Category Archives: Politique
L’édito du webzine. Le Mercosur, symbole d’une Europe à la croisée des chemins
L’Europe vient de tourner une page de son histoire agricole en validant l’accord UE-Mercosur. Les États membres ont scellé un pacte qui sonne comme un abandon pour des milliers d’agriculteurs français et européens.
« Colère totale des paysans » : l’expression, reprise en chœur par les syndicats, résume l’incompréhension et la révolte face à un texte qui sacrifie la souveraineté alimentaire sur l’autel du libre-échange. Les images parlent d’elles-mêmes : tracteurs bloquant les routes, œufs lancés contre les sièges des institutions.
La mobilisation, massive et déterminée, révèle un monde agricole au bord de l’asphyxie. Entre la hausse des coûts de production, les épizooties à répétition et une concurrence déloyale -où le soja OGM et les normes environnementales bâclées du Mercosur font office d’armes de guerre économique-, les paysans français ne demandent qu’une chose : survivre.
Un vote sous tension, une Europe divisée
Pour la première fois, un accord commercial européen est adopté sans unanimité. Cinq pays, dont la France, ont dit non. Un symbole fort, mais insuffisant. Car si l’Irlande, la Pologne ou l’Autriche ont résisté, la majorité qualifiée(*) a passé en force, révélant une fracture profonde : celle d’une Union européenne tiraillée entre ses idéaux et ses intérêts, entre la défense de ses producteurs et l’appel des sirènes du marché global.
Le Parlement européen, qui doit se prononcer le 21 janvier, détient désormais une responsabilité historique. Les 150 parlementaires de 20 nationalités prêts à saisir la justice européenne le rappellent : cet accord n’est pas une fatalité. Il est encore temps d’inverser la vapeur, de défendre un modèle agricole qui concilie performance et respect de l’environnement, plutôt que de céder à la loi du moins-disant social et écologique.
Relocaliser ou disparaître
Face à la grogne des agriculteurs, le gouvernement français promet des « annonces en leur faveur ». Mais les demi-mesures ne suffiront plus. Ce que réclament les paysans, c’est une politique ambitieuse : un moratoire sur les contrôles abusifs, la fin des abattages massifs de troupeaux, et surtout, une remise à plat des règles du jeu commercial. Car le vrai scandale du Mercosur, c’est son hypocrisie : on y exporte nos normes, mais on y importe des produits issus de pratiques que nous interdisons chez nous.
La question dépasse désormais le cadre agricole. Elle interroge le projet européen dans son ensemble : veut-on une Europe forte, maître de son destin alimentaire et industriel, ou une Europe diluée, otage des appétits des géants du Sud ? Les agriculteurs, en première ligne, ont choisi leur camp. À nous de les suivre.
Dominique Gerbault
(*) 21 États sur 27 ont approuvé cet accord, représentant 68,55% de la population européenne. La majorité qualifiée est à 65%.
Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 9 janvier 2026)
« La France va-t-elle condamner l’intervention au Vénézuela ? »
Question d’actualité au Premier ministre
Samedi, Donald Trump a organisé l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, ainsi que leur transfert aux États-Unis. Il se justifie par la lutte contre le narcotrafic.
Mais, dans sa déclaration, il dévoile son véritable but : l’occupation. Je cite : « Nous allons diriger le (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
Nationalisation d’ArcelorMittal
Le groupe CRCE-K remet la proposition de loi à l’ordre du jour du Sénat
J’informe, ce jour, le Président du Sénat, de l’inscription de la proposition de loi visant à la nationalisation d’ArcelorMittal dans le cadre de notre espace réservé le 25 février 2026. Celle-ci a été adoptée par l’Assemblée nationale le 27 novembre dernier.
Dès le 30 octobre dernier, mon (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay
« Plus on éloigne la justice des mineurs de sa logique éducative, plus le risque de récidive augmente »
Débat sans vote sur la délinquance des mineurs
Nous sommes tous préoccupés, à juste titre, par les violences qui touchent nos territoires. Mais notre réflexion doit demeurer lucide et respectueuse des réalités humaines comme des principes juridiques.
