À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4113 – vendredi 24 avril 2026)

L’édito de René Granmont. « Mal nommer les choses, c’est rajouter aux malheurs du monde » (Albert Camus)
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Adieu Gabriel

Focus

Les robes noires vent debout
Le « plaider-coupable » s’attaque à l’essence même de la justice

L’événement – Les communautés de communes

PMM. L’esquisse d’une résistance
Une nouvelle équipe pour la communauté de communes Conflent-Canigó
Refonder l’intercommunalité

Département

Futur RGV Montpellier-Perpignan. La mixité fret-voyageurs revendiquée
Mobilisons-nous. Vive la fête des travailleurs
Perpignan. Un budget sans ambition
Rivesaltes. « Rivesaltes à Venir » se structure
Solidarité. Un million d’oliviers pour la Palestine
En Català. Les cinc arques Capitol 9 (2)
Laïcité au cœur de la République
Le P.O.T Rando’ Club vous propose. Dimanche 25 avril 2026 – Sournia

Sport

USAP. Loin d’être ridicule

Culture

Groupe Hachette. Déflagration au seinn de l’édition
Expo. La gueulerie d’art
Où sortir ?
Printemps de l’Aspre 2026. Une édition festive, rythmée, joyeuse !
Ida y Vuelta. L’édition des trente ans
Oscar. Grands chœurs célèbres

France

PVF. Répondre à la hausse du carburant, c’est possible
Loi Yadan. Lutte contre l’antisémitisme ou menace contre la liberté d’expression

Monde

Espagne. Une exception européenne
Les « étatsuniens » contre le blocus de Cuba

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Une turpitude de Bolloré

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À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4112 – vendredi 17 avril 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. Les enfants peuvent attendre…
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Condoléances

Focus

Migrants. Un dimanche solidaire
Rencontres. Marginalisés mais pas désespérés
Franck, un parcours de combattant…

L’événement – Carte scolaire

L’Éducation nationale en apnée
Suppression de classe dans les écoles de P.-O.
Estagel. Mobilisation pour l’école !
Coup de gueule. Les IVAC publicitaires
La soupe au privé

Département

Communauté de communes Conflent-Canigó. Le changement, c’est maintenant !
Coopération paysanne. Bientôt, du nouveau à Ille-sur-Têt !
Perpignan Autrement. Une organisation pour les années à venir
Transbordeuses d’oranges à Cerbère. CGT : Une journée en l’honneur des femmes en lutte
Lycée Charles Renouvier de Prades. Le malaise qui dure
En Català. Les cinc arques Capitol 9 (1)
Coopérative 66 des élus. Des propositions pour répondre aux besoins des habitants et des collectivités territoriales
Cémoi Perpignan. La grève est terminée

Sport

Skateboard. Ça va rider ce week-end !

Culture

Théâtre. Délit d’inhumanité
Zah-Zuh. Un festival pour les enfants
Où sortir ?
Festival. Tautavel en musique
L’agenda
Expo. Peinture nomade
Archipel. Un Don Giovani magnifique !
Alénya. Festival Les Horizons Solidaires

France

1er Mai. Ma lutte paie !
Médias. Les Hommes de Netanyahou

Monde

Blocus. La paix mondiales mise en abyme
Cuba. La solidarité s’amplifie

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Il en est un peu

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Grève à l’usine Cémoi de Perpignan : les salariés ont voté la reprise du travail (L’Indep)

Les salariés de l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan s’étaient mis en grève le mardi 7 avril 2026 pour obtenir de meilleures rémunérations. Hier, après presque une semaine de lutte et deux rencontres infructueuses avec la direction, ils ont décidé de mettre fin au mouvement.

La grève est finie du côté de l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan. Ce lundi 13 avril, entre 12 heures et 14 heures, les salariés ont voté pour la reprise du travail. Ils ont ainsi mis fin à un mouvement « inédit » au sein de l’entreprise depuis plus de 30 ans. Soutenu par l’intersyndicale Sud-FO-CGT de l’usine et la section Unsa des salariés du siège, ce mouvement, enclenché le 7 avril, aura duré six jours pleins.

Cependant, pour les salariés qui se sont impliqués dans la mobilisation, cette reprise laisse un arrière-goût amer. Et pour cause : les deux rencontres avec la direction qui ont eu lieu en fin de semaine dernière n’ont pas permis de trouver d’accord.

