Conflent-Canigó : Aude Vivès, première femme présidente (L’Indep)

Aude Vivès, maire de Prades et vice-présidente du département, a été élue sans véritable surprise à la tête de la communauté de communes Conflent Canigó.

Ce samedi 11 avril se tenait la première réunion des conseillers de la communauté de communes Conflent Canigó à Vinça. Soixante-douze élus étaient appelés à désigner le président et les vice-présidents de leur assemblée. Le doyen de ce conseil communautaire, Claude Escape (maire de Fillols), ouvrait la séance. Ceci après que Jean-Louis Jallat, le précédent président, a passé la main. Venaient alors l’installation du conseil puis l’élection de la présidence. Tandis qu’Aude Vivès avait déjà annoncé publiquement sa candidature, un autre postulant se déclarait en la personne de Christian Triado (maire de Mosset). Un postulant qui envisageait, entre autres, de ne plus verser d’indemnités au président et autres vice-présidents (économies estimées 150 K€). Une annonce fracassante qui n’aura pas suffi. Aude Vivès était élue avec 50 voix, contre 20 au premier édile de Mosset et 2 votes blancs.

De quinze à six vice-présidents

L’affaire était entendue, tout comme celle concernant le nombre et l’élection des vice-présidents. Ils seront désormais 6 (contre 15 sous la précédente mandature), tous désignés par avance (par Aude Vivès et ses soutiens) et élus un à un à une grande majorité par l’assemblée du jour. Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, devient donc premier vice-président en charge de la mutualisation des moyens et des services à la personne. Patrick Marcel, maire de Clara-Villerach, devient vice-président en charge de l’enfance-jeunesse. Mathieu Maury, maire de Mantet, est l’élu communautaire en charge du développement économique et de l’agriculture. Gérald Barjavel, maire de Catllar, s’occupera de l’urbanisme, de l’environnement et de la transition économique. Geoffrey Payré, maire de Los Masos, prend les finances et la commande publique. Et enfin Johanna Messager, maire de Conat, sera la vice-présidente (la seule femme) en charge des déchets et des ordures ménagères.

Une tribune publiée ce vendredi 10 avril dans Libération appelait « les femmes élues à se présenter, à briguer les présidences d’intercommunalités, à revendiquer les vice-présidences stratégiques, à refuser de se mettre en retrait pour préserver des équilibres qui se font presque toujours à leurs dépens. » Message reçu 10 sur 10 en Conflent.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 12 avril 2026)

Conflent-Canigó. Du nouveau à la présidence de la communauté de communes (L’Indep)

Les élus communautaires sont convoqués samedi 11 avril à 9h30 pour une première session post-municipales. L’occasion d’élire un nouveau président, de nouveaux vice-présidents, ainsi que les autres membres du bureau.

Le conseil communautaire se déroulera au complexe sportif du Canigou de Vinça. La séance sera ouverte par le président sortant, Jean-Louis Jallat, qui donnera lecture de la liste des membres du conseil communautaire, élus à l’issue des élections municipales 2026. Il déclarera alors les membres du conseil communautaire, installés dans leurs fonctions. Le doyen d’âge de l’assemblée prendra ensuite la présidence de la séance. Il procédera à l’appel nominal des membres présents et, après avoir constaté que le quorum est atteint, invitera le conseil à procéder à l’élection de la présidence. Qui va se présenter à cette place hautement stratégique ?

Une seule candidature pour la présidence ?

Le maire de Prades avait, jusqu’à aujourd’hui, toujours été élu. Seul le maire d’Olette avait fait exception lors du dernier mandat. Il avait remplacé le maire de Prades, Jean Castex, qui avait cédé sa place. Les élections municipales ont rebattu les cartes en Conflent. Vernet-les-Bains, Catllar, Los Masos, Eus […] de nouveaux maires en place auront indéniablement un rôle à jouer. Jean-Louis Jallat a annoncé ne pas se représenter. Aude Vivès, nouvelle première édile de Prades, est pour l’instant la seule à s’être publiquement positionnée pour briguer la présidence.

Elle avait d’ailleurs invité (presque) tous les élus de la communauté de communes, mardi soir, pour partager son ambition communautaire. Quid de l’opposition pradéenne ? Julien Audier-Soria confirme pour ceux qui auraient des doutes : « Je ne suis pas candidat. Nous soutiendrons des élus disponibles et qui gouvernent au bénéfice de tous les membres de la communauté ».

