Les docteurs juniors remèdes contre les déserts médicaux des Pyrénées-Orientales ? (L’Indep)

À partir du 1er novembre 2026, une vingtaine de docteurs juniors viendront renforcer les effectifs médicaux des Pyrénées-Orientales. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme des études de médecine, avec pour objectif d’améliorer concrètement l’accès aux soins. Les contours de ce dispositif ont été présentés ce jeudi 23 avril au Boulou.

À la Maison de santé pluriprofessionnelle du Boulou, intégrée a l’hôpital de proximité du Vallespir, tout est presque prêt pour accueillir un futur docteur junior. A commencer par sa maître de stage universitaire, la médecin généraliste Valérie Escudero. Si elle ne connait pas encore le profil de celui ou celle qui rejoindra l’équipe, elle entend bien mettre en avant les atouts du lieu : « Ici, il y a avant tout de la convivialité et de l’entraide », souligne-t-elle. Dans cette structure qui réunit 4 médecins, l’objectif est clair: offrir un cadre à la fois rassurant et formateur. « C’est important qu’il se sente bien ici », ajoute t-elle en désignant le cabinet individuel ou il recevra ses patients. Avant de glisser, avec un sourire : « Et puis, qui sait, il aura peut-être envie de s’installer ici ! ».

Créer les conditions d’une installation durable

À l’image du Boulou, dès cet automne, une vingtaine de docteurs juniors – des étudiants en 10e année de médecine formés à Montpellier, rejoindront 20 sites de stage répartis dans 14 communes des Pyrénées-Orientales(*), pour une durée d’un an. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme des études de médecine dans l’idée de renforcer, à cout terme, l’offre de soins dans un territoire confronté à de fortes tensions d’accès aux médecins. Aujourd’hui, 11 % de la population du pays catalan ne dispose pas de médecin traitant, tandis que 11 % des généralistes ont 60 ans ou plus

« Ce nouveau statut favorise une autonomie progressive des jeunes praticiens, tout en les maintenant dans un cadre encadré par des professionnels expérimentés. Il prépare aussi leur future installation », souligne Franck Nivaud, directeur territorial de l’Agence
régionale de santé, venu présenter le dispositif aux côtés de la présidente du Département, Hermeline Malherbe, et du préfet Pierre Regnault de la Mothe. Car c’est bien l’enjeu : transformer cette dernière année de formation en opportunité d’ancrage territorial, au bénéfice des habitants. En créant les conditions d’une installation durable, grâce notamment à un accompagnement logistique (logement, intégration…). Et, en faisant la promotion des atouts du territoire ainsi que des modalités concrètes de l’exercice coordonné. Un pari que les acteurs locaux espèrent voir se concrétiser.

M. Contié Walter (L’Indépendant, le 24 avril 2026)

(*) Dont Perpignan, Cabestany, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Le Saler, Fourques, Céret Le Boulou, Argeles-sur-Mer, Banyuls-sur-Mer, Vilelongue-dels-Monts, Prades Millas, Canohes et Toulouges.

Des légionelles détectées à Vernet (L’Indep)

Une partie des thermes de Vernet-les-Bains est à l’arrêt depuis ce mardi 21 avril. Une bactérie a été détectée dans les eaux utilisées pour les soins.

Ce mardi matin, la direction du centre thermal de Vernet-les-Bains a annoncé la fermeture provisoire des soins de l’établissement, «par précaution», et ce pour plusieurs semaines.

Comme l’avait révélé L’Indépendant, l’accès aux soins thermaux avait été fermé après un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS) qui aurait détecté « une anomalie sur un poste de soins après un contrôle sanitaire », selon les termes du communiqué de presse transmis par le groupe ValVital. Ce mercredi, l’ARS précisait que des légionelles avaient été détectées dans plusieurs postes de soins lors d’un contrôle effectué quelques jours plus tôt. Ces bactéries peuvent être à l’origine d’une infection respiratoire appelée légionellose.

Les légionelles se développent dans les réseaux d’eau chaude et particulièrement « dans les eaux stagnantes dont la température varie entre 25 °C et 45 °C », rappelait Franck Nivaud, directeur départemental de l’ARS des Pyrénées-Orientales.