« Les salariés vont rentrer, mais ils restent mécontents », souligne le responsable de la section syndicale Sud Industrie de l’usine, David Di Fraja. « C’est dommage que la direction n’ait pas fait un geste envers nous pour apaiser la situation. Les élus resteront vigilants pour qu’il n’y ait pas de représailles. »

Pour rappel, l’intersyndicale demandait une augmentation générale des salaires de l’ordre de 1,7 % (là où la direction n’avait concédé que 1,3 % lors des récentes négociations annuelles obligatoires) ainsi qu’une prime en complément. Pour appuyer ces revendications, elle mettait en avant l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat et les résultats « exceptionnels » de l’entreprise en 2025 (« 192 millions d’euros de bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, soit 35 % de plus qu’en 2024 »).

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 avril 2026)

Sollicitée, la direction de Cémoi n’a pas donné suite.

L’actu de la CGT (n° du 13 avril 2026)

Gabriel Attal veut nous voler le 1er mai, seul jour férié chômé et payé !
Une Commission Mixte Paritaire doit se réunir demain, mardi, à 16h30 pour le faire en catimini, sans débat et de manière accélérée pour que ça s’applique au plus vite. Quelle honte.
Ce lundi 13 avril, à 18h, les organisations syndicales ont rdv avec le Ministre du travail.
Chaque heure compte !
Disons haut et fort notre colère face à ce passage en force.
­—> Signer la pétition maintenant

Le 1er mai n’est pas « une journée à fort potentiel commercial » comme l’écrivent les députés macronistes dans un communiqué, c’est NOTRE journée, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses.
Sophie Binet était ce matin sur RTL pour dire notre colère.
­—> Voir l’intégralité de l’interview

—> Voir la vidéo de « Vivre moins con » sur Instagram

2 000 cartes pétitions contre le travail le 1er mai remises au préfet des Pyrénées-Orientales (L’Indep)

« Le texte ne concerne que certains secteurs d’activité (boulangeries, fleuristes, boucheries…) mais qui dit que ça ne va pas s’élargir après ? » Pour Jean-François Virama, de l’Unsa, la proposition de loi qui vise a autoriser dans certains commerces le travail des salariés le 1er mai, « seul jour obligatoirement chômé et rémunéré » de l’année, pourrait n’être que la première étape d’une remise en question plus globale de la Fête des travailleurs.

Christine Mirroir, de Solidaires, partage la même crainte. « On est en train d’ouvrir la boite de Pandore », estime-t-elle. Le principe du volontariat des salariés évoqué par la proposition de loi ne suffit pas à rassurer les syndicats, inquiets d’éventuelles pressions des employeurs.

Afin de s’opposer au texte, l’intersyndicale, qui comprend également la CGT, la FSU et la CFDT, a déposé ce vendredi 10 avril en préfecture pas moins de 2 000 cartes pétitions. Alors que dans le même temps, du côté du palais Bourbon, les députés macronistes, pourtant favorables à la proposition de loi, venaient de lancer avec succès une motion de rejet à son encontre. Une manœuvre visant vraisemblablement à permettre au texte, déjà adopté par le Sénat, d’être soumis au vote de l’Assemblée sans débat, après avoir été examiné et éventuellement amendé en commission paritaire.

« On avait déjà subi ça avec l’utilisation du 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites. Le gouvernement a fait du déni de démocratie son cheval de bataille », juge Géraldine Morales, de la FSU.

Quoi qu’il en soit, les syndicats comptent bien rester mobilisés pour préserver le 1er mai. « C’est un sujet sur lequel on ne va rien lâcher », promet Julien Berthélémy, de la CGT.

A. A. (L’Indépendant, le 11 avril 2026)

Les salariés de Cémoi toujours en grève (L’Indep)

Statu quo à l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan. Hier, après une rencontre infructueuse avec la direction dans la matinée, les salariés grévistes ont décidé de poursuivre le bras de fer ce vendredi.

Pour mémoire, l’intersyndicale FO-CGT-Sud Industrie de l’usine, soutenue par l’Unsa, majoritaire au siège, réclame une augmentation générale de 1,7 % et une prime comprise entre 1 200 et 1 500 euros net pour 2026. Elle met en avant les résultats « exceptionnels » de l’entreprise pour 2025.

Lors des récentes négociations annuelles obligatoires, qui se sont achevées sur un désaccord, la direction proposait pour sa part 1,3% d’augmentation générale et diverses autres mesures (paniers-repas…) qui représentaient en tout, selon elle, « 2 % de la masse salariale ».

