Alénya. Des vœux d’amitiés et de solidarité (L’Indep)

Ce mardi 13 janvier, Jean-André Magdalou et le conseil municipal ont présenté leurs voeux à la population venue nombreuse pour cette occasion chaleureuse. Une vidéo réalisée par Martine Solère retraçant les moments forts de l’année a été présentée et a ravi le public. Jean-André Magdaloua rappelé que cette cérémonie des voeux est un moment important, un moment qui rassemble. Puis, il a ajouté : « Alénya n’est pas une simple agglomération d’hommes, de femmes et d’équipements. C’est aussi une communauté humaine, humble et chaleureuse, à la fois attachée à son histoire, à ses racines et résolument ouverte aux autres. Elle est accueillante, attachante, dynamique et solidaire. Elle est a l’image de beaucoup d’entre vous ».

Il précisait ensuite que la commune, qui « compte officiellement 3.833 habitants » figure au palmarès 2025 des villes et villages où il fait bon vivre. « En très bonne position. Classée 86ème au niveau national sur les 969 petites villes de sa catégorie. Elle est surtout la première dans notre département dans cette même catégorie, celle des communes qui comptent entre 3.500 et 5.000 habitants ». Il ajoutait : « Ils peuvent s’appuyer sur des services nombreux, sur un bon niveau de développement du service public pour satisfaire leurs besoins, de la crèche à l’Ehpad (…). Nous disposons d’infrastructures modernes et confortables ouvertes à tous ».

Jean-André Magdalou a ensuite évoqué les actions culturelles, sociales et a poursuivi en ayant « une pensée amicale pour celles et ceux qui souffrent de l’isolement, de la maladie et parfois aussi d’absences qui pèsent lourdement ».

L’Indépendant, le 17 janvier 2026

Canet-en-Roussillon. Nadine Pons candidate à gauche (L’Indep)

Avec sa liste « La gauche écologiste et solidaire pour Canet », Nadine Pons se lance dans la campagne.

Nadine Pons est candidate aux prochaines élections municipales. Née dans la commune, où elle vit depuis toujours, cette enseignante retraitée, mère de deux enfants, est engagée de longue date dans la vie politique et associative locale. Élue de gauche depuis 2001, elle a mené des actions féministes, humanitaires et contre les discriminations au sein de plusieurs associations du département.

Sa candidature vise à offrir une « alternative politique dans la deuxième ville du département ». Elle met en avant des valeurs de justice sociale, de tolérance, de droit au logement et d’accès à la culture et au sport. Pour Nadine Pons, « la commune reste un échelon essentiel pour répondre aux besoins quotidiens des habitants et porter des politiques publiques de proximité ».

Présente au conseil municipal depuis de nombreuses années, son équipe revendique une expérience locale. Selon la candidate, « plusieurs propositions portées par son groupe ont été reprises par la majorité municipale, notamment le centre municipal de santé », inscrit dans son programme dès 2014.

Une épicerie solidaire

Pour le prochain mandat, elle défend « la création d’une médiathèque, d’un centre de loisirs et d’un complexe sportif pour les associations ». La sécurité serait abordée de manière globale, en lien avec la précarité, avec notamment la création d’une épicerie solidaire.

Le programme comprend également un service public du numérique, le dispositif Territoire zéro chômeur et une ferme municipale. La transition écologique occupe une place centrale, avec « la création d’une ceinture verte, la végétalisation de l’espace public, la préservation de l’étang et le développement des mobilités douces », avance-t-elle. Le projet prévoit aussi le soutien à l’Arboretum et à son espace agricole.

Parmi les priorités figurent « le logement, le vieillissement de la population et la solidarité ». Nadine Pons plaide pour « une augmentation du logement social et souhaite renforcer le CCAS, dont la subvention municipale est, selon elle, inchangée depuis 2014, afin d’améliorer l’accompagnement des publics fragiles ». L’emploi serait soutenu par l’économie sociale et solidaire, notamment autour des métiers de la mer, de l’étang et de l’agriculture locale.