La délinquance des mineurs ne connaît pas l’explosion dont certains s’émeuvent. En 2024, (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo
Intégrons les AESH dans la fonction publique
Proposition de loi visant à intégrer les accompagnants des élèves en situation de handicap
En vingt ans, le nombre d’élèves en situation de handicap en milieu scolaire ordinaire a triplé. Les AESH sont près de 132 000 et sont devenus les piliers de l’école inclusive.
Mais la réalité est alarmante : lors de chaque rentrée, entre 10 000 et 15 000 enfants n’ont pas d’aide humaine. Les (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo
Alerte sur la situation de l’usine ARC International d’Arques
Courrier au Président de la République
Monsieur le Président de la République, Je me permets de vous alerter sur la situation extrêmement préoccupante de l’usine ARC International d’Arques, dans le Pas-de-Calais. La fermeture probable d’un four y est désormais évoquée, avec à la clé la menace de la suppression d’emplois.
Cette (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly
Ne pas laisser les musées livrés à eux-mêmes
Débat sur la sécurité des musées
Les nombreuses auditions de la commission de la culture ont montré de nombreuses défaillances, notamment au sein du Louvre. La large autonomie consentie à ces grands établissements exige un surcroît de contrôle par leur tutelle. Il aurait fallu des audits externes réguliers au Louvre, sous (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias
Soutien au peuple vénézuélien et à sa résistance face à la brutalité des États-Unis de Trump
Communiqué de presse
Les membres du groupe CRCE-K condamnent fermement l’agression criminelle du gouvernement des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela et son peuple. Nous exprimons également notre solidarité totale avec la légitime résistance populaire du peuple vénézuélien face à cette (…)
—> Lire l’intervention le communiqué de presse
Les autres interventions
Les questions orales :
Faire des bureaux de poste de plein exercice un lieu central de redéploiement des services publics de proximité
Services publics – Question orale au Gouvernement – par Marianne Margaté – 8 janv. 2026
« Ne faut-il pas décentraliser les missions de conservation du patrimoine rural non classé ? »
Culture et médias – Débat sur l’accès à la culture dans les territoires ruraux – par Pierre Ouzoulias – 8 janv. 2026
Frédéric Dabi. « Les élections municipales à l’ombre de la présidentielle » (La Marseillaise)
Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, compare le scrutin de 2026 à celui de 2001 en termes de portée nationale. Il sera profondément inédit, à la fois fortement nationalisé et toujours structuré par des logiques locales.
La Marseillaise : Est-ce que ces élections municipales de 2026 vont, selon vous, présenter des caractéristiques, une tonalité spécifique, qui les rendraient assez différentes des précédentes ?
Frédéric Dabi : Oui, très clairement. D’abord parce que, sauf dissolution, ce sera le dernier scrutin avant la présidentielle de 2027. Comme en 2001, ces municipales pourront être lues comme une répétition générale, moins par leurs résultats que par la lecture politique qui en sera faite. En 2001, on avait mis en avant les victoires de la gauche à Paris, Lyon et Dijon, en occultant le nombre de villes perdues ailleurs. En 2026, il y aura une vraie bataille d’interprétation, et toutes les forces politiques peuvent se retrouver fragilisées : un PS perdant de grandes villes, une droite LR en recul, un RN qui ne perce pas, ou une France insoumise cantonnée à gêner les socialistes sans gagner de municipalités, y compris à Roubaix.
Ces élections seront donc plus politiques que les précédentes. Elles s’inscrivent aussi dans un contexte inédit, que j’appelle l’éclipse du politique à l’échelle nationale. Les Français ont le sentiment que le politique ne les écoute plus et ne parvient plus à améliorer leur situation, ce qui pourrait avoir des effets importants sur la participation. À mes yeux, ce seront des municipales très particulières.