Ce jeudi, les deux parties se sont donc rencontrées, mais ne sont pas parvenues à tomber d’accord. « Il n’y a eu aucune proposition, mis à part d’arrêter tout de suite la grève, déplore l’un des porte-parole des syndicats. Nous réclamons l’ouverture d’un vrai dialogue. » À suivre.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 10 avril 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4111 – vendredi 10 avril 2026)

L’édito de Nicole Gaspon. Taxer les compagnies pétrolières
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Condoléances

Focus

Israël. L’apartheid dans toutes son horreur
Contre le bâillon pro-israélien

L’événement

Moyen-Orient. La guerre sans fin ?
Liban. De l dévastation à l’annexion ?
Crise pétrolière. « Se saigner pour soigner, jusqu’à quand ? »
Carburants. Nationaliser TotalEnergies

Département

Communauté de communes Albères-Côue Vermeille-Illibéris. Un scrutin serré
Communauté Conflent-Canigou. Aude Vivès, candidate ) la présidence s’explique
Social. Grève masive chez Cémoi-Chocolat
Dernière minute
Perpignan. Le retour du religieux ?
Aides à domicile. La profession sévèrement appauvrie
Au Boulou, par-delà les frontières. Les Vie rencontres culturelles, réoublicaines et transfrontalières
Le P.O.T Rando’ Club vous propose. Dimanche 12 avril 2026 Nyer – Notre Dame de la Roca

Sport

USAP. Le chemin de croix des Catalan

Culture

Opéra à l’archipel. Dérives d’un séducteur
En Català. Les cinc arques Capitol 8 (1)
Où sortir ?
Musique sacrée. De l’allégresse et du vent
Un partenariat qui perdure
Collioure. Hommage à Machado
Film. Les rayons et les ombres

France

Le 40e congrès du PCF. Un moment de débat pour les communistes
Agenda du congrès
Un 40e congrès pour un « communisme de conquêtes »

Monde

Cuba. Des aides et de nombreux soutiens
Une chasse aux œufs pour Cuba

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« Le midi, je mange dans ma voiture ». Le cri d’alerte des aides à domicile sur leur précarité croissante (L’Indep)

Les aides à domicile alertent sur la précarité croissante de leur métier. Entre salaires gelés depuis quatre ans et indemnité kilométrique figée à 40 centimes par kilomètre, la hausse du carburant met leur quotidien en péril.

Tous les jours, ils se déplacent avec leur propre véhicule et subissent l’augmentation du prix du carburant. Le métier d’aide à domicile, indispensable au maintien des personnes chez elles, est aujourd’hui mis en difficulté par un pouvoir d’achat toujours plus compromis. Ce mardi 7 avril, plusieurs représentantes de la profession ont décidé de faire entendre leur voix aux côtés de la CGT.

Les Pyrénées-Orientales comptent 3 000 aides à domicile, dont une forte majorité de temps partiels subis. Aujourd’hui, ils disposent d’une indemnisation de 40 centimes par kilomètre pour leur essence et l’entretien du véhicule. Mais avec la forte hausse du carburant, leur salaire, non revalorisé depuis quatre ans, ne suit plus. « En étant uniquement sur Perpignan, je consomme habituellement 170 euros d’essence par mois », confie l’une d’entre elles. Du côté de l’Assad d’Argelès-sur-Mer, des déplacements sont effectués jusqu’à Saint-Génis-des-Fontaines, Banyuls-sur-Mer ou même Saint-Cyprien.

L’assistante de vie aux familles, Sylvie Robert, en témoigne : « On dépasse largement les 200 euros par mois. Le midi, je ne peux pas rentrer chez moi, je mange dans ma voiture, comme beaucoup d’autres, on n’a pas les moyens de rentrer chez nous ». « La voiture, c’est notre outil de travail. Sans ça, on n’est pas embauchées », ajoute une autre.

Cette précarité s’accompagne d’une grande difficulté à recruter pour les associations, et les conséquences se reflètent des deux côtés Les aides à domicile voient leur emploi du temps changer régulièrement au cours de la journée pour pallier les absences. « Certaines sont sur le point de démissionner ». Les patients, quant à eux, sont parfois délaissés, voire « maltraités ». « J’ai connu des cas où il n’y a pas eu d intervention pour le coucher. Une personne est restée dans son fauteuil toute la nuit ».

Face à cette situation, la CGT appelle à une mobilisation. Parmi les revendications : une hausse des salaires et une revalorisation de l’indemnité kilométrique à 80 centimes par kilomètre. Mais avant tout, les aides à domicile espèrent alerter l’opinion publique. « Tout le monde est concerné. Nos parents, nos grands parents, nous-mêmes un jour. Il faut que la population sache ce qu’il se passe », concluent-elles.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 8 avril 2026)