Éducation. Grève des AED : ce que veulent les « surveillants » en collège et lycée (L’Indep)

« Ils sont les premiers fusibles quand il faut gérer un problème, mais en termes de reconnaissance, ils sont la dernière roue du carrosse. » Pour le co-secrétaire départemental du syndicat Snes-FSU en charge du dossier, Guillaume Palanchon, les revendications des assistants d’éducation (AED) qui encadrent les élèves dans les collèges et lycées sont plus que légitimes. « C’est un corps de métier qui n’est pas reconnu à la hauteur des missions qu’on lui confère », estime-t-il.

Appelés à se mettre en grève par une large intersyndicale hier, les AED, également dénommés « surveillants », demandent entre autres des augmentations de salaire et des recrutements. À Perpignan, une délégation de personnels et de syndicalistes a été reçue à l’inspection académique en fin d’après-midi.

Pour ce qui est des salaires, depuis la dernière revalorisation du smic, les AED indiquent être payés légèrement en dessous de ce seuil. Ils réclament au moins 1 850 euros net par mois pour un temps plein.

Concernant les effectifs aussi, l’équation est facile à comprendre. « Lors des dix dernières années, le nombre d’AED n’a pas évolué, alors que le nombre d’élèves est monté en flèche », résume Guillaume Palanchon.

Enfin, si les AED peuvent désormais prétendre a la CDIsation au bout de six ans de service, le syndicaliste juge que les motifs de certains refus de titularisation « ne sont pas entendables » et réclame la mise en place de « critères clairs et transparents ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 3 juin 2026)

Lab Santé Midi Libre: la santé et le handicap au cœur des débats (L’Indep)

Lab Santé Midi Libre faisait étape ce mercredi, pour la première fois, dans les Pyrénées-Orientales au siège de L’Indépendant a Perpignan. Deux tables rondes étaient organisées, entre les professionnels et acteurs de santé du territoire, mettant en avant l’expertise médicale : l’une sur le handicap au travail, l’autre intitulée « Les P.-O., territoire de santé d’excellence ».
La santé, un sujet essentiel qui « fait partie des premières préoccupations des Français et donc des habitants des Pyrénées-Orientales », introduisait Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales. Entourée de sa vice-présidente Françoise Fiter, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, la présidente évoquait la problématique de désertification médicale à laquelle le conseil départemental a œuvre en « participant à l’ouverture de plusieurs maisons de santé pluridisciplinaire », avec la Région. Mais aussi « un pack santé qui accompagne autant la médecine libérale en termes d’infrastructures que tout ce qui est public comme les pôles santé ». « Ce ne sont pas nos missions obligatoires mais on a investi », se réjouissait Hermeline Malherbe.

Handicap : « Des avancées incontestables mais nous sommes loin du compte »

La première table ronde de la soirée plaçait au cœur des débats « Le handicap au travail » avec pour interlocuteurs Nicolas Franco, directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy et secrétaire général adjoint de l’AIRe (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques et de leurs réseaux) et Françoise Fiter, vice-présidente au conseil départemental en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Avec pour point de départ le rappel de la loi Handicap 2005 pour l’égalité des droits et des chances, les acteurs ont souligné son importance menant à « inciter et obliger à avoir 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises ». « La loi de 2005 a permis de poser un cadre et de faire reculer le chômage chez les personnes en situation de handicap. Il y a eu des avancées incontestables mais nous sommes encore loin du compte. Il y a encore besoin d’investir », introduisait Françoise Fiter. Nicolas Franco soulignant que cette loi « a eu le mérite de réaffirmer la place des personnes en situation de handicap dans la société ». Mais dans le monde du travail, le débat s’orientait vers « ces freins à l’embauche » que peut représenter le handicap. « Il y a beaucoup de préjugés comme le fait qu’une personne handicapée serait moins efficace. Il y a de la discrimination et des craintes », confiait la vice-présidente du Département. Tandis que le directeur de la plateforme Handicap et Parcours Association Joseph Sauvy justifiait ces craintes par « un manque de connaissance. Il faut essayer de dépasser ce quota à respecter. L’enjeu essentiel c’est de maintenir l’embauche des personnes en situation de handicap et d’établir un lien employé-employeur. Il y a besoin d’un travail de proximité entre les acteurs. C’est important, une fois dans l’entre-prise, de continuer à accompagner les personnes en situation de handicap ». Un point particulier a été apporté sur l’importance de la sensibilisation en milieu professionnel. Quant aux perspectives pour l’avenir sur la question du handicap dans le travail, les avis divergeaient.

