Cerdagne-Capcir-Conflent. Les agents de La Poste annoncent une grève illimitée (L’Indep)

La grève déclenchée ce mercredi a l’initiative de la CGT-FAPT 66 (Confédération générale de travail-Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication) concerne La Banque postale, La Poste mobile et les guichets de Cerdagne, Capcir et Conflent.

Elle touche tous les bureaux de poste du secteur. Que revendique la quinzaine d’agents concernés ? « Il n’y a pas assez de personnel, un agent au lieu de deux. Pour cette raison, des services annexes comme la Maison France services de Saillagouse sont fermés depuis un mois et demi », explique Stéphane Villepontoux de la CGT-FAPT 66. « De même, La Poste est habilitée à faire passer le Code de la route. Ça a été annulé toute la semaine. »

Une embauche a été actée à Font-Romeu, « alors qu’il en faudrait cinq sur le secteur. Une personne supplémentaire est prévue depuis cette semaine, certainement suite au préavis de grève. Trois personnes partent à la retraite et ne seront pas remplacées ». Stéphane Villepontoux ajoute : « On voit bien que par manque d’effectif, cela ne fonctionne pas. Et depuis la réorganisation mise en place lundi par la direction, ça ne peut qu’empirer ».

La clientèle ne pourra pas avoir accès à La Banque postale ni aux cours de Code la route, envoyer ou retirer des colis. Les diverses démarches sont toujours suspendues à la Maison France services de Saillagouse. La grève est illimitée. « Nous avons envoyé un courrier à la direction pour savoir si elle était prête à négocier, mais nous n’avons pas eu de réponse à l’heure actuelle. »

Les postiers réclament, outre des embauches urgentes, le maintien des horaires d’ouverture des guichets, des grades, des conditions de travail dignes à travers le maintien de positions de travail et un vrai service public. Une quinzaine d’agents est concernée par cette grève illimitée.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 15 janvier 2026)

Cerdagne-Capcir. La CGT annonce une grève massive des agents des guichets de poste à partir d’aujourd’hui (L’Indep)

« Une grève pour l’emploi » C’est ainsi que le secrétaire départemental de la fédération CGT des activités postales et de télécommunications, Jérôme Argouze, résume le mouvement des agents des guichets de poste de Cerdagne, Conflent et Capcir prévu à partir de ce mercredi 14 janvier 2026.

« Les agents du secteur ont déposé un préavis de grève illimité à la suite de la réorganisation mise en place le 5 janvier dernier », précise Jérôme Argouze. « Trois emplois ont été supprimés dans ce cadre et les horaires des bureaux de poste ont été modifiés, entre autres à Font-Romeu, Saillagouse et Vernet-les-Bains. »

Selon le syndicaliste, le mouvement s’annonce notamment très suivi en Cerdagne et Capcir, où il prédit un taux de grévistes de « 90% » et « beaucoup de bureaux de poste fermés ».

Concernant les revendications, les agents engagés dans la contestation dénoncent une situation de sous-effectif et réclament des embauches (« deux positions de travail supplémentaires »), des promotions et le retour aux anciens horaires des bureaux de poste. « Les collègues sont a bout lis n’arrivent plus a terminer leurs taches quotidiennes », plaide Jérôme Argouze, selon qui les négociations entamées avec la direction en amont de la grève se sont révélées infructueuses.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

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« Le vrai sport, c’est de tenir » dénoncent les employés de Décathlon en grève (L’Indep)

Des employés du magasin Décathlon, implanté à Tecnosud à Perpignan, étaient mobilisés hier devant l’établissement pour protester contre leur faible niveau de rémunération.

Premier samedi des vacances de Noël. Pourtant, ce 20 décembre, une partie des employés du magasin Décathlon de Perpignan, vendeurs et techniciens (soit 30 des 80 salariés en CDI) n’étaient pas vraiment à la fête mais plutôt à la grève. Une mobilisation inédite au sein de cette enseigne catalane, qui, à l’appel de l’intersyndicale, a trouvé écho dans d’autres points de vente et plateformes logistiques du groupe, partout en France. Et ce l’heure des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires qui ont tourné court après une dernière réunion vendredi.

À Perpignan, dès 11 heures, et jusqu’en fin de journée, les personnels ont organisé un rassemblement devant l’établissement de Tecnosud pour porter leurs revendications sur leurs rémunérations et leurs conditions de travail « dégradées », dans une ambiance bon enfant, gâteaux, café, jus de fruit et autres gourmandises à l’appui. « On n’a pas la culture de la grève. Mais on fait le dos rond depuis un moment et là on a envie d’être entendus », confient-ils à l’unisson.

« L’objectif 2026 de la direction est de faire plus de chiffre d’affaires avec moins de bras »

« Pas de primes d’ancienneté, moins d’embauches, des postes imposés. Le vrai sport, c’est de tenir », renchérit le délégué local CFTC Jordan Ramirez. « On est dans une société qui dégage beaucoup de bénéfices et on nous propose 1 % d’augmentation pour ceux qui touchent 2.500 euros brut ou moins, quand le smic connaît une hausse de 1,18% et que 600 M€ de dividendes sont remontés aux actionnaires cette année. Et avec ça, on nous demande toujours plus de productivité. L’objectif 2026 de la direction est de faire plus de chiffre d’affaires avec moins de bras. De ce fait, on est parfois obligés de lâcher nos postes pour aller en renforcer d’autres ou alors, il est fait appel à des intérimaires et on précarise les emplois. Pour nous cette action est une victoire en locale. »

Ce dimanche, ils reprendront le travail, sans exclure de reconduire leur mobilisation dans les semaines prochaines.

