À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4097 – vendredi 26 décembre 2025)

L’édito de Nicole Gaspon. Quelle année 2026 ?
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L’événement

Rétrospective de l’année 2025. Dans le rétroviseur

Département

Municipales 66. Rassembler, rassembler, rassembler…
Unis et déterminés
Migrants. Marche aux flambeaux
Noël des enfants des migrants
Collège du Soler. Un virus mystérieux
Le point de vue de Marie-Pierre Sadourny
École. Les établissements scolaires en souffrance=
En Català. Les cinc arques Capitol 3 (5)

Sport

La magie de l’USAP

Culture

Livre. Effets de guerre
Où sortir ?
Avant-première. Tout va bien
Archipel. Voyage tumultueux en compagnie du chœur de l’opéra national du Capitole de Toulouse
Musique toujours, en janvier

France

Taxe sur les cotisations des complémentaires de santéé

Monde

Blocus. Les États-Unis mettent le vénézuela sous blocus

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Le Chili a-t-il perdu la mémoire ?

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« Le vrai sport, c’est de tenir » dénoncent les employés de Décathlon en grève (L’Indep)

Des employés du magasin Décathlon, implanté à Tecnosud à Perpignan, étaient mobilisés hier devant l’établissement pour protester contre leur faible niveau de rémunération.

Premier samedi des vacances de Noël. Pourtant, ce 20 décembre, une partie des employés du magasin Décathlon de Perpignan, vendeurs et techniciens (soit 30 des 80 salariés en CDI) n’étaient pas vraiment à la fête mais plutôt à la grève. Une mobilisation inédite au sein de cette enseigne catalane, qui, à l’appel de l’intersyndicale, a trouvé écho dans d’autres points de vente et plateformes logistiques du groupe, partout en France. Et ce l’heure des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires qui ont tourné court après une dernière réunion vendredi.

À Perpignan, dès 11 heures, et jusqu’en fin de journée, les personnels ont organisé un rassemblement devant l’établissement de Tecnosud pour porter leurs revendications sur leurs rémunérations et leurs conditions de travail « dégradées », dans une ambiance bon enfant, gâteaux, café, jus de fruit et autres gourmandises à l’appui. « On n’a pas la culture de la grève. Mais on fait le dos rond depuis un moment et là on a envie d’être entendus », confient-ils à l’unisson.

« L’objectif 2026 de la direction est de faire plus de chiffre d’affaires avec moins de bras »

« Pas de primes d’ancienneté, moins d’embauches, des postes imposés. Le vrai sport, c’est de tenir », renchérit le délégué local CFTC Jordan Ramirez. « On est dans une société qui dégage beaucoup de bénéfices et on nous propose 1 % d’augmentation pour ceux qui touchent 2.500 euros brut ou moins, quand le smic connaît une hausse de 1,18% et que 600 M€ de dividendes sont remontés aux actionnaires cette année. Et avec ça, on nous demande toujours plus de productivité. L’objectif 2026 de la direction est de faire plus de chiffre d’affaires avec moins de bras. De ce fait, on est parfois obligés de lâcher nos postes pour aller en renforcer d’autres ou alors, il est fait appel à des intérimaires et on précarise les emplois. Pour nous cette action est une victoire en locale. »

Ce dimanche, ils reprendront le travail, sans exclure de reconduire leur mobilisation dans les semaines prochaines.

