenne SFR : des photos contestées relancent la mobilisation (L’Indep)

Le collectif d’habitants opposé à l’implantation de l’antenne-relais SFR-Bouygues, érigée sur le site de l’entreprise Chausson, a organise vendredi matin une manifestation a proximité du pylône.

Une cinquantaine de riverains se sont réunis, sous la surveillance de la gendarmerie, pour distribuer des tracts aux automobilistes et dénoncer un projet qu’ils jugent trop proche des habitations. Une pétition en ligne avait déjà recueilli 266 signatures.

Mais au-delà de cette mobilisation, c’est un courrier adressé le 6 août par la maire de Cabestany, Édith Pugnet, aux opérateurs SFR et Bouygues Telecom qui pourrait relancer le dossier. L’élue y demande l’arrêt immédiat des travaux, estimant que plusieurs éléments remettent en cause la régularité de la procédure d’affichage préalable.

Au cœur de ses observations figurent les photographies produites pour attester de la présence du panneau réglementaire entre janvier et mars 2026. Selon la maire, plusieurs indices laissent penser que deux clichés, pourtant datés de deux mois d’écart, auraient en réalité été pris le même jour. Elle relève notamment la présence de la même voiture passant sur la route, d’un sol humide alors que les relevés météorologiques font état d’un temps sec, d’un même conteneur, d’un arbre toujours dépourvu de feuilles et d’éléments de décor identiques. Des constatations qu’elle indique avoir croisées avec des images de Google Street View, où l’environnement apparait pourtant différent à cette période.

« Outre ces éléments, il est attesté que l’affiche informant du projet n’a pas été apposée sur la parcelle où l’antenne a été érigée », écrit la maire.

Selon elle, le panneau aurait été installé sur une parcelle voisine correspondant au bâtiment de l’entreprise Chausson, et non sur celle accueillant le pylône. « Cette localisation erronée prête à confusion et n’a pas été de nature à informer clairement les riverains. C’est un manque de sérieux, d’information et de clarté ». Elle ajoute que les services municipaux n’ont constaté aucun panneau réglementaire depuis le début du chantier, contrairement aux dispositions du Code de l’urbanisme.

Pour Cyrille Bernardin, chef de cabinet de la mairie, « il y a plusieurs vices de procédure. Les opérateurs doivent suspendre le chantier et ouvrir des discussions avec la mairie et les habitants. Il existe des solutions alternatives, notamment la mutualisation avec des antennes déjà en service ».

« Aller jusqu’au bout »

« Nous irons jusqu’au bout, assure une riveraine. Il y avait d’autres emplacements possibles. Nous demandons simplement que ce projet soit revu ».

Présent à la manifestation, le conseiller départemental Rémi Lacapère estime lui aussi qu’« il aurait été logique de privilégier la mutualisation plutôt que d’implanter un nouveau pylône à proximité immédiate des habitations. La question principale, c’est le fait accompli de cette installation ».

En attendant une réponse des opérateurs sollicités mais qui se laissent du temps pour répondre, le collectif entend poursuivre sa mobilisation, tandis que la municipalité espère que les irrégularités qu’elle estime avoir relevées permettront de rouvrir le dialogue sur une implantation alternative.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 8 août 2026)

Cabestany. Des riverains vent debout contre une nouvelle antenne-relais SFR (L’Indep)

Réunis en collectif, les habitants dénoncent une implantation, à quelques dizaines de mètres de leurs maisons. La municipalité reconnaît ne pas avoir su s’y opposer à temps et promet d’engager des discussions, avec l’opérateur, pour obtenir un déplacement du pylône.

L’apparition soudaine d’une antenne-relais SFR sur un terrain privé appartenant à Chausson Matériaux, à une cinquantaine de mètres des premières habitations, suscite une vive colère à Cabestany. Réunis en collectif, les riverains ont convié les élus municipaux afin d’obtenir des explications et de faire entendre leurs revendications.

« Le 17 juillet au matin, il n’y avait rien devant chez moi. À midi, en rentrant de la plage, l’antenne était debout. Les engins sont arrivés et tout s’est fait très vite », raconte un habitant.

En seulement deux jours, une pétition en ligne a déjà recueilli 131 signatures, tandis que les riverains poursuivent le tractage dans les quartiers voisins.

Le collectif ne remet pas en cause la nécessité d’assurer la couverture mobile du territoire, mais estime que d’autres solutions existent. Dans un communiqué lu lors de la réunion, les habitants rappellent que les opérateurs peuvent mutualiser leurs équipements ou privilégier des emplacements plus éloignés des habitations, quitte à investir davantage. Ils soulignent qu’à plusieurs reprises par le passé, la commune avait obtenu le déplacement de projets similaires afin de préserver les riverains.