La direction espérait une ouverture des soins du centre thermal d’ici la mi-mai. Mais avant cela, c’est au centre de trouver la cause de la présence de légionelles. « Nous reviendrons effectuer plusieurs contrôles », indiquait l’Agence régionale de santé. « Si un premier contrôle est négatif (en présence de légionelles, ndlr), il en faudra un deuxième, cinq ou sept jours plus tard. S’il est également négatif, les thermes pourront rouvrir: Mais si un seul test détecte encore la présence de la bactérie, alors le centre restera fermé ».

Dès mardi, à L’Indépendant, la direction du centre thermal indiquait s’attacher à mener « les investigations pour déterminer la cause de cette anomalie et à mettre en place un plan d’action pour ouvrir dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais ».

Pour rappel, la légionellose est une maladie potentiellement mortelle. Elle entraîne une infection grave des poumons. L’émergence récente de cette maladie s’explique par son affinité pour les systèmes modernes d’alimentation en eau. S’il n’existe pas de vaccin contre la maladie, elle peut néanmoins être prévenue, et certains antibiotiques sont efficaces s’ils sont pris assez tôt, indiquait le centre Pasteur sur son site internet.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 23 avril 2026)

Vernet-les-Bains. Les soins de ce centre thermal seront fermés durant plusieurs semaines (L’Indep)

Une « anomalie sur les postes de soins » a provoqué, hier, la fermeture temporaire des cures thermales à Vernet-les-Bains. L’espace balnéo reste ouvert.

Stupeur, ce mardi matin, pour la centaine de curistes des thermes de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, à qui la direction a annoncé la fermeture provisoire des soins thermaux de l’établissement, « par précaution » et ce pour plusieurs semaines.
Selon les informations de L’Indépendant, l’accès aux soins thermaux a été fermé après un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS) qui aurait détecté « une anomalie sur un poste de soins après un contrôle sanitaire ».

Si la direction de l’établissement ne s’avançait pas sur une date de réouverture, elle évoquait « une suspension temporaire », le temps de mener « les investigations pour déterminer la cause de cette anomalie et de mettre en place un plan d’action pour ouvrir dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais ».

Cette fermeture temporaire tombe mal pour l’établissement thermal de Vernet-les-Bains qui venait de rouvrir ses portes pour la saison. À ce moment-là, « les analyses étaient bonnes et on a pu ouvrir l’établissement comme prévu », soulignait la direction des thermes dont le centre est soumis, comme tous les autres, à des contrôles très réguliers.

La fermeture frappe essentiellement les curistes puisque les soins sont impossibles. Toutefois, le spa et la salle de sport restaient ouverts durant cette période.

Lors de l’ouverture, L’indépendant rappelait que « cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune ». La direction indiquait qu’il n’y aurait pas de mesure de chômage technique mise en place pour le personnel et que les salaires seraient maintenus durant la durée de la fermeture provisoire.

Les soins qui n’auront pas été effectués par les curistes présents cette semaine à Vemet-les-Bains seront remboursés, assurait la direction auprès de L’Indépendant. Elle invitait aussi les curistes qui avaient des réservations pour les prochaines semaines à reporter leur venue à la mi-mai au moins.

À Vemet-les-Bains, les curistes bénéficient des bienfaits « scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort à une température située entre 50 et 67 degrés », évoquait fin mars Liis Puig, la directrice de l’établissement. Une eau appréciée pour ses bénéfices pour les voies respiratoires et la rhumatologie.

Stéphane Sicard et Daniel Capdet (L’Indépendant, le 22 avril 2026)

Vernet-les-Bains. Les thermes ont rouvert leurs portes, perspectives et renouveau (L’Indep)

31 mars 2026. C’est un événement important pour le village : la réouverture annuelle des thermes a eu lieu dimanche dernier.

C’est important car cet établissement et tout ce qui gravite autour. Il constitue un des poumons de la commune. C’est tellement vrai que Pierre Serra le maire et une partie de ses adjoints et équipe se sont déplacés pour rencontrer Liis Puig la directrice des thermes.

Cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune. « Encore faut-il », explique avec force et irritation la directrice, « que la population comprenne bien qu’il n’y a aucun changement dans les remboursements des cures. Si un temps avant l’adoption du budget de la sécurité sociale, des économies sur les remboursements avaient été évoquées avec force couverture médiatique, l’abandon de cette perspective très impopulaire n’a pas eu l’écho mérité. Le mal a été fait, seules les mauvaises nouvelles se vendent bien ! ». Et de continuer « c’est une grande chance pour les Vernetois et Conflentois que de pouvoir bénéficier des bienfaits scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort, (et c’est rare) à une température entre 50 et 67 degrés. D’ailleurs nous proposons différentes formules, accessibles à tous, depuis la journée jusqu’à la cure complète de 18 jours. Et des thématiques nouvelles et innovantes comme les mini-cures du sportif, bien-être, lâcher prise ou tonicité dos ».

Et toujours les traditionnelles cures pour les voies respiratoires et la rhumatologie. « Le lien était distendu avec la population locale et la municipalité, nous souhaitons le réactiver et non seulement pour le poumon économique que sont les thermes mais aussi pour en faire un centre d’activité et de participation à la vie locale ».

Interrogé sur le sens de sa visite, Pierre Serra, le maire, confirme totalement les propos de Liis Puig et affirme « sa volonté de recréer des liens forts afin de redynamiser les activités économiques qui gravitent autour des thermes ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 avril 2026)

« Certains doivent choisir entre manger et se soigner » : ces retraités appellent à la manifestation (L’Indep)

Une intersyndicale s’organise ce jeudi à Perpignan, à l’initiative des retraités qui dénoncent la baisse de leur pouvoir d’achat.

Inflation, prix de l’énergie qui augmentent, pas de perspective de stabilisation de la vie économique… comme beaucoup de Français, les retraités s’inquiètent de la conjoncture. Car cette partie de la population peut faire partie des plus vulnérables face à l’instabilité de l’économie. Eux aussi souffrent d’une baisse du pouvoir d’achat, comme le dénoncent des syndicalistes catalans. « Certains n’ont plus les moyens de se payer une mutuelle et sont donc obligés de choisir entre manger et se soigner », assurent Ginette Kesraoui (FSU), Eugène Rios (CGT), Heuvé Sazé (CGT), Joseph Naudillon (UNRPA), Jean-Pierre Terradas (LSR) et Chantal Argence (FGRFP).

Ce 2 avril, ces cinq syndicats ainsi que Solidaires appellent les retraités à descendre dans la rue. Une manifestation qui prendra le départ place de la Victoire, au pied du Castillet, à 10 heures pour se rendre en préfecture, où une délégation devrait être reçue par le représentant de l’État, Pierre Regnault de La Mothe.

Les syndicalistes iront également jusqu’au siège du Medef, situé rue Camille-Pelletan. Une halte symbolique. Car ces protestataires réclament une reprise des négociations entre les partenaires sociaux et le Medef, syndicat des patrons, pour obtenir des avancées notamment sur la revalorisation des pensions Agirc-Arrco, la caisse de retraite des salariés du privé.

Une revalorisation des pensions Agirc-Arrco réclamée

Ils réclament, entre autres, une augmentation des « pensions de base et complémentaires de 10 % », mais aussi « un accès aux soins et un droit à la santé pour toutes et tous, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire et un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 31 mars 2026)

Elne. Un sixième médecin pour le centre municipal de santé (L’Indep)

Le centre municipal de santé Ambroise-Croizat rencontre un franc succès. Ouvert en avril 2021, il est venu freiner le désert médical qui touchait Elne comme nombre de commune. Toutefois malgré les cinq médecins salariés de la commune qui s’emploient à sa montée en puissance, nombre d’llibériens peinent encore à trouver un docteur ou sont obligés d’aller très loin pour se faire ausculter. La municipalité a mis en œuvre une extension avec des cabinets supplémentaires et cette semaine a recruté le 6° médecin : Claire Balloué, une jeune femme médecin généraliste arrive de la région parisienne et a signé un contrat avec la commune.

L’Indépendant, le 10 mars 2026

Conflent Canigó : un centre de santé pluri-professionnel attendu (L’Indep)

Le Conflent un désert médical ? Les élus ne veulent pas s’y résoudre et essaient de trouver des solutions. L’association La fabrique des centres de santé accompagne désormais la communauté de communes Conflent Canigó.