Laure Moysset (L’Indépendant, le 21 décembre 2025)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4096 – vendredi 19 décembre 2025)

L’édito de Jacques Pumaréda. Où vont nos sociétés ?
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Focus

L’audiovisuel public au pilori. Une attaque sans précédent

L’événement

École de la République. Tout un programme
Convention sur les temps de l’enfant
La nouvelle journée
Des propositions intéressantes
Éducation. ÉVAR, ÉVARS,… qu’è és això

Département

DDEN 66. Faire vivre la laïcité
En Català. Les cinc arques Capitol 3 (5)
Cabestany. Le fruit de la passion
Culture de Paix. Contre le détournement des productions agricoles palestinienne
Alénya. L’équipe sortante à l’offensive
L’actu vu par Delgé
Entreprises. Le MEDEF à la pointe du combat
AESH en grève. Ils réclament la création d’un corps de fonctionnaires

Sport

L’USAP travaille la confiance

Culture

Jugement. Litige littéraire
Où sortir ?
Alénya. Du nouveau en musique de chambre
Livre. Nouvelles poétiques
Perpignan. Viva la Rumba !
Film. Running Man : la course folle d’une Amérique en roue libre

France

Assemblée nationale Le PLFSS ne doit pas cristalliser les divisions

Approbation de la hausse du budget de la défense

L’humeur de Jean-Marie Philibert

S… C…

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Elne. Les AESH au créneau pour la défense de leur mission

Mobilisation mardi matin devant le collège.

Les Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) étaient, hier, mardi 16 décembre devant le collège Paul-Langevin pour participer à la journée de mobilisation afin de dénoncer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), les AESH du Pôle inclusion et accueil localité d’Elne (Piale), qui regroupe les AESH des écoles et du collège, Sud éducation regroupant les professeurs et des parents d’élèves. Audrey Mathias-Joly, représentante des AESH pour le Syndicat national des enseignements de second degré-Fédération syndicale unitaire (Snes-FSU), et en fonction au collège d’Elne, explique : « Si le besoin en personnel AESH a été comblé ces derniers jours, depuis le début de l’année, cinq élèves venant du dispositif Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis), se sont retrouvés inclus en classe ordinaire par manque de place sur le dispositif existant. Le nombre d’heures d’accompagnement diminue par enfant et le nombre d’élèves « mutualisés » augmente drastiquement chaque année », préjugeant leur inclusion au sein des classes, ainsi que leur développement.

Reconnaissance

« Les AESH exigent de la part du gouvernement qu’il reconnaisse leur professionnalisme, leur implication et leur nécessité en leur accordant un statut de catégorie B, une réelle reconnaissance salariale, face à des élèves de plus en plus difficiles à gérer. Le nombre de bagarres augmente, comme les incivilités et le rapport de force avec les enfants devient de plus en plus constant ». Les Assistants d’éducation (AED), présents également, voient « le budget alloué pour leurs remplacements, extrêmement limité, et se retrouvent en sous-effectifs. Ce qui complique leurs prises en charge des élèves dans le besoin d’accompagnement spécifique. Eux aussi réclament statut et reconnaissance pour leur métier ».

Les manifestants ont poursuivi leur mobilisation à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (Dasen) de Perpignan, pour apporter leurs revendications. Il y va de l’avenir de ces enfants pour lesquels, le manque de réponses efficaces à leur besoin d’accompagnement adapté à l’inclusion scolaire, constitue une injustice au regard des Droits de l’enfant et une véritable perte de chance.

M.-T. Bernabe Garrido (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

La CGT dénonce « un manque de moyens en matière d’action sociale »

Selon la CGT 66, « les missions sociales gérées par le Département sont en crise, liées à des choix budgétaires qui réduisent les dépenses courantes ». Des revendications réitérées ce 16 décembre à l’occasion de la journée portes ouvertes de la Maison sociale de proximité.

Matthieu Escudé, l’un des responsables du syndicat CGT du conseil départemental, enfonce le clou : « Si nous sommes présents aujourd’hui (mardi 16 décembre), face à l’entrée de la MSP Perpignan Sud qui organise sa journée portes ouvertes, c’est pour rappeler, dans notre département, le manque criant de moyens matériels, humains -seulement 50 agents exercent en PMI (Protection Maternelle et Infantile) alors qu’ils sont 110 chez nos voisins audois-, et financiers. Alors que le conseil departemental médiatise ses choix en matière d’action sociale, les professionnels qui sont eux en première ligne, font un constat bien différent ».