« Il faudrait une nouvelle loi de 2005 qui définisse les moyens nécessaires d’accompagnement. Plus nous serons nombreux à sensibiliser, mieux ce sera. En entreprise, il faut aussi accepter qu’une personne en situation de handicap soit moins efficace, même si ce n’est pas toujours forcément le cas. Mais les mentalités doivent encore évoluer là-dessus », confiait Françoise Fiter. Nicolas Franco avançait lui : « On a quand même multiplié par 10 l’inclusion depuis la loi 2005, c’est déjà un bon départ. Mais il faut du temps ». En 2025, 8452 orientations Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTF) avaient été demandées dans les Pyrénées-Orientales.

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

Proximité, coordination et coopération sur un territoire d’excellence

Après avoir débattu sur le handicap au travail, le deuxième rendez-vous de la soirée avait pour thématique « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence ». Autour de la table, professionnels et acteurs du territoire avaient pris place : Barthélémy Mayol, directeur du centre hospitalier de Perpignan, Dr Tanguy Mraovic, chirurgien de la main au Centre main catalan (Aesio Santé), Sébastien Fleury, directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité (Groupe UGECAM) et Françoise Fiter, vice-présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Les intervenants ont, dans un premier temps, placé le mot de « coopération » au centre de la discussion. En effet, « le parcours d’un patient ne passe en général pas que par un seul acteur. C’est l’acte d’une coopération. Et c’est là l’importance de remettre au centre du jeu la proximité et le parcours coordonné du patient. Les Pyrénées-Orientales sont un territoire qui est capable d’assurer », introduisait Sebastien Fleury. « Tous ensemble, on arrive à soigner toutes les pathologies », enchaînait le Dr Mraovic qui précisait opérer avec ses collègues du Centre de la main 3 000 patients par an. Pour le directeur du centre hospitalier, le thème « Les Pyrénées-Orientales, territoire de santé d’excellence » était surtout l’occasion de « montrer ce qu’il reste à faire ». « Ce qui va permettre de maintenir notre département à un niveau d’excellence ce sont trois choses : l’enseignement, les soins et la recherche », déclarait Barthélémy Mayol.

Très vite, l’interrogation de la possibilité de tout soigner dans les P.-O. était mise au centre du débat. Bien sûr, pour le Centre main catalan, la réponse était « oui » en ce qui concerne la chirurgie des membres inférieurs. Pour Sébastien Fleury, dont l’établissement est implanté au Boulou « on est sur une médecine de ville ». « Nous sommes très limités sur la prise en charge des pathologies. En revanche, on s’efforce de répondre au plus près aux besoins identifiés », expliquait le directeur du centre Le Vallespir-hôpital de proximité. « Notre objectif n’est pas de tout soigner mais d’être une filière de qualité », répondait le directeur du centre hospitalier de Perpignan. D’où l’importance des liens entre les acteurs de la santé pour un travail commun, comme le soulignait François Fiter.

La question de l’investissement, nécessaire pour porter l’excellence du territoire en matière de santé, était ensuite posée. « C’est indispensable dans le milieu hospitalier de continuer à investir, notamment dans la cancérologie, les soins palliatifs et le bloc opératoire », confiait Barthélémy Mayol. Au Centre main catalan, le Dr Tanguy Mraovic, détaillait les nouveaux équipements dont l’établissement s’était doté récemment comme un échographe pour la pratique de micro-incision. « Mais il ne faut pas non plus oublier l’investissement humain qui est très important », ajoutait-il. Au Boulou, au centre Le Vallespir, ce sont des investissements immobiliers qui sont en cours. « On modernise, on agrandit pour avoir un établissement de 15 000m2. Nous voulons proposer un environnement plus acceptable pour les professionnels de santé mais aussi pour l’accueil des patients », expliquait Sébastien Fleury. Le Département assurait être attentif à ce que la réponse aux besoins humains soit de qualité. Françoise Fiter résumait, pour conclure l’échange, les maîtres mots de la table ronde : proximité, coopération et coordination « car sans cela on n’avance pas et on ne répond pas aux besoins ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 29 mai 2026)