Rappelons à toutes fins utiles que l’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) conflentois dispose de nombreuses compétences, du service à la population et aux communes à l’enfance-jeunesse, en passant par le développement économique et agricole, le volet tourisme, culture et patrimoine, l’urbanisme, la gestion et valorisation des déchets… De gros projets communautaires engagés par la précédente mandature sont également en cours. La réfection de la Maison Félip (Prades) est de ceux-là avec plus de 5 millions d’euros de budget. Des projets comme l’école de Vinça (8 millions) ou encore la piscine couverte de Prades (8,5 millions) seront-ils ressortis des cartons ?

Philippe Comas (L’Indépendant, le 9 avril 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4111 – vendredi 10 avril 2026)

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Communauté de communes Albères-Côue Vermeille-Illibéris. Un scrutin serré
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Le 40e congrès du PCF. Un moment de débat pour les communistes
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Vernet-les-Bains. Conseil municipal : la parole rendue à la population (L’Indep)

Les habitants ont participé au conseil municipal.

Vendredi 3 avril. Le conseil municipal s’est réuni en présence d’une quarantaine de Vernetois qui remplissaient la salle contre 3 ou 4 précédemment. Cet intérêt soudain du public, certainement attiré par la nouveauté et le changement l’a peut-être été aussi par la promesse faite par Pierre Serra, le nouveau maire, de rendre la parole lors de ces conseils municipaux a la population. Ainsi, la parole a circulé après l’épuisement des sujets à l’ordre du jour qui n’ont fait l’objet d’aucune opposition ni débat notable. Seules les créations des Délégations de service public (DSP) et Commissions d’appel d’offres (CAO) n’ont pas été votées à l’unanimité, mais à une large majorité.

Les indemnités des élus ont été largement expliquées, adjoints comme conseillers municipaux seront défrayés selon les taux et règles en vigueur. Le maire ne s’attribue pas de frais de représentation.

Culture catalane, eaux chaudes, transports…

Dans le public, lorsqu’il a eu la possibilité de s’exprimer, une intervention sur « la parole citoyenne perdue, mais retrouvée aux conseils municipaux », a souligné la sensibilité du sujet pour les administrés. De même sur « l’impatience de voir démarrer les commissions citoyennes ».

Plusieurs interventions ont été émises sur la défense de la langue catalane et de la culture catalane en demandant notamment s’il serait possible d’associer l’école pour l’apprentissage de la sardane, comme cela se faisait il y a des années.

Demande également de solliciter un peu plus la Région pour le financement des transports scolaires. Ou encore : « Pourrait-on savoir où en est l’avancement du projet ou des études hydrogéologiques et de l’utilisation des eaux chaudes naturelles ? ».

Pierre Serra a répondu que tous ces sujets sont des dossiers déjà en cours de réflexion. Sur la culture catalane par exemple, des contacts ont été pris avec beaucoup d’intervenants, associations…, pour organiser une grande fête catalane sur deux jours. « Nous travaillons sur tous les fronts et collectons le plus d’information possible, également avec les personnels que nous rencontrons individuellement. Nous constatons l’existence parmi les agents de grandes compétences et expériences dans de nombreux domaines qui méritent d’être exploitées au mieux. Nous pensons dans les deux mois organiser une grande réunion publique pour expliquer la nouvelle organisation de la commune, tant en ressources humaines qu’en communication, en outils, en moyens… Bref, tout est à inventer, mais collectivement ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 6 avril 2026)

L’édito du webzine. Le monde en feu, la France en crise

Donald Trump et Benjamin Netanyahu méprisent les règles internationales, ils mettent le monde en feu. Pendant ce temps la France s’enfonce dans la crise, quelques lueurs d’espoir perdurent.

La situation internationale est explosive : au Moyen-Orient, la guerre s’étend (Iran, Israël, Liban, Palestine), avec des milliers de morts. Depuis fin février, Donald Trump et Benjamin Netanyahu mènent une offensive « foudroyante » contre l’Iran, sans succès décisif. Le régime iranien résiste, tandis que la répression contre les démocrates s’intensifie. En Israël, une loi instaurant la peine de mort contre les « terroristes » (ciblant en réalité les Palestiniens) est dénoncée comme un pas vers l’apartheid, s’ajoutant au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.

Un néofascisme émerge, bafouant le droit international et les droits humains. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz mondial, provoque une hausse des prix, une inflation galopante et un ralentissement économique, aggravant chômage et pauvreté. Pendant ce temps, les compagnies pétrolières françaises réalisent des bénéfices records (11 millions d’euros supplémentaires par jour), sans réaction du gouvernement.

