Cabestany. Continuité et sérénité pour les 780 écoliers (L’Indep)

Alors que des travaux ont été réalisés dans les établissements, la rentrée s’est bien passée. Mardi 1er septembre, comme de coutume à l’occasion de la rentrée scolaire, Édith Pugnet, maire de Cabestany, accompagnée d’adjoints et de directeurs de services, est allée à la rencontre des enseignants et des parents d’élèves dans les trois écoles maternelles et les trois écoles élémentaires de la commune.

Une ambiance sereine régnait dans les établissements. De l’avis des parents d’élèves comme des enseignants, « aucun problème particulier n’a été relevé » pour cette rentrée. Au total, 780 élèves ont retrouvé le chemin de l’école: 266 en maternelle et 514 en élémentaire.

Côté maternelle, l’école La Fontaine, dirigée par Christine Surjus, accueille 125 enfants, dont 80 en classe bilingue et 45 en classe monolingue. À Charlie-Chaplin, sous la direction de Béatrice Ardigo-Auguet, ils sont 92, tandis que l’école Ludovic-Massé, dirigée par Olivia Cartapatti, compte 49 élèves. Dans les écoles élémentaires: Jacques-Prévert, dirigée par Géraldine Lefebvre-Dupont, accueille 219 élèves, dont 117 en bilingue et 102 en monolingue. Georges-Button, sous la direction de Caroline Léone, compte 180 élèves.

Des travaux

Enfin, l’école Ludovic-Massé, dirigée par Camille Got, accueille 115 élèves, auxquels s’ajoutent 12 élèves en classe IME. Cette rentrée s’effectue également dans des établissements largement rénovés. Les écoles Prévert, Buffon et Chaplin affichent notamment un visage entièrement renouvelé et à La Fontaine, les élèves ont découvert une nouvelle pergola dans la cour.

Cette plus ancienne école de la ville fera prochainement l’objet d’une réflexion sur sa réfection. Celle-ci s’appuiera sur des préconisations techniques, mais aussi sur une étude plus globale de l’aménagement du cœur de ville. Une rentrée placée sous le signe de la sérénité et de la continuité, dans des écoles qui poursuivent leur transformation pour offrir aux enfants un cadre toujours plus adapté à leurs apprentissages.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Cabestany. Antenne SFR : des photos contestées relancent la mobilisation (L’Indep)

Le collectif d’habitants opposé à l’implantation de l’antenne-relais SFR-Bouygues, érigée sur le site de l’entreprise Chausson, a organise vendredi matin une manifestation a proximité du pylône.

Une cinquantaine de riverains se sont réunis, sous la surveillance de la gendarmerie, pour distribuer des tracts aux automobilistes et dénoncer un projet qu’ils jugent trop proche des habitations. Une pétition en ligne avait déjà recueilli 266 signatures.

Mais au-delà de cette mobilisation, c’est un courrier adressé le 6 août par la maire de Cabestany, Édith Pugnet, aux opérateurs SFR et Bouygues Telecom qui pourrait relancer le dossier. L’élue y demande l’arrêt immédiat des travaux, estimant que plusieurs éléments remettent en cause la régularité de la procédure d’affichage préalable.

Au cœur de ses observations figurent les photographies produites pour attester de la présence du panneau réglementaire entre janvier et mars 2026. Selon la maire, plusieurs indices laissent penser que deux clichés, pourtant datés de deux mois d’écart, auraient en réalité été pris le même jour. Elle relève notamment la présence de la même voiture passant sur la route, d’un sol humide alors que les relevés météorologiques font état d’un temps sec, d’un même conteneur, d’un arbre toujours dépourvu de feuilles et d’éléments de décor identiques. Des constatations qu’elle indique avoir croisées avec des images de Google Street View, où l’environnement apparait pourtant différent à cette période.

« Outre ces éléments, il est attesté que l’affiche informant du projet n’a pas été apposée sur la parcelle où l’antenne a été érigée », écrit la maire.