Nadine Pons annoncera officiellement sa candidature ce jeudi 15 janvier à 11h aux voiles rouges.

Soraya Gayraud-Mehentel (L’Indépendant, le 15 janvier 2026)

Los Masos. L’émotion des derniers vœux de Guy Cassoly (L’Indep)

C’est avec une grande émotion que la commune a accueilli, ce samedi 10 janvier, les derniers voeux de Guy Cassoly, qui s’apprête à prendre sa retraite de maire après 43 ans de service et sept mandats à la tête du village. Durant ces nombreuses années, Guy Cassoly a grandement contribué au développement et au vivre ensemble de la commune. La cérémonie empreinte de gratitude et de reconnaissance, a rassemblé de nombreux habitants, venus partager un moment de convivialité autour de la traditionnelle galette des Rois et d’un verre de cidre. Les vœux du maire, riches en émotion et en souvenirs, ont été chaleureusement applaudis, témoignant de l’attachement des habitants à son travail et à sa personne. Ce moment de partage restera gravé dans les mémoires, et l’empreinte humaine et engagée de Guy Cassoly continuera d’inspirer Los Masos pour les années à venir.

R. Z. (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

Vernet-les-Bains. Municipales : Pierre Serra est candidat à la mairie (L’Indep)

Agé de 50 ans, enseignant scientifique dans le secondaire et en université, Pierre Serra, élu de l’opposition, se présente pour les élections municipales. Il est à la tête de la liste « Vernet-les-Bains nous rassemble ». Défenseur actif de la citoyenneté, des services publics, de la santé, du monde agricole, cofondateur de l’Université populaire de Perpignan, animateur sportif, il milite activement dans des collectifs et le monde associatif et politique.

« Ce sont les échanges avec les Vernétois et l’état de la ville qui m’ont décidé. Les ressentis de la population et les constats, ainsi que l’attachement des candidats de ma liste au collectif et à l’ouverture ont forgé notre résolution de rassembler les qualités et volontés de chacun, sans discrimination. Nos axes prioritaires sont la maîtrise de la fiscalité locale qui bat tous les records, la santé et les services publics qui nécessitent des actions fortes pour une population particulièrement en besoin. L’état général du village mérite un plan clair. Enfin bien sûr, nous avons une véritable ambition pour la culture au sens large, divertissante et formatrice ».

Afin de mener à bien ce projet, Pierre Serra et son équipe souhaitent « travailler avec tous pour améliorer fortement le fonctionnement démocratique ». Ce qui passe par la création de commissions extra-communales. « Ce seront réellement des lieux de décision identifiés, tout au long du mandat où chacun pourra s’impliquer. Des lieux de pouvoir citoyen. Nous avons déjà des volontaires avec des projets », poursuit le candidat.

La liste désire par ailleurs « redéfinir un véritable projet intercommunautaire au service équitable de toutes les communes du territoire ».

Pour l’ensemble de ces projets, Pierre Serra affirme qu’il faut « être réalistes et rigoureux. Pour un premier mandat, nous nous concentrerons sur la voirie. En partenariat avec les acteurs concernés, nous aurons une réflexion pour la mise à disposition d’un accès libre à des eaux chaudes pour tous ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4099 – vendredi 16 janvier 2026)

L’édito de Jacques Pumaréda. Les voix de l’Empire
Annonces

Focus

Les procédures-baillons contre la liberté de la press
L’Empalité
Le TC aussi

L’événement.L’impérialisme U.S.

Une longue histoire
L’Europe sous emprise
Réaction de Cuba face aux déclarations américaines
Après le Venezuela, le Groenland ?

