Vernet-les-Bains. Conseil municipal : la parole rendue à la population (L’Indep)

Les habitants ont participé au conseil municipal.

Vendredi 3 avril. Le conseil municipal s’est réuni en présence d’une quarantaine de Vernetois qui remplissaient la salle contre 3 ou 4 précédemment. Cet intérêt soudain du public, certainement attiré par la nouveauté et le changement l’a peut-être été aussi par la promesse faite par Pierre Serra, le nouveau maire, de rendre la parole lors de ces conseils municipaux a la population. Ainsi, la parole a circulé après l’épuisement des sujets à l’ordre du jour qui n’ont fait l’objet d’aucune opposition ni débat notable. Seules les créations des Délégations de service public (DSP) et Commissions d’appel d’offres (CAO) n’ont pas été votées à l’unanimité, mais à une large majorité.

Les indemnités des élus ont été largement expliquées, adjoints comme conseillers municipaux seront défrayés selon les taux et règles en vigueur. Le maire ne s’attribue pas de frais de représentation.

Culture catalane, eaux chaudes, transports…

Dans le public, lorsqu’il a eu la possibilité de s’exprimer, une intervention sur « la parole citoyenne perdue, mais retrouvée aux conseils municipaux », a souligné la sensibilité du sujet pour les administrés. De même sur « l’impatience de voir démarrer les commissions citoyennes ».

Plusieurs interventions ont été émises sur la défense de la langue catalane et de la culture catalane en demandant notamment s’il serait possible d’associer l’école pour l’apprentissage de la sardane, comme cela se faisait il y a des années.

Demande également de solliciter un peu plus la Région pour le financement des transports scolaires. Ou encore : « Pourrait-on savoir où en est l’avancement du projet ou des études hydrogéologiques et de l’utilisation des eaux chaudes naturelles ? ».

Pierre Serra a répondu que tous ces sujets sont des dossiers déjà en cours de réflexion. Sur la culture catalane par exemple, des contacts ont été pris avec beaucoup d’intervenants, associations…, pour organiser une grande fête catalane sur deux jours. « Nous travaillons sur tous les fronts et collectons le plus d’information possible, également avec les personnels que nous rencontrons individuellement. Nous constatons l’existence parmi les agents de grandes compétences et expériences dans de nombreux domaines qui méritent d’être exploitées au mieux. Nous pensons dans les deux mois organiser une grande réunion publique pour expliquer la nouvelle organisation de la commune, tant en ressources humaines qu’en communication, en outils, en moyens… Bref, tout est à inventer, mais collectivement ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 6 avril 2026)

L’édito du webzine. Le monde en feu, la France en crise

Donald Trump et Benjamin Netanyahu méprisent les règles internationales, ils mettent le monde en feu. Pendant ce temps la France s’enfonce dans la crise, quelques lueurs d’espoir perdurent.

La situation internationale est explosive : au Moyen-Orient, la guerre s’étend (Iran, Israël, Liban, Palestine), avec des milliers de morts. Depuis fin février, Donald Trump et Benjamin Netanyahu mènent une offensive « foudroyante » contre l’Iran, sans succès décisif. Le régime iranien résiste, tandis que la répression contre les démocrates s’intensifie. En Israël, une loi instaurant la peine de mort contre les « terroristes » (ciblant en réalité les Palestiniens) est dénoncée comme un pas vers l’apartheid, s’ajoutant au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.

Un néofascisme émerge, bafouant le droit international et les droits humains. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz mondial, provoque une hausse des prix, une inflation galopante et un ralentissement économique, aggravant chômage et pauvreté. Pendant ce temps, les compagnies pétrolières françaises réalisent des bénéfices records (11 millions d’euros supplémentaires par jour), sans réaction du gouvernement.

À la tête de leurs multinationales, les grands patrons enchainent en France des fermetures massives d’entreprises (Alinea, ArcelorMittal, Cap Gemini…), entraînant dans leur sillage moult PME et TPE provoquant des milliers de suppressions d’emplois.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, toujours le premier pour aider les riches, laisse une Éducation en péril provoquant des fermetures de classes, 19,4 millions d’heures de cours non assurées en 2023-2024, et 80 % des parents inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants.

La Santé est également en souffrance : L’hôpital public est au bord de la rupture. Se soigner devient un luxe. Plutôt que d’améliorer les conditions de travail, le gouvernement préfère fliquer médecins et patients.

