« Les bactéries ont été détectées et traitées correctement, c’est rassurant », les curistes sont de retour dans cette station thermale après la fermeture suite à des légionelles (FR3 – Occitanie)

Le 21 avril dernier, l’établissement de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, avait été contraint d’interrompre ses soins après la découverte de légionelles dans son réseau hydraulique. La direction des thermes assure que toutes les mesures demandées par l’Agence Régionale de Santé Occitanie ont été mises en œuvre.

Un moment de détente mais aussi un soin thérapeutique pour ces curistes de retour dans les bassins des thermes de Vernet-les-Bains.

Après la découverte de légionelles dans les installations en avril dernier, plusieurs semaines de nettoyages, de désinfection et de contrôles sanitaires ont été nécessaires avant la reprise des soins et des cures.

« J’ai eu un peu d’inquiétude, mais je me suis assuré que le traitement de l’eau a été suivi correctement et qu’une fois que les bactéries ont été détectées, tout cela a été traité correctement. Donc, c’est rassurant » explique Gilles Simon, curiste.

Une perte touristique en mai

Une réouverture qui soulage les curistes, mais aussi la direction de l’établissement mobilisée pour programmer les traitements qui avaient été brutalement interrompus lors de la fermeture.

« Nous avons essayé de reporter, de changer les dates, de faire tout notre possible pour que les curistes pris en charge pour cette année puissent quand même faire leur cure. Il y a encore des gens qui sont en train de prendre leurs décisions pour voir comment ils peuvent s’organiser » détaille Liis Puig, directrice des Thermes de Vernet-les-Bains.

Car en Conflent, le thermalisme fait vivre de nombreux professionnels, hôteliers, restaurateurs et commerçants. Ils ont vu leurs activités ralentir pendant toute la période de fermeture, soit 7 semaines.

« Le tourisme, c’est juillet et août. Les Thermes c’est avril, mai, juin et septembre, octobre. Il nous a manqué un mois et demi » confesse Anne-Gaëlle de Col, boulangère à Vernet-les-Bains.

« Par rapport à l’an dernier, on a perdu entre 50 et 60 % de chiffre d’affaires sur le mois de mai » avoue un restaurateur.

À l’approche de l’été, toute la vallée compte désormais sur le retour des curistes pour relancer la saison.

Nicolas Esturgie (FR3 – Occitanie, le 9 juin 2026)

Thermalisme. Le centre de Vernet les Bains rouvre (L’Indep)

Le 21 avril dernier, le centre avait été fermé après un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS) où une « anomalie sur un poste de soins avait été détectée », selon le groupe ValVital qui gère les thermes de Vernet-les-Bains.

L’ARS avait indiqué dans la foulée que des légionelles avaient été détectées dans plusieurs postes de soins lors d’un contrôle effectué quelques jours plus tôt.

Depuis, l’ARS a procédé à plusieurs évaluations afin d’envisager la réouverture de l’établissement. Selon L’Indépendant, le premier test, effectué le 29 avril dernier, n’a pas été concluant, mais celui du 5 mai était négatif. Il fallait alors un deuxième test consécutif favorable pour envisager la réouverture. Et ce vendredi 29 mai, les résultats sont tombés: aucune bactérie n’a été détectée et le centre de soins des thermes de Vernet-les-Bains va pouvoir rouvrir.

Selon les informations de L’indépendant, le centre envisage une réouverture rapide puisque la date du lundi 8 juin a été confirmée par le service de presse de ValVital, qui communiquera plus largement en début de semaine prochaine.