Laure Moysset (L’Indépendant, le 21 décembre 2025)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4096 – vendredi 19 décembre 2025)

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Elne. Les AESH au créneau pour la défense de leur mission

Mobilisation mardi matin devant le collège.

Les Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) étaient, hier, mardi 16 décembre devant le collège Paul-Langevin pour participer à la journée de mobilisation afin de dénoncer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), les AESH du Pôle inclusion et accueil localité d’Elne (Piale), qui regroupe les AESH des écoles et du collège, Sud éducation regroupant les professeurs et des parents d’élèves. Audrey Mathias-Joly, représentante des AESH pour le Syndicat national des enseignements de second degré-Fédération syndicale unitaire (Snes-FSU), et en fonction au collège d’Elne, explique : « Si le besoin en personnel AESH a été comblé ces derniers jours, depuis le début de l’année, cinq élèves venant du dispositif Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis), se sont retrouvés inclus en classe ordinaire par manque de place sur le dispositif existant. Le nombre d’heures d’accompagnement diminue par enfant et le nombre d’élèves « mutualisés » augmente drastiquement chaque année », préjugeant leur inclusion au sein des classes, ainsi que leur développement.

Reconnaissance

« Les AESH exigent de la part du gouvernement qu’il reconnaisse leur professionnalisme, leur implication et leur nécessité en leur accordant un statut de catégorie B, une réelle reconnaissance salariale, face à des élèves de plus en plus difficiles à gérer. Le nombre de bagarres augmente, comme les incivilités et le rapport de force avec les enfants devient de plus en plus constant ». Les Assistants d’éducation (AED), présents également, voient « le budget alloué pour leurs remplacements, extrêmement limité, et se retrouvent en sous-effectifs. Ce qui complique leurs prises en charge des élèves dans le besoin d’accompagnement spécifique. Eux aussi réclament statut et reconnaissance pour leur métier ».

Les manifestants ont poursuivi leur mobilisation à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (Dasen) de Perpignan, pour apporter leurs revendications. Il y va de l’avenir de ces enfants pour lesquels, le manque de réponses efficaces à leur besoin d’accompagnement adapté à l’inclusion scolaire, constitue une injustice au regard des Droits de l’enfant et une véritable perte de chance.

M.-T. Bernabe Garrido (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

La CGT dénonce « un manque de moyens en matière d’action sociale »

Selon la CGT 66, « les missions sociales gérées par le Département sont en crise, liées à des choix budgétaires qui réduisent les dépenses courantes ». Des revendications réitérées ce 16 décembre à l’occasion de la journée portes ouvertes de la Maison sociale de proximité.

Matthieu Escudé, l’un des responsables du syndicat CGT du conseil départemental, enfonce le clou : « Si nous sommes présents aujourd’hui (mardi 16 décembre), face à l’entrée de la MSP Perpignan Sud qui organise sa journée portes ouvertes, c’est pour rappeler, dans notre département, le manque criant de moyens matériels, humains -seulement 50 agents exercent en PMI (Protection Maternelle et Infantile) alors qu’ils sont 110 chez nos voisins audois-, et financiers. Alors que le conseil departemental médiatise ses choix en matière d’action sociale, les professionnels qui sont eux en première ligne, font un constat bien différent ».

Et d’entrer dans le vif du sujet : « Nous dénonçons des choix budgétaires anciens et revendiqués, qui ne sont plus d’actualité et qui réduisent sans cesse les dépenses courantes ». Arguant, « dans les P.-O., 6e département le plus pauvre de France, les besoins sont nombreux. Et ce sont les usagers du service social qui subissent les conséquences de ces choix ». Toujours selon le porte-parole ce mardi de la CGT 66, PMI, Protection de l’Enfance, accompagnement des personnes âgées dépendantes, familles en situation de précarité, personnes en insertion socioprofessionnelle, « toutes ces missions sont à ce jour en crise ».

Prenant la balle au bond, une autre syndicaliste témoigne « dans le département, 235 assistants familiaux prennent en charge près de 600 enfants, souvent placés après des situations de maltraitance. C’est une belle mission et un engagement total, mais c’est aussi un métier de chaque instant et pour lequel il faut assurer financièrement les besoins de ces enfants. La raison pour laquelle les assistants familiaux demandent au Département la revalorisation à 20 euros par enfant de l’indemnité journalière aujourd’hui fixée à 15 euros ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

« Le Département poursuit son action »

Approché à son tour par l’indépendant, voici la réponse du Département aux revendications de la CGT 66: « La Protection Maternelle et Infantile constitue un service public essentiel pour les familles. Les professionnels médico-sociaux y accompagnent en priorité les publics les plus fragiles, même si ce service reste ouvert à tous. Chaque jour, nos équipes aident les jeunes parents et veillent à la santé comme au bien-être des enfants, et ce, de la grossesse jusqu’aux premières années de vie. Mais l’augmentation de la précarité a accentué les difficultés rencontrées par les professionnels de la PMI dans leurs missions d’accompagnement. C’est pourquoi, dans un contexte national marqué par la hausse de la pauvreté et la dégradation de plusieurs indicateurs sanitaires, le Département poursuit son action en matière de prévention. Nous soutenons pleinement nos équipes de terrain et œuvrons pour développer l’accès aux soins, aux conseils et à l’accompagnement pour toutes et tous, malgré des baisses significatives de budgets alloués par l’État ».