Municipales dans les P.-O. Le bilan en demi-teinte de la gauche catalane (L’Indep)

Au lendemain du scrutin municipal dans les P.-O., la gauche compte quelques belles prises comme la victoire à Prades d’Aude Vives. Mais elle accuse aussi de lourdes pertes, la plus symbolique étant celle d’Elne, passée à l’extrême droite. La présidente socialiste du Département, Hermeline Malherbe dresse un bilan contrasté.

Demi-teinte. Difficile de qualifier autrement le bilan de la gauche catalane au lendemain du second tour des élections municipales.

Concrètement, la gauche a gagné, retrouvé ou conservé quelques bastions historiques. Thuir n’a pas cédé après 37 ans de l’ère Robert Olive. Aude Vivès a réussi son pari à Prades. Cabestany reste communiste malgré la pression du RN. Banyuls-sur-Mer a élu sa première maire au féminin, de gauche, avec Aurélie Maillols. Robert Garrabé a conservé Saint-Jean-Pla-de-Corts. Tout comme Michel Garcia à Matemale. « Je salue une victoire de la gauche par plusieurs femmes », commente la présidente socialiste du Département, Hermeline Malherbe.

Mais, après ce 22 mars, la gauche accuse aussi une grosse perte, symbolique: celle d’Elne, dirigée jusque-là par le premier vice-président communiste du Département, Nicolas Garcia. La liste soutenue par le maire sortant s’est inclinée face à Steve Fortel, membre, entre 2013 et 2016, du Parti nationaliste français (devenu les Nationalistes). En ce mois de mars, la gauche a également perdu la commune de Maury. « Une vraie surprise, nous ne nous y attendions pas du tout », confie Hermeline Malherbe. Mais aussi celle de Saint-Hippolyte avec la défaite de la maire sortante Madeleine Garcia-Vidal.

De quoi chambouler les forces à l’assemblée départementale ? Hermeline Malherbe veut croire que non. Même s’ils ne sont pas de son camp, elle comptait également sur la reconduction de Marc Petit à Claira et Grégory Marty à Port-Vendres. Tous deux réélus. « Oui, nous avons perdu quelques communes à gauche. Mais ce n’est pas parce qu’un élu perd son mandat de maire, qu’il ne sera pas réélu au Département. Nous l’avons vu en 2020 quand nous avons perdu Toulouges. Pourtant, l’année suivante, Jean Roque était bien élu au Département. En 2014, nous avions eu la même situation à Collioure avec Michel Moly. Nous avons du temps avant d’appréhender ces prochaines élections de 2028. D’ici là, il faudra encore passer la Présidentielle et les législatives. »
Pour ces prochains rendez-vous aux urnes, Hermeline Malherbe assure qu’elle continuera de militer pour une union de la gauche.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 24 mars 2026)

Vernet-les-Bains. Pierre Serra élu maire à l’unanimité (L’Indep)

Samedi 21 mars. Il y a quelque chose d’émouvant quand dans cet exercice très formalisé au protocole républicain strict, ceux qui n’ont pas gagné, passent (plutôt que donnent) les clefs de la démocratie locale à ceux qui les ont conquises par les urnes. D’autant plus quand devant un public nombreux et curieux autant que soulagé ou déçu, les deux camps font preuve de dignité et de respect.

Pierre Serra a été élu maire à l’unanimité et les adjoints dans la foulée à la majorité (Marc Seguin, Françoise Gendre et Anthony Yard). Henri Guitart l’édile sortant, a dans un court discours sobre mais chargé de dignité républicaine, affirmé son soutien à la nouvelle équipe dans l’intérêt des Vernetois, remercié ses administrés, élus et équipe de militants, renouvelé son désir d’être constructif et dévoué, sans rancune mais avec de la mémoire.

