L’ édito du webzine. Souveraineté populaire : l’imposture de Marine Le Pen

Pour sa défense devant la justice, Marine Le Pen en appelle à la souveraineté populaire, cette posture fait courir un grave danger pour notre démocratie.

Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement national, a été condamnée le 31 mars 2025 à 4 ans de prison (dont 2 ferme), 100 000 € d’amende et 5 ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Le préjudice est estimé à 4,1 millions d’euros.

Pour échapper à sa condamnation, la cheffe du RN oppose la justice à la « souveraineté populaire », accusant les magistrats de priver le peuple de son choix politique. Cette rhétorique, reprise par d’autres figures comme Nicolas Sarkozy ou Jean-Luc Mélenchon, vise à délégitimer la justice en la présentant comme un obstacle à la volonté du peuple.

Un danger pour la démocratie

La Constitution française consacre la séparation des pouvoirs et affirme que la justice est rendue au nom du peuple. Les juges ne sont pas des ennemis de la démocratie, mais des garants de l’État de droit. En remettant en cause l’indépendance de la justice, Marine Le Pen dénature la notion de souveraineté populaire. Sans justice indépendante, celle-ci devient un outil de domination, non d’émancipation. Cette posture, partagée par une partie de la droite et de l’extrême droite, sape les fondements de la démocratie et prépare le terrain pour des régimes autoritaires, où la loi du plus fort remplacerait l’égalité devant la loi.

Cette rhétorique, inspirée de figures comme Donald Trump, vise à affaiblir l’État de droit et à soumettre le peuple à une caste privilégiée. Elle menace les droits sociaux et politiques, réduisant les citoyens à des producteurs-consommateurs dociles.

Opposer justice et souveraineté populaire, c’est démonter les garde-fous démocratiques pour instaurer un pouvoir arbitraire, sous couvert de défendre le peuple.

Dominique Gerbault

L’actu la CGT (n° du 16 janvier 2026)

Grand meeting pour les libertés syndicales le 4 février
Alors que la répression syndicale atteint un niveau inédit, la CGT lance sa campagne pour les libertés syndicales avec un grand meeting à son siège de Montreuil.
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En 2026, la lutte continue !
L’année commence à peine, et elle se place déjà sous le signe de la mobilisation. Budget, salaires, emplois, libertés syndicales… la lutte continue jusqu’à la victoire !
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Actualités

Le 22 janvier, l’Assemblée ne doit pas nous voler le 1er mai !
Adopté au Sénat, le texte qui vise à nous voler le 1er mai comme seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré passe à l’Assemblée nationale le 22 janvier prochain.
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Iran : les organisations syndicales françaises solidaires des iraniennes et iraniens
Les organisations syndicales françaises, CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires expriment leur plein soutien aux mobilisations en cours en Iran, qui se déroulent dans un contexte d’effondrement économique, d’hyper inflation et d’explosion de la pauvreté.
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La CGT auprès des travailleurs•euses migrant·e·s
La CGT a organisé à Montreuil ce jeudi 15 janvier, une conférence intitulée ‘luttes et droits des travailleurs et travailleuses migrant·e·s’
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Communiqué de presse

De l’argent, il y en a pour nos services publics !
L’urgence, c’est possible et nécessaire, est à d’autres choix. Pour la CGT, il faut rompre avec l’austérité budgétaire pour financer les services publics.
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Travaux du Conseil national du PCF (10 janvier 2026)

Le Conseil national du 10 janvier avait à son ordre du jour la situation au Venezuela ; les enjeux du 40e Congrès du PCF et la mise en place des commissions du texte et de transparence des débats ; les élections municipales à deux mois du scrutin ; un point d’étape du groupe de travail sur notre projet communiste et la réactualisation du socialisme à la lumière des défis du XXIe siècle ; un débat sur nos propositions pour l’économie sociale et solidaire (ESS).

L’agression militaire du Venezuela par les USA a conduit la direction du PCF à adopter une résolution exprimant sa position, appelant à l’organisation d’initiatives locales et nationales, du parti et des collectivités.

Sur l’ordre du jour du Congrès, Fabien Roussel a exprimé dans son rapport la nécessité de riposter à la montée de l’extrême droite et au danger de sa prise de pouvoir. Il faut pour cela travailler à rendre plus lisible par le peuple tout entier un projet ambitieux pour conquérir le pouvoir, reconstruire la France et la République et contribuer à construire un nouvel ordre mondial. Le débat du Conseil national a permis de revenir sur de grands enjeux à débattre lors de ce Congrès.

Le point sur les élections municipales a notamment permis de finaliser la désignation de nos chef·fes de file pour les villes de plus de 20.000 habitant·es et de faire le point sur les accords avec les autres forces politiques de gauche.

Enfin le débat a pu s’ouvrir sur les enjeux de la réactualisation du socialisme et le cahier thématique sur l’ESS a été adopté.