Une lueur d’espoir avec les résultats des municipales

Les communiistes reste la troisième force après la droite et le PS en nombre d’élus. Au total, 39 des 100 plus grandes villes du pays sont désormais dirigées par un maire socialiste, communiste, écologiste ou insoumis. La France de gauche, à forte propension unitaire, s’est incarnée dans les nombreuses fusions réalisées durant l’entre-deux-tour.

L’exemple de Nîmes est révélateur : dans ce bastion de la droite depuis 25 ans, la liste « Nîmes en commun », menée par le communiste Vincent Bouget, a battu le RN. Une victoire obtenue par un travail de terrain patient, sans stratégie d’appareil, et soutenue par une coalition populaire (PCF, PS, Place publique). Seul LFI ne s’y est pas associé, récoltant moins de 6 % des voix.

Dans notre département Alènya et Cabestany gardent leur maire communiste et c’est Vernet-les-Bains qui se dote d’un maire communiste. À Prades, l’équipe à Castex est battue, elle fait place à une jeune femme conseillère départementale apparentée socialiste prenant aussi à la droite la ccommunauté de commune Canigó-Conflent.

Cela prouve que rien n’est jamais écrit d’avance. Des coalitions locales émergent, prouvant que des victoires inattendues sont possibles.

Dominique Gerbault

Communiqué des communistes d’Elne après l’élection d’un maire d’extrême droite

Pour la première fois de son histoire depuis la seconde guerre mondiale, Elne a un conseil municipal d’extrême droite, quoiqu’en dise le maire M. Fortel, dont le passé et les relations parlent pour lui.

Les Communistes d’Elne réaffirment leur intention de parer à toute politique antisociale, aux dérives autoritaires et manœuvres que pourrait fomenter la nouvelle municipalité. Pour cela, nous tiendrons informée la population illibérienne des prises de décision allant à l’encontre du bien commun et du vivre ensemble, par le biais de notre élu d’opposition, le communiste Roland Castanier.

Nous ne serons jamais dans le camp de l’exclusion et de la division. Nous appelons toutes les personnes soucieuses de l’avenir de notre commune à rester vigilantes et à nous alerter au siège du 1 rue d’Isly, mail : pcf.illiberien.elne@gmail.com ou page facebook (une plateforme de discussion en cours de réalisation).

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4110 – vendredi 3 avril 2026)

L’édito de Michel Marc. Des symboles et des actes
Annonces
Liberté pour Christophe Gleizes

Focus

Hommages. Rosette Blanc, d’Elne, est morte à Auschwitz en 1943

L’événement – Municipales suites et analyses

Municipales suites et analyses
Perpignan. Un exécutif municipal atone
La suite a de l’importance. Les intercommunalités
Extraits de l’intervention de Françoise Fiter sur le rapport égalité hommes femmes

Département

Repas solidaires

Rentrée 2026. Toujours moins d’enseignants
Villeneuve-de-la-Raho. Le Golf ! Le Golf !
Culture de Paix. Un Castillet pour la Paix
Isabelle Olive est une citoyenne inquiète. Comme des tomates sous vide dans les quartiers des villes
TER des Fenouillède
Elne. Compter sur nous
En Català. Les cinc arques Capitol 7 (3)

Sport

Top14. C’est bon pour le moral

Culture

Création artistique. Le regard du metteur en scène
Où sortir ?
Musique sacrée. Premières impressions
Poésie. Un festival aux multiples couleurs
Livre. Plantes d’ici

Monde

Cuba face à l’asphyxie énergétique
Une chasse aux œufs pour aider Cuba

L’humeur de Jean-Marie Philibert

La guerre !

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Cabestany. Édith Pugnet élue maire lors de l’installation du nouveau conseil (L’Indep)

La séance fut marquée par les interventions des différents groupes et l’élection des adjoints.

Le nouveau conseil municipal s’est réuni, en présence d’un nombreux public, pour officialiser l’élection de la maire, Édith Pugnet, et installer l’équipe municipale. Avec joie et émotion, l’édile a remercié les électeurs pour leur mobilisation, rappelant une participation d’environ 62 % et les 2 920 voix obtenues par la liste « La passion de Cabestany », soit 56,43 % des suffrages. Elle a salué « une dynamique citoyenne » portée par une équipe diverse et engagée, tout en rendant hommage aux élus de la précédente mandature, ainsi qu’à l’ancien maire Jean Vila.

