De nombreux retraité.es étaient dans les rues de Perpignan. Mais aussi de jeunes collégiens et étudiants. « Une vraie manifestation intergénérationnelle » comme dit Julien Bertheloméi, le secrétaire général de l’UD CGT 66
Rendez vous le 18 décembre.



De nombreux retraité.es étaient dans les rues de Perpignan. Mais aussi de jeunes collégiens et étudiants. « Une vraie manifestation intergénérationnelle » comme dit Julien Bertheloméi, le secrétaire général de l’UD CGT 66
Rendez vous le 18 décembre.



L’édito d’Évelyne Bordet. Il bouge encore !
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Un rendez-vous incontournable, samedi 6 décembre de 15h à 20h
À 17h – Les mots perdus : fable langagière
À 19h – Présentation des Papilles en fêtes
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En pays catalan, la mobilisation contre le projet de budget 2026 était au creux de la vague ce mardi 2 décembre.
Loin des 4 000 manifestants que la police avait recensés le 18 septembre dernier, au début du mouvement, ils étaient hier matin 360 à défiler dans les rues de Perpignan, selon la préfecture. Les profils des manifestants étaient cependant variés.
Cheminots et enseignants étaient bien sûr au rendez-vous, à l’instar des agents territoriaux, personnels hospitaliers, salariés de la Sécurité sociale, retraités ou lycéens.
Pour les responsables des syndicats locaux, même si l’affluence n’a pas battu des records, il était nécessaire de mobiliser ce mardi, alors que les discussions autour du budget entrent dans la dernière ligne droite au Parlement. « Le 23 décembre, faute d’accord, le gouvernement pourra mettre en œuvre son budget par ordonnances, sans vote, sans débat, sans contrôle parlementaire », a rappelé la co-secrétaire départementale de la FSU, Géraldine Morales, qui a pris la parole au nom de l’intersyndicale. « Nous réaffirmons avec force notre exigence d’un budget qui réponde aux besoins de toutes et tous. Dans les Pyrénées-Orientales, qui sont le deuxième département le plus pauvre de France, l’urgence est à l’augmentation des salaires, des pensions de retraite, des minima sociaux, à l’égalité hommes femmes. L’urgence est au développement des services publics pour créer des emplois dans les écoles, les transports ou l’énergie. »
Suppression de plusieurs milliers de postes dans la fonction publique, doublement des franchises médicales, limitation à 15 jours des arrêts maladie… : autant dire que le projet de budget du gouvernement ne va pas du tout dans le sens de ce que revendique l’intersyndicale départementale, qui déplore un manque flagrant de « mesures de justice sociale ». Et continue de demander en parallèle l’abrogation pure et simple de la réforme des retraites.
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 3 décembre)
Alors que les discussions autour du budget 2026 se poursuivent au Parlement, la CGT. la FSU et Solidaires entendent bien maintenir la pression. En organisant, ce mardi 2 décembre, une journée nationale d’action contre l’austérité et pour le pouvoir d’achat. À Perpignan, la manifestation partira à 10 heures de la place de Catalogne.
Selon plusieurs sources concordantes, la mobilisation s’annonce a priori moins forte que celles organisées sur le même thème depuis la rentrée. Cependant, du côté des organisateurs, la motivation reste intacte. « La question du budget est fondamentale », estime ainsi le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy. « Derrière, il y a des suppressions d’emplois dans le service public, la hausse des franchises médicales ou le gel des pensions et salaires. Ce sont les travailleurs et les précaires qui vont payer la note, alors qu’un budget plus juste était possible. »
Reste que du côté des transports, l’impact du mouvement s’annonce limité. Les chauffeurs de bus des réseaux de la communauté urbaine (Sankéo) et de la Région (liO) ne feront par exemple pas grève ce mardi. Concernant la SNCF, le ministère en charge des transports prévoit un trafic TGV « normal», mais quelques perturbations sur les TER, notamment en Occitanie.
Dans les écoles du département, le pourcentage global de grévistes ne devrait pas dépasser les 10 % Toutefois, la mairie de Perpignan indique qu’elle assurera, pour les établissements où le taux de gréviste sera égal ou supérieur à 25 %, un service d’accueil pour les enfants dont les parents seraient confrontés à un problème de garde. Ce service sera ouvert de 8 heures à 18 heures au centre de loisirs du Mas Bresson (renseignements au 04 68 66 30 76). Précision utile : des préavis de grève ont également été déposés à la Caisse primaire d’assurance maladie, à La Poste, ou encore dans plusieurs collectivités.
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 2 décembre)
Réuni.es lors du Comité Général de l’UD CGT 66, les délégué.es des syndicats dénoncent les propos du Général Mandon, Chef d’état-major des Armées, qui en affirmant que nous devons être prêts à sacrifier nos enfants pour défendre le pays, témoignent d’une inquiétante dérive vers une pensée autoritaire et belliciste.
La paix constitue un droit fondamental pour toutes et tous et la montée des logiques de confrontation, de militarisation de la société et de banalisation du discours guerrier mettent en danger la cohésion sociale comme les libertés publiques.
L’histoire montre que la guerre n’a jamais servi les travailleurs et travailleuses. Tandis que les salarié.es paient le prix humain, social et économique des conflits, ce sont les intérêts capitalistes qui en tirent profit, par l’accroissement des commandes d’armement, la spéculation sur les matières premières ou l’extension de zones d’influence économiques.
Nous affirmons :
Cette motion réaffirme la conviction que la société doit se construire sur la solidarité, l’émancipation et la justice sociale — jamais sur la peur, la discipline imposée et l’esprit de guerre.