Les inquiétudes portent autant sur la proximité de l’installation que sur ses conséquences.

« Nous craignons une dépréciation de nos biens et nous nous interrogeons sur les effets de cette antenne 5G sur la santé », expliquent-ils. Les habitants regrettent également de n’avoir jamais été informés directement. « L’affichage était peut-être conforme, mais personne dans le lotissement n’a été averti ».

Face à eux, le premier adjoint Hervé Blanchard a reconnu les limites de l’action municipale. « Ce n’était pas notre souhait qu’une antenne soit installée ici. Nous aurions dû nous opposer au projet plus tôt. Nous nous sommes ratés », admet-il. Après vérification, la commune indique toutefois que l’ensemble des procédures administratives a été respecté, notamment l’affichage réglementaire, constaté par huissier.

Pour autant, les élus assurent ne pas baisser les bras. « L’antenne n’est pas encore en service et les travaux ne sont pas totalement achevés. Nous avons déja pris contact avec SPR-Bouygues pour rechercher une solution et étudier un de placement de l’installation », poursuit Hervé Blanchard, précisant que la voie juridique apparait aujourd’hui très limitée.

Même constat pour James Gillon, élu à l’environnement, qui rappelle que la réglementation a évolué. « Les procédures ont été largement simplifiées pour les opérateurs. Une simple déclaration préalable suffit désormais et les possibilités d’opposition des communes sont réduites ». Selon lui, la piste la plus réaliste consiste à négocier avec SFR, notamment autour d’une mutualisation des pylônes existants, solution également encouragée par l’État.

Les habitants, eux, demandent que tout soit tenté pour empêcher la mise en service du site et obtenir son déplacement vers un secteur moins exposé. De leur côté, les élus assurent vouloir faire front commun avec le collectif afin d’ouvrir des discussions avec l’opérateur: Un dialogue dont tous espèrent désormais qu’il permettra de trouver un compromis acceptable pour les riverains.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 31 juillet 2026)

Lien pétition : https://corg/vVp7tK4s/6

Précisions de SFR-Bouygues sur cette installation d’antenne

Alors que l’installation d’une nouvelle antenne-relais suscite l’opposition d’un collectif d’habitants SPR-Bouygues Telecom apporte à son tour des précisions sur les raisons qui ont conduit à la réalisation de ce projet.

Selon Isabelle Simon, déléguée régionale, représentant les opérateurs, la première option étudiée consistait à mutualiser une infrastructure déjà existante, avec d’autres opérateurs. Cette solution a toutefois été abandonnée après analyse technique. « Il aurait fallu re prendre entièrement le support existant, le rehausser et engager des travaux particulièrement complexes », explique-t-elle. « Une telle opération aurait également engendré des coûts financiers importants ainsi qu’un impact environnemental supérieur à celui de la création d’un nouveau site ».

Face à cette impossibilité, les opérateurs ont retenu la construction d’une nouvelle antenne, présentée comme la seule solution permettant de répondre aux besoins de couverture du secteur. L’objectif, selon SFR-Bouygues Telecom, est d’assurer une qualité de service optimale aux abonnés, dans une zone où les performances du réseau devaient être renforcées.

Sur le volet réglementaire, Isabelle Simon affirme que « l’ensemble de la procédure a été respecté. Les obligations d’affichage et d’information du public ont été réalisées, conformément aux dispositions en vigueur ». Elle ajoute que ces démarches ont fait l’objet d’un constat d’huissier, attestant, selon elle, le respect des formalités administratives.

Concernant les demandes de déplacements de l’antenne formulées par certains riverains, la représentante des opérateurs se montre prudente. « Une telle hypothèse apparait, particulièrement difficile à mettre en œuvre, tant sur le plan technique que financier. L’infrastructure est désormais installée et représente un investissement conséquent ».

Pour autant, SFR-Bouygues indique vouloir poursuivre les échanges avec la municipalité de Cabestany, afin d’examiner les différentes possibilités. Si le dialogue reste ouvert, l’opérateur, estime, néanmoins, qu’un déplacement de l’antenne se-rait, aujourd’hui, très complexe à envisager.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 31 juillet 2026)

Cabestany. Le chantier de 21 logements sociaux officiellement lancé (L’Indep)

La résidence Côté sud illustre l’engagement des collectivités et du bailleur Trois moulins habitat dans un contexte de crise durable du logement social et une demande toujours plus forte.