Un centre de santé pluri-professionnel qui ouvrirait à la fin de l’année 2026… Les conseillers communautaires veulent y croire, même si la prudence est de mise. L’étude de faisabilité était en tout cas présentée ce jeudi 29 janvier lors de la réunion du conseil. 30,6 % de personnes âgées de plus de 65 ans, un taux de pauvreté de 23,2 % (contre 14,5 % en France), un nombre de maladies chroniques en correspondance avec la part d’habitants de plus de 65 ans et 15 % des assurés sociaux (2.700 personnes) qui n’ont pas de médecin traitant (11,6 % en France). Le décor est planté. « Il y a 4,3 médecins pour 10.000 habitants alors que la moyenne en France est de 8,2 », soulignait la technicienne de La fabrique des centres de santé.

Cinq généralistes salariés a recruter

Une étude qui confirme que le Confient manque de généralistes, mais également de chirurgiens-dentistes ou encore de sages femmes. En revanche le territoire est plutôt bien doté en infirmiers, kinésithérapeutes et orthophonistes. Une situation dont ont bien conscience les élus et que dénonce par ailleurs un collectif d’habitants Canigó Confient santé, fort de 300 membres. A ce jour, des démarches ont déjà été entreprises, mais sans véritable succès (projet de Médicobus, médecin itinérant…). Le centre de santé semble être une solution crédible.

Aux côtés des hôpitaux et des cabinets libéraux, les centres de santé sont des lieux de proximité. Ils regroupent plusieurs professionnels dont des médecins généralistes et offrent à tous un accès à des soins de qualité. La différence avec la maison de santé, qui existe déjà à Prades: « Les médecins sont tous salariés ».

Un site principal et trois annexes

Autre spécificité en Conflent, le centre de santé serait géré par la communauté de communes « comme environ un tiers des 950 structures existantes aujourd’hui en France », précise Jean-Louis Jallat, le président de la communauté de communes Confient Canigó. Une gestion qui entrainerait tout de mème un cout estimé à plus de 90.000 euros par an aux administrés. « Les collectivités territoriales se substituent une fois encore à l’État », remarquait Jean-Luc Blaise, le maire de Mantet. En ce qui concerne le projet en lui-même, « il s’agirait d’un centre de santé intercommunal pluri-sites. Au regard des besoins territoriaux, une équipe cible de cinq généralistes est envisagée. Il y aurait un site principal à Prades et trois annexes à Olette, Vinça et Vernet-les-Bains ».

Des médecins qui seraient aidés par « un responsable coordinateur administratif et trois assistants médicaux ». Ne manquerait plus qu’à trouver des locaux. Un projet qui ne peut que séduire et dont la continuité a été votée à l’unanimité par les élus de la communauté de communes. Charge aux prochains élus (élections oblige) d’achever le travail. Reste que l’assemblée n’est pas dupe et sait bien que la principale difficulté va consister à faire venir cinq médecins, fus-sent-ils salariés, puis a les garder.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 31 janvier 2026)

Le Soler. La CGT 66 revient sur l’épidémie au collège (L’Indep)

Le syndicat dénonce « une situation sous tension permanente » à la suite de la toxi-infection alimentaire qui a touché 400 élèves de cet établissement.

« Ce qui s’est passé au Soler n’est pas un accident isolé mais le révélateur brutal d’un état général préoccupant de nos collèges » alertait le syndicat CGT du Département le 19 décembre à l’occasion d’une conférence de presse. Quinze jours après la mystérieuse toxi-infection alimentaire collective (TIAC) dont ont été victimes 400 élèves au collège Jules-Verne du Soler.

Première problématique soulevée : « le sous-effectif chronique de l’ensemble des collèges du département ». « Aujourd’hui, ce sont environ 300 agents pour 29 collèges », avec une équipe volante, selon les syndicalistes « insuffisante pour absorber les absences ». Sans compter « le contexte politique et budgétaire aggravant » aboutissant sur « moins de personnel, d’entretien, de prévention et plus de risques sanitaires ».

De fait, parmi les revendications, le syndicat réclame « des engagements clairs et immédiats », qui passent par « le recrutement de 30 agents titulaires, 10 renforts pour l’équipe volante dont 2 chefs de cuisine ». Demandant par ailleurs que les agents techniques territoriaux « soient enfin considérés comme des acteurs essentiels de la sécurité sanitaire et du service public ».