Selon elle, le panneau aurait été installé sur une parcelle voisine correspondant au bâtiment de l’entreprise Chausson, et non sur celle accueillant le pylône. « Cette localisation erronée prête à confusion et n’a pas été de nature à informer clairement les riverains. C’est un manque de sérieux, d’information et de clarté ». Elle ajoute que les services municipaux n’ont constaté aucun panneau réglementaire depuis le début du chantier, contrairement aux dispositions du Code de l’urbanisme.

Pour Cyrille Bernardin, chef de cabinet de la mairie, « il y a plusieurs vices de procédure. Les opérateurs doivent suspendre le chantier et ouvrir des discussions avec la mairie et les habitants. Il existe des solutions alternatives, notamment la mutualisation avec des antennes déjà en service ».

« Aller jusqu’au bout »

« Nous irons jusqu’au bout, assure une riveraine. Il y avait d’autres emplacements possibles. Nous demandons simplement que ce projet soit revu ».

Présent à la manifestation, le conseiller départemental Rémi Lacapère estime lui aussi qu’« il aurait été logique de privilégier la mutualisation plutôt que d’implanter un nouveau pylône à proximité immédiate des habitations. La question principale, c’est le fait accompli de cette installation ».

En attendant une réponse des opérateurs sollicités mais qui se laissent du temps pour répondre, le collectif entend poursuivre sa mobilisation, tandis que la municipalité espère que les irrégularités qu’elle estime avoir relevées permettront de rouvrir le dialogue sur une implantation alternative.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 8 août 2026)

Cabestany. Le chantier de 21 logements sociaux officiellement lancé (L’Indep)

La résidence Côté sud illustre l’engagement des collectivités et du bailleur Trois moulins habitat dans un contexte de crise durable du logement social et une demande toujours plus forte.

La résidence Côté sud, située aux 13 et 16 rue Blanche-Lefevre à Cabestany, a fait l’objet de la pose de sa première pierre en présence des élus et des partenaires institutionnels ayant contribué à la réalisation de ce programme de 21 logements sociaux. Une opération qui répond à une demande toujours plus forte dans les Pyrénées-Orientales.

Présent sur la commune depuis dix-huit ans, Trois moulins habitat poursuit un partenariat de longue date avec Cabestany. Son directeur général, Gilles Sambussy, a salué « un projet bien intégré », assurant la transition entre habitat collectif et pavillonnaire. Mais il a surtout alerté sur les difficultés rencontrées par les bailleurs sociaux. « Le cout de la construction a progressé de 39 % en Occitanie alors que nos ressources diminuent. Notre modèle est aujourd’hui en équilibre précaire », a-t-il averti, tout en remerciant les collectivités qui continuent de soutenir financièrement ces opérations.

Pour la maire, Edith Pugnet, cette inauguration constitue une réponse concrète à une situation devenue préoccupante. En 2025, les Pyrénées-Orientales comptaient 22 500 demandeurs de logements sociaux, dont plus de 800 à Cabestany. « Construire, mais pas seulement au détriment du beau, ni sans tenir compte de l’environnement et des habitants : c’est tout l’enjeu », a-t-elle rappelé, réaffirmant son attachement à une mixité associant logements sociaux, intermédiaires et accession à la propriété.

Le conseiller départemental Rémi Lacapère a rappelé le rôle majeur du Département, premier financeur de cette résidence avec une aide de 141 000 euros.

Olivier Mas, représentant la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée métropole, a souligné pour sa part la garantie d’emprunt de 2,2 millions d’euros apportée conjointement par l’agglomération et la commune, preuve d’un engagement partage en faveur du logement.

Représentant la Région, Julien Baraillé a insisté sur la dimension sociale de ces programmes. « Le logement est le premier facteur d’insertion. Comment trouver un emploi, suivre une formation ou construire un projet de vie sans stabilité résidentielle ? », a-t-il interrogé. Rappelant que près de 70 % des habitants des P.-O. sont éligibles au logement social, il a également défendu une approche privilégiant la qualité de vie : « Oui au logement de qualité, mais il faut aussi penser à la manière dont les habitants vivront ensemble. Les problèmes de voisinage et l’insécurité peuvent souvent être évités lorsqu’ils sont anticipés des la conception des quartiers ».