Une bonne nouvelle pour la ville de Vernet-les-Bains, qui n’accueille plus de curistes de puis la fermeture du centre de soins et qui va pouvoir relancer cette activité indispensable en Conflent.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 30 mai 2026)

Lab Santé Midi Libre: la santé et le handicap au cœur des débats (L’Indep)

Lab Santé Midi Libre faisait étape ce mercredi, pour la première fois, dans les Pyrénées-Orientales au siège de L’Indépendant a Perpignan. Deux tables rondes étaient organisées, entre les professionnels et acteurs de santé du territoire, mettant en avant l’expertise médicale : l’une sur le handicap au travail, l’autre intitulée « Les P.-O., territoire de santé d’excellence ».
La santé, un sujet essentiel qui « fait partie des premières préoccupations des Français et donc des habitants des Pyrénées-Orientales », introduisait Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales. Entourée de sa vice-présidente Françoise Fiter, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, la présidente évoquait la problématique de désertification médicale à laquelle le conseil départemental a œuvre en « participant à l’ouverture de plusieurs maisons de santé pluridisciplinaire », avec la Région. Mais aussi « un pack santé qui accompagne autant la médecine libérale en termes d’infrastructures que tout ce qui est public comme les pôles santé ». « Ce ne sont pas nos missions obligatoires mais on a investi », se réjouissait Hermeline Malherbe.

Handicap : « Des avancées incontestables mais nous sommes loin du compte »

La première table ronde de la soirée plaçait au cœur des débats « Le handicap au travail » avec pour interlocuteurs Nicolas Franco, directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy et secrétaire général adjoint de l’AIRe (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs réseaux) et Françoise Fiter, vice-présidente au conseil départemental en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Avec pour point de départ le rappel de la loi Handicap 2005 pour l’égalité des droits et des chances, les acteurs ont souligné son importance menant à « inciter et obliger à avoir 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises ». « La loi de 2005 a permis de poser un cadre et de faire reculer le chômage chez les personnes en situation de handicap. Il y a eu des avancées incontestables mais nous sommes encore loin du compte. Il y a encore besoin d’investir », introduisait Françoise Fiter. Nicolas Franco soulignant que cette loi « a eu le mérite de réaffirmer la place des personnes en situation de handicap dans la société ». Mais dans le monde du travail, le débat s’orientait vers « ces freins à l’embauche » que peut représenter le handicap. « Il y a beaucoup de préjugés comme le fait qu’une personne handicapée serait moins efficace. Il y a de la discrimination et des craintes », confiait la vice-présidente du Département. Tandis que le directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy justifiait ces craintes par « un manque de connaissance. Il faut essayer de dépasser ce quota à respecter. L’enjeu essentiel c’est de maintenir l’embauche des personnes en situation de handicap et d’établir un lien employé-employeur. Il y a besoin d’un travail de proximité entre les acteurs. C’est important, une fois dans l’entre-prise, de continuer à accompagner les personnes en situation de handicap ». Un point particulier a été apporté sur l’importance de la sensibilisation en milieu professionnel. Quant aux perspectives pour l’avenir sur la question du handicap dans le travail, les avis divergeaient.

« Il faudrait une nouvelle loi de 2005 qui définisse les moyens nécessaires d’accompagnement. Plus nous serons nombreux à sensibiliser, mieux ce sera. En entreprise, il faut aussi accepter qu’une personne en situation de handicap soit moins efficace, même si ce n’est pas toujours forcément le cas. Mais les mentalités doivent encore évoluer là-dessus », confiait Françoise Fiter. Nicolas Franco avançait lui : « On a quand même multiplié par 10 l’inclusion depuis la loi 2005, c’est déjà un bon départ. Mais il faut du temps ». En 2025, 8452 orientations Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTF) avaient été demandées dans les Pyrénées-Orientales.