La Marseillaise : Vous évoquez ce contexte. Est-ce que l’on sait déjà quelles sont les préoccupations des Français à la veille de ces élections ? Et est-ce qu’elles ont, elles aussi, évolué depuis 2020 ?
Frédéric Dabi : Les enquêtes récentes montrent une hiérarchie des préoccupations totalement inédite pour des municipales. La première, c’est la sécurité des personnes et des biens, un niveau que l’on n’avait plus vu depuis les régionales de 2015 ou la présidentielle de 2002. À cela s’ajoute le narcotrafic, désormais clairement identifié par les Français. Viennent ensuite l’accès aux soins et la santé, puis la dette. Ce sont des enjeux nationaux, presque régaliens, qui, faute de réponses au niveau national, redescendent vers le local et s’invitent dans les campagnes municipales. La question de l’accès aux soins ne connaît pas d’opposition simple entre métropoles et petites communes. Ces trois enjeux inédits peuvent fragiliser les maires sortants, notamment dans les petites communes, et montre que ce qui se joue au niveau national pèse directement sur le vote municipal. Les sortants peuvent néanmoins valoriser leur bilan, leur présence sur le terrain et leur capacité d’écoute, et mettre en avant d’autres sujets très appréciés localement, comme le logement, les mobilités ou le cadre de vie. Les campagnes mêleront ainsi une forte dimension nationale – sécurité, santé, dette – et des enjeux locaux, avec une homogénéisation des préoccupations sur tout le territoire.
La Marseillaise : Vous avez souligné la proximité de l’élection présidentielle, en faisant le parallèle avec 2001. Quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur la stratégie du Rassemblement national et de la France insoumise ?
Frédéric Dabi : Les deux forces dites radicales s’engagent fortement dans ces municipales, ce qui n’était pas le cas en 2020. Cela confirme que ce scrutin est perçu comme important, presque comme une répétition générale avant la présidentielle.
Mais le RN et LFI n’y vont pas avec les mêmes atouts. Pour LFI, c’est une véritable première : elle a très peu de sortants, à l’exception du maire de Faches-Thumesnil, ce qui limite ses gains potentiels, même s’il existe des possibilités à en Seine-Saint-Denis ou à Roubaix avec David Guiraud. Cela tient au fait que LFI reste une force très nationale, encore en décalage avec l’imaginaire municipal. Elle dispose néanmoins de points d’appui, notamment les scores élevés de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et d’un possible rôle d’arbitre au second tour dans plusieurs grandes villes. Mais un mauvais scrutin municipal aurait des conséquences, y compris sur la dynamique présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le RN, lui, est dans une autre logique : il dispose déjà de nombreux sortants et cherche à prolonger son implantation locale, dans la continuité de législatives réussies, y compris dans des départements où il était jusque-là faible.
La Marseillaise : Ce que certains appellent « l’ancien monde », soit le PS et LR se partageant l’essentiel des collectivités locales, pourrait-il être chamboulé en 2026 pour se rapprocher du rapport de force national ? Peut-on aller vers une forme de tripartition territoriale ?
Frédéric Dabi : L’hypothèse est séduisante, mais je n’y crois pas. Il existe une étanchéité jamais vue entre le national et le local, encore renforcée par la fin du cumul des mandats. Les forces dominantes au niveau national restent faibles à l’échelle locale. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, entre 80% et 90% des villes sont toujours tenues par le PS, le PCF, les Écologistes, LR ou l’UDI. Je ne vois pas pourquoi cela changerait fondamentalement. Il peut y avoir des ajustements à la marge. LR est en difficulté et ne dominait plus guère que Nîmes parmi les grandes villes. Le PS peut perdre une grande ville. Mais il est très difficile d’imaginer que LFI, le RN ou Renaissance émergent au point de reproduire localement la tripartition nationale. Aux municipales, le dégagisme reste limité.
La Marseillaise : Est-ce que, justement, les maires sortants bénéficient toujours de cette prime au sortant ?