Avec ses 21 logements, la résidence Côté sud symbolise une ambition partagée: offrir des logements accessibles, durables et intégrés, malgré un contexte économique qui rend chaque nouvelle opération plus difficile à réaliser.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 2 juillet 2026)

Cabestany. Conseil municipal : un budget sous contraintes mais assumé (L’Indep)

Entre austérité imposée et maintien du service public, la majorité a défendu ses choix.

« Chacun sait combien le vote du budget constitue un moment essentiel de la vie locale ». En ouvrant la séance consacrée en grande partie aux finances, la maire Édith Pugnet a posé le cadre d’un exercice « contraint », marqué par l’instabilité nationale et une baisse continue des ressources.

Sur les 26 affaires inscrites a l’ordre du jour, dont deux retirées, dix portaient sur le budget, toutes adoptées à la majorité des voix.

Présidant le nouveau conseil municipal constitué de 36 membres de la majorité et 7 pour l’opposition, l’édile a dénoncé « une construction budgétaire très délicate », évoquant une dotation globale de fonctionnement réduite à « peau de chagrin » et un système de péréquation amputant les recettes de plus d’un million d’euros.

« C’est un effet ciseaux », a-t-elle résumé, « entre recettes en baisse et dépenses en hausse, notamment sous l’effet des mesures nationales sur les personnels. Malgré ce contexte, la commune tient bon », affirmant « croire à la force de la solidarité » et défendre « un service public fort ». Les délégations au maire restent inchangées, les indemnités des élus reconduites à l’identique de la précédente mandature et les commissions structurées autour de trois pôles majeurs : finances, culture et sport, travaux. La commission d’appel d’offres (CAO), « très importante », sera présidée par Hervé Blanchard, 1er adjoint, chargé des finances.

Sur le plan financier, ce dernier a présenté un compte excédentaire grâce aux reports, malgré des dépenses supérieures aux recettes. « C’est un choix raisonnable », a-t-il plaidé en défendant une hausse de 1 % de la fiscalité, destinée à absorber la hausse des coûts énergétiques et des charges de personnel. « L’imposition à Cabestany reste bien en deçà des autres communes », a-t-il insisté.

Contestée par l’opposition, cette augmentation interroge. « Veut-on appauvrir les prestations ou maintenir un service publie prioritaire ? », a rétorqué la maire, annonçant une future consultation des habitants sur le sujet. Le Centre communal d’actions sociales (CCAS) a vu sa subvention annuelle validée, confirmant l’attention portée aux politiques sociales.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 6 mai 2026)

Le prochain conseil municipal se tiendra lundi 18 mai.

Élection de Louis Alliot à la Métropole. Les réactions d’Édith Pugnet (communiste, seul opposition) (L’Indep)

« Ce résultat est la chronique de ce qui était annoncé. Mais je ne m’attendais pas à un tel score. Je pensais récolter quatre ou cinq voix, celles des élus de gauche. Finalement, 18 conseillers ont voté pour moi ce qui est extraordinaire. Cela montre que certains sont gênés par la situation. Et ils sont beaucoup plus nombreux que ce que j’imaginais. Pour le reste, je suis en total désaccord avec la stratégie de Louis Aliot. Deux tiers des communes ne sont pas représentées aux postes de vice-présidents. C’est un scandale, surtout quand on porte le projet d’une gouvernance partagée. Au final, il se garde presque tous les pouvoirs. »

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 19 avril 2026)

Cabestany. Édith Pugnet élue maire lors de l’installation du nouveau conseil (L’Indep)

La séance fut marquée par les interventions des différents groupes et l’élection des adjoints.