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

Proximité, coordination et coopération sur un territoire d’excellence

Après avoir débattu sur le handicap au travail, le deuxième rendez-vous de la soirée avait pour thématique « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence ». Autour de la table, professionnels et acteurs du territoire avaient pris place : Barthélémy Mayol, directeur du centre hospitalier de Perpignan, Dr Tanguy Mraovic, chirurgien de la main au Centre main catalan (Aesio Santé), Sébastien Fleury, directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité (Groupe UGECAM) et Françoise Fiter, vice-présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Les intervenants ont, dans un premier temps, placé le mot de « coopération » au centre de la discussion. En effet, « le parcours d’un patient ne passe en général pas que par un seul acteur. C’est l’acte d’une coopération. Et c’est là l’importance de remettre au centre du jeu la proximité et le parcours coordonné du patient. Les Pyrénées-Orientales sont un territoire qui est capable d’assurer », introduisait Sebastien Fleury. « Tous ensemble, on arrive à soigner toutes les pathologies », enchaînait le Dr Mraovic qui précisait opérer avec ses collègues du Centre de la main 3 000 patients par an. Pour le directeur du centre hospitalier, le thème « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence » était surtout l’occasion de « montrer ce qu’il reste à faire ». « Ce qui va permettre de maintenir notre département à un niveau d’excellence ce sont trois choses : l’enseignement, les soins et la recherche », déclarait Barthélémy Mayol.

Très vite, l’interrogation de la possibilité de tout soigner dans les P.-O. était mise au centre du débat. Bien sûr, pour le Centre main catalan, la réponse était « oui » en ce qui concerne la chirurgie des membres inférieurs. Pour Sébastien Fleury, dont l’établissement est implanté au Boulou « on est sur une médecine de ville ». « Nous sommes très limités sur la prise en charge des pathologies. En revanche, on s’efforce de répondre au plus près aux besoins identifiés », expliquait le directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité. « Notre objectif n’est pas de tout soigner mais d’être une filière de qualité », répondait le directeur du centre hospitalier de Perpignan. D’où l’importance des liens entre les acteurs de la santé pour un travail commun, comme le soulignait François Fiter.

La question de l’investissement, nécessaire pour porter l’excellence du territoire en matière de santé, était ensuite posée. « C’est indispensable dans le milieu hospitalier de continuer à investir, notamment dans la cancérologie, les soins palliatifs et le bloc opératoire », confiait Barthélémy Mayol. Au Centre main catalan, le Dr Tanguy Mraovic, détaillait les nouveaux équipements dont l’établissement s’était doté récemment comme un échographe pour la pratique de micro-incision. « Mais il ne faut pas non plus oublier l’investissement humain qui est très important », ajoutait-il. Au Boulou, au centre Le Vallespir, ce sont des investissements immobiliers qui sont en cours. « On modernise, on agrandit pour avoir un établissement de 15 000m2. Nous voulons proposer un environnement plus acceptable pour les professionnels de santé mais aussi pour l’accueil des patients », expliquait Sébastien Fleury. Le Département assurait être attentif à ce que la réponse aux besoins humains soit de qualité. Françoise Fiter résumait, pour conclure l’échange, les maîtres mots de la table ronde : proximité, coopération et coordination « car sans cela on n’avance pas et on ne répond pas aux besoins ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

Pour la CGT 66, la grève « Elsan » était inévitable (L’Indep)

Au lendemain de la fin officielle du conflit social à Saint-Pierre et Médipôle les cégétistes font le point.

« Ce qu’ils ont obtenu, c’est ni plus ni moins une victoire ! » Si, à la sortie de la grève, ce lundi matin, les salariés et délégués syndicats affichaient un constat mitigé d’un mois de grève dans plusieurs établissements de santé du groupe Elsan, Julien Berthélemy, secrétaire départemental CGT 66, se félicitait des résultats obtenus. Entouré de trois camarades grévistes, il tirait le bilan de cette mobilisation syndicale lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi.

Reconduction de la prime d’intéressement pour cinq ans (environ 1 500 € nets), une prime unique de partage de la valeur de 500 € nets, une prime pérenne de 400 € nets et la création de groupes de travail pour parler des conditions de travail : tels sont les quatre acquis « arrachés de haute lutte par les grévistes syndicalistes des cliniques Médipôle et Saint-Pierre », a rappelé Julien Berthélemy.