Frédéric Dabi : Oui, elle existe toujours, même si elle se fragilise. On observe une forme de défiance qui touche le local, notamment parce que des enjeux nationaux irriguent les campagnes municipales. Les maires font face à des exigences citoyennes inédites, et à des polémiques symboliques qui s’invitent dans la fin de mandat. Pour autant, dans les villes de plus de 10 000 habitants, les municipales restent un scrutin de stabilité. Même en 2014, année de forte alternance, environ 70% des maires sortants ont été reconduits. Mais c’est aussi un scrutin de récit : si des villes majeures comme Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice ou Bordeaux changeaient d’étiquette, l’impact symbolique serait considérable.
La Marseillaise : En Occitanie, est-ce que le scrutin va obéir aux mêmes logiques que dans le reste du pays ? Peut-on déjà identifier des configurations ou des villes emblématiques ?
Frédéric Dabi : Oui, globalement. Les enjeux de sécurité, de trafic de drogue et de santé y sont très concrets, et je ne vois pas pourquoi la région ferait exception. Comme ailleurs, il y aura des villes symboles. À Montpellier, Michaël Delafosse apparaît bien placé. À Nîmes, une division possible de la droite pourrait profiter à d’autres forces notamment à l’association de gauche et des écologistes autour de Vincent Bouget. À Castelnau-le-Lez, un jeune élu proche de la majorité présidentielle pourrait l’emporter. Reste le cas de Toulouse : Jean-Luc Moudenc parviendra-t-il une nouvelle fois à s’en sortir, ou la force de la gauche aux élections nationales, combinée à une possible division à gauche, peut-elle rebattre les cartes ? Comme ailleurs, il y aura des configurations locales fortes, mais sur les grandes thématiques, l’Occitanie s’inscrit dans une logique d’homogénéité avec le reste du pays.
Propos recueillis par Diego Chauvet (La Marseillaise, le 2 janvier 2026)
Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 23 décembre 2025)
« La loi spéciale ne doit pas servir de prétexte à une austérité par défaut »
Vote de la loi spéciale
Monsieur le Président, Madame la Ministre, Chers collègues, L’urgence ne saurait tenir lieu d’amnésie démocratique.
Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est parce qu’un choix clair a été fait depuis 2024 : celui de gouverner contre le verdict des urnes. Celui d’imposer des projets (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli
Monsieur le Premier ministre, combien de crises sanitaires faudra-t-il encore subir avant un changement de cap ?
Question d’actualité au Premier ministre
Depuis des mois, le monde agricole exprime une colère profonde et légitime. C’est désormais une urgence sanitaire majeure qui frappe nos campagnes et menace directement la sécurité alimentaire du pays.
Partout sur le territoire, des agriculteurs voient leurs revenus s’effondrer tandis que (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
Refuser la guerre, refuser l’alignement
Débat, suivi d’un vote, portant sur la stratégie de défense nationale
Puisque d’aucuns se sont risqués à des comparaisons historiques, je rappellerai que les guerres du Péloponnèse sont aussi le berceau d’un impérialisme, la thalassocratie, par laquelle Athènes assura sa domination sur l’ensemble du monde méditerranéen.
On a aussi parlé de Jean Jaurès. Il (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman
« Partout où l’État recule, les mafias progressent »
Débat avec vote sur la lutte contre le narcotrafic
Notre groupe a fait le choix de la responsabilité en votant la proposition de loi Narcotrafic, parce que les trafics s’étendent, que les réseaux criminels se structurent, se professionnalisent, se financiarisent, et que l’emprise mafieuse gagne de nombreux territoires – Marseille, mais aussi (…)
—> Lire l’intervention de Jérémie Bacchi
« Derrière les réseaux sociaux et l’IA générative ne se trouve qu’une poignée de milliardaires »
PPL exposition excessive et précoce aux écrans et des méfaits des réseaux sociaux
Depuis un an, onze familles françaises ont assigné TikTok en justice, l’accusant d’exposer leurs enfants à des vidéos promouvant suicide, automutilation, troubles alimentaires. Marie, Emma, Charline, Pénélope, Lilou en sont mortes. Je ne les connaissais pas, mais je leur rends hommage. C’est (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin
La précarité n’est pas un statut artistique
PPL sur la continuité des revenus des artistes-auteurs
Cette proposition de loi a une histoire : je rends hommage à Pierre Dharréville, ancien député communiste des Bouches-du-Rhône, qui avait construit une proposition de loi avec les artistes-auteurs.