Alénya. Le comité de jumelage visite les jardins familiaux (L’indep)

Le comité de jumelage a invité les deux classes de CM2 et CM1/CM2 à visiter les jardins familiaux. La rencontre avec les jardiniers présents a permis aux enfants de découvrir les différents fruits et légumes cultivés dans des conditions compatibles avec l’objectif de produits sains et bons pour la santé.

C’était l’aboutissement d’une année de travail avec ces deux classes dans le cadre des tandems solidaires d’Occitanie coopération. Les enjeux de la ressource en eau au Kenya, mais aussi en France, le refroidissement ici et là-bas, le changement climatique, autant de sujets abordés par les enseignants dans leurs classes. Une très belle exposition a été réalisée à cette occasion. Le droit à l’eau est un droit humain fondamental garantissant l’accès à une eau potable suffisante, salubre et abordable pour tous. La visite de la Maison de l’eau et de la Méditerranée (MEM) au Boulou, ainsi que des installations de Sud Roussillon ont illustré ces thématiques d’actualité. Le comité de jumelage salue les enseignants et toutes les personnes qui ont participé à ces initiatives.

L’Indépendant, le 25 mai 2026

Compte rendu de la réunion du Conseil d’administration de l’association Osons le rail du 11 mai 2026

Etaient présent(e)s : Brigitte Baranoff, Christophe Chevalier, Christian Cordier, Thierry Labelle, Régis Larre, Dominique Noguères, Pierre Stoeber, Alain Guerard (retraités CGT cheminots Perpignan), Henri Doutres (UL CGT du Vallespir), Marc Fernandez (CGT cheminots Perpignan), Catherine David (LFI), Liliane Mas (Bien Vivre en Vallespir)

Point 1 – La séance est ouverte par Thierry qui rappelle que nous ne nous sommes pas rencontrés depuis la réunion publique du Boulou qui s’est tenue dans un contexte particulier juste avant les élections municipales. Environ 100 personnes étaient présentes ce soir-là dont le nouveau maire qui sera élu quelque temps plus tard et aujourd’hui premier président de la communauté de communes.

Le 1er juin prochain seront désignés les membres des commissions à la communauté de communes, Thierry a postulé pour celle des mobilités.

Point 2 – Concernant le projet de l’initiative prévue le 20 juin 2026 sur la ligne entre Saint-Jean et Céret de la circulation d’un train Ter reconstitué.

Le projet avance, le matériel a été acheté il reste à faire la construction du TER qui sera sur les voies. Il est proposé, pour réaliser le prototype, le 27 mai (solliciter Olivier Mottet), à 09h30 au local des cheminots de Perpignan. Rendez-vous à 08h45 au parking Guitard pour un éventuel covoiturage. Retour prévu dans l’après-midi. La restauration sera assurée sur place. Christophe, Henri, Christian et Régis sont disponibles.

Si d’autres adhérent(e)s sont intéressé(e)s, se faire connaitre via la boite mail de l’association (osonslerail@laposte.net).

Communication :

  • La campagne de com pour gagner une participation importante pour cette initiative est primordiale. Il y aura une grande campagne d’affichage sur des palettes qui seront entre le heurtoir et Cap d’Ona avec un rendez-vous le 13 à 10h00 pour préparation des affiches. Thierry, Christophe et Henri seront présents.
  • Le vendredi 15 mai (une semaine avant la Fête de la cerise qui verra une circulation importante sur cet axe) elles seront installées : rendez-vous à 9h30 au siège de l’association (2 rue Jean Amade à Céret). D’ores et déjà Thierry, Henri, Christophe, Marc et Régis ont confirmé leur présence.
  • Des affiches seront déposées auprès de l’agence SNCF à Céret.
  • Une conférence de presse sera organisée une semaine avant l’initiative.
  • Les adhérent(e)s seront sollicité(e)s par message électronique.
  • Une expression envers les populations sera à distribuer à Céret, St-Jean-Pla-de-Corts et le Boulou. Régis travaille un projet.
  • Courrier sera envoyé aux élus (maires, communauté de commune, département, région).