Au surlendemain de la date officielle de la fin de ce conflit qui aura duré plus d’un mois à Medipôle Saint-Roch et presque un mois à la clinique Saint-Pierre, Julien Berthélemy était entouré d’Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT à la clinique Médipôle Saint-Roch, de Simon Ormeda, militant CGT, et de Sandrine Desmet, infirmière en oncologie et secrétaire générale de la CGT Saint-Pierre. Ils sont revenus sur les évènements. Et sur ces « victoires encore bien fragiles » ont-ils souligné d’une même voix.

« Cette grève était inévitable, les personnels soignants, pressurisés depuis des années sans pouvoir hausser la voix, devaient se soulever » a lâché Simon Ormeda. « Ce qui nous a poussés à tenir le coup contre vents et marées ce sont les encouragements et les soutiens de nos patients, et des passants » a soufflé Sandrine Desmet.

« Certes, il aura fallu 32 jours de grève à Médipôle et 26 jours à Saint-Pierre pour remporter la lutte, mais il y aura incontestablement un avant et un après ce conflit social de mai 2026 », a conclu sobrement le secrétaire départemental CGT 66.

Valérie Pons (L’Indépendant, le 28 mai 2026)

L‘édito du TC par Jacques Pumaréda. Le bâillon

Le mouvement social à Saint-Pierre comme à Médipôle marquera durablement le paysage départemental par sa durée et l’intransigeance du groupe Elsan. Les menaces n’ont pas manqué, allant jusqu’à envisager la fermeture de la clinique Médipôle. A l’arrivée les grévistes actent le maintien d’un certain nombre de primes sans garantie pour la suite. Une intransigeance de la direction soutenue par le Préfet, bien timoré sur les revendications. Pas touche aux bénéfices du groupe Elsan et aux actionnaires, telle est la règle d’or et malheur aux revendications syndicales.

Dans une situation économique et sociale très tendue, alors que la question du pouvoir d’achat est au centre des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens, le patronat et le gouvernement s’appliquent à maintenir le couvercle sur une marmite en ébullition. Alors on dégaine l’arme répressive, on cible Sophie Binet secrétaire générale de la CGT, mise en examen une nouvelle fois pour diffamation publique pour avoir dénoncé la « répression patronale violente » chez le fabricant d’articles culinaires Tefal. Fabien Gay, directeur de publication du journal l’Humanité est également mis en examen. En décembre 2025, Sophie Binet avait fait l’objet d’une première mise en examen pour injure publique après une plainte de Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal Ethic. Au 30 mars, la CGT dénombrait 550 plans sociaux sur plus de 400 sites. Ainsi un signal de répression est lancé dans tout le pays. La liberté d’expression comme les libertés syndicales sont aujourd’hui en danger. Plus de 1000 militants et cadres sont inquiétés par des poursuites judiciaires ou disciplinaires dont cinq dirigeants confédéraux. La Confédération internationale des syndicats a déposé plainte devant l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour « dénoncer une procédure bâillon et les atteintes aux droits syndicaux en France. »

Fin de la grève à Médipôle. « On se sent résignés et fatigués », une victoire en demi-teinte pour les soignants (L’Indep)

Après 32 jours de conflit social, la grève a la clinique Médipôle prendra officiellement fin ce mardi à 7 heures du matin. Un accord a été signé entre la direction et les syndicats ce lundi. Mais pour les derniers grévistes, cette victoire, qui ne leur apporterait pas de nouveaux droits, a un gout d’inachevé.

Trente-deux jours de lutte plus tard, les syndicats et la direction de la clinique Médipôle ont trouvé un accord. Une signature ratifiée en ce lundi de Pentecôte autour de quatre grands principes : la reconduction du contrat d’intéressement pour cinq ans (environ 1 500 € nets), une prime unique de partage de la valeur de 500 € nets, une prime pérenne de 400 € nets et la création de groupes de travail pour parler des conditions de travail.