Au nom de la majorité, Hervé Blanchard a souligné la fierté d’une victoire de la liste « La passion de Cabestany » qu’il a placée sous le signe des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, appelant à poursuivre l’engagement municipal dans cet esprit. « Cabestany restera une commune où ces valeurs fortes seront respectées ».

De son côté, l’opposition, par la voix de Marion Froissier, a évoqué une campagne difficile de la liste « Cabestany nouvelle vague », en affirmant que malgré les attaques et les insultes reçues, « les racistes, antisémites, xénophobes et homophobes ne seront jamais parmi nous ». Elle a annoncé l’exercice d’une « opposition digne et vigilante » au conseil municipal, avec sept conseillers.

À l’issue des votes des membres du conseil municipal, avec 32 voix pour et un bulletin nul, Édith Pugnet a été élue maire.

La séance s’est poursuivie avec l’élection de la liste des neuf adjoints. Celle-ci a été adoptée avec 26 voix pour et 7 votes nuls, l’opposition ayant choisi de ne pas soutenir l’entièreté de cette composition.

Dans son intervention, la maire a insisté sur le message envoyé par les habitants : un attachement fort à la commune, au vivre-ensemble et à la solidarité. Elle a affirmé vouloir être « la maire de tous les Cabestanyenes », en poursuivant une gestion saine et solide, tournée vers l’avenir, avec des projets structurants, la rénovation des voiries et la poursuite des actions en faveur de la vie associative, sportive et culturelle, ainsi qu’une attention particulière aux enjeux sociaux et environnementaux. Elle a affirmé continuer à construire une ville participative « où les habitants seront associés aux décisions importantes lors de réunions, de rencontres, sur des thématiques ou des sujets essentiels ».

La nouvelle équipe municipale est ainsi désormais installée pour ce mandat.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Les adjoints élus sont Hervé Blanchord, 1er adjoint ; Vanessa Paya, 2e adjointe ; James Gillon, 3e adjoint ; Chantal Casimir, 4e adjointe ; Antoine Figue, 5e adjoint ; Alexandra Raymond, 6e adjointe ; André Gillard, 7e adjoint ; Marie-Pierre Garcia, 8 adjointe ; Sébastien Bracq, 9e adjoint.

Clara-Villerach. Patrick Marcel est reparti pour un nouveau mandat (L’Indep)

Les 11 membres du nouveau conseil municipal élu au premier tour, le 15 mars, se sont réunis, ce vendredi, pour élire leur maire et les adjoints.

Sans surprise, Patrick Marcel a été reconduit à son poste de maire. Celui-ci a alors remercié les élus et les habitants de Clara-Villerach par un discours très touchant, où il a remercié ceux qui ont porté leurs suffrages sur sa liste. Pour lui, « être maire, c’est être au cœur de la vie quotidienne, au plus près des habitants, de leurs attentes, de leurs préoccupations, mais aussi de leurs espoirs. C’est ici que se vivent concrètement les valeurs de la République: la solidarité, l’égalité, la fraternité, mais aussi le respect, l’engagement et la participation de tous. » Saluant l’ensemble des membres du nouveau conseil municipal, il ajoute, à l’adresse de ceux-ci « Chacune et chacun d’entre vous porte une part de cette responsabilité collective. Nous aurons à travailler ensemble, dans le respect de nos sensibilités, mais avec une seule boussole : l’intérêt général et l’avenir de Clara-Villerach. »

Puis vint le moment du vote des adjoints. Ont été élus : Stéphane Salies, Eliane Prats et Pascal Ascola. Les conseillers élus : Nathalie Pélissié, Marie-José Lago, Mélodie Keovongsack, Marie Laurence Parayre, Bruno Bousquet, Johan Schroyen, Olivier Monségur. Suppléante Dominique Pucheu.

L’Indépendant, le 31 mars 2026

Prades. La ville ouvre une nouvelle page avec Aude Vives, première femme maire (L’Indep)

Ce samedi 28 mars, le nouveau conseil municipal de Prades a été officiellement installé dans une salle bondée, témoignant de l’intérêt des habitants pour ce moment fort de la vie démocratique locale.

À l’issue du vote, Aude Vivès a été élue maire de Prades avec 22 voix contre 7. Lors du scrutin pour son investiture, Julien Audier-Soria et son équipe ont voté blanc, tout comme lors de l’élection des sept adjoints.