Le nouveau conseil municipal s’est réuni, en présence d’un nombreux public, pour officialiser l’élection de la maire, Édith Pugnet, et installer l’équipe municipale. Avec joie et émotion, l’édile a remercié les électeurs pour leur mobilisation, rappelant une participation d’environ 62 % et les 2 920 voix obtenues par la liste « La passion de Cabestany », soit 56,43 % des suffrages. Elle a salué « une dynamique citoyenne » portée par une équipe diverse et engagée, tout en rendant hommage aux élus de la précédente mandature, ainsi qu’à l’ancien maire Jean Vila.

Au nom de la majorité, Hervé Blanchard a souligné la fierté d’une victoire de la liste « La passion de Cabestany » qu’il a placée sous le signe des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, appelant à poursuivre l’engagement municipal dans cet esprit. « Cabestany restera une commune où ces valeurs fortes seront respectées ».

De son côté, l’opposition, par la voix de Marion Froissier, a évoqué une campagne difficile de la liste « Cabestany nouvelle vague », en affirmant que malgré les attaques et les insultes reçues, « les racistes, antisémites, xénophobes et homophobes ne seront jamais parmi nous ». Elle a annoncé l’exercice d’une « opposition digne et vigilante » au conseil municipal, avec sept conseillers.

À l’issue des votes des membres du conseil municipal, avec 32 voix pour et un bulletin nul, Édith Pugnet a été élue maire.

La séance s’est poursuivie avec l’élection de la liste des neuf adjoints. Celle-ci a été adoptée avec 26 voix pour et 7 votes nuls, l’opposition ayant choisi de ne pas soutenir l’entièreté de cette composition.

Dans son intervention, la maire a insisté sur le message envoyé par les habitants : un attachement fort à la commune, au vivre-ensemble et à la solidarité. Elle a affirmé vouloir être « la maire de tous les Cabestanyenes », en poursuivant une gestion saine et solide, tournée vers l’avenir, avec des projets structurants, la rénovation des voiries et la poursuite des actions en faveur de la vie associative, sportive et culturelle, ainsi qu’une attention particulière aux enjeux sociaux et environnementaux. Elle a affirmé continuer à construire une ville participative « où les habitants seront associés aux décisions importantes lors de réunions, de rencontres, sur des thématiques ou des sujets essentiels ».

La nouvelle équipe municipale est ainsi désormais installée pour ce mandat.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Les adjoints élus sont Hervé Blanchord, 1er adjoint ; Vanessa Paya, 2e adjointe ; James Gillon, 3e adjoint ; Chantal Casimir, 4e adjointe ; Antoine Figue, 5e adjoint ; Alexandra Raymond, 6e adjointe ; André Gillard, 7e adjoint ; Marie-Pierre Garcia, 8 adjointe ; Sébastien Bracq, 9e adjoint.

Cabestany. La maire sortante communiste balaye la menace RN à deux têtes (L’Indep)

Ce dimanche, à Cabestany, la maire sortante Édith Pugnet remporte son premier scrutin avec 56,43 % des voix, confortant son avantage sur le candidat
Rassemblement national Olivier Mas qui recueille 42,61 % des suffrages.

Le feuilleton est (enfin) terminé à Cabestany. Le jeu des mésalliances et des rabibochages sur la dernière ligne entre candidats d’extrême droite n’a pas fonctionné. La maire sortante communiste Édith Pugnet assoit sa large avance lors de son second tour des municipales et assure sa réélection avec 56,43 % des suffrages, soit 2 920 voix. Héritière de Jean Vila qui lu avait cédé la municipalité, elle signe son premier succès dans les urnes et récupère 8 points de plus et près de 500 voix supplémentaires par rapport à dimanche dernier. Décrochant 26 sièges sur 33 au sein de son conseil municipal et 2 élus communautaires.