« La lutte a payé », confirme la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « Les vraies victoires sont les 1 500 € assurés pour les cinq prochaines années et l’émergence de l’idée d’une prime pérenne ». « Des avancées significatives ont, dans le cadre de cet accord, été réalisées par la direction », affirme le groupe Elsan dans un communiqué. « Permettant ainsi de renouveler le contrat d’intéressement, de finaliser les négociations annuelles 2026 et d’anticiper celles de 2027. »

La direction confirme la reprise du travail ce mardi à 7 heures. « Une attention particulière sera portée à la reprogrammation des soins qui avaient du être différés, afin de garantir aux patients une prise en charge rapide », précise encore la direction.

Cette signature sonne la fin d’un très long conflit social. Mais peut-être pas le glas. Car ce lundi 25 mai, dans les rangs dégarnis des grévistes, les derniers protestataires n’ont ni l’impression d’avoir gagné la bataille, ni celle d’avoir perdu la guerre. « De manière générale, nous n’avons pas eu ce que l’on voulait, c’est-à-dire une prime pérenne conséquente et des conditions de travail améliorées », confie une soignante. « Au final, nous avons juste obtenu le maintien de ce que la direction voulait nous supprimer. Mais nous n’avons gagné aucun nouveau droit alors que l’on continue de nous en demander toujours plus. »

Certains personnels ne s’en cachent pas, la reprise du travail ce mardi matin se fera sans optimisme. « Franchement, tout cela n’est pas très encourageant », confirme une salariée de Médipôle. « On se sent résignés et fatigués par la charge de boulot mais aussi par ces longues journées de conflit. Nous avons réussi à gratter le maintien de quelques acquis mais pour cinq ans à peine. Après, que se passera-t-il ? Cela ne va pas aller en s’arrangeant. »

Après trente-deux jours de lutte acharnée pour un conflit social qui aura mobilisé jusqu’au préfet des Pyrénées-Orientales et le tribunal administratif de Montpellier, comment reprendre un dialogue social serein au sein de la clinique Médipôle ? En s’adressant aux derniers grévistes présents ce lundi, la déléguée syndicale CGT, Anne-Laure Affani, tentait justement de recruter parmi les ultimes motivés.

« Nous avons réussi à mobiliser jusqu’à 300 personnes durant cette grève. Si vous voulez renforcer les équipes militantes pour faire des choses plus grandes, sachez que nous, nous ne lâcherons rien. Nous avons créé des liens entre les syndicats et les différentes structures. Nous allons les poursuivre car nous pourrions réaliser des choses encore plus grandes. Il nous reste des années à bosser, au moins jusqu’à 64 ans, nous devrons encore affronter de nombreuses luttes. »

Valéry Folcher, le directeur, assure ce lundi, lui, que « l’heure est désormais à la reconstruction collective, au dialogue et à la confiance retrouvée. Notre responsabilité commune est de recréer les conditions d’un fonctionnement serein, respectueux des engagements pris et résolument tourné vers l’avenir de notre établissement, au bénéfice des patients du territoire ».

À Médipôle, le dialogue social est ressuscité en ce lundi de Pentecôte. Les soignants vont retrouver un quotidien qui n’a rien d’un électrocardiogramme plat. « On a plutôt l’impression de devoir avoir six bras », lâchaient-ils en-fin.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 26 mai 2026)

Face à « l’ultime proposition » de la direction, la grève va être levée (L’Indep)

À près d’un mois du mouvement de grève qui touche la clinique Médipôle depuis le 24 avril, il semblerait que la mobilisation touche à sa fin. En effet, après la 3e médiation qui se déroulait hier entre les délégués syndicaux et le directeur de l’établissement, et malgré les propositions qui n’ont pas évolué, les syndicats et les salariés ont décidé de signer l’accord, annonçant la fin de la grève.

Ce vendredi 22 mai marquait le 3e jour de médiation entre les délégués syndicaux de la clinique Médipôle et le directeur, Valéry Folcher. À l’issue du rendez-vous et dans un climat tendu face à des négociations qui n’évoluent pas, il semblerait pourtant que le bout du tunnel soit proche.