Pierre Serra de son côté a, dans un premier temps, condamné les quelques dérapages de la campagne, indépendants de son équipe. Et très brièvement remercié ses électeurs et plus largement assuré tous les Vernetois qu’il a conscience de ses responsabilités et du travail à accomplir. Les deux prochains mois seront consacrés aux diagnostics et à « organiser les chantiers (fiscalité, voirie, culture et patrimoine, aide aux personnes, état du village…), sans rancœur ni animosité » avant de mettre en œuvre « la participation citoyenne des Vernetois aux décisions municipales ». « Le sens de l’humain est le bien le plus précieux » sera sa conclusion empruntée à son père. Le public autorisé à parler avant la clôture a permis à Jean Serra, l’oncle de Pierre de tracer son portrait critique au travers d’une famille empreinte de courage, de lutte et de républicanisme indéfectible. Annie Rack, élue de l’opposition, a exhorté de ne pas faiblir sur l’aide alimentaire et au-delà sur l’aide sociale communale sous tous ses aspects. Christiane Maillol, déléguée départementale de l’Éducation nationale, a rappelé le devoir de la municipalité envers ses écoles et la défense de la laïcité. Une page s’est tournée à Vernet. L’histoire continue.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 23 mars 2026)

Prades. Avec 123 voix d’écart, Aude Vivés remporte une victoire historique (L’Indep)

À Prades, la liste d’Aude Vivès l’emporte finalement avec 51,98 % des votes. La vice-présidente du conseil départemental obtient 123 voix de plus que son adversaire du jour, Julien Audier-Soria.

Après trois scrutins remportés par Jean Castex, les habitants de la sous-préfecture ont choisi le changement. La liste « divers gauche » emmené par Aude Vivès gagne cette élection municipale 2026. A la fermeture des cinq bureaux de vote, la tension était palpable dans la salle du Foirail, épicentre de la soirée électorale. Toutes les personnes présentes savaient que le scrutin allait être serré, mais en faveur de qui ? Après la fermeture des bureaux, les premières tendances se dessinaient. La victoire dans un premier bureau, la quasi-égalité dans l’autre… Puis la rumeur s’amplifiait. Quelques sourires commençaient à se dessiner, tandis que d’autres s’effaçaient, avant la délivrance.

Le maire, Yves Delcor, annonçait les résultats définitifs, « pour Prades, ensemble, demain Julien Audier-Soria, 1 491 voix. Pour Mme Aude Vivès pour les Pradéens, 1 614 voix… » Les vivats ne se faisaient pas attendre. La candidate pouvait exulter. « C’est un magnifique moment. Je voudrais remercier les électeurs et électrices. Ceux qui nous ont fait confiance depuis le début et ceux qui nous ont rejoints, notamment les électeurs de la liste du Printemps de Prades Je voudrais également remercier mon équipe. On l’a fait ! On a fait une super campagne. » Et l’avocate de souligner les répercussions de cette élection sur tout le Confient, « C’est peut-être ici que tout commence. L’espoir est là comme la volonté de changement, on ne vous décevra pas.

Les électeurs de David Berrué pour Aude Vives

Six ans après une défaite amère, la quadragénaire, qui avait décidé cette fois de ne pas S’allier aux écologistes, l’emporte. Même la fusion avortée avec la liste de David Berrué, le candidat Écologistes LFI arrivé troisième au premier tour, n’aura pas enrayé la dynamique. Ce dernier avouait même : « Finalement, elle n’a pas eu besoin de nous, » Une affirmation pas totalement vérifiée puisqu’en allant un peu plus loin dans l’analyse, on s’aperçoit de deux choses. Il y a eu 196 votants supplémentaires entre le premier et le second tour dans la sous-préfecture. La candidate victorieuse a obtenu 360 votes en plus, pendant que son concurrent obtenait 136 voix supplémentaires. On peut donc logiquement penser que les 300 voix obtenues par David Berrué au premier tour se sont quasiment toutes reportées sur la liste d’Aude Vivés.

Avec cette victoire, c’est toute la gauche locale qui a le sourire. Michel Garcia, maire de Matemale et conseiller départemental avait fait le déplacement, « On a transformé l’essai. C’est un grand pas pour elle. Aude a fait du chemin, c’est un nouvel horizon qui s’ouvre pour elle et le Conflent.»

De son côté Julien Audier Soria se voulait philosophe : « C’était une première élection comme tête de liste pour moi. J’ai vécu une aventure incroyable pendant cette campagne complexe et passionnante. Je remercie les 1 491 électeurs qui ont voté pour moi. Je serai un conseiller municipal attentif au bon avancement des dossiers. » Aude Vivès va reprendre le flambeau de Jean-François Denis, dernier maire de gauche (2001-2008). La vice-présidente du Département a gagné son pari. Reste maintenant à définir la constitution du conseil communautaire. Là encore, de gros changements sont à prévoir.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 23 mars 2026)

Cabestany. La maire sortante communiste balaye la menace RN à deux têtes (L’Indep)

Ce dimanche, à Cabestany, la maire sortante Édith Pugnet remporte son premier scrutin avec 56,43 % des voix, confortant son avantage sur le candidat
Rassemblement national Olivier Mas qui recueille 42,61 % des suffrages.

