L’édito du TC par René Granmont. Le vote démocratique et la guerre…

Treize jours après l’attaque des États-Unis et d’Israël sur l’Iran et les répliques de Téhéran sur les bases américaines au Moyen-Orient, les Français subissent déjà les conséquences économiques de la guerre. Dans les stations-service, les notes se font de plus en plus salées et une question brûle les lèvres : de combien mon plein d’essence va-t-il bondir ?

Les missiles tirés de part et d’autre dans la région touchent les bases militaires, les civils, mais aussi les infrastructures énergétiques et, par extension, l’économie mondiale, le principal enjeu étant la flambée des cours du pétrole et du gaz. Les peuples du monde commencent à en payer le prix fort, avec la spéculation sur les prix des carburants qui va tout renchérir, puisque nos économies sont basées sur le pétrole, depuis les carburants, les engrais ou les plastiques. Cependant les grands groupes pétroliers remplissent leurs caisses pendant qu’on tue à Beyrouth, à Téhéran ou à Tel-Aviv. Économiquement, le président états-unien n’a pas beaucoup à perdre dans ce conflit : Washington est excédentaire en gaz naturel et en pétrole. Il a en revanche beaucoup à y gagner.

Comme au Venezuela, la Maison-Blanche ne refuserait pas de mettre la main sur les stocks de Téhéran, d’autant que 80 % de l’or noir iranien est exporté vers le rival chinois. C’est donc pour orchestrer le marché à coups de missiles que le milliardaire partisan de la « paix par la force », aidé de son criminel partenaire de Tel-Aviv, bombarde allègrement le peuple iranien…

Certes le vote de dimanche ne mettra malheureusement pas fin à la guerre provoquée par des rapaces à la recherche de profits. Mais voter pour des listes ayant des exigences fortes de justice sociale et climatique et mettant en débat des propositions très concrètes pour protéger les habitantes et habitants et améliorer leur cadre de vie aura des conséquences importantes pour la vie quotidienne de chacune et chacun d’entre nous.

Les villes comme les petits villages sont des espaces démocratiques où peuvent se pratiquer des solidarités en actes et s’inventer de nouveaux communs à rebours des injonctions individualistes et des impératifs austéritaires portés par les libéraux de droite et d’extrême droite. Logement, éducation, santé, transports, petite enfance… Les communes sont en première ligne pour faire face au désengagement de l’État dans les territoires, pour faire face au démantèlement des services publics, pour faire face à la désindustrialisation et à la fragmentation toujours plus grande de notre société, pour faire face à l’extrême droite.

Dimanche, c’est à l’aune de ces analyses que nous choisirons le bulletin que nous glisserons dans l’urne.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4107 – vendredi 13 mars 2026)

L’édito de René Granmont. Le vote démocratique et la guerre…
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Libérez Christophe Gleizes

Focus

Presse. Contre les attaques à la liberté de la presse

L’événement – Municipales 2026

Perpignan. Dernière ligne droite
Elles et ils soutiennent « Perpignan Autrement ! »
Votez pour les listes porteuses de valeurs sociales, démocratiques et de solidarité
Céret. Deux listes pour un tour
Céret. De nombreux projets
Céret. Un seul tour
Banyuls-sur-Mer. Marie-Françoise Sanchez rassemble à gauche
Apolitique, un non sens

L’événement – Quelle connerie la guerre

Moyen-Orient. Un criminel embrasement
Macron. Une fuite en avant nucléaire
Un sous-marin parapluie ? On n’arrête pas le progrès

Département

Conseil départemental. Trois semaines pour promouvoir le droit des femmes
Une manifestation très suivie
Augmentation des frais de régularisation pour les étrangers
Pierre Sémard fusillé. La CGT cheminots tire les leçons de l’histoire
Les femmes qui lisent sont dangereuses
En Català. Les cinc arques Capitol 6 (4)
Le P.O.T. Rando’Club vous propose. Dimanche 15 mars 2026, Saint-Estève-des-Campilles
Livre. Des femmes sortent de l’ombre

Culture

Festival. Musique en fête
Où sortir ?
Alénya. Droit des femmes

France

Jean-Noël Barrot poursuivi devant la Cour de justice de la République ?