Prenant la parole au nom du groupe minoritaire, Julien Audier Soria a tenu à préciser la ligne qu’il entend défendre au sein de l’assemblée. Il a déclaré que « notre responsabilité en tant que groupe minoritaire ne sera ni celle de l’obstruction stérile, ni celle de l’assentiment complaisant, mais celle de la vigilance et de l’exigence constante ».

De son côté, Aude Vivès a affirmé sa volonté d’exercer ses fonctions au service de tous les Pradéens et de toutes les Pradéennes, sans distinction.

Avec cette élection, elle devient la première femme maire de Prades, un fait inédit dans l’histoire de la commune. « C’est un honneur, un symbole et une fierté. Une reconnaissance de nos valeurs républicaines », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Nous avons déjoué les statistiques et les certitudes ».

Moment hautement symbolique de cette installation, l’ancien maire, Yves Delcor, a remis les clés de la ville à Aude Vivés, marquant officiellement la transmission du pouvoir municipal. Un geste qui vient aussi souligner un changement de cap politique.

La nouvelle maire a d’ores et déjà annoncé plusieurs priorités : rassurer la population, réinvestir le centre-ville et les quartiers, et remettre au cœur des politiques publiques l’amélioration concrète du quotidien des habitants.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et attentive, cette séance d’installation a ainsi acté l’ouverture d’un nouveau chapitre pour Prades.

Emy Prieur (L’Indépendant, le 29 mars 2026)

Serdinya-Joncet. Réunion du nouveau conseil municipal

Réuni dans la salle du conseil de la mairie, le conseil municipal a installé la prochaine mandature. Avec 56,16 % des suffrages exprimés, la liste conduite par Jean-Marie Maydat remportait l’ensemble des 11 sièges.

Doyen des élus, Jean-Marie Maydat présidait la séance pour l’élection du maire. Seul candidat Jean-Marie Maydat a été élu maire pour un sixième mandat à l’unanimité.

Dans la foulée, deux adjoints ont été élus. Serge Manaut premier adjoint, Huguette Le Jean, deuxième adjointe dans le respect de la parité. Robert Bousquet a été désigné conseiller délégué. Lecture par le maire de la charte de l’élu local, remise d’un exemplaire à chaque conseiller pour accomplir son devoir de manière exemplaire.

Le maire précisait que les investissements en cours d’exécution devraient être terminés dans quelques mois. Le nouveau conseil définira les nouveaux projets pour poursuivre le confort et la sécurité des habitants.

Il remercie chaleureusement les 123 électrices et électeurs qui se sont portés sur sa liste. Il remercie les trois conseillers sortants, Jean Teuliere, Roland Hullo, Christophe Guillaume pour leur implication.

Le maire rappelle que son équipe travaillera dans le respect au service de toute la population.

L’Indépendant, le 28 mars 2026

De gauche à droite sur la photo, Ginette Martinez Mossas, Robert Bouquet, Aline Radondy Fourquet, Huguette Le Jean, Christophe Louchez, Jean-Marie Maydat, Guillaume Husson, Serge Manaut, Nathalie Brassac, Nicolas Crouilles et Monique Crouilles.

Prades. Aude Vives, « montrer aux 48 % que les 52 % ont fait le bon choix » (L’Indep)

Aude Vives a réussi son pari. Celui de devenir la première femme maire de Prades. Avec 52 % des voix. Les élections, le programme à venir {…} L’indépendant est allé à sa rencontre.

Aude Vivés, vous étiez élue dans l’opposition depuis 2020, comment s’est construite la campagne pour les élections municipales ?

L’idée était de former une équipe, de travailler collectivement. Je voulais voir quelles étaient les forces et les énergies en présence. J’ai commencé à consulter certaines personnes et à constituer une équipe, comme un puzzle de Prades. Je souhaitais une équipe complémentaire, avec des origines et des profils différents, avoir une diversité qui ressemble à Prades.

Quelle méthode avez-vous mise en place pour réussir cette campagne ?

L’important était de remettre du lien entre les candidats et la population. Nous avons organisé des rencontres de quartier afin de remonter des besoins, de recouper nos constats avec ceux des habitants. Nous sommes allés au contact des Pradéens, nous avons renoué avec les délégués de quartier ; cela a été instructif. Je pense que c’est ce qui a permis d’enclencher une dynamique.