Faire les déclarations de demande de manifestation auprès des 2 maires de Céret et de Saint-Jean ainsi qu’à la sous-préfecture, l’initiative ayant lieu de 09h00 à 12h00. Dominique s’en occupe.

Le bureau de l’association fera un point et finalisera la préparation le 2 juin.

Point 3 – Il est fait par Régis un point financier. Le solde bancaire à la date du 11 mai est de 2 285€. Il nous permet donc de faire face aux dépenses de l’initiative, Nous sommes toujours dans l’attente des subventions demandées auprès de la Mairie, du Département et de la Région. Pour mémoire, les 2 premiers nous avaient accordé 500 € chacun en 2025.

Concernant nos forces en 2026 :

  • 8 collectifs (9 en 2025 soit -1)
  • 41 adhérent(e)s individuel(le)s (63 en 2025 soit -22)
  • Total : 49 (72 en 2025 soit -23)

Une 2ème relance concernant le règlement des cotisations 2026 est à faire.

11 nouvelles et nouveaux adhérent(e)s nous ont rejoints en 2026.

Les initiatives décidées lors du CA doivent permettre d’améliorer cette situation !

Notre participation au forum des associations du 5 septembre à Céret est souhaitable et permettra de nous faire mieux connaître

Point 4 – La prochaine Assemblée Générale aura lieu le 8 septembre à la salle de l’union à 18h30. Il est nécessaire de réserver la salle dès maintenant (Dominique). Un bureau préparatoire sera organisé le 30 juin. Il y aura notamment le renouvellement du Conseil d’Administration en tenant compte du départ d’Hervé (vice-président) à Perpignan et des nouvelles fonctions municipales et communautaires de Thierry qui ne pourra plus assurer la présidence.

Après les élections, il est nécessaire de demander un 2ème rendez-vous avec la communauté de communes autour de la proposition que notre association a faite sur la possibilité de financements venant des fonds dédiés Européens INTERREG, nommés POCTEFA dont la thématique 1 « développer des services de mobilités et de transports transfrontaliers » est pleinement compatible avec le projet de réouverture de la ligne.

Plus rien n’étant à l’ordre du jour la séance se poursuit par un moment amical.

Alénya. Plantation d’un arbre symbole d’amitié et de solidarité (L’Indep)

Une action a été menée dans le cadre du jumelage avec le Kenya.

Ce mardi 12 mai, les élèves des classes de CM2 et CMl et 2 de l’école élémentaire Françoise Lopes Girona ont planté un arbre dans l’espace du centre de loisirs en compagnie du médecin kenyan Erick Meroka Onsinyo.

Cet acte symbolique est l’aboutissement d’une année de travail, dans le cadre des tandems solidaires, avec le comité de jumelage d’Alénya sur les thèmes de la ressource en eau, du reboisement et des échanges avec les écoles du Kenya. Une exposition des travaux d’élèves a lieu en ce moment à la rotonde des caves Ecoiffier jusqu’au mercredi 20 mai.

L’Indépendant, le 17 mai 2026

L’Université contrainte de réduire sa masse salariale (L’Indep)

Par courrier du 6 mars dernier, le rectorat a indiqué à l’université de Perpignan qu’elle se voyait imposer un processus de « conditions de retour a l’équilibre ». En clair, elle doit réduire sa masse salariale. Des embauches d’enseignants-chercheurs pourraient être remises en cause.

Le delta n’est pas énorme, mais il pèse dans la situation économique de l’Université de Perpignan Via Domitia. Comme une vingtaine d’établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, l’UPVD a reçu une demande du rectorat « imposant un processus de travail sur leur équilibre financier ».