Tout en balayant une menace RN à double tête. La liste frontiste d’Olivier Mas d’abord qui décroche 42,61 % avec 715 voix de retard sur son opposante, malgré un score gonflé de près de 1 000 voix d’un tour à l’autre. Mais aussi celle de Jean-Pierre Brazes. D’abord adoubé par le parti frontiste, celui-ci avait été désinvesti en raison de soupçons d’accointances de membres de son équipe avec l’ultra-droite, au profit de son ancien colistier Olivier Mas. Cumulant 20,01 % des suffrages le 15 mars, il avait d’abord choisi de se maintenir puis dans un coup de théâtre de dernière minute il s’était finalement désisté, apportant son soutien inattendu à son successeur frontiste. Or, s’il avait retiré ses bulletins des bureaux de vote, il les avait déjà expédiés dans les boîtes aux lettres des électeurs de Cabestany lui permettant, bien qu’il soit hors jeu, de s’attribuer ce dimanche 50 voix soit 0,97 % des exprimés.

« On est très fiers. C’est une très belle victoire. Face à toutes les tentatives pour essayer de me faire tomber, parce qu’il y a eu un front de droite contre nous, et aussi parce que je pense, je suis une femme et, très clairement, j’avais un double enjeu sur ce scrutin », confiait Édith Pugnet, le sourire dans la voix. « On a récupéré des bulletins parce qu’on avait lancé une grande dynamique des gens de gauche qui ne s étaient pas forcément déplacés au premier tour. On a réussi à mobiliser même si le report des partisans de droite s’est fait vers le RN. Il y a aussi des électeurs infiniment honnêtes qui ont eu très peur quand ils ont vu les magouilles et ce qui risquait de se passer. »

« Il y a toujours un privilège du sortant », s’inclinait pour sa part Olivier Mas. « Mais j’étais quand même dans une situation atypique, je n’ai vécu que des péripéties dans cette élection. J’ai été investi pour ne pas laisser la case vide, en janvier, donc j’ai eu moins de 3mois pour faire campagne. Je partais donc avec du plomb dans les poches pour courir. Puis, il y a les turpitudes de Jean-Pierre Brazès qui nous rattrapent. Il retire ses bulletins, il sauve l’honneur et je l’en remercie, mais il ne fait jamais totalement le job. Et je paye ça. Il a fait 1 % évidemment, ça me manque au score, et je le regrette. C’est un épisode malheureux mais jamais une opposition n’a été aussi haute à Cabestany. » À savoir, 7 fauteuils à la mairie et un dans les rangs de Louis Aliot à la communauté urbaine Perpignan Méditerranée. Particulièrement précieux pour l’extrême droite.

Laure Moysset (L’Indépendant, le 23 mars 2026)

1er tour des municipales 2026. Cabestany : Édith Pugnet loin devant les droites divisées (L’Indep)

Lors de ce premier tour, la liste d’union de la gauche de la maire sortante, Édith Pugnet, a termine largement en tête avec 47,71 % des suffrages exprimes. Le candidat du RN, Olivier Mas, totalise quant a lui 23,74 % des suffrages et se qualifie également pour le second tour, tout comme le divers droite Jean-Pierre Brazès (20 %). Le centriste Eric Poupet (divers centre) est éliminé.

Vers une triangulaire ? À Cabestany, à l’issue de ce premier tour, trois listes sont en position de se maintenir pour le second tour. Celles de la maire communiste sortante, Édith Pugnet, du RN Olivier Mas et du « divers droite » Jean-Pierre Brazes, à qui le parti de Louis Aliot avait dans un premier temps accordé l’investiture avant de la lui retirer.

Peu après la proclamation des résultats, ce dimanche soir, Édith Pugnet affirmait être fière du résultat obtenu. « Réunir près de 48 % des suffrages alors qu’il y avait quatre listes, c’est une très belle performance », estime-t-elle. « Il manque très peu de voix pour atteindre les 50 % et passer au premier tour. Compte tenu de l’abattage qui a été fait pendant la campagne et de la tendance nationale, on ne s’attendait pas à être aussi haut. »

Cependant, la maire sortante ne compte pas baisser sa garde. Elle prévoit notamment de multiplier les opérations de porte-a-porte cette semaine.

