Clara-Villerach. Patrick Marcel brigue un deuxième mandat

Patrick Marcel, maire sortant, a décidé de briguer un deuxième mandat à Clara-Villerach.

Élu en 2020, « je me suis engagé avec une équipe dévouée au service de la commune, de ses habitantes et habitants. Je tiens à remercier chaleureusement l’équipe municipale sortante: des femmes et des hommes qui ont donné de leur temps, de leur énergie et de leur engagement au service de notre commune ».

Le sens du bien commun, le respect des équilibres budgétaires et l’ambition de répondre aux attentes d’une population attentive à la gestion communale « ont constamment guidé notre action. Rien de ce qui a été réalisé n’aurait été possible sans ce travail collectif mené au quotidien au service de Clara-Villerach. Ces années ont été marquées par des décisions et des projets partagés, toujours guides par l’intérêt général ». Et le maire sortant de poursuivre : « Je suis aujourd’hui heureux d’aborder cette nouvelle étape avec une équipe renouvelée, rassemblant des femmes et des hommes aux compétences diverses et complémentaires, indispensables à la bonne gestion de notre commune ».

Dans un contexte économique et financier incertain, « mais fidèles à l’esprit qui nous anime depuis six ans, nous continuerons à œuvrer ensemble pour une gestion rigoureuse et humaine de Clara-Villerach, tout en assurant une participation active et constructive au sein des commissions de la communauté de communes et des syndicats intercommunaux ».

Ce qui le guide profondément, « c’est l’idée que nos villages n’appartiennent à personne, mais qu’ils se construisent avec tout le monde ».

Et il conclut sur l’importance « d’écouter, dialoguer, associer les habitants, maintenir ce lien simple et essentiel qui permet à chacune et chacun de prendre part à la vie collective. Avec engagement et proximité, je souhaite poursuivre ce chemin avec vous, au service de notre commune et de celles et ceux qui y vivent ».

L’Indépendant, le 17 février 2026

Municipales : bras-de-fer entre SOS Racisme et Louis Aliot (L’Indep)

« C’est Louis ou moi » affiche SOS Racisme Perpignan sur son emblématique main jaune. L’association lance « une campagne citoyenne pour une ville antiraciste » a un mois du scrutin municipal de mars 2026. Le camp du maire de Perpignan réplique avec une main tricolore signée « Pour nous c’est Louis ».

SOS Racisme et Louis Aliot ne marcheront pas main dans la main. A un mois du premier tour des municipales, les deux camps montrent les muscles sur les réseaux sociaux. À l’origine de ce bras-de-fer, le lancement de l’auto-baptisée « campagne citoyenne pour une ville antiraciste » de l’antenne perpignanaise de l’association. Seize propositions et la célèbre main jaune et noire griffée d’un « C’est Louis ou moi », ciblant le maire RN de Perpignan. Parmi les mesures avancées par SOS Racisme : « Former les élu.es contre le racisme et la discrimination et nommer un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations », « intégrer les critères d’application de politique de lutte contre les discriminations dans le choix des entreprises pour les marchés publics », « nommer des lieux publics en l’honneur de ligures représentatives de la diversité française », ou « appliquer une logique de proximité et de désescalade ».

Cible unique et affichée de cette campagne, Louis Aliot a décidé de répliquer. Appuyé par son camp. Rapidement a fleuri sur les réseaux sociaux de ses proches, une main tricolore revendiquant « Pour nous, c’est Louis ». « SOS Racisme se mobilise contre moi, mobilisons-nous contre leur propagande », encourage le maire de Perpignan sur Facebook, avec plus de 700 likes ce dimanche 15 février en milieu de journée. « Ils font tout pour alimenter les clichés qu’ils tiennent à maintenir car, sans ça comme argument, ils sont totalement démunis », commente Lisa. « Tous les coups vont être permis à l’approche des élections municipales malheureusement. Plus le RN monte partout en France et plus les partis de gauche et extrême gauche s affolent, attaquent, diffament, se victimisent… », ajoute Fanny.