–> Le rapport de Fabien Roussel

–> La résolution sur le Venezuela

–> Le relevé des interventions

–> Rapport de Pierre Lacaze sur les municipales 2026

Le 39e Congrès, puis la conférence nationale de 2025, ont mandaté une réflexion stratégique visant à redéfinir le chemin vers une société communiste au XXIe siècle.
Un groupe de travail, composé d’Hervé Poly, Stéphane Bonnery, Denis Durand, Clara Gimenez, Marie-Jeanne Gobert, Leïla Moussavian-Huppe, Christian Picquet, Léna Raud, Guillaume Roubaud-Quashie et Shirley Wirden, s’est réuni à plusieurs reprises.
—> Le rapport d’Hervé Poly au CN et les contributions des membres

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 16 janvier 2026)

Trump : « Il n’est de défaite que celle que nous acceptons ! »
Question d’actualité au Gouvernement
En novembre dernier, le Président Macron annonçait l’entrée au Panthéon de Marc Bloch, le 16 juin 2026, jour anniversaire de son exécution par les nazis.
Le président Trump, pour organiser un combat de boxe sous un chapiteau dressé dans les jardins de la Maison-Blanche, le jour de son propre (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

Renforcer les prérogatives du Premier ministre
Proposition de loi constitutionnelle
Chacun en conviendra, notre pays traverse une crise multiforme violente, tant sur le plan économique, que social ou institutionnel.
L’histoire souligne que la mauvaise prise en compte, voire la négation des aspirations populaires face à un mal vivre croissant, débouche dans une forme (…)
—> Lire l’intervention

Pour les 25 ans de la loi SRU : un anniversaire attaqué !
Proposition de loi Loi « CHOC » pour le logement (Conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction).
La possibilité pour toute personne de disposer d’un logement décent est, je cite, « un objectif de valeur constitutionnelle découlant des dixième et onzième alinéas du Préambule de la Constitution de 1946 ».
C’est ce qu’on peut lire dans l’exposé des motifs de cette proposition de loi, dont (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Alep : la nécessité pour la France d’agir en faveur de la protection des civils, des Kurdes et de la reprise des négociations
Communiqué de presse Syrie
Depuis le 6 janvier, des groupes djihadistes intégrés au sein de l’armée syrienne attaquent les quartiers kurdes de la ville d’Alep afin de les en chasser. Ces violences ont fait au moins 21 morts et ont conduit au déplacement forcé de milliers de civils. Ceux qui n’ont pas pu fuir subissent un (…)
—> Lire l’intervention

Les autres interventions

Lois : Saisies et confiscations : l’urgence de renforcer l’action sans affaiblir la justice
Justice et police – Améliorer les moyens d’action de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) – par Pierre Barros – 14 janv. 2026

Lois : « La sécurité juridique des entreprises et des justiciables risque d’être fragilisée »
Justice et police – Confidentialité des consultations des juristes d’entreprise – par Gérard Lahellec – 14 janv. 2026

Protection sociale complémentaire. Les organisations syndicales CGT, FO, SUD, UNSA quittent la table des « négociations ».

Le cycle de négociations sur la mise en place de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) pour les 1,2 million de fonctionnaires hospitaliers s’est ouvert vendredi 9 janvier 2026 en l’absence de la Ministre, cinq ans après la promulgation de l’ordonnance prévoyant la participation des employeurs à la PSC.

La lettre de cadrage des trois ministres de la Santé, du Budget et de la Fonction Publique a été envoyée la veille aux organisations syndicales.. Elle fixe la négociation à 4 mois alors que les négociations dans l’État et la Territoriale en ont duré 18! Le gouvernement annonce d’entrée de jeu qu’il n’y aura aucune extension de la gratuité des soins. qu’il n’est pas question d’un financement supplémentaire de la PSC, et qu’il dispose d’un « scénario » d’avance de décision unilatérale en cas d’échec des « négociations »…

Dans ces conditions nous ne signerons aucun accord !

Lors de l’ouverture des discussions, l’intersyndicale CGT, FO, SUD, UNSA a posé deux questions :

  • Quelle est l’enveloppe financière garantie par l’État hors ONDAM ?
  • Le gouvernement compte-t-il amender l’article 722 du Code Général de la Fonction Publique afin de pouvoir étendre et garantir effectivement la gratuité des soins à l’ensemble des agents de la Fonction Publique Hospitalière ?

Les représentants du Ministère n’ont pas été en mesure de nous donner ces garanties minimales.
Sans financement clair garanti par l’État, la PSC reposerait :

  • Sur les hôpitaux, c’est-à-dire, à moyens constants sur les suppressions de postes, de services et d’établissements, la poursuite de la dégradation de travail pour les agents.
  • Sur l’augmentation des cotisations des agents comme c’est déjà le cas dans les autres fonctions publiques.

Les hospitaliers refusent de faire davantage de sacrifices sur leur santé !

L’intersyndicale CGT, FO, SUD, UNSA exige une nouvelle lettre de cadrage et se donne rendez-vous le 16 janvier au Ministère.