Une avancée de quelques dizaines d’euros pour la prime de fidélisation

Pour rappel, les propositions de ces derniers jours restaient les mêmes : un intéressement plafonne à 1500 € sur 5 ans, avec un seuil de déclenchement toujours basé sur le nombre de séjours, une prime pérenne fixée à 400 € à partir de 2027, avec possibilité d’augmentation via les futures NAO (Négociations annuelles obligatoires), mais sans montant garanti à ce jour, un plan d’action sur les conditions de travail avec l’Aract (Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail), toujours sans engagement écrit concret, un étalement des jours de grève sur 2 mois et la possibilité de se faire payer les jours de récupérations pour compenser la perte de salaire.

Seul changement proposé a l’issue de la médiation du jour, une augmentation concernant la prime de fidélisation touchée par les salariés et liée à leur ancienneté: + 30 € brut pour les tranches 5-9 ans / 10-14 ans / 15-19 ans et + 50 € brut pour les autres tranches, « Le directeur a précisé que c’était l’ultime proposition qu’il pouvait nous faire », expliquait Hélène Massé, déléguée syndicale CFDT. Ainsi, à la fin des présentations des montants, une seule question était posée sur la table: continuer ou arrêter la grève ?

« Peu importe la décision qui sera prise, ces propositions ne sont pas acceptables mais quel choix nous reste-t-il ? C’est un compromis. On accepte parce qu’on n’aura pas le choix: Malgré la détermination, on sent que certains arrivent au bout. Nous sommes dans un tournant de notre lutte », ajoutait Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT, non sans émotion. « C’est dur de se dire qu’aujourd’hui la mobilisation permet juste de maintenir ce qu’on a ».

Sur place, un vote a été décidé pour faire le point sur les salariés en faveur d’une reprise ou non de l’activité dès lors que l’accord sera étudié « ligne par ligne » et signé. Une majorité des personnels soignants se sont positionnés pour. Cependant, comme expliqué par les délégués syndicaux, « l’expert-comptable et l’avocat doivent encore analyser les chiffres, les propositions et les engagements avant un retour définitif. Une décision finale ne pourra être prise qu’une fois tous les éléments validés et l’accord officiellement signé ». Mais c’est plus vite que prévu que les choses ont été faites, « Après vérification des différents éléments avec l’expert-comptable et après échanges avec la direction afin d’éclaircir les dernières zones d’ombre, le CSE a donné un accord de principe concernant le contrat d’intéressement, la clôture des NAO 2026 et le protocole de fin de conflit », déclaraient les délégués syndicaux hier en fin de journée. Une dernière assemblée générale est prévue ce lundi à 10 h devant la clinique Médipôle, suivie de la signature des accords. La fin de la grève est prévue pour mardi 26 mai dès 5 h.

Laura Morales (L’Indépendant, le 23 mai 2026)

Après les propositions, la décision pour les salariés…

Lors du vote de l’assemblée générale hier, les personnels soignants partageaient leur sentiment sur l’issue de ce mouvement de grève avant que ne soit communiqué la date de signature de l’accord et la levée de la grève pour mardi. « Nous avons voté pour la reprise si sur le papier tout est validé car on estime qu’ils devaient tout nous enlever, on ne devait plus avoir d’argent et là on se retrouve avec quelque chose de convenable. La seule chose qui n’a pas été abordée et qui est critique, ce sont les conditions de travail. Je pense que ça peut causer problème comme par exemple créer des tensions entre grévistes et non-grévistes. Ça fait 2-3 ans que c’est déplorable. On s’est battu certes mais certains seront sûrement démoralisés et ça va se répercuter sur les personnes qui ont envie de travailler », confiait Loïs, aide-soignante en médecine et néphrologie.