Dans un communiqué, le président de l’université, Yvan Auguet, précise : « La santé financière d’une université est évaluée selon trois critères : sa trésorerie, son fonds de roulement et le rapport entre ses dépenses de masse salariale et ses produits encaissables (ses recettes). L’UPVD répond très positivement aux deux premiers critères. En revanche, pour le troisième, nommé « ratio Dizambourg », celui-ci fixe un seuil maximum à 83 % alors qu’à l’heure actuelle, il s’élève à 85,796 % à l’UPVD ». Un delta de 2,7 % qui inquiète les syndicats et les personnels. Il impose la diminution de la masse salariale de l’établissement qui compte quelque 800 salariés. Pascal Nogues, co-secrétaire du syndicat SNESUP-FSU, dénonce « une décision brutale qui obligera un coup de rabot sur notre recrutement qui n’était pas déraisonnable. Des postes d’enseignants chercheurs sont du coup menacés. On ne nous donne pas les moyens suffisamment à notre mission et, ensuite, on se fait taper sur les doigts ». Il insiste : « L’UPVD est à l’équilibre financier, elle n’est pas déficitaire. Seul ce ratio Dizambourg n’est pas atteint pour seulement 2,7 % Nos finances sont saines. C’est à se demander si l’État ne cherche pas à ne conserver que de grands pôles universitaires régionaux, au détriment des petites universités comme la nôtre, qui jouent pourtant un rôle essentiel sur le territoire ».

Une motion adoptée à l’unanimité

Deux jours avant, le président de l’UPVD avait organisé une assemblée générale des personnels. Elle a rassemblé 400 salariés. Une motion a été adoptée à l’unanimité selon Yvan Auguet. « Elle sera transmise à notre tutelle », ajoute-t-il. « Si la situation est difficile par les mesures à prendre, les missions dévolues à notre université seront assurées avec le sens du devoir et l’engagement de toute notre communauté, dans l’intérêt de nos étudiantes et de nos étudiants, mais aussi de la qualité de notre recherche ». Si l’équilibre financier n’est pas rétabli, l’UPVD pourrait être mise sous tutelle. Yvan Auguet devrait présenter des mesures d’ici quelques semaines.

L’UPVD accueille plus de 10.000 étudiants sur ses campus de Perpignan, Font-Romeu, Narbonne et Carcassonne.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

« Un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé » (L’Indep)

Les aidants familiaux sont au cœur d’un enjeu social majeur. Dans les Pyrénées-Orientales, près de 80 000 personnes soutiennent un proche dépendant. Une nouvelle plateforme leur offre des ressources et un accompagnement adapté.

C’est parfois un enfant, un conjoint, un parent ou un grand-parent… En France, une personne sur cinq accompagne un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou de maladie chronique. Ces personnes, de tous âges, deviennent ainsi des « aidants », même sans le savoir.

Dans les Pyrénées-Orientales, ils sont « environ 80 000, avec une part de mineurs et une surreprésentation des femmes », selon les données du Département. Ainsi, Françoise Fiter, vice-présidente en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, a insisté sur la nécessité de « mener une politique départementale prioritaire à destination de ces aidants ». « Ils ne prennent pas la mesure du rôle qu’ils occupent. Ils peuvent être impactés sur le plan familial, santé ou professionnel », ajoute-t-elle. En effet, un aidant sur deux est en activité professionnelle à côté de l’accompagnement de son proche.

Ce lundi 11 mai, la plateforme nationale « Ma boussole aidants » a été introduite, un projet visant à mieux les soutenir, en partenariat avec l’institution de retraite complémentaire Klesia Agirc-Arrco.

« Elle permet de faire passer l’information, de mieux prendre en compte les besoins des aidants et de centraliser les aides ». Disponible via le site du Département, il est possible d’accéder aux aides et services adaptés à sa situation : accompagnement, soutien à domicile, démarches administratives ou conseils pratiques. Mais aussi de retrouver des rendez-vous dédiés aux aidants : ateliers, conférences, groupes d’échange ou temps d’information. Chaque donnée est adaptable selon le lieu, le profil et la situation de son proche.