Le feuilleton est (enfin) terminé à Cabestany. Le jeu des mésalliances et des rabibochages sur la dernière ligne entre candidats d’extrême droite n’a pas fonctionné. La maire sortante communiste Édith Pugnet assoit sa large avance lors de son second tour des municipales et assure sa réélection avec 56,43 % des suffrages, soit 2 920 voix. Héritière de Jean Vila qui lu avait cédé la municipalité, elle signe son premier succès dans les urnes et récupère 8 points de plus et près de 500 voix supplémentaires par rapport à dimanche dernier. Décrochant 26 sièges sur 33 au sein de son conseil municipal et 2 élus communautaires.

Tout en balayant une menace RN à double tête. La liste frontiste d’Olivier Mas d’abord qui décroche 42,61 % avec 715 voix de retard sur son opposante, malgré un score gonflé de près de 1 000 voix d’un tour à l’autre. Mais aussi celle de Jean-Pierre Brazes. D’abord adoubé par le parti frontiste, celui-ci avait été désinvesti en raison de soupçons d’accointances de membres de son équipe avec l’ultra-droite, au profit de son ancien colistier Olivier Mas. Cumulant 20,01 % des suffrages le 15 mars, il avait d’abord choisi de se maintenir puis dans un coup de théâtre de dernière minute il s’était finalement désisté, apportant son soutien inattendu à son successeur frontiste. Or, s’il avait retiré ses bulletins des bureaux de vote, il les avait déjà expédiés dans les boîtes aux lettres des électeurs de Cabestany lui permettant, bien qu’il soit hors jeu, de s’attribuer ce dimanche 50 voix soit 0,97 % des exprimés.

« On est très fiers. C’est une très belle victoire. Face à toutes les tentatives pour essayer de me faire tomber, parce qu’il y a eu un front de droite contre nous, et aussi parce que je pense, je suis une femme et, très clairement, j’avais un double enjeu sur ce scrutin », confiait Édith Pugnet, le sourire dans la voix. « On a récupéré des bulletins parce qu’on avait lancé une grande dynamique des gens de gauche qui ne s étaient pas forcément déplacés au premier tour. On a réussi à mobiliser même si le report des partisans de droite s’est fait vers le RN. Il y a aussi des électeurs infiniment honnêtes qui ont eu très peur quand ils ont vu les magouilles et ce qui risquait de se passer. »

« Il y a toujours un privilège du sortant », s’inclinait pour sa part Olivier Mas. « Mais j’étais quand même dans une situation atypique, je n’ai vécu que des péripéties dans cette élection. J’ai été investi pour ne pas laisser la case vide, en janvier, donc j’ai eu moins de 3mois pour faire campagne. Je partais donc avec du plomb dans les poches pour courir. Puis, il y a les turpitudes de Jean-Pierre Brazès qui nous rattrapent. Il retire ses bulletins, il sauve l’honneur et je l’en remercie, mais il ne fait jamais totalement le job. Et je paye ça. Il a fait 1 % évidemment, ça me manque au score, et je le regrette. C’est un épisode malheureux mais jamais une opposition n’a été aussi haute à Cabestany. » À savoir, 7 fauteuils à la mairie et un dans les rangs de Louis Aliot à la communauté urbaine Perpignan Méditerranée. Particulièrement précieux pour l’extrême droite.

Laure Moysset (L’Indépendant, le 23 mars 2026)

2ème tour des municipales 2026. « Elne endavant » appelle au rassemblement (L’Indep)