Le bras-de-fer « virtuel » pourrait prendre une autre forme. Dans un communiqué, SOS Racisme assure que « la campagne de dénigrement de Louis Aliot et de l’actuelle majorité municipale ne fait que renforcer notre engagement ». Et « appelle à une mobilisation citoyenne massive pour faire de la tolérance et de l’égalité le cœur du prochain mandat ». Le bras-de-fer continue.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 16 février 2026)

L’édito du webzine. Perpignan, quand l’identité catalane devient un combat politique

Depuis 2020, avec Louis Aliot (RN), Perpignan n’est plus « la Catalane ». Les panneaux d’entrée de ville ont été remplacés par « Perpignan la rayonnante », et les subventions aux associations catalanistes ont été purement et simplement supprimées.

Tout a commencé avec la marque « Perpignan la Catalane », déposée dans les années 1990 par Jaume Roure, figure historique du catalanisme local. La mairie a refusé de renouveler son enregistrement, et engagé une procédure judiciaire pour « dépôt frauduleux », accusant Jaume Roure de nuire à l’image de la ville. Résultat : plus de 6 000 euros de frais d’avocats pour ce dernier. « L’idée est de nous taper au portefeuille », dénonce-t-il. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est bien l’identité même de Perpignan qui est en jeu.

Les associations qui promeuvent la langue et la culture catalane ont payé le prix fort. L’association La Bressola, qui milite pour la « récupération de la langue et la culture catalane », a perdu 60 000 euros de subventions. D’autres, comme Òmnium Cultural Catalunya Nord, refusent désormais de demander des aides à la mairie, par principe. « On ne veut pas blanchir la politique d’effacement du RN », explique Guillem Dalmau, son président. Les cours de catalan, suivis par 700 élèves, sont devenus déficitaires, et l’avenir de ces structures est menacé.

Des deux côtés de la frontière

Les liens avec Barcelone se sont raréfiés, les célébrations en catalan sont interdites, et les projets éducatifs immersifs, comme celui de La Bressola, ont été bloqués par des manœuvres administratives. « Ce qui gêne le RN, c’est que le catalanisme est transfrontalier », analyse Brice Lafontaine, ancien conseiller municipal. Pour le RN, il s’agit de tracer une limite géographique claire : ici, on est roussillonnais, donc français. Point final.

La stratégie de Louis Aliot est claire : normaliser Perpignan en gommant son identité catalane, ou du moins en la réduisant à un folklore inoffensif. Les Dragons catalans ou les feux de la Saint-Jean peuvent être mis en avant, mais les cours de catalan, les écoles immersives ou les liens avec la Catalogne espagnole sont des cibles.

Cette politique interroge : jusqu’où ira l’effacement de l’identité régionale au profit d’un nationalisme étriqué ? À Perpignan, la résistance s’organise, mais le combat est inégal. Les associations catalanistes, privées de moyens, tentent de survivre. Les citoyens, attachés à leur langue et leur culture, refusent de voir leur histoire réécrite. Il est donc important de déchoir le RN de son piedestal perpignanais pour sauver la catalanité.

Dominique Gerbault

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4103 – vendredi 13 février 2026)

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Serdinya-Joncet. Le maire sortant Jean-Marie Maydat candidat pour un 6° mandat (L’Indep)

À 78 ans Jean-Marie Maydat, maire sortant, retraité, annonce sa candidature pour un 6° mandat à la tête de la liste « Ensemble pour Serdinya-Joncet ».

Aguéri par ces cinq mandats successifs et tourné vers l’avenir, il souhaite poursuivre le travail engagé depuis 1996 au service de la commune et de ses habitants « avec cœur, passion, énergie et détermination. Tous ces travaux ont rendu notre village très agréable et où il fait bon vivre. Sans grever les finances communales », commente-t-il.

La liste est composée de Jean-Marie Maydat, Guillaume Husson, Monique Crouilles, Aline Radondi Fourquet, Robert Bousquet, Christophe Louchez, Huguette Le Jean, Serge Manaut, Nathalie Brassac, Nicolas Crouilles et Ginette Mosas Martinez.

G. P. (L’Indépendant, le 10 février 2026)