Monde

International. L’Espagne joue la carte de la paix mondiale

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Élections municipales. Elne : La liste « Elna endavant – En avant Elne » se présente (L’Indep)

André Trives conduit la liste « Elna endavant – En avant Eine », composée de Michèle Soler-Borges, Nicolas Garcia (maire sortant) Hayat Outaoukhtalt, Charles Ingles, Karine Mendiboure, Jacques Fajula, Laetitia Cante, Roland Castanier, Anne-Lise Mirailles, Francis Molina, Vanessa Daffri, Abdoul Diop, Rose-Marie Mattiani, Bruno Vanderhaegen, Anabelle Aranda, Sébastien Roldan, Catherine Noguès, Patrice Gonzalez, Virginie Gosa, François Fernandez, Ana Fonseca Alves, Jérémie Perchoc, Carla Martinez Gomez, Yacine El Ghaoual, Aurélie Pénas, Henri Baills, Alexia Martinez, Pere Manzanares, Jaenneth Patricia Diaz Ramos et Manu Sanchez.

Une réunion publique aura lieu jeudi 12 mars à 19 h, salle des fêtes Esther-Senot de la mairie. Un apéritif dinatoire sera partagé en fin de meeting.

L’Indépendant, le 10 mars 2026

Élections municipales. Rivesaltes : Lauriane Rawcliffe présente « Rivesaltes à venir » (L’Indep)

« Notre ambition est de co-construire le programme municipal avec les habitants. Ce travail repose sur un diagnostic territorial rigoureux, fondé sur l’analyse de rapports techniques, des observations de terrain, les paroles aux habitants, les contributions de commerçants et d’associations locales », soulignent les colistiers.

La liste est composée de la tête de liste Laurianne Rawcliffe, puis, Patrick Cases, Marlène Sanchez-Bouix, Damien Velillas, Gauby, Ludovic Justafre, Elsa Castro-Sanchez, Manolito Terol, Élise Laurent, Eric Mariot, Brigitte Vibert-Guigue, Pierre Gendre, Amandine Verrier, Mohammed Riahi, Michelle Pauner-Naviaux, Bastien Sacaze, Huguette Fleurial, Patrick Dena, Marie-Carmen Gauby, Georges Gauby, Nacira Zerrif, Jacques Domenech, Lucie Moya, Baptiste Laurent, Françoise Peytavi, Eric Mateu, Martine Gendre, Jean-Claude Berga, Monique Deixonne, Francisco Sanchez et Nicole Simiand.

L’Indépendant, le 9 mars 2026

Municipales : le local du parti communiste de Cabestany tagué en pleine campagne (L’Indep)

« Des insultes, des obscénités, puis des croix gommées et maintenant une référence au jeune qui est mort à Lyon. Cela fait trois fois en l’espace de trois semaines que notre local de Cabestany est tagué, dégrade, souillé », résume Michel Coronas, porte-parole du Parti communiste dans les Pyrénées-Orientales. Les militants de la commune, dont la maire sortante Édith Pugnet porte aussi l’étiquette, ont retrouvé ce mercredi matin la façade du bâtiment à nouveau badigeonnée à la peinture noire, mettant en cause LFI dans le décès de Quentin Deranque, ce militant identitaire victime d’un lynchage le 12 février dernier à Lyon.

À chaque nouvelle opération de vandalisme, une plainte a été déposée par le PCF et une enquête de gendarmerie est en cours pour tenter d’identifier le ou les auteurs de « ces actes graves et inadmissibles », dénonce le PCF de Cabestany dans un communiqué. « Les responsables n’ont pas jugé utile de signer et d’assumer leurs actes. Pourtant, le contenu des insultes ne souffre pas d’ambiguïté : elles sont l’œuvre d’individus de la droite extrême qui ne supportent pas une dynamique de campagne électorale sereine, digne et constructive », ajoute-t-il. « De plus, ces actes s’inscrivent dans un contexte national trop souvent marqué par des violences accrues insupportables et dans un climat délétère d’amalgames douteux que tentent d’imposer certains a l’échelle locale, où la violence deviendrait une méthode politique. »

« Des empreintes ont-elles été laissées sur place ? Un élément donnera-t-il un début de piste aux enquêteurs ? S’agit-il de quelqu’un qui veut simplement attirer l’attention ? On attend de voir », ajoute Michel Coronas. « En tout cas, ce n’est pas un fait isolé, on a déjà connu ça lors des Européennes à Estagel et cela ne correspond pas du tout au climat de la campagne des municipales à Cabestany. »

Laure Moysset (L’Indépendant, le 5 mars 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4106 – vendredi 6 mars 2026)

L’édito de Nicole Gaspon. Double peine
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Libérez Christophe Gleizes

Focus

8 mars. On est là et on ne se laisse pas faire !
Némésis. La face médiatisée du fémonationalisme

L’événement – Municipales 2026

Élections municipales. Répondre toujours mieux aux besoins de la population
Perpignan. Six listes dans la course
Municipales. Argelès-sur-Mer, où est la gauche ?