Département

Thuir. Le prochain passage de témoin de René Olive
Le Théâtre des Aspres. Un projet culturel et accessible
« La dolce vite à la Thuirinoise »
Les agriculteurs toujours en lutte
Alénya. Un loto réussi
Mémorial. Josep Bartoli
UPTC. Les vœux de l’Université Populaire du Travailleur Catalan
Le P.O.T. Rando’ Club vous propose. Dimanche 18 janvier 2026 Salse
En Català. Les cinc arques Capitol 4 (2)

Sport

USAP. Être ou ne pas être

Culture

Livre. Un roman pour la mémoire
Où sortir ?
28e Festival du cinéma. Cinéma des Sud, si loin… si proches
Film. Une enfance allemande, île d’Amrum, 1945
Concert. Trois jeunes musiciens enchantent Tchaikovsky

France

La santé, un droit ou un privilège ?

Monde

Solidarité. Toujours derrière les barreaux, Mumia Abu Jamal

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Attention au temps

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Elne. Nicolas Garcia entre bilan et fable lors des vœux à la population (L’Indep)

Le maire a listé toutes les réalisations de 2025.

Vendredi 9 janvier, en mairie, le maire, Nicolas Garcia, et son équipe s’adonnaient à la cérémonie des vœux. Dans la salle, environ 500 personnes, plus une centaine dans le hall, ont suivi l’exposé de l’édile. La projection d’un film de 17 minutes, sur Elne à travers les siècles, entamait la séance. Puis, le maire donnait une analyse critique de la situation mondiale qu’il qualifiait de « dramatique » et des menaces pesant sur la paix. Il annonçait le budget 2025 de 15.470.000 € et un excédent budgétaire de 4.700.000 €, et égrenait les réalisations 2025 terminées : agrandissement du Centre municipal de santé et arrivée d’un 6° médecin, nouveau boulodrome et club house au Salitar, guinguette « répondant aux souhaits des habitants et dont les nuisances sonores et acoustiques seront réglées à la prochaine saison », forêt nourricière, complexe sportif partiellement rénové, ainsi que les courts de tennis, marché de réfection de la piscine validé (doit être réalisée en cours d’année 2026), travaux dans trois écoles primaires (aménagements extérieurs ou intérieurs, isolation, etc.), ouverture d’une classe bilingue, d’une classe maternelle dès 2 ans, pistes cyclables en ville, rénovation du complexe sportif, des terrains de tennis, aménagement d’une pépinière municipale, travaux a la maternité suisse, ZAC Las Closes, diagnostic salle Héléna lancé, etc. Expliquant que les réserves linguistiques de la période pré-électorale ne permettaient pas de dire certaines choses, « mais n’interdisait pas les fables », il terminait par une fable de sa création, campant une communauté d’animaux tranquilles et constructeurs (« un gros sanglier, des castors… »), et l’intrusion de « blaireaux haineux» venant perturber la cité idyllique…, en « réfutant toute ressemblance avec des situations ou personnages existants ».

M.-T. Bernabe Garrido (L’Indépendant, le 13 janvier 2026)

Estagel. Hugo Roquere, candidat du rassemblement à gauche (L’Indep)

Âgé de 32 ans, né et ayant grandi à Estagel, Hugo Roquere, tête de la liste « Estagel, nouveau souffle », n’est pas un inconnu de la vie publique locale. Engagé très jeune, il devient conseiller municipal à seulement 21 ans, de 2014 à 2020. Aujourd’hui, il est animateur de La France insoumise (LFI) dans les Fenouillèdes. Petit-fils d’Antoine Sarda, il revendique « un héritage politique fondé sur le sens de l’intérêt général ». Après sept années passées comme agent d’entretien dans les collèges, il reprend des études en sociologie.

Désigné pour conduire cette liste de rassemblement à gauche, il se dit « très honoré » de la confiance accordée. La création de cette liste trouve son origine dans un constat partagé par ses membres: depuis six ans, une perte progressive des valeurs humanistes et solidaires au sein du village. « La progression d’Estagel s’est faite essentiellement sous l’impulsion de politiques de la communauté urbaine, sans réelle concertation avec les habitants, ni ligne directrice claire », explique-t-il.