Et d’entrer dans le vif du sujet : « Nous dénonçons des choix budgétaires anciens et revendiqués, qui ne sont plus d’actualité et qui réduisent sans cesse les dépenses courantes ». Arguant, « dans les P.-O., 6e département le plus pauvre de France, les besoins sont nombreux. Et ce sont les usagers du service social qui subissent les conséquences de ces choix ». Toujours selon le porte-parole ce mardi de la CGT 66, PMI, Protection de l’Enfance, accompagnement des personnes âgées dépendantes, familles en situation de précarité, personnes en insertion socioprofessionnelle, « toutes ces missions sont à ce jour en crise ».

Prenant la balle au bond, une autre syndicaliste témoigne « dans le département, 235 assistants familiaux prennent en charge près de 600 enfants, souvent placés après des situations de maltraitance. C’est une belle mission et un engagement total, mais c’est aussi un métier de chaque instant et pour lequel il faut assurer financièrement les besoins de ces enfants. La raison pour laquelle les assistants familiaux demandent au Département la revalorisation à 20 euros par enfant de l’indemnité journalière aujourd’hui fixée à 15 euros ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

« Le Département poursuit son action »

Approché à son tour par l’indépendant, voici la réponse du Département aux revendications de la CGT 66: « La Protection Maternelle et Infantile constitue un service public essentiel pour les familles. Les professionnels médico-sociaux y accompagnent en priorité les publics les plus fragiles, même si ce service reste ouvert à tous. Chaque jour, nos équipes aident les jeunes parents et veillent à la santé comme au bien-être des enfants, et ce, de la grossesse jusqu’aux premières années de vie. Mais l’augmentation de la précarité a accentué les difficultés rencontrées par les professionnels de la PMI dans leurs missions d’accompagnement. C’est pourquoi, dans un contexte national marqué par la hausse de la pauvreté et la dégradation de plusieurs indicateurs sanitaires, le Département poursuit son action en matière de prévention. Nous soutenons pleinement nos équipes de terrain et œuvrons pour développer l’accès aux soins, aux conseils et à l’accompagnement pour toutes et tous, malgré des baisses significatives de budgets alloués par l’État ».

Éducation. « J’aimais mon métier mais il a perdu tout son sens »

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) des Pyrénées-Orientales se mobilisent, une nouvelle fois, pour de meilleures conditions de travail. Avec un manque de personnel et des salaires précaires, « la situation devient critique », assurent-ils.

Face à un métier trop « précaire » et en manque de soutien, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) se mobilisent dans les P.O. Soutenus par les organisations syndicales FSU, SE UNSA, CGT Éduc’action, SUD éducation et la Fédération des parents d’élèves des écoles publiques du Département, ils mènent une campagne pour l’obtention d’un corps de fonctionnaires de catégorie B. Ce mardi 16 décembre, un rassemblement était organisé devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale à Perpignan.

Depuis le début de l’année scolaire en septembre 2025, « une vingtaine d’AESH manquait sur le territoire des Pyrénées-Orientales, notamment dans les zones rurales », indique Rémy Landri, président de l’association des parents d’élèves 66 qui se joint aux revendications. « Ce manque, qui s’ajoute à des classes surchargées, peut devenir rapidement difficile à gérer et certains élèves peuvent tomber dans l’échec scolaire », ajoute-t-il. Mais cet emploi précaire n’est pas créateur de vocation. La plupart des AESH exercent environ 25 heures par semaine et ne touchent que 1.000 euros par mois.

« Le fait que l’on ait moins d’AESH, ça se répercute sur nous, sur les enseignants, sur la qualité du travail et avant tout sur les enfants qui ont des besoins Tout le monde reconnait qu’on est indispensables dans les classes. Et pourtant, on est traités comme si on ne l’était pas », estime Frédéric Poencin, qui exerce ce métier depuis quelques années à l’école primaire de Canohès. Avec lui, Sabine Danzin, elle aussi AESH, reconnait de voir faire du « babysitting » parfois.