La résidence Côté sud, située aux 13 et 16 rue Blanche-Lefevre à Cabestany, a fait l’objet de la pose de sa première pierre en présence des élus et des partenaires institutionnels ayant contribué à la réalisation de ce programme de 21 logements sociaux. Une opération qui répond à une demande toujours plus forte dans les Pyrénées-Orientales.

Présent sur la commune depuis dix-huit ans, Trois moulins habitat poursuit un partenariat de longue date avec Cabestany. Son directeur général, Gilles Sambussy, a salué « un projet bien intégré », assurant la transition entre habitat collectif et pavillonnaire. Mais il a surtout alerté sur les difficultés rencontrées par les bailleurs sociaux. « Le cout de la construction a progressé de 39 % en Occitanie alors que nos ressources diminuent. Notre modèle est aujourd’hui en équilibre précaire », a-t-il averti, tout en remerciant les collectivités qui continuent de soutenir financièrement ces opérations.

Pour la maire, Edith Pugnet, cette inauguration constitue une réponse concrète à une situation devenue préoccupante. En 2025, les Pyrénées-Orientales comptaient 22 500 demandeurs de logements sociaux, dont plus de 800 à Cabestany. « Construire, mais pas seulement au détriment du beau, ni sans tenir compte de l’environnement et des habitants : c’est tout l’enjeu », a-t-elle rappelé, réaffirmant son attachement à une mixité associant logements sociaux, intermédiaires et accession à la propriété.

Le conseiller départemental Rémi Lacapère a rappelé le rôle majeur du Département, premier financeur de cette résidence avec une aide de 141 000 euros.

Olivier Mas, représentant la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée métropole, a souligné pour sa part la garantie d’emprunt de 2,2 millions d’euros apportée conjointement par l’agglomération et la commune, preuve d’un engagement partage en faveur du logement.

Représentant la Région, Julien Baraillé a insisté sur la dimension sociale de ces programmes. « Le logement est le premier facteur d’insertion. Comment trouver un emploi, suivre une formation ou construire un projet de vie sans stabilité résidentielle ? », a-t-il interrogé. Rappelant que près de 70 % des habitants des P.-O. sont éligibles au logement social, il a également défendu une approche privilégiant la qualité de vie : « Oui au logement de qualité, mais il faut aussi penser à la manière dont les habitants vivront ensemble. Les problèmes de voisinage et l’insécurité peuvent souvent être évités lorsqu’ils sont anticipés des la conception des quartiers ».

Avec ses 21 logements, la résidence Côté sud symbolise une ambition partagée: offrir des logements accessibles, durables et intégrés, malgré un contexte économique qui rend chaque nouvelle opération plus difficile à réaliser.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 2 juillet 2026)

Cabestany. Conseil municipal : un budget sous contraintes mais assumé (L’Indep)

Entre austérité imposée et maintien du service public, la majorité a défendu ses choix.

« Chacun sait combien le vote du budget constitue un moment essentiel de la vie locale ». En ouvrant la séance consacrée en grande partie aux finances, la maire Édith Pugnet a posé le cadre d’un exercice « contraint », marqué par l’instabilité nationale et une baisse continue des ressources.

Sur les 26 affaires inscrites a l’ordre du jour, dont deux retirées, dix portaient sur le budget, toutes adoptées à la majorité des voix.

Présidant le nouveau conseil municipal constitué de 36 membres de la majorité et 7 pour l’opposition, l’édile a dénoncé « une construction budgétaire très délicate », évoquant une dotation globale de fonctionnement réduite à « peau de chagrin » et un système de péréquation amputant les recettes de plus d’un million d’euros.

« C’est un effet ciseaux », a-t-elle résumé, « entre recettes en baisse et dépenses en hausse, notamment sous l’effet des mesures nationales sur les personnels. Malgré ce contexte, la commune tient bon », affirmant « croire à la force de la solidarité » et défendre « un service public fort ». Les délégations au maire restent inchangées, les indemnités des élus reconduites à l’identique de la précédente mandature et les commissions structurées autour de trois pôles majeurs : finances, culture et sport, travaux. La commission d’appel d’offres (CAO), « très importante », sera présidée par Hervé Blanchard, 1er adjoint, chargé des finances.

Sur le plan financier, ce dernier a présenté un compte excédentaire grâce aux reports, malgré des dépenses supérieures aux recettes. « C’est un choix raisonnable », a-t-il plaidé en défendant une hausse de 1 % de la fiscalité, destinée à absorber la hausse des coûts énergétiques et des charges de personnel. « L’imposition à Cabestany reste bien en deçà des autres communes », a-t-il insisté.