Toutefois, la CGT le reconnaît elle-même : il reste un doute quant à « l’origine précise de la contamination qui n’est pas formellement établie ». Ce qui rend « impossible », d’après elle, « la mise en place d’un plan de prévention sérieux. »

Valérie Pons (L’Indépendant, le 22 décembre 2025)

Conflent-Canigó. Santé, éducation et écologie à la communauté de communes

Les élus communautaires se sont réunis ce mercredi 17 décembre pour l’avant-dernier conseil avant les élections municipales.

Faute de quorum nécessaire le jeudi 11 décembre, une nouvelle réunion du conseil communautaire a été organisée mercredi 17 décembre.

Le président de l’assemblée en a profité pour souhaiter la bienvenue à un nouvel élu, François Ferrand (qui remplace numériquement le démissionnaire Nicolas Berjoan). Le dernier arrivé, conseiller municipal de Prades depuis 2014, a malgré tout assisté à tous les conseils communautaires en tant que spectateur. Une assiduité et un engagement à prendre en exemple.

L’ordre du jour pouvait ensuite commencer avec, entre autres, deux motions sinon rien. L’une pour soutenir les éleveurs dans cette période où la dermatose nodulaire cristallise leur colère. L’autre contre le projet de la station de ski Vallter 2 000 (frontalière avec les réserves naturelles de Py et Mantet) qui vise à moderniser ses infrastructures et à évoluer en station « 4 saisons ». L’assemblée exprime ainsi « ses vives inquiétudes concernant les impacts potentiels du projet de téléporté sur les écosystèmes et les activités traditionnelles des territoires transtrontaliers ».

École de Catllar, un coût conforme ?

Parmi les sujets traités, la modification des autorisations de programme qui vise à assurer une continuité des projets. Ceci en attendant le prochain vote du budget qui ne se déroulera qu’après les prochaines élections. On y apprend notamment que le montant des travaux concenant l’école de Catllar (quatre classes pour 63 élèves) augmente de 700 000 € pour atteindre 5 M€. « Nous sommes dans l’enveloppe, il n’y a pas de dépassement », précise Jean-Louis Jallat. Pourtant, selon la mission d’information pour le bâti scolaire du Sénat (2023), « pour la construction de bâtiments scolaires aux normes récentes, les estimations s’échelonnent entre 3 000 € et 4 600 € par mètre carré en fonction du type d’établissement ». À Catllar la dépense atteint 7 100 € du m2. Pour le président, « la surface totale de l’école de Catllar est d’environ 760 m (extension + rénovation). Le coût total est d’environ 3 600 000 € HT. Soit environ 4 730 €/m. Ce coût inclut la totalité des prestations : travaux, maitrise d’œuvre (environ 12%), cours d’école, cantine, cuisine… Comme l’indique le rapport sénatorial, le coût de deux opérations de même nature et de même niveau peut varier du simple au double selon l’état initial du bâtiment, les matières utilisées et la nécessité de travaux liés à la présence d’amiante ou de plomb. De plus, des dépassements sont régulièrement constatés par rapport aux prévisions initiales : la réalisation des travaux en site occupé contribue à alourdir la facture, de même que la nécessité de prévoir d’autres aménagements lies à la mise aux normes en matière d’accessibilité ou de sécurité. A la rénovation des bâtiments peut aussi s’ajouter celle des espaces extérieurs ». Et l’élu de conclure : « Les prix indiqués dans le rapport sénatorial sont éloignés de la réalité des coûts de rénovation complets constatés dans les bâtiments publics et le rapport indique également un manque de connaissance du pare scolaire. Ce que nous pouvons confirmer ».

Diagnostic

Enfin l’association Canigou Conflent santé profitait de ce conseil communautaire pour faire entendre ses revendications par la voix de Pierre Serra. L’élu de Vernet-les-Bains a demandé que soit rendu public au plus vite le diagnostic produit par La fabrique des centres de santé.

Une étude réalisée à la demande des élus communautaires sur le secteur de la santé en Conflent. Réponse du président : « Cette restitution était déjà prévue. Le diagnostic sera présenté par La fabrique des centres de santé lors du prochain conseil communautaire le 29 janvier 2026 ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 20 décembre 2025)