Département

Carrefour Claira. Ouvrir le dimanche ?
Intermittents du spectacle. Une victoire, des menaces et la volonté de continuer les mobilisations
Le témoignage d’une intermittente d’ici, syndiquées et renseignée
Viticulture. Un nouveau plan d’arrachage
France – Espagne. Rencontres Culturelles et Républicaines 2026
En Català. Les cinc arques Capitol 6 (3)
UPTC. Mixité sociale, mixité scolaire ? E,jeux et perspective à Perpignan

Sport

USAP. Perdus dans Paris

Culture

Céret. Séquences éphémères
Où sortir ?
Musique. Les Madeleines ! Il est là leur CD ! Il faut parfois savoir attendre
Collioure. Divin Mozart

France

Emploi. Rupture conventionnelle
Santé. Une solution contre les déserts médicaux

Monde

Ukraine. Quatre ans
Moyen-Orient. La Déflagration

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Le temps presse

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Vernet-les-Bains. Pierre Serra présente sa liste (L’Indep)

Pierre Serra a présenté la liste complète qu’il va mener aux élections municipales sous le nom de « Vernet-les-Bains nous rassemble ».

Pierre Serra est déjà un élu de l’opposition a Vernet, 50 ans, enseignant scientifique dans le secondaire et à l’université. Il milite activement dans des collectifs et le monde associatif et politique.

D. C. (L’Indépendant, le 27 février 2026)

La liste : de gauche à droite sur la photo : Carole Poulain, Dominique Gerbault, Marc Seguin, Brigitte Cornu, Sylvia Andolfo, Pascal Faliu, Michelle Jampy, Xavier Montserrat, Pierre Serra, Françoise Gendre, Anthony Yard, Nathalie Plusquellec, Jean-Marc Morzuch, Anne Saletes, Jean-Bastien Dreger.

Municipales 2026. Perpignan. Deux tiers des colistiers encartés, la liste engagée de Mathias Blanc (L’Indep)

Le socialiste Mathias Blanc a officiellement déposé sa liste en préfecture le mardi 24 février pour le scrutin municipal des 15 et 22 mars prochains à Perpignan. Le socialiste, malgré le désaveu de nombreux cadres de son parti, s’engage dans la course aux municipales avec deux tiers de colistiers encartés dans des partis de gauche.

Mathias Blanc est bien allé au bout de sa démarche. Envers et contre certains des cadres de son parti à la rose. Mais l’avocat a officiellement déposé sa liste ce mardi 24 février pour le scrutin municipal de Perpignan. 55 noms, plus deux suppléants, composés en grande majorité de militants socialistes, communistes, Place publique, l’Après, l’Alternative Endavant et Debout ! In fine, seuls 19 colistiers ne sont pas des militants politiques. Et quand ils ne sont pas encartés, la plupart sont engagés dans des associations ou revendiquent leur militantisme pour une cause.

Sans surprise donc, Mathias Blanc est à la tête d’une liste composée par deux tiers d’encartés de partis et d’associations de gauche. Ceux qui l’ont toujours suivi, depuis les balbutiements de son mouvement Perpignan Autrement. Car dans son bras-de-fer face à la candidate Place publique Agnès Langevine pour décrocher l’investiture PS -qu’il n’a pas obtenue- le quadragénaire a toujours mis en avant le soutien des militants. Les siens, d’abord, qui avaient en majorité voté pour s’engager avec Perpignan Autrement. Mais aussi ceux de Place publique, apportés par le référent départemental du parti Olivier Romero.

Une liste très ou trop politique ?

Ces soutiens de toujours sont très bien positionnés sur la liste. Le dernier cité est troisième. Les communistes sont remerciés de leur indéfectible concours avec la deuxième position pour la militante de longue date Françoise Fiter, également vice-présidente du Département. Dans la même logique, les responsables des autres partis de gauche sont en haut de l’affiche. À l’instar de L’Après (Mélina Dufraigne, 4e), Génération Écologie (Éric Vernis, 5e), L’Alternative Endavant (Jean-Bernard Mathon, 7e), le parti animaliste (Isabelle Yvos 8e) et Debout! (Lucas Bernabe, 9e).

Mathias Blanc a donc composé une liste très engagée mais pour quelles compétences techniques ? Le candidat dégaine un autre argument: la présence de plusieurs cadres ou plus largement fonctionnaires territoriaux. Six profils habitués à la gestion des collectivités, mais qui ne caracolent pas vraiment en tête. Exceptés Daniel Dubuc (13e) et Fatima Fornies (26e), les autres pointent en dessous de la 50e place.