Contestée par l’opposition, cette augmentation interroge. « Veut-on appauvrir les prestations ou maintenir un service publie prioritaire ? », a rétorqué la maire, annonçant une future consultation des habitants sur le sujet. Le Centre communal d’actions sociales (CCAS) a vu sa subvention annuelle validée, confirmant l’attention portée aux politiques sociales.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 6 mai 2026)

Le prochain conseil municipal se tiendra lundi 18 mai.

La grève reconduite à Médipôle et Saint-Pierre (L’Indep)

Le mouvement de grève des cliniques Médipôle Saint-Roch et Saint-Pierre se poursuit et fusionne. Hier, après plus de quatre jours d’actions, les syndicats de chaque établissement se sont retrouvés à la clinique Saint-Pierre pour unir leurs forces. « Après notre assemblée générale et un deuxième rendez-vous avec la direction, sans accord trouve, nous sommes allés soutenir nos collègues de Saint-Pierre. On essaye de créer une action commune puisque nous avons les mêmes dirigeants. Demain matin (ce mercredi), c’est eux qui viendront à Cabestany », confie Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT de Médipôle, au cœur du mouvement avec le syndicat CFDT, représenté par Hélène Masse.

Les urgences restent ouvertes

Les personnels soignants, qui revendiquent de meilleures conditions de travail mais surtout une reconnaissance financière, se dirigeront en cortège vers l’ARS ce mercredi, puis jusqu’à la polyclinique Méditerranée de Perpignan, aussi groupe Elsan, en fin de matinée. « Il faut créer une dynamique pour marquer le coup », poursuit la déléguée syndicale. Elle précise par ailleurs que le PDG du groupe Elsan, Sébastien Proto, devait venir les rencontrer ce mercredi, « mais sa venue a été annulée ». Dans les services de la clinique, seul le premier étage reste ouvert. Les services de chirurgie et de médecine ont été regroupés et accueillent 36 patients au total. Les urgences restent ouvertes.

À la clinique Saint-Pierre, les revendications écrites ont été déposées au directeur Julien Coulomb ce mardi a 11 h. Les déléguées syndicales, Charlotte Bailly (CGT), Aurélie Stéfani (CGT) et Florie Bejat (CFTC), ont ensuite été reçues à 17 h 30.

« Aprés nos propositions, le directeur n’est pas contre une prime pérenne, mais pas de 1 500 € comme demandé, il n’est pas contre non plus une prime ‘one shot’ de 800 €. Il refuse cependant la prise en charge des jours de grève », confient-elles. L’augmentation salariale de 10 % progressive sur quatre ans a été refusée. Le directeur se serait engagé à étudier la qualité de vie au travail, tout comme un avenant sur l’accord d’intéressement avec un seuil déclencheur plus bas. « Mais pour lui, la seule condition est que le service de chimiothérapie arrête la grève et reprenne. Ce que refusent les salariés car ils considèrent cela comme du chantage », ajoutent les déléguées syndicales. La grève est donc reconduite. Et un nouveau rendez-vous calé aujourd’hui à 14 h.

L. Morales (L’Indépendant, le 29 avril 2026)

Sans accord trouvé, la grève continue à Saint-Pierre et Médipôle (L’Indep)

Hier, le mouvement de grève a été reconduit dans les cliniques Médipôle Saint-Roch à Cabestany et Saint-Pierre à Perpignan. Le personnel dénonce ses conditions de travail et une absence de primes. Les délégués syndicaux ont été reçus par les directeurs des établissements.

Depuis ce vendredi 24 avril, les personnels soignants des cliniques Médipôle Saint-Roch à Cabestany et Saint-Pierre à Perpignan sont en grève. Ils dénoncent leurs conditions de travail, mais surtout l’absence de prime (intéressement et participation) du groupe Elsan, dont toutes les deux font partie.

Pour rappel, les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch pointent l’absence de prime de participation pour cette année 2026, malgré une activité qui progresse (+ 2,3 M € entre 2023 et 2024). Et des moyens humains qui ne suivent pas. « Nous avions aussi une prime d’intéressement de 1 500 € nets pour un temps plein, soit l’équivalent d’un 13e mois. Et la, ils veulent réduire », confie Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT de Médipôle. Ainsi, les personnels revendiquent une transformation de l’intéressement en 13e mois ou en prime, une subrogation des salaires en cas d’arrêt maladie, une amélioration des conditions de travail et une compensation de la perte de participation 2026.