Ce n’était pas gagné d’avance…

C’est vrai mais c’est un travail de fond qui s’est effectué tout au long des 6 années où j ai été conseillère municipale. On est parti à 75 % contre 25% (NDLR, le score des dernières élections). Puis, petit à petit, les courbes se sont rapprochées pour arriver à 46-43 au soir du premier tour. Au fur et à mesure, les gens se sont dit « c’est possible ». Le report d’une partie de la liste du Printemps de Prades et l’ajout du vote d’abstentionnistes au premier tour ont fait le reste. Mais c’est aussi pour ça que j’y suis allée, il y avait une possibilité.

Maintenant c’est fait, vous êtes élue. Quelle est la première mesure concrète que vous et votre équipe allez mettre en place ?

Nous voulons rapidement faire baisser les factures des Pradéens en allant sur des achats groupés. Nous allons proposer des achats mutualisés pour les abonnements téléphoniques, l’électricité ou encore le fioul, à tous les habitants. C’est une idée que nous souhaitons également développer au niveau de la communauté de communes. Ensuite, il faut que l’on mette à plat les finances de la commune. Ceci afin de voir quelle est notre marge de manœuvre par rapport aux projets.

Vous évoquez la communauté de communes Conflent-Canigo, allez-vous briguer la présidence de cette assemblée ?

Oui, je pense qu’il y a un nouveau souffle qui va dans le sens de la progression, un alignement des planètes pour mettre en place un projet de territoire. Il est temps d’utiliser l’outil communauté de communes afin de mutualiser les leviers de développement. Les petites communes ne se retrouveront pas seules. Il faut qu’elles comprennent que la communauté de communes est à leur service. Pareil pour les habitants, il faut communiquer pour qu’ils comprennent à quoi ça sert. Il n’y aura pas 15 vice-présidents et les autres qui écoutent la messe. Maires, délégués, conseillers municipaux, il faut additionner les compétences.

Aude Vives, vous êtes aussi élue au Département, comment cela va-t-il se passer et quid des élections départementales dans deux ans ?

Le volet départemental apporte une complémentarité des compétences. Dans tous les cas, je ne suis pas seule, il y a une équipe technique et des élus. Pour ce qui est dans deux ans, on verra. S’il faut faire des choix, je les ferai.

On ne peut pas éluder le fait que vous êtes la première femme maire de la sous-préfecture.

C’est une fierté, un exemple pour tous. Je suis contente de montrer aux petites et jeunes filles qu’une femme peut faire le travail. L’important c’est que la moitié de l’humanité soit représentée.

Un dernier mot ?

Maintenant que la campagne est terminée je voudrais dire que je serai le maire de tous les Pradéens. Que personne n’hésite à nous solliciter, à prendre rendez-vous. Chacun peut trouver sa place. L’objectif est simplement d’améliorer le quotidien des Pradéens. Et comme le disait Antonio Machado, « le chemin se fait en marchant. » Le but est de montrer aux 48 % que les 52 % ont fait le bon choix.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 28 mars 2026)

L’installation du conseil municipal se déroulera ce samedi 28 mars à la salle du Foirail (11h)

Communiqué du collectif Visa 66 sur l’incident du 21 mars

Ce samedi 21 mars 2026, à Perpignan la Marche des Solidarités a été organisée à l’initiative du collectif VISA66 (CNT66, CGT66, Confédération Paysanne 66, FSU66, Solidaires66) et élargie à l’ensemble des associations (ASTI, MRAP, RESF, La Cimade, LDH, le MDLP, SOS Racisme…) qui combattent les discriminations raciales et le fascisme à partir de l’appel du collectif national « Né.es ici, venu.es d’ailleurs ».

Lors des 2 réunions (5 février et 12 mars) qui ont réuni le collectif VISA66 et l’ensemble des associations, il a été décidé de l’organisation de la journée : parcours de la manifestation, concert, conférence et prises de parole, une pour VISA et une pour les associations précitées (sur la base du communiqué « Né.es ici, venu.es d’ailleurs »).

Le 14 mars nous avons été destinataires, VISA66 ainsi que toutes les associations participantes, d’une demande de l’AFPS et d’Urgence Palestine à participer à cette journée. Il a été reproché à VISA66 de ne pas avoir invité ces associations lors des réunions de préparation à la Marche des Solidarités.