Jean-Pierre Brazes en pleine réflexion

Arrivé en deuxième position, Olivier Mas compte « évidemment » se maintenir et n’envisage pas de négocier avec Jean-Pierre Brazès en vue d’un éventuel rapprochement. « Si les électeurs veulent mettre fin à la gestion communiste actuelle, qu’ils votent pour moi », proclame-t-il.

De son côté, Jean-Pierre Brazès indique ne pas avoir encore pris de décision concernant son positionnement en vue du second tour. « Je veux d’abord en parler avec les gens avec qui je travaille depuis trois ans », indiquait-il ce dimanche soir.

Enfin, le centriste Eric Poupet n’a obtenu que 8,53 % des voix et n’est donc pas en mesure de se maintenir au second tour. Il ne donne aucune consigne de vote pour dimanche prochain. « Nous sommes une liste de projet, pas une liste politique. Nos électeurs feront ce qu’ils voudront », résume-t-il.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 mars 2026)

Cabestany. Les quatre candidats à la mairie débattent de la voirie communale (L’Indep)

Ce jeudi 26 janvier, a moins de deux mois des élections municipales des 15 et 22 mars prochain, L’indépendant a organisé un débat, entre les quatre candidats déclarés à la mairie de Cabestany. Les prétendants a la fonction de maire ont notamment débattu de l’état des routes.

Ils ont tous répondu favorablement à l’invitation de L’Indépendant. Ce jeudi 29 janvier, en fin d’après-midi, les quatre candidats déclarés en vue de l’élection municipale de Cabestany étaient réunis dans nos locaux perpignanais. La maire communiste sortante, Édith Pugnet, 53 ans, employée à l’aide sociale à l’enfance, à la tête de la liste « La passion de Cabestany », a été opposée à ses trois rivaux : Éric Poupet, élu d’opposition divers droite au conseil municipal, 55 ans, directeur d’un magasin Carrefour de la liste « Cabestany avant tout » ; Olivier Mas (RN), 64 ans, directeur administratif et financier du théâtre de l’Archipel à Perpignan pour « Cabestany nouvelle vague » ; et Jean-Pierre Brazes (ex-candidat investi par le RN avant d’être écarté par le parti d’extrême droite), 69 ans, retraité, avec sa liste « Un cap pour Cabestany ». Il a notamment été question des routes.

« Du retard en matière de voirie »

« Les routes sont la préoccupation numéro un des Cabestanyencs », a d’emblée attaqué
Éric Poupet. « Avant 2010, quand nous n’étions pas dans l’agglo de Perpignan, ce secteur était catastrophique. Certaines voies, comme la route qui va à Calicéo, sont dans un état déplorable. Depuis que la commune en a récupéré la compétence, la question qui se pose est la suivante: a-t-on repris la gestion des routes pour le budget ou pour mieux les gérer ? », a-t-il lancé en pique à l’adresse de la maire en place.

Un constat appuyé par Jean-Pierre Brazès, qui voit dans l’état des infrastructures routières « une des priorités majeures pour Cabestany ». Il appelle de ses vœux la réalisation d’un « bilan de l’état des routes et des trottoirs ».

« On a du retard en matière de voirie », a reconnu Édith Pugnet. « Depuis 18 mois et le retour de cette compétence à la municipalité, nous avons dressé des premiers diagnostics et des premiers travaux ont été réalisés. Nous comptons 50 % de rénovations en plus qu’au cours des quatre années précédentes », s’est-elle défendue. « Nous avons d’ores et déjà fait 12 km sur les 60 km de voies communales que compte Cabestany. Mais on ne peut pas toujours aller vite », pondère-t-elle. « Parfois, il faut attendre que les réseaux souterrains soient refaits avant de rénover la route, sinon il faudrait casser ce qui a été fait ».