Avec 36,6 % des suffrages au premier tour des élections municipales, à deux points du candidat d’extrême droite, la liste Elna Endavant – En Avant Elne remercie les électrices et électeurs pour leur confiance. « 36 % d’entre vous se sont abstenus, le message a été entendu et nous en tiendrons compte pour améliorer encore le cadre de vie, l’offre de santé, la tranquillité publique, le soutien aux associations et à la population ». André Trives de poursuivre : « 64 % des votants ont choisi de ne pas voter S. Fortel. Pour le second tour, le risque de voir la commune basculer vers une extrême droite radicale, aux idées clivantes et contraires au vivre-ensemble, est réel ». Dans cette configuration, la liste conduite par André Trives « apparait comme la seule en mesure de l’emporter: La liste Izquierdo, créditée de 19 %, ne peut plus prétendre à la victoire, et toute dispersion des voix pourrait favoriser l’élection du candidat d’ultra-droite. Sans exiger une adhésion totale à son projet, Elna Endavant appelle au rassemblement. Elne mérite un avenir fondé sur la stabilité, le respect et l’expérience. Dimanche, les électeurs auront à choisir entre division et union ».

L’Indépendant, le 20 mars 2026

1er tour des municipales. Communiqué de la section de Perpignan du Parti communiste français

Le premier tour des élections municipales est marqué par une poussée de l’extrême droite en France. Perpignan ne fait pas exception à cette situation alarmante. L’élection au premier tour de Louis Aliot est une mauvaise chose pour la ville et sa population qui souffre de la pauvreté, de la dégradation des services publics, de discriminations, et du manque de démocratie. Admirateur de Trump et menacé d’inéligibilité par la justice, ce dirigeant d’extrême droite a été reconduit dans un contexte d’abstention supérieure de dix points à la moyenne nationale. En recevant le soutien de Jean-Marc Pujol, son adversaire de 2020, il siphonne l’électorat d’une droite qui a tourné le dos aux valeurs de la République.

Cette élection et cette faible participation sont de mauvais augure pour notre démocratie. Elles s’expliquent notamment par un déficit de débat politique, laissant la place à toutes les impostures, et par l’absence d’une alternative réelle à gauche. Cette dernière a été divisée en raison de stratégies nationales désastreuses, conduisant, par exemple, à désavouer le choix démocratique de militants locaux, ou à faire se succéder dans la ville les présidentiables Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Dans ce contexte le résultat de la liste Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc témoigne d’une résistance notable. Elle a été porteuse d’une originalité, d’une créativité et d’une ouverture à toutes et tous de la décision et de l’action publiques. Bannissant l’entre-soi, elle a permis le rassemblement d’une large diversité de sensibilités sur les valeurs de la gauche, de l’écologie et de la cause animale, toutes intimement imbriquées, et elle a fait vivre une volonté de faire de la politique autrement, de façon démocratique et collective.

Face au Rassemblement national qui, malgré son score du premier tour, n’accroit que d’un seul le nombre de ses élus, Mathias Blanc et Françoise Fiter, seront, au conseil municipal, des opposants résolus, des points d’appui pour les luttes sociales, des relais de tous les combats citoyens et des atouts pour obtenir des succès. Nous invitons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans sa démarche à prendre leur place dans Perpignan Autrement pour poursuivre et amplifier la mobilisation et le combat.

Perpignan, le 17 mars 2026

2ème tour des municipales 2026. Des soutiens inattendus à Rivesaltes (L’Indep)

Alliance, soutien et réunions, le point sur la campagne a Rivesaltes à quatre jours du second tour des élections municipale.

Dans quelques jours, les Rivesaltais connaîtront leur nouveau maire. Et tout se joue désormais entre Julien Potel (RN), Amélie Parraud (sans étiquette) et Laurianne Raweliffe (PS, PCF et Collectif citoyen).

Premier coup de théâtre. Alors que le ballottage est favorable à Julien Potel, arrivé en tête lors du premier tour des élections avec un score de 30,85 %, le candidat annonce une conférence de presse ce jeudi 19 mars, entouré du maire de Perpignan Louis Aliot, Anaïs Sabatini, députée de la 2e circonscription, et Julien Léonardelli, député européen. Autre surprise du jour. André Bascou, le maire de droite sortant, devrait aussi être de la partie, apportant ainsi, à cette occasion, son soutien au candidat. Mais ce n’est pas tout. « Nous pensons pouvoir récupérer aussi l’électorat de Bernard Cuadras puisque quelques-uns de ses colistiers nous ont apporté leur soutien. Concernant celui de Joël Diago, c’est un enfant du village qui a capté des voix de tout le monde, ce qui pourrait nous être favorable. En tout cas, dans cette configuration, la dynamique est en ma faveur pour l’élection », espère-t-il.