La liste est donc éminemment politique. Mais l’est-elle trop ? Perpignan Autrement s’était construit dans l’idée d’unir la gauche et le centre pour le scrutin municipal. In fine, la liste s’impose surtout à gauche et s’ouvre peu aux Perpignanais de la société civile.Ceux qui ne militent pas forcément pour un parti, ou une cause, mais s’engagent pour leur cité.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 27 février 2026)

Municipales 2026. Serdinya-Joncet : Jean-Marie Maydat candidat pour un 6° mandat municipal (L’Indep)

Jean-Marie Maydat, 78 ans et retraité, est maire depuis 1996. Il se déclare candidat pour un sixième mandat à l’occasion des élections municipales de 2026.

Pourquoi briguez-vous un sixième mandat ?

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté que j’ai été durant ces 30 dernières années au service du village de Serdinya-Joncet et de ses habitants. Cet engagement très prenant me conduit, aujourd’hui, à renouveler ma candidature, afin de poursuivre le travail engagé durant toutes ces années.

Avec quels colistiers ?

Avec le premier adjoint Serge Manaut, six membres de mon équipe et trois nouveaux candidats. Tous résidents dans le village et de différentes sensibilités. Tous ont la même volonté : améliorer la qualité de vie à Serdinya-Joncet et terminer les nombreux travaux engagés et futurs au service de la population.

G. P. (L’Indépendant, le 26 février 2026)

Municipales 2026. Prades : Le centre-ville au cœur du débat (L’Indep)

Aude Vives, David Berrué et Julien Audier-Soria ont répondu favorablement a l’invitation et se sont retrouvés ce mercredi à 18h, dans les locaux de L’indépendant. Également invité, Gabriel Manas n’a, pour sa part, pas souhaité participer à cette séquence démocratique.

Sécurité, environnement, jeunesse, différents thèmes ont été abordés. L’attractivité du centre-ville est l’un des sujets que les candidats ont particulièrement développés. Pour David Berrué : « On voit que les Pradéens ont plein d’idées, nous devons en tenir compte. Il faut faire du centre-ville un lieu de rencontre, végétaliser des lieux et des bâtiments, créer des aires de jeu pour les enfants. Il faut aussi travailler le cheminement pour que tous les habitants se sentent en sécurité, donner plus de place aux circulations douces et pouvoir se déplacer à vélo à Prades. Le centre-ville a aussi besoin que l’on réhabilite des logements et que la municipalité propose plus d’animations. C’est comme ça que l’on fera revenir les gens et que les commerces reviendront. Il faut faire de la Maison Félip un endroit avec de l’effervescence, un point de support de la vitalité associative.. Nous devons remettre de l’humain et le reste viendra. »

Selon Aude Vivès, « il faut réinvestir le centre-ville physiquement. Je suis d’accord avec David Berrué, à la petite différence que la Maison Felip, il faut en faire un pôle d’attraction culturelle. Il faut soutenir l’installation de commerces, peut-être avec de la préemption sur les locaux vacants Il faudrait réussir à changer le point de vue des Pradéens. Certains ne veulent pas venir car ils ont un sentiment d’insécurité ou des difficultés à stationner : Parmi nos idées, il y a celle de s’appuyer sur un office de tourisme qui soit capable de promouvoir et de mettre en scène le centre-ville. Valoriser notre patrimoine matériel et immatérie! et évidemment la catalanité qui n’est pas suffisamment investie. » D’autres idées ont également été abordées comme : « Avoir un lieu de réunion, de convivialité. Favoriser les mobilités décarbonées ou encore avoir une navette municipale plus facile d’accès (…) »

Julien Audier Soria explique que « les problèmes de centre-ville ne se règlent pas d’un coup de cuillère magique. » Le candidat estime, comme Aude Vivès, que : « le stationnement est à réviser. D’ailleurs, le projet de parking (déjà voté) par le conseil municipal, rue Porto Rico, doit être mené à bien. Il n’y a pas de commerce sans stationnement. On doit rebâtir ce cœur de ville avec une politique concrète, il faut prévoir une urbanisation repensée. Thuir l’a fait, il y a quelques années, avec des bureaux d’études, on va initier cela. Un travail a déjà été fait autour de la Maison Félip, avec les architectes des bâtiments de France. D’une manière générale, il faut donner envie aux gens de revenir : Autre point important, la communication. Nous devons communiquer ditteremment, expliquer qu’à Prades, il y a des commerces, de la vie, de la jeunesse. On doit se réapproprier le centre-ville. »

Philippe Comas (L’Indépendant, le 26 février 2026)