À la tête de leurs multinationales, les grands patrons enchainent en France des fermetures massives d’entreprises (Alinea, ArcelorMittal, Cap Gemini…), entraînant dans leur sillage moult PME et TPE provoquant des milliers de suppressions d’emplois.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, toujours le premier pour aider les riches, laisse une Éducation en péril provoquant des fermetures de classes, 19,4 millions d’heures de cours non assurées en 2023-2024, et 80 % des parents inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants.

La Santé est également en souffrance : L’hôpital public est au bord de la rupture. Se soigner devient un luxe. Plutôt que d’améliorer les conditions de travail, le gouvernement préfère fliquer médecins et patients.

Une lueur d’espoir avec les résultats des municipales

Les communiistes reste la troisième force après la droite et le PS en nombre d’élus. Au total, 39 des 100 plus grandes villes du pays sont désormais dirigées par un maire socialiste, communiste, écologiste ou insoumis. La France de gauche, à forte propension unitaire, s’est incarnée dans les nombreuses fusions réalisées durant l’entre-deux-tour.

L’exemple de Nîmes est révélateur : dans ce bastion de la droite depuis 25 ans, la liste « Nîmes en commun », menée par le communiste Vincent Bouget, a battu le RN. Une victoire obtenue par un travail de terrain patient, sans stratégie d’appareil, et soutenue par une coalition populaire (PCF, PS, Place publique). Seul LFI ne s’y est pas associé, récoltant moins de 6 % des voix.

Dans notre département Alènya et Cabestany gardent leur maire communiste et c’est Vernet-les-Bains qui se dote d’un maire communiste. À Prades, l’équipe à Castex est battue, elle fait place à une jeune femme conseillère départementale apparentée socialiste prenant aussi à la droite la ccommunauté de commune Canigó-Conflent.

Cela prouve que rien n’est jamais écrit d’avance. Des coalitions locales émergent, prouvant que des victoires inattendues sont possibles.

Dominique Gerbault

Communiqué des communistes d’Elne après l’élection d’un maire d’extrême droite

Pour la première fois de son histoire depuis la seconde guerre mondiale, Elne a un conseil municipal d’extrême droite, quoiqu’en dise le maire M. Fortel, dont le passé et les relations parlent pour lui.

Les Communistes d’Elne réaffirment leur intention de parer à toute politique antisociale, aux dérives autoritaires et manœuvres que pourrait fomenter la nouvelle municipalité. Pour cela, nous tiendrons informée la population illibérienne des prises de décision allant à l’encontre du bien commun et du vivre ensemble, par le biais de notre élu d’opposition, le communiste Roland Castanier.

Nous ne serons jamais dans le camp de l’exclusion et de la division. Nous appelons toutes les personnes soucieuses de l’avenir de notre commune à rester vigilantes et à nous alerter au siège du 1 rue d’Isly, mail : pcf.illiberien.elne@gmail.com ou page facebook (une plateforme de discussion en cours de réalisation).

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4110 – vendredi 3 avril 2026)

L’édito de Michel Marc. Des symboles et des actes
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Liberté pour Christophe Gleizes

Focus

Hommages. Rosette Blanc, d’Elne, est morte à Auschwitz en 1943

L’événement – Municipales suites et analyses

Municipales suites et analyses
Perpignan. Un exécutif municipal atone
La suite a de l’importance. Les intercommunalités
Extraits de l’intervention de Françoise Fiter sur le rapport égalité hommes femmes

Département

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Rentrée 2026. Toujours moins d’enseignants
Villeneuve-de-la-Raho. Le Golf ! Le Golf !
Culture de Paix. Un Castillet pour la Paix
Isabelle Olive est une citoyenne inquiète. Comme des tomates sous vide dans les quartiers des villes
TER des Fenouillède
Elne. Compter sur nous
En Català. Les cinc arques Capitol 7 (3)

Sport

Top14. C’est bon pour le moral

Culture

Création artistique. Le regard du metteur en scène
Où sortir ?
Musique sacrée. Premières impressions
Poésie. Un festival aux multiples couleurs
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Cuba face à l’asphyxie énergétique
Une chasse aux œufs pour aider Cuba

L’humeur de Jean-Marie Philibert

La guerre !

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Cabestany. Édith Pugnet élue maire lors de l’installation du nouveau conseil (L’Indep)

La séance fut marquée par les interventions des différents groupes et l’élection des adjoints.