Une nouvelle proposition de loi a été déposée en 2024 par Soumya Bourouaha, cosignée par 121 (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani
« Le bœuf aux hormones et le poulet aux antibiotiques vont pouvoir inonder l’Europe »
Proposition de résolution européenne pour empêcher la ratification de l’accord avec le Mercosur
Nous voterons bien entendu cette proposition de résolution, car la perspective de cet accord de libre-échange assombrit l’avenir des filières volaille et viande bovine, y compris en Bretagne où le cheptel diminue déjà de 3 % par an.
Mais il ne faudrait pas que cette résolution soit un alibi (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec
Ne laissons pas la santé mentale au CAC 40
Proposition de loi visant à intégrer les centres experts en santé mentale dans le code de la santé publique
La santé mentale des jeunes se dégrade depuis plusieurs années de façon préoccupante. Le Cese l’a montré dans un récent avis. Pas moins de 75 % des troubles psychiques se développent avant vingt-cinq ans.
Un collégien ou lycéen sur deux exprime un malaise, et un lycéen sur quatre déclare (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin
Les autres interventions
Les questions orales :
Culture et médias. Quelle protection pour les librairies indépendantes ?
—> Question au Gouvernement – par Ian Brossat – 23 déc. 2025
Les communiqués de presse :
Budget et fiscalité. Échec de la CMP : un gouvernement battu qui piège le Parlement pour se maintenir
—> Convocation de la CMP sur le PLF 2026 – 19 déc. 2025
Lois :
Justice et police. « Les données personnelles sont devenues le pétrole de l’industrie numérique »
—> Sécurisation des marchés publics numériques – par Alexandre Basquin – 18 déc. 2025
L’édito du TC par Nicole Gaspon. Quelle année 2026 ?
Ces périodes de fêtes, pause salutaire de retrouvailles familiales et d’agapes, devraient générer joie de vivre et optimisme. C’est loin d’être le cas.
Cette année 2025 a connu une rare instabilité politique et une,succession de mauvais coups de la part d’un gouvernement qui ne dévie pas de sa ligne libérale. En ce mois de décembre, pour beaucoup de Françaises et de Français, le pouvoir d’achat est en berne et le budget cadeaux et gastronomie souvent réduit à la baisse. C’est dans l’incertitude et surtout l’inquiétude que les Françaises et les Français envisagent l’année qui va s’ouvrir. Difficile d’oublier l’austérité, les coupes budgétaires, les services publics amoindris, les menaces sur la protection sociale, sur les retraites.
Comment également faire l’impasse sur ce que subissent aujourd’hui les éleveurs ? Chez ceux-ci, c’est l’amertume et la douleur qui dominent face à l’abattage systématique, au refus du gouvernement d’entendre leurs propositions. Dans ces conditions très difficiles, ils restent cependant mobilisés.
Et ce n’est pas de l’Assemblée nationale que viendra l’embellie. Le blocage perdure, ce qui n’est pas étonnant, depuis les dernières élections législatives et l’obstination du président de la République à ignorer le verdict des urnes. Quant au Premier ministre en sursis, il tente de donner le change mais sur le fond refuse de revenir sur la politique de l’offre. Le budget de l’État en préparation ne prendra sûrement pas en compte les besoins et aspirations populaires. Et voilà qu’aujourd’hui des voix s’élèvent pour réclamer le 49.3 ! On croît rêver.
Première échéance électorale de 2026, les élections municipales devraient être l’occasion de s’exprimer sur les choix désastreux de la macronie avec l’aval de la droite et l’extrême droite. Souhaitons que l’électorat se saisisse de cette occasion, dans le rassemblement le plus large.