Quant à Sabrina, infirmière au bloc opératoire en salle de réveil, elle explique son choix de se positionner contre une reprise immédiate : « Je me suis mise du côté non, pas pour réfuter les propositions mais je ne veux pas les signer aujourd’hui. Je veux que les avocats voient les papiers et qu’on soit sûrs. Je suis pour qu’on attende mardi. On va accepter de toute façon, on n’a pas le choix, nous sommes dos au mur ». « Je pense que la reprise du travail va être compliquée. J’ai déjà prévenu ma cadre que je ne m’investirais plus comme avant. Je prendrai mes pauses repas et je terminerai à l’heure », assurait-elle.

Après 24h d’arrêt, les médecins reprennent leur activité

Jeudi, les médecins de la clinique Médipôle annonçaient suspendre leur activité opératoire en raison de « mauvaises conditions de travail et de sécurité » liée à l’incertitude de présence ou non de personnels soignants d’un jour sur l’autre. Mais hier, en fin de journée, le président de la Commission médicale d’établissement (CME), le Dr Frédéric Perrot, chirurgien viscéral, annonçait reprendre l’activité après avoir échangé avec le directeur de l’établissement ce jour et en vue de la fin du mouvement de grève.

« Nous allons reprendre petit à petit dès ce soir. Nous prendrons les urgences en fonction du nombre de lits disponibles ce week-end, nous sommes juste bloqués à ce niveau-là. Mais dès mardi, l’activité devrait revenir entièrement à la normale. C’est une bonne chose », confiait le médecin.

Grève reconduite à Médipôle. Les médecins suspendent leur activité (L’Indep)

Après une première médiation au sein de l’inspection du travail ce mercredi entre les représentants syndicaux et le directeur de l’établissement, un 2e rendez-vous était programmé hier au matin. L’objectif était de reprendre le dialogue social et de poursuivre les négociations mais à l’issue de la journée, la grève a été reconduite.

Au 28e jour de grève à la clinique Médipôle, la journée de ce jeudi a démarré par une assemblée générale relatant la médiation qui s’était tenue la veille entre les délégués syndicaux (CGT et CFDT) représentés par Anne-Laure Affani et Hélène Massé, et le directeur de la clinique Médipôle, Valéry Folcher. L’entretien s’est déroulé en présence d’un médiateur nommé mardi en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties.

« Ils sont restés sur les propositions qui avaient été faites lundi, à savoir un intéressement de 1 500 € sur 5 ans, 400 € de prime pérenne et 500 € de ppv (prime de pouvoir d’achat) », expliquait Anne-Laure Affani (CGT) avant de quitter l’assemblée pour la 2e médiation. Et bis repetita. Comme chacun de ces derniers jours, à l’issue du rendez-vous, le point a été fait face aux salariés. Sans aucunes réelles avancées quant aux montants réclamés, à mesure que s’installe un sentiment de lassitude. Seule nouveauté concernant les jours de récupération et congés payés : « Pour les jours de grève, ils veulent bien les déduire sur deux mois et ceux qui ont des récupérations, vous pourrez demander qu’elles soient payées ». « On ne va pas se mentir, la grève c’est long, c’est dur, ça nous fait perdre du salaire. On pourrait obtenir gain de cause ou faire évoluer les choses sur certaines petites modalités mais ça nous couterait encore beaucoup de jours de grève. Quand on voit qu’après 28 jours on arrive juste à maintenir nos pseudo-acquis…. Là, on en est au stade ou est-ce qu’on a encore l’envie et la force de se battre ? », confiait Anne-Laure Affani en milieu d’après-midi.

La question sera en tout cas posée à l’assemblée générale prévue ce matin à 10h qui sera suivie d’une 3e médiation à 11h.