Le nouveau conseil municipal s’est réuni, en présence d’un nombreux public, pour officialiser l’élection de la maire, Édith Pugnet, et installer l’équipe municipale. Avec joie et émotion, l’édile a remercié les électeurs pour leur mobilisation, rappelant une participation d’environ 62 % et les 2 920 voix obtenues par la liste « La passion de Cabestany », soit 56,43 % des suffrages. Elle a salué « une dynamique citoyenne » portée par une équipe diverse et engagée, tout en rendant hommage aux élus de la précédente mandature, ainsi qu’à l’ancien maire Jean Vila.

Au nom de la majorité, Hervé Blanchard a souligné la fierté d’une victoire de la liste « La passion de Cabestany » qu’il a placée sous le signe des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, appelant à poursuivre l’engagement municipal dans cet esprit. « Cabestany restera une commune où ces valeurs fortes seront respectées ».

De son côté, l’opposition, par la voix de Marion Froissier, a évoqué une campagne difficile de la liste « Cabestany nouvelle vague », en affirmant que malgré les attaques et les insultes reçues, « les racistes, antisémites, xénophobes et homophobes ne seront jamais parmi nous ». Elle a annoncé l’exercice d’une « opposition digne et vigilante » au conseil municipal, avec sept conseillers.

À l’issue des votes des membres du conseil municipal, avec 32 voix pour et un bulletin nul, Édith Pugnet a été élue maire.

La séance s’est poursuivie avec l’élection de la liste des neuf adjoints. Celle-ci a été adoptée avec 26 voix pour et 7 votes nuls, l’opposition ayant choisi de ne pas soutenir l’entièreté de cette composition.

Dans son intervention, la maire a insisté sur le message envoyé par les habitants : un attachement fort à la commune, au vivre-ensemble et à la solidarité. Elle a affirmé vouloir être « la maire de tous les Cabestanyenes », en poursuivant une gestion saine et solide, tournée vers l’avenir, avec des projets structurants, la rénovation des voiries et la poursuite des actions en faveur de la vie associative, sportive et culturelle, ainsi qu’une attention particulière aux enjeux sociaux et environnementaux. Elle a affirmé continuer à construire une ville participative « où les habitants seront associés aux décisions importantes lors de réunions, de rencontres, sur des thématiques ou des sujets essentiels ».

La nouvelle équipe municipale est ainsi désormais installée pour ce mandat.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Les adjoints élus sont Hervé Blanchord, 1er adjoint ; Vanessa Paya, 2e adjointe ; James Gillon, 3e adjoint ; Chantal Casimir, 4e adjointe ; Antoine Figue, 5e adjoint ; Alexandra Raymond, 6e adjointe ; André Gillard, 7e adjoint ; Marie-Pierre Garcia, 8 adjointe ; Sébastien Bracq, 9e adjoint.

Clara-Villerach. Patrick Marcel est reparti pour un nouveau mandat (L’Indep)

Les 11 membres du nouveau conseil municipal élu au premier tour, le 15 mars, se sont réunis, ce vendredi, pour élire leur maire et les adjoints.

Sans surprise, Patrick Marcel a été reconduit à son poste de maire. Celui-ci a alors remercié les élus et les habitants de Clara-Villerach par un discours très touchant, où il a remercié ceux qui ont porté leurs suffrages sur sa liste. Pour lui, « être maire, c’est être au cœur de la vie quotidienne, au plus près des habitants, de leurs attentes, de leurs préoccupations, mais aussi de leurs espoirs. C’est ici que se vivent concrètement les valeurs de la République: la solidarité, l’égalité, la fraternité, mais aussi le respect, l’engagement et la participation de tous. » Saluant l’ensemble des membres du nouveau conseil municipal, il ajoute, à l’adresse de ceux-ci « Chacune et chacun d’entre vous porte une part de cette responsabilité collective. Nous aurons à travailler ensemble, dans le respect de nos sensibilités, mais avec une seule boussole : l’intérêt général et l’avenir de Clara-Villerach. »

Puis vint le moment du vote des adjoints. Ont été élus : Stéphane Salies, Eliane Prats et Pascal Ascola. Les conseillers élus : Nathalie Pélissié, Marie-José Lago, Mélodie Keovongsack, Marie Laurence Parayre, Bruno Bousquet, Johan Schroyen, Olivier Monségur. Suppléante Dominique Pucheu.

L’Indépendant, le 31 mars 2026