En 2020, alors conseiller municipal aux côtés de Robert Semper, il avait dénoncé cette orientation avant de se retirer du conseil. Face au risque d’une victoire de la droite, aucune liste de gauche n’avait alors été présentée. Aujourd’hui, le contexte est différent : « Nous avons décidé de réagir face à l’immobilisme et de proposer une alternative pour remplacer la municipalité sortante ».

La liste réunit LFI, le Parti communiste et des citoyens engagés. Elle s’inscrit dans une dynamique de rassemblement de la gauche, avec pour boussole le programme du Nouveau Front populaire (NFP). Parmi les priorités annoncées, l’instauration d’une véritable démocratie locale avec la mise en place du référendum d’initiative citoyenne, d’une charte des élus et d’un référendum révocatoire.

Sur le plan social et éducatif, la liste défend une cantine scolaire 100 % bio et gratuite. L’ambition affichée est de bâtir « une commune humaniste et solidaire, qui protège, accompagne et n’abandonne personne », en plaçant le lien social au cœur de l’action municipale. En citant le sociologue Pierre Bourdieu, « Pour changer la vie, il faudrait commencer par changer la vie politique », le candidat conclut : « Alors, changeons la ensemble ».

L’Indépendant, le 12 janvier 2026

Une permanence de campagne est assurée tous les lundis de 17h à 19h et les samedis de 9h30 à 12h à la Maison des communistes Antoine-Sarda, 6 rue Philippe-Morat.

Une quarantaine de manifestants en soutien au peuple vénézuélien (L’Indep)

C’est à l’appel à « la mobilisation contre l’agression du Venezuela par les États-Unis », lance par la CGT 66 à laquelle se sont agrégés LFI, le PS, le Parti communiste, divers syndicats et associations pacifistes, qu’une quarantaine de personnes se sont retrouvées hier devant la préfecture. à Perpignan.

« Il y a une semaine, les États-Unis lançaient une guerre illégale et illégitime contre le Venezuela en enlevant son chef d’État Nicolás Maduro. Ce piétinement inédit du droit international ouvre la voie à la généralisation de la loi du plus fort… Cette ingérence et cette invasion soudaine mettent en cause la paix dans toute la région, et dans le monde. Après l’Ukraine, la Palestine, le Soudan, et demain peut-être le Groenland, quel pays sera la nouvelle proie d’une mainmise inacceptable et injustifiable des États-Unis ? » C’est en résumé la teneur des revendications prononcées par Julien Berthélémy, secrétaire de la CGT dans les Pyrénées-Orientales, suivies d’autres interventions émanant de représentants de LFI, du PS, du PC, de divers syndicats et associations pour la paix mobilisés ce samedi en matinée devant la préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan.

Une quarantaine de manifestants avait répondu a l’appel national, « à venir soutenir le peuple vénézuélien contre l’agression de Trump ». Un soutien qui s’est concrétisé à Perpignan par ces prises de paroles et un sit-in réduit à sa plus simple expression à cause du froid pénétrant. Globalement, les protestataires exigent « le respect de la souveraineté de l’État du Venezuela » ainsi que celui de « la légitimité du seul peuple vénézuélien à choisir ses dirigeants ».

Et si pour sa part, LFI 66 condamne fermement « la nouvelle doctrine impériale états-unienne via son président Donald Trump » consistant à « prendre le contrôle des territoires et de ressources » considérés « comme étant leur propriété ». La CGT 66 dénonce, elle, une « nouvelle violation grave du droit international, de l’intégrité territoriale du Venezuela et du droit du peuple vénézuélien à l’autodétermination ». Arguant du fait qu’au-delà du Venezuela, « cette offensive armée révèle une stratégie impérialiste globale conduite par les États-Unis qui menace d’autres peuples ». Concluant : « nous réaffirmons haut et fort notre engagement pour la paix, la démocratie, la souveraineté des peuples, l’état de droit et la solidarité internationale. Et demandons à Trump la libération du président vénézuélien et de son épouse ! »

Valérie Pons (L’Indépendant, le 11 janvier 2026)

Cabestany. Vœux : une année pour la démocratie, la paix et le vivre-ensemble (L’Indep)

Lors de la cérémonie des vœux, le maire Édith Pugnet a livré un discours à la fois solennel et engage, entre contexte international préoccupant, défense de la démocratie locale et attachement profond aux valeurs humaines qui font l’identité de la commune.