Alors que le projet de budget est en cours de discussion au Parlement, la CGT 66, la FSU 66 et Solidaires 66 se joignent à la mobilisation sociale du 2 décembre prochain. Le rendez-vous est donné à 10 heures, place de Catalogne à Perpignan.
« Nos revendications sont claires. On a besoin d’un budget conséquent pour sauver les services publics qui sont en danger. C’est un bien commun à tous les citoyens », affirme Christine Mirroir, co-secrétaire Solidaires 66. Ce qu’elle regrette : « que les plus pauvres continuent de s’appauvrir et que les plus riches continuent de s’enrichir ». « Ce qui est prévu dans ce budget va encore toucher la population la plus démunie donc on va encore creuser l’écart et amoindrir le pouvoir d’achat des gens. Mais on a d’autres solutions, notamment une justice fiscale et sociale, qui taxerait les plus riches », ajoute-t-elle.
Les syndicalistes le rappellent, les Pyrénées-Orientales sont le deuxième département le plus pauvre de France métropolitaine, avec seulement 60 % de personnes imposables et une grande majorité qui vit grâce aux prestations sociales. Leur pouvoir d’achat étant fortement impacté, les habitants cessent de dépenser dans les commerces et ces derniers se retrouvent à leur tour impactés, raisonnent-ils. « On pense notamment à l’hôtellerie et à la restauration, où les travailleurs et travailleuses du département n’ont pas d’emploi en CDI. Ensuite, le milieu associatif, financé par les pouvoirs publics, et le secteur de l’aide à domicile qui est en péril », développe Julien Berthélémy, secrétaire général de l’union départementale CGT 66.
Et dans le contexte de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes (le 25 novembre, NDLR), Géraldine Morales, secrétaire départementale FSU, a tenu à rappeler les inégalités qu’elles subissent encore et dénoncer « une forme de violence sociale envers les femmes. En 2020, sur la retraite, elles se sont beaucoup mobilisées. Donc c’est aussi un appel pour qu’elles continuent de lutter contre ces politiques d’austérité, parce que ce sont elles les premières qui vont souffrir ».
En conclusion, les trois mots qui reviennent sont « l’emploi, le salaire et la retraite », résume Julien Berthélémy. « Hors de question d’avoir un régime à points. Ce que l’on veut, c’est réduire l’âge légal de départ à la retraite et avoir une retraite digne pour tous. Le sujet de fond c’est comment on redistribue les richesses créées par les travailleurs et les travailleuses ».
Emma Lemaire (L’Indépendant, le 27 novembre 2025)
La protection maternelle et infantile (PMI), créée aux côtés de la Sécurité sociale en 1945 pour « assurer la protection médicale de toutes les femmes enceintes, des jeunes mères et des enfants de moins de 6 ans de façon universelle, gratuite et inconditionnelle », est au plus mal selon ses agents. « Aujourd’hui, dans les Pyrénées-Orientales, la PMI est en train de mourir et on la regarde mourir », alertent ce mercredi 19 novembre des sages-femmes, infirmières puéricultrices et médecins du conseil départemental.
Ce que ces fonctionnaires territoriaux dénoncent d’abord, depuis 2023, c’est la baisse des moyens alloués à ce service crucial dans le deuxième département le plus pauvre de France métropolitaine, ce qui les empêche d’accomplir leurs missions obligatoires pour la santé des enfants et de leurs mères. La PMI ne représente que 0,1 % du budget départemental (1 million d’euros sur 737 en 2025), alors qu’elle doit couvrir les besoins de tous les bébés catalans (environ 4 000 par an) et de leurs familles. Ces agents déplorent ainsi le manque d’effectifs, avec par exemple seulement 8 postes de
médecins pourvus, à temps partiel, sur les 14 existants. Résultat : visites en crèches et dépistages en écoles maternelles non assurés, délais de consultation allongés et retards dans les vaccinations.
La deuxième problématique relevée par ces agents du conseil départemental est « le défaut de pilotage, de stratégie ». « Puisque nous ne pouvons plus accomplir toutes nos missions, nous aimerions, à tout le moins, qu’on nous dote d’une vraie gouvernance et d’une organisation pour prioriser certaines actions. Il manque une réflexion politique et un projet de territoire. » Conséquence de ce manque d’anticipation: pendant 9 mois, de mai 2024 à mars 2025, les nouveau-nés des Pyrénées-Orientales n’ont pas reçu de carnet de santé, compromettant ainsi la continuité des soins.
« La protection maternelle et infantile est une compétence départementale obligatoire », rappelle Jean-François Laffon, secrétaire général de la CGT du Département, qui pointe les choix de l’institution : « Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales est en bonne santé financière, mais à quel prix ? »
Nicolas Monnet (L’Indépendant, le 27 novembre 2025)
Pour marquer le 80e anniversaire de la PMI et pointer les problématiques rencontrées dons les Pyrénées-Orientales la CGT accueille une exposition, à la maison des syndicats au 8 rue de la Garrigole à Perpignan.
« L’augmentation de la précarité a accentué les difficultés rencontrées par les professionnels de la PMI dans leurs missions d’accompagnement », répond le Département mis en cause par ses agents. Il estime que « dons un contexte national marqué par la hausse de la pauvreté et la dégradation de plusieurs indicateurs sanitaires (…) il continue son action en matière de prévention ». Et de conclure : « Nous soutenons pleinement nos équipes de terrain et œuvrons pour développer l’accès aux soins, aux conseils et à l’accompagnement pour toutes et tous, malgré des baisses significatives de budgets alloués de l’État »
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