Si les voyants semblent plutôt au vert pour Julien Potel, Amélie Parraud (27,36 %), arrivée en 2e position à l’issue du 1er tour des élections ce dimanche 15 mars, considère, elle, que « tout est encore jouable » car « nous n’étions qu’à 152 voix du candidat RN ». Celle qui dit n’avoir jamais envisagé de fusion repart donc avec la même équipe. Elle regrette, en revanche, le maintien de Laurianne Raweliffe (16,90 %) : « La 3e candidate a récolté 11 points de moins et décide de se maintenir alors qu’elle n’est pas en capacité de remporter le scrutin ». « Nous sommes les seuls à n’avoir aucune étiquette politique, nous avons fait le choix de parler à tout le monde », poursuit-elle, insistant : « le seul vote utile pour le 2nd tour, c’est le nôtre ».

Laurianne Raweliffe se réjouit, quant à elle, « d’avoir créé une belle surprise ». Elle assure n’avoir jamais hésité à se maintenir, malgré certaines pressions. « Je trouve regrettable que la liste d’Amélie Parraud n’ait pas su se rassembler pour faire barrage naturel contre le RN », partage-t-elle. « Quand on a vu le score de Julien Potel et le sien, nous nous sommes rapprochés de Joël Diago et Bernard Cuadras. Mais ils ont décidé de se retirer », poursuit la candidate qui tiendra une réunion publique ce 20 mars à la salle Jo-Cazach. La proximité de son programme avec celui de Joël Diago lui laisse espérer un « coude à coude » avec Amélie Parraud. « Si on s’était retiré, il ne serait resté que deux listes et les 42 % qui n’ont voté ni pour Potel ni Parraud n’auraient plus eu personne pour qui voter. Donc là, dimanche, je pense qu’une surprise est encore possible. »

Laura Morales (L’Indépendant, le 19 mars 2026)

2ème tour des municipales 2026. Triangulaire à Elne : les abstentionnistes au ventre des attentions.

À Elne, les listes d’extrême droite, de gauche et du centre en lice pour le second tour multiplient actuellement les initiatives pour tenter de mobiliser les 36,4 % d’abstentionnistes de dimanche dernier.

Convaincre les 2 772 électeurs qui se sont abstenus ce dimanche 15 mars. Tel semble être l’un des principaux enjeux de cette campagne d’entre-deux-tours à Elne, où les habitants auront à choisir ce dimanche entre trois candidats au poste de maire. À savoir : Steve Fortel, dont la liste classée l’extrême droite est arrivée en tête du premier tour avec 39,1 % des suffrages, André Trives (divers gauche) qui a recueilli 36,4 % des voix et Marie-Ange Izquierdo (divers droite) qui a réalisé un score de 19,7 %.

Porte-a-porte, moyens numériques ou activation de leurs différents réseaux…
Actuellement, les candidats des listes en concurrence se démènent pour tenter de mobiliser les électeurs.

« L’enjeu est clair », estime Steve Fortel, qui dénonce un climat « extrêmement tendu », « notamment sur les réseaux sociaux. Les Illibériens ont le choix entre le changement et l’équipe sortante de Trives-Garcia. Nous sommes pour le changement, pour le rassemblement. Malgré la nuance imposée par la préfecture, contre laquelle nous allons intenter un recours au tribunal administratif, nous présentons une liste sans étiquette avec des gens de toutes sensibilités. »

127 voix entre Steve Fortel et André Trives De son côté, André Trives est optimiste concernant la construction du « bloc républicain et démocrate » qu’il appelle de ses vœux. « Les habitants ont conscience de ce qu’il se passe », assure-t-il. « Steve Fortel tente de nous faire croire que son engagement à l’extrême droite, c’est du passé, mais nous ne sommes pas dupes. Je ne veux pas que mon village soit divisé. L’heure est au rassemblement pour empêcher que la ville tombe dans l’extrémisme et l’inertie, mais aussi pour faire évoluer notre projet ensemble, en fonction des attentes de chacun. »

Quant à Marie-Ange Izquierdo, qui a finalement décidé ce mardi de se maintenir après avoir pris un temps de réflexion, elle assume pleinement ce choix. « Les membres de notre collectif ont voté à la majorité pour le maintien », rappelle-t-elle. 127 voix séparent Steve Fortel et André Trives. « Notre score représente plus de sept fois cet écart. Un électeur sur cing nous a fait confiance et 64 % se sont exprimés pour le changement. Nous refusons de les laisser sans réelle alternative. En nous maintenant, nous leur donnons le choix d’une voie modérée et d’une vision moderne. »