Devant une salle comble et en présence de nombreux élus, Édith Pugnet, maire de Cabestany, entourée du conseil municipal, a présenté ses vœux a la population à l’occasion de la traditionnelle cérémonie communale. Une soirée placée sous le signe du partage et de la culture, qui s’est ouverte en musique avec les choristes du groupe vocal Els cantaires de La Fossella, dirigés par Anne Patrux. L’interprétation de chants catalans a rappelé l’importance de cette transmission culturelle, valeur chère à la municipalité.

Un film retraçant les temps forts de l’année écoulée a ensuite permis de mesurer le dynamisme communal dans de nombreux domaines : sport, urbanisme, culture, social, voire, énergie, école ou sécurité.

2026, l’année de la démocratie locale et d’un engagement pour la paix

Puis, le maire a pris la parole pour un discours dense, ancré dans l’actualité et résolument tourné vers l’avenir. « Comme le veut la tradition, je veux commencer par vous adresser très sincèrement, comme maire et au nom du conseil municipal, tous mes vœux de belle et heureuse année », a-t-elle déclaré, avant d’annoncer la tonalité de 2026: « Ce sera l’année de la démocratie locale, avec les élections municipales du 15 mars ». Soucieuse du respect des règles électorales, Édith Pugnet a affirmé vouloir garantir « un débat digne, juste et surtout équitable ».

Mais au-delà des échéances locales, le maire n’a pas éludé un contexte international et national lourd. Évoquant la tragédie de Crans-Montana en Suisse et les conflits qui frappent le monde, elle a rappelé la nécessité du dialogue et de la diplomatie. « N’est-il pas de notre responsabilité de crier haut et fort notre refus de la guerre ? », a-t-elle interrogé, plaidant pour des initiatives locales en faveur de la paix, notamment auprès de la jeunesse.

Malgré les contraintes, une gestion rigoureuse et des investissements au service du quotidien

Sur le plan national, le maire a souligné les fragilités économiques et sociales, évoquant les agriculteurs, les salariés, les retraités, mais aussi les difficultés croissantes des collectivités locales. Elle a dénoncé « l’effort insensé demandé aux communes », rappelant que les collectivités ne représentent que 9 % de la dette nationale.

Le maire a rappelé que les communes font face à des défis de plus en plus complexes avec des marges de manœuvre limitées. Elle a souligné le rôle désormais central de l’intercommunalité dans la gestion du quotidien, notamment parce qu’elle concentre les ressources financières, Édith Pugnet a salué le travail de Jean Vila pour obtenir davantage de transparence budgétaire et des retours sur investissement équitables pour chacune commune, défendant ainsi une intercommunalité fondée sur la coopération solidaire et librement consentie.

Malgré un contexte financier contraint, Cabestany continue d’investir. Résidence seniors, rénovation des écoles, équipements culturels et sportifs, ombrières ou terrain synthétique témoignent de cette continuité engagée depuis plusieurs décennies, dans la droite ligne des grands choix structurants opérés depuis près de cinquante ans.

Le bénévolat, pilier du vivre-ensemble cabestanyenc

Enfin, Édith Pugnet a rendu un hommage appuyé aux bénévoles, véritables piliers du lien social. « Cabestany est reconnue comme une ville où il fait bon vivre grâce à des femmes et des hommes engagés au quotidien », a-t-elle souligné, saluant une identité fondée sur la solidarité, la convivialité et l’engagement citoyen. En appelant à préserver ce qui fait la force de Cabestany: la proximité, l’engagement et l’humanité, le maire a conclu sur un message d’espoir, faire de 2026 une année profondément humaine, fidèle à l’esprit du vivre-ensemble qui anime la commune depuis des décennies.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 9 janvier 2026)

Prades. Aude Vives : « Le seul constat est que Prades décline »

Aude Vives, conseillère municipale et communautaire mais aussi vice-présidente du département en charge du tourisme, se lance officiellement dans la bataille. Après un premier mandat dans l’opposition, la quadragénaire espère bien faire valoir son expérience lors des élections qui se profilent les 15 et 22 mars 2026.