Après de longs échanges « tendus » par mail et à la demande de certaines associations, il a été proposé à l’AFPS et l’UP de s’intégrer à la prise de parole des associations. Proposition rejetée, car elles réfutent le communiqué « Né.es ici, venu.es d’ailleurs » qui ne leur convient pas considérant que les musulman.es sont les mieux placé.es pour parler de racisme, que nous sommes « hors sol » et souhaitent prendre la parole, sans cadre, indépendamment des autres associations et sans aucune concertation préalable.

Depuis 2 ans nous rencontrons des difficultés de communication et des désaccords politiques profonds avec ces deux collectifs. Désaccords qui se sont principalement enkystés lors des journées internationales contre les violences faites aux femmes le 25 novembre 2025 et les journées du 8 mars 2025 et 2026 entre le Collectif Droits des Femmes (dont nos organisations syndicales font partie depuis plus de 20 ans) et l’AFPS, Urgence Palestine et les étudiantes musulmanes de France.

En effet, ces associations refusent de faire partie du collectif, refusent de signer la charte dont toutes les associations, organisations syndicales et partis politiques sont signataires mais souhaitent malgré ce prendre la parole toujours sans concertation lors des manifestations.

Devant notre refus, nous avons été insultés, traités d’islamophobes, de racistes envers des femmes voilées. Des pancartes lors de la manifestation du 25 novembre 2025 portant les slogans « les femmes blanches maintiennent la domination raciale » ont été brandies, cette année lors du 8 mars, des posts sur les réseaux sociaux ont été publiés traitant nos camarades à la banderole de « grands-mères de Némésis », insultant le collectif Droits des Femmes de « suprémaciste », « islamophobe », « d’être plus Némésis que Féministe ». Le collectif Droits des Femmes a tenté une réunion de remédiation pour initier des actions ensemble, proposant à ces associations d’intégrer le collectif. Fin de non-recevoir des responsables de l’AFPS, Urgence Palestine et les étudiantes musulmanes de France qui refusent d’être signataires de la charte mais souhaitent malgré tout intervenir lors des actions organisées par le CDDF.

C’est dans ce contexte pesant, que le samedi 21 mars lors de la marche et au moment de la prise de parole des associations devant la mairie RN de Perpignan, dans une rue bondée de passant.es, les représentantes de l’AFPS et UP qui n’avaient rien préparé, ont invectivé au micro les organisations syndicales et associations, les accusant de refuser de donner la parole aux femmes voilées alors que pourtant la parole leur était donnée.

Suite à cette prise de parole individuelle, totalement hors sol les organisations syndicales ont décidé de couper le son de la sono pour mettre fin à ce spectacle lamentable qui contrevenait à tous les objectifs de cette action. La porte-parole de l’AFPS et d’UP hurlant qu’on l’empêchait de s’exprimer a refusé de rendre le micro au secrétaire général de l’Union Départementale de la CGT66 qui a été violemment pris à partie.

Depuis samedi un déferlement de haine à l’encontre des organisations syndicales et plus particulièrement du secrétaire général de l’UD CGT a envahi les réseaux sociaux. Des montages vidéos, sous différents angles, des ralentis avec ou sans son ne laissent aucun doute à une opération de communication réfléchie et préparée dans le seul but d’incriminer nos organisations syndicales et de manipuler l’opinion publique. Les commentaires de haine et diffamatoires qui accompagnent ces vidéos sont une véritable campagne antisyndicale dont notre camarade de l’UD CGT en est la première victime collatérale.

Accuser les organisations syndicales de racisme envers les femmes voilées, instrumentaliser le voile et les religions, détruire les collectifs qui rassemblent et nous unissent ici à Perpignan depuis plus de 20 ans, est abject !

Dans notre département, toutes les journées de mobilisations ont toujours été le fruit d’un travail collectif, concerté et respectueux des différences de chacune des organisations, associations et de toutes les sensibilités.

Cette cabale ne peut être tolérée, elle dégrade et abîme notre combat contre les idées d’extrême droite et fait le lit des idées nauséabondes du rassemblement national qui gangrènent notre département.

Nos organisations dénoncent toutes formes de violences, la cascade d’invectives et les injures incessantes orchestrées depuis des mois envers l’ensemble des collectifs, associations desquels nous sommes membres ou que nous soutenons (Cultures de Paix, Collectif Droits des Femmes, VISA66).

Nous appelons à l’apaisement et au rassemblement. Notre histoire antifasciste et antiraciste n’est plus à prouver.