« Une prise d’otage depuis un mois »

Dans ce contexte, les médecins ont aussi fait savoir leur mécontentement ce jeudi. Par une action simple et symbolique: la suspension de leur activité au sein de la clinique Médipôle depuis hier 8h et jusqu’au mardi 26 mai, date du prochain conseil d’administration de la Commission médicale d’établissement (CME), « sauf si la grève s’arrête ». « On veut travailler dans des conditions correctes et que nos patients soient en sécurité ». C’est via un courrier adressé à l’ARS des Pyrénées-Orientales et au directeur de l’établissement de santé, Valéry Folcher, mercredi soir, qu’ils ont fait connaître leur décision. Le directeur départemental adjoint de l’ARS, Rémi Cros, précisait cependant qu’« un service minimum, à savoir les urgences vitales, serait assuré ». « Les médecins ont évoqué notamment des problématiques concernant les préparations pharmaceutiques et la sécurité devant l’établissement. La clinique a renforcé la sécurité et une réquisition de plus a été faite pour un préparateur en pharmacie ».

De son côté, le Dr Frédéric Perrot, chirurgien viscéral et président de la CME, s’explique : « On a décidé de suspendre l’activité. Nous allons tout de même gérer nos patients hospitalisés, mais nous ne rentrerons plus aucun nouveau patient en clinique ». « Nous ne pouvons plus assurer notre travail dans de bonnes conditions. D’un jour à l’autre, nous ne savons pas si les personnels soignants seront présents ou non. Même s’il y a des réquisitions, certains ne viennent pas. Donc c’est compliqué. Il nous a été demandé, dans ce contexte de grève, de procéder aux opérations avec des urgences vitales. Mais à quel moment y a-t-il urgence ? L’ARS ne se positionne pas. C’est à l’appréciation des médecins mais si une personne n’a pas été prise en charge et que son état se dégrade, ce sera de notre faute », poursuit le Dr Perrot.

Le médecin avoue avoir « conscience de la situation », mais déplore « une prise d’otage depuis un mois ». « On essaye d’opérer mais c’est compliqué, confesse-t-il. On subit ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 22 mai 2026)

Médipôle. La grève reconduite jusqu’à ce matin au moins, la médiation doit se poursuivre (L’Indep)

Après l’apothéose des crispations qui ont rythmé, mardi, le 26e jour de la grève à la clinique Médipôle de Cabestany, syndicats et direction ont rencontré ce mercredi le « spécialiste reconnu de la médiation ». Serge Deltor, a été nommé la veille en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties, totalement interrompu depuis le matin même dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO). Depuis que la direction avait retiré toutes ses propositions de négociations et annulé le rendez-vous prévu avec les représentants des salaries (photo M.C.).

Ce mercredi, les réunions avec le médiateur se sont tenues à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS). « Le médiateur et les deux parties se sont réunies, c’était une première prise de contact, indiquaient du bout des lèvres les services de la préfecture ce mercredi soir. Le médiateur prend ses marques. Il faut lui laisser le temps d’évaluer la situation ».
La discrétion reste de mise ce mercredi.

Les syndicalistes n’en diront pas plus, non plus, sur les évolutions des discussions. « Nous tiendrons ce jeudi une assemblée générale à 10 heures devant la clinique. La médiation reprendra à 11 heures », communiquait ce mercredi soir la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani.

Le combat continue.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 mai 2026)

Vernet-les-Bains. Une lueur d’espoir aux thermes

Depuis le 21 avril dernier, l’accès aux soins thermaux du centre de Vernet-les-Bains est fermé « par précaution » après la découverte de légionelles lors d’un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS).

Depuis, l’ARS a procédé à plusieurs évaluations afin d’envisager la réouverture de l’établissement. Selon L’Indépendant, le premier test, effectué le 29 avril dernier, n’a pas été concluant mais celui du 5 mai était négatif et le bout du tunnel semble se rapprocher pour l’établissement, son personnel et les curistes.

Pour rappel, il faut deux contrôles consécutifs négatifs pour rouvrir un établissement. Un nouvel échantillon a ainsi été prélevé ces derniers jours.

Si aucune trace de légionelle n’est détectée, le centre thermal pourra alors rouvrir ses portes aux curistes.

Selon les informations de L’Indépendant, les mesures prises par l’établissement ont montré leur efficacité lors du deuxième contrôle.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 20 mai 2026)