Aude Vives pourquoi vous présentez-vous ?

C’est tout simplement la continuité de mon engagement pour le territoire. J’ai envie de continuer à mettre mes compétences, mes connaissances et mon réseau au service de Prades. Il y a aussi un besoin de changement, c’est une demande de la part de nombreux Pradéens.

Aux précédentes élections, il y avait eu une alliance avec le candidat écologiste Nicolas Berjoan. En 2026, ce ne sera pas le cas avec David Berrué, pourquoi ?

J’ai envie de m’extraire des injonctions partisanes, de cette binarité qui enferme. C’est pour ça que notre liste « Pour les Pradéens » est sans étiquette et c’est pour ça aussi qu’il n’y a pas d’alliance avec un autre candidat. Lors des élections municipales, nous devons former une unité autour des Pradéens. Je n’ai pas envie d’attendre une réponse qui vienne de Paris ou d’où que ce soit, nous devons être maitres de nos décisions.

Quel regard portez-vous sur le mandat qui se termine ?

C’est clairement un mandat subi, il n’y avait pas de projet. Le seul gros projet de la mandature est la reconstruction du centre technique municipal (NDLR, en partie détruit par l’incendie en juin 2023) qui va mettre a mal les finances de la commune. Il n’ya pas de bilan ! Le seul constat est que Prades décline.

Que faire alors pour inverser la tendance selon vous ?

Il faut revitaliser Prades dans son ensemble, le centre-ville mais également les quartiers. Il faut retisser du lien social, avoir des élus continuellement sur le terrain, disponibles et à l’écoute, qui répondent aux sollicitations. D’ailleurs, nous allons commencer avec d’ores et deja huit rendez-vous donnés aux Pradéens pour parler de la ville avec eux (première rencontre le samedi 10 janvier, 15h30, au square Henri-Lapassat). Le but et d’écouter leurs besoins, leurs préoccupations et leurs propositions.

Est-ce que vous avez déjà des projets qui émergent ?

Ce qui est sûr c’est qu’une remise à plat de la fiscalité s’impose. Nous subissons une pression fiscale trop forte. Nous souhaitons trouver d’autres recettes en cherchant des dispositifs, des subventions, des appels à manifestation d’intérêt.. En tout cas, tout nouveau projet ne pourra se faire qu’en informant et en expliquant afin d’impliquer davantage les Pradéens Aujourd’hui personne n’est au courant de rien. C’est fermé, à l’image de l’hôtel de ville qui est inaccessible. C’est un symbole mais il en dit tellement long. Nous voulons appliquer des méthodes de travail différentes. Ne pas prendre des décisions entre soi mais inclure les Pradéens.

Un mot sur le thème à la mode : la sécurité ?

Il faut évidemment lutter contre ce sentiment de peur. Mais cela se fera tout naturellement en ré-investissant le centre-ville, en s’occupant de la population en errance et en faisant en sorte que chacun trouve sa place.

Si vous êtes élue, serez-vous candidate à la présidence de la communauté de communes Conflent Canigó ?

Oui ! La Communauté de communes porte des compétences extrêmement importantes comme le développement économique ou encore l’enfance jeunesse. Il est important qu’une ville comme Prades soit fédératrice et que toutes les petites communes aient leur place dans cette structure. Ceci afin de développer des projets communs bénéfiques pour l’ensemble du territoire.

Un dernier mot sur Prades ?

On a un capital énorme à faire émerger et à valoriser, pour les Pradéens.

Recueilli par Philippe Comas (L’Indépendant, le 8 janvier 2026)