Pour Olivier Mas, « quand une ville grandit, elle perd en proximité ». Le candidat du RN veut rapprocher la décision des habitants, notamment sur le thème des infrastructures, « grâce aux outils numériques. Pour plus de proximité, le candidat souhaiterait proposer une application qui permette de joindre les services municipaux sans avoir besoin d’appeler en mairie. Avec un simple bouton, on pourrait localiser le problème et le signaler directement ».

Et Éric Poupet de conclure sur « les stop à l’envers ». « Une spécificité de Cabestany », a-t-il assuré, « où les panneaux stop sont installés sur les voies les plus fréquentées au détriment des routes les moins empruntées, Résultat : de nombreux Cabestanyenes verbalisés trop facilement ». Son verdict : « Il faut les supprimer ». Ou comment dire « stop » aux « stop ».

Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 30 janvier 2026)

Cabestany. La déchirure du RN, une aubaine pour la maire sortante ? (L’Indep)

Édith Pugnet, maire communiste de Cabestany, assiste aux querelles du Rassemblement national sur sa commune pour le scrutin du 15 et 22 mars 2026. Après avoir retire son investiture à Jean-Pierre Brazès, le parti de Louis Aliot l’a finalement donné à Olivier Mas. Deux listes, revendiquées a l’extrême droite de l’échiquier politique devraient donc se présenter aux municipales. Une dispersion des voix qui pourrait être de bon augure pour la maire sortante.

Elle regarde ses opposants se déchirer, de loin, tout en tentant d’afficher la plus grande « sérénité » possible. Édith Pugnet, la maire sortante de Cabestany, assiste sur sa commune à la polémique qui est née à l’opposé de son bord politique, l’extrême droite.

Pour le contexte: Jean-Pierre Brazès s’est vu retirer son investiture par le Rassemblement national le 10 janvier. Raisons principales invoquées par le parti de Louis Aliot : la présence d’élus Reconquête sur la liste, mais aussi de l’ex-compagne d’Yvan Benedetti, militant de l’ultra-droite déjà exclu du Front national en 2012. Le RN a finalement envoyé dans la course aux municipales Olivier Mas, administrateur du théâtre de l’Archipel. Cet ancien colistier de Jean-Pierre Brazès a moins d’un mois pour constituer une liste de 33 noms + 2. Quant à Jean-Pierre Brazès, il a assuré maintenir sa candidature.

« À Cabestany, il n’est un secret pour personne que l’ex compagne d’Yvan Benedetti réside sur la commune, ni qu’elle est présente sur la liste de Jean-Pierre Brazès depuis un moment », assure Édith Pugnet. « De la même manière, quand on vit à Cabestany, on peut apercevoir Yvan Benedetti quelque fois dans la commune. J’avoue avoir du mal à comprendre la polémique soudaine née au RN sur ce sujet. Car rien de tout cela n’était un secret. Quant aux candidats Reconquête présents sur cette liste, ils étaient aux côtés de Louis Aliot lors de l’inauguration de la permanence de Jean-Pierre Brazès… ».

Si les deux candidats arrivent à monter leur liste, cette dispersion des voix à l’extrême droite pourrait être une aubaine pour la maire sortante. Car, même si son opposant Éric Poupet est aussi engagé dans le scrutin à Cabestany, le RN semble bien être le principal concurrent de l’élue communiste. « Je reste prudente car on n’est jamais à l’abri qu’ils (Jean-Pierre Brazès et Olivier Mas, NDLR) se remettent ensemble », commente-t-elle. « Mais je suis sereine et confiante. En revanche, je suis très en colère pour tous les habitants de Cabestany. Ils méritent mieux que cette guéguerre fratricide. Pour monter une liste, il faut s’y prendre à l’avance, se connaître et proposer un vrai programme ».

La maire sortante argumente en annonçant repartir, elle, avec la moitié de son équipe.
Des colistiers aux profils assurés pluriels car sur les 33 noms + 2 qui l’accompagnent, « 19 sont encartés dans aucun parti. Mais ils sont des membres actifs de Cabestany, que ce soit dans des associations culturelles et sportives ou dans les quartiers ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 janvier 2026)