« On nous envoie des enfants qui ont des handicaps assez sévères, qui relèvent de l’Institut médico-éducatif (IME). Les inclure c’est magnifique, mais pour certains enfants cela crée de la souffrance parce que ce sont des enfants qui sont dans des environnements inadaptés pour eux ». Audrey Mathis-Joly, représentante du syndicat FSU, dans le métier depuis 18 ans, déclare voir une très grosse dégradation des conditions de travail. « Avant on s’occupait que d’un ou deux élèves par semaine, maintenant ça peut s’élever à 20. J’aimais mon métier, mais il a perdu tout son sens ».

Et au manque d’effectif s’ajoutent les employés placés en arrêt maladie. Les enfants et adolescents qui ne sont pas dans des écoles spécialisées sont gérés par les accompagnants, qui ne sont pas formés pour ça. « Cette situation impacte leur santé physique, psychique et morale », tient à souligner Éloïse Chenus, référante AESH SE-Unsa.

Suite au rassemblement de ce mardi, la directrice académique Anne-Laure Arino, a reçu les organisations syndicales. Selon ces dernières, elle a « entendu les revendications portées et a prêté attention aux conditions de travail dégradées présentées par la délégation. »

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

Les étrennes du PCF 66

Deux mille vingt-cinq aura été pour la Fédération intense en activité et en mobilisations pour la défense des acquis sociaux et des services publics, avec par exemple notre grande campagne pour l’amélioration des transports dans notre département. Nous avions certes pris en compte les coûts en construisant un budget extrêmement serré.

Il n’en reste pas moins que le résultat de la fête du Travailleur Catalan , qui abonde normalement notre budget, s’est traduit par une perte de plus de 40.000€ pour la trésorerie fédérale. À celle-ci s’ajoute la hausse sensible des prestations et des fournitures subie par tous.

La trésorerie départementale de notre parti se retrouve malheureusement ainsi structurellement affaiblie, alors même que l’intervention communiste s’avère plus que jamais décisive pour les prochaines municipales, pour le développement des luttes, pour la construction d’une perspective politique de progrès en France et en Europe, pour la paix et le dépassement d’un capitalisme toujours plus mortifère pour les peuples et pour le vivant dans son ensemble. Il y a donc urgence à tous nous mobiliser pour redresser la situation. Avec une priorité pour répondre à l’urgence : une souscription départementale, sous forme d’étrennes, avant le 31 décembre. C’est le sens du courrier que le secrétariat fédéral adresse à l’ensemble des communistes, et plus largement à l’ensemble des souscripteurs, réguliers ou occasionnels, pour que chacune et chacun participe à l’effort exceptionnel qu’exige la situation financière de notre fédération.

Nous les appelons bien sûr, toutes et tous, à donner sans attendre, mais aussi à se mobiliser pour solliciter les amis du PCF, les électeurs de gauche, les syndicalistes, les militants associatifs, conscients de l’apport incontournable du PCF à la construction d’une alternative politique solide et durable.

Rappelons-leur d’ailleurs qu’en donnant à cette souscription, la législation sur le financement public de la vie politique prévoit qu’ils pourront ainsi bénéficier d’une réduction fiscale à hauteur de 66 % de leur don sur leurs impôts 2026, si les versements se font avant le 31 décembre2025. Cette campagne de souscription est décisive pour que la Fédération du PCF 66 dispose des moyens en rapport avec les ambitions politiques des communistes pour les municipales de mars 2026.

Alors, sans attendre, souscrivez et appelez au don autour de vous !

Le secrétariat départemental.

Journée internationale des migrants

Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.

La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se soigner, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.

Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.

Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.

Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.

Ce n’est pas la France que nous souhaitons !

Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.

Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.

Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.

Les organisations du collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.