Lequel de ces candidats parviendra à convaincre le plus d’Illibériens ? Réponse ce dimanche soir.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 mars 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4108 – vendredi 20 mars 2026)

L’édito de René Granmont. Vigilence contre l’extrême droite
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Nos peines
Libérez Christophe Gleizes

Focus Premier bilan d’un premier tour

Vote n°1, l’abstention
À gauche, l’union, clé des villes
Pour les communistes : poursuivre les dynamiques de gauche
Le Rassemblement national reste en dessous de ses objectifs
La France insoumise, des succès et des ratés

L’événement – Municipales 2026

P.-O. analyse. Verdict contrastés des urnes
Faire barrage au RN et élire des listes porteuses de valeurs de progrès
Perpignan. Préparer l’avenir
Vernet-mes-Bains. Pierre Serra, le nouveau maire
Alénya. Très belle victoire de Jean-André Magdalou
Canet-en-Roussillon
Prades. La gauche pourrait l’emporter
Elne. Secousse à Elne
Rivesaltes. La gauche, meilleur barrage contre le RN
Cabestany. Amplifier la dynamique !

Département

Travail du dimanche. Une majorité pour le « oui, mais… »
Sûreté/Sécurité. La LDH 66 ouvre la boite aux bonnes idées
Premier Mai. Le doigt dans l’angrenage de la suppression
Manifestation. L’autre VISA
Coup de gueule. Très belle réussite du privé…
Train Jaune. Pour une navette tôt le matin, tard le soir
Florian Talles. Le photographe qui révèle les Pyrénées-Orientales sous un autre angle
En Català. Les cinc arques Capitol 7 (1)

Culture

Où sortir ?
Théâtre du réel. Femmes combattantes
Concert. Thomas Enhco, pianiste virtuose de l’improvisation

France

Hausse des prix Bloquez les prix de l’essence !

Monde

Vers une crise mondiale
Proche-Orient. Lee séisme de la guerre en Iran

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Et maintenant…

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2ème tour des municipales 2026. Prades : Il n’y aura que deux listes présentes lors du second tour à Prades (L’Indep)

C’est donc officiel, les listes de David Berrué et d’Aude Vives ne fusionneront pas. Cependant le candidat du « Printemps de Prades » annonce se retirer du scrutin qui se déroulera dimanche 22 mars.

Julien Audier Soria ou Aude Vives, les Pradéens devront donc choisir entre les deux listes restantes. Le duel droite-gauche tant attendu aura bien lieu. Après une réunion stérile, lundi soir, les équipes du « Printemps de Prades » et de « Aude Vivès pour les Pradéens » se sont quittées sans pouvoir réaliser de fusion.

Une triangulaire était un temps attendue, mais un communiqué a changé la donne. « 10,31 % (300 voix), avec le score réalisé au premier tour de cette élection municipale, nous pensions possible, et souhaitable, pour l’emporter dimanche, une réunion de nos forces avec celles d’Aude Vives », explique David Berrué. « Cette intention, cette stratégie, cette façon de s’appliquer à soi-même le principe démocratique (3 élus sur 22, à la proportionnelle), n’étaient ni partagées ni même envisagées par nos interlocuteurs. Il n’y aura pas de liste commune de la gauche pour laquelle voter le 22 mars prochain. Nous espérons que cela ne compromette pas l’alternance que nous sommes nombreuses et nombreux à penser à portée de main depuis dimanche dernier. Nous entendons l’appel des nombreuses personnes sympathisantes qui nous demandent de nous retirer: Passée l’amertume du moment, en cohérence avec notre fonctionnement basé, depuis le début, sur notre collectif, nous choisissons de ne pas maintenir notre candidature ».

Une annonce qui ne semble pas étonner Julien Audier-Soria. « Nous nous y attendions, mais nous ne sommes pas inquiets. Je suis encore plus déterminé que le premier jour: Les Pradéennes et Pradéens méritent une équipe capable de porter un dialogue constructif. Les deux autres listes ont montré qu’elles n’étaient pas du tout dans cette dynamique ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 18 mars 2026)

Contactée, Aude Vivés n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.