Infirmiers, aides-soignants, secrétaires, ASH, pharmaciens, cuisiniers, brancardiers. La mobilisation est grande face à la situation. « On est là pour maintenir nos droits, nos acquis, qu’on soit reconnues », témoignent Marie-Jo, Nathalie, Marie-Carmen et Dominique du service de dialyse. « On veut bien soigner les patients, mais il y a beaucoup de contraintes et de moins en moins de personnels. On aimerait être plus entendus. Nous sommes une chaîne et nous travaillons tous ensemble », confient-elles. Les déléguées syndicales, Anne-Laure Affani (CGT) et Hélène Massé (CFDT), rappellent « qu’après trois réunions de NAO (négociation annuelle obligatoire), il n’y a pas eu de réponse ». Ce qu’elles attendaient ce lundi à 12 h après avoir été reçues par le directeur Valéry Folcher. « Une proposition a été faite de sa part, celle de remettre la prime d’intéressement, mais les salariés ont voté contre à l’unanimité. Le but, c’est d’obtenir quelque chose de pérenne, pas d’être dans l’incertitude tous les trois ans, à chaque échéance de négociation, avec la possibilité de se retrouver sans. C’est trop aléatoire », rapportent les déléguées syndicales. Le mouvement est donc reconduit pour la journée de ce mardi 28 avril. « On a besoin de moyens et de reconnaissance. On le fait aussi pour la prise en charge des patients. Sì la direction n’est pas là demain, on sait continuer à faire tourner la boutique, mais sans nous, tout s’arrête », concluent-elles.

Les syndicats à nouveau reçus par la direction aujourd’hui a 11 h

À la clinique Saint-Pierre aussi, ce lundi matin, les personnels soignants étaient vent debout pour exprimer leurs revendications. « Ce n’est pas un abandon de poste. Si nous sommes mobilises, c’est pour nos conditions de travail et une absence de prime d’intéressement et de participation. C’est la première année que nous n’avons rien. L’année dernière, on avait réussi à négocier environ 300 € pour l’intéressement », expliquent les déléguées syndicales, Charlotte Bailly (CGT),

Aurélie Stéfani (CGT) et Florie Bejat (CFTC), « C’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Les personnels demandent une enveloppe pour remédier à l’absence de primes et un engagement sur une augmentation salariale et les conditions de travail. Reçus par le directeur Julien Coulomb en début de soirée, il a été décidé de reconduire la grève aussi à Saint-Pierre. « Il nous a propose de n’ouvrir les négociations que si on arrête la grève. Mais le personnel refuse de reprendre le travail. Il nous recevra à nouveau demain à 11 h et souhaite qu’on lui apporte nos revendications par écrit », expliquent les déléguées syndicales.

Laura Morales (L’Indépendant, le 28 avril 2026)

Deux cliniques encore en grève (L’Indep)

Hier, les salariés en grève des cliniques Saint-Pierre à Perpignan et Médipôle à Cabestany ont décidé de reconduire le mouvement social initié la veille. « Une grève reconduite jusqu’à lundi midi », indiquaient les syndicats. Si une assemblée générale des salariés grévistes était programmée ce lundi à 11 h, la grève est maintenue jusqu’à la mi-journée, ce même jour, heure à laquelle la direction de la clinique a prévu de rencontrer les représentants du personnel.

« On a lu les déclarations du directeur de la clinique qui se dit ouvert au dialogue », indiquait à L’Indépendant Anne-Laure Affani, de la CGT Médipôle. « Maintenant, après les paroles, on attend les actes et que tout ça ne soit pas de la com’ ».

Depuis ce vendredi, les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, rejoints par ceux de la clinique Saint-Pierre dans la soirée, ont déclenché un mouvement de grève à l’initiative de la CGT et de la CFDT, pour dénoncer « des conditions de travail qui se dégradent depuis des années ». Les salariés grévistes dénoncent aussi une remise en cause d’une éventuelle « prime de participation pour 2026 ».

La direction de la clinique, par la voix du directeur de Médi-pôle, Valéry Folcher, se disait surprise du mouvement mais aussi ouverte au dialogue.

« Les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont en cours, je devais revoir les syndicats le 6 mai pour faire le point et avancer. Nous prenons le temps d’étudier le sujet. J’ai donc été quelque peu étonné de ce débrayage ce (vendredi) matin. »

St. S. (L’Indépendant, le 26 avril 2026)