Parmi les services recensés, on retrouve notamment la rubrique « vacances/séjours de répit » ou « S’absenter », qui permet aux aidants de confier leur proche à un organisme adapté. Une assistance importante pour qu’ils puissent se reposer, quand on sait qu’un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé.

Cette plateforme est utile également pour les structures professionnelles. Agly côté aidants par exemple, intervient sur le territoire des Fenouillèdes et propose des actions individuelles et collectives avec des permanences d’informations, de soutien ou de bien-être.

Pour la directrice, cette idée va être utile en termes de communication. « Sur un territoire comme le nôtre, c’est très compliqué, on va souvent démarcher mais ça prend beaucoup de temps. C’est intéressant aussi de savoir ce que font les différents professionnels ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 12 mai 2026)

La plateforme « Ma boussole aidants » est disponible sur le site Ledépartement66.fr, rubrique « A mon service », section « Seniors ».

21 fermetures de classes pour ! ouvertures dans les écoles des P.-O. (L’Indep)

Après deux réunions de concertation avec les syndicats et six heures de négociations, la directrice des services départementaux de l’Éducation nationale, Anne-Laure Arino, a présenté, hier, son projet pour la rentrée 2026. Celui-ci prévoit sept ouvertures de classes et 21 fermetures, soit quatre de moins que la mouture initiale.

L’inspectrice d’académie, Anne-Laure Arino, remet d’emblée la situation dans son contexte : « Cette année, la baisse démographique est particulièrement importante.
En 10 ans, les écoles des Pyrénées-Orientales ont perdu 3 000 éleves et pour les dix années qui arrivent, les prévisions sont à encore – 5 000 élèves. Je ne souhaite pas être alarmiste, mais il faut qu’on soit lucide par rapport à cette baisse démographique. »

Hier, à l’issue d’une ultime réunion de concertation avec les syndicats, Anne-Laure Arino a présenté son projet de carte scolaire pour la rentrée 2026, qui prévoit « 21 fermetures de classes et 7 ouvertures » dans les écoles des Pyrénées-Orientales.

Comme lors de la première réunion organisée sur le sujet, les syndicats ont voté contre.
Toutefois, la concertation s’étant déroulée jusqu’au bout, l’inspectrice peut désormais valider malgré tout son projet. Celui-ci doit cependant encore être soumis, ce vendredi 17 avril, au Conseil départemental de l’Éducation nationale, où siègent également élus et parents d’élèves.

« Comme chaque année, je m’engage à ce qu’il n’y ait pas de fermetures de classes de dernière minute à la rentrée », souligne Anne-Laure Arino. « Par ailleurs, si nous avons des classes à 29-30 élèves en septembre, nous ouvrirons avec des moyens provisoires. » L’inspectrice précise également que malgré les 21 fermetures, le taux d’encadrement devrait s’améliorer à la rentrée 2026. Notamment du fait de la baisse de la démographie scolaire (- 853 élèves annoncés pour l’an prochain). « En 2025. le taux d’encadrement était de 21,45 élèves par classe. À la rentrée 2026, il devrait être de 21,12 élèves par classe », dévoile-t-elle.

Par ailleurs, au-delà des ouvertures et des fermetures de classes, le projet de carte scolaire prévoit aussi la création de 9 pôles d’accompagnement à la scolarité (PAS), qui vont gérer des la rentrée prochaine l’accompagnement des élèves en situation de handicap sur la majeure partie du département.

Installés dans des collèges, ces PAS regrouperont chacun un enseignant, un personnel médico-social et un accompagnant d’élèves en situation de handicap (ABSH). « Ce sera la porte d’entrée pour les familles. C’est là qu’elles pourront aller pour construire la scolarité de leur enfant », résume Anne-Laure Arino. Autre mesure annoncée : un dispositif d’autorégulation pour les enfants autistes sera mis en place en septembre à l’école Coubertin de Perpignan. Sur le modèle de celui qui existe déjà au collège Camus.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 avril 2026)

« Nous ne pouvions pas voter ce projet »

S’ils ont voté contre le projet de l’inspection, les syndicats ne nient pas la baisse de la démographie scolaire. « Mais nous pensons que c’était une occasion de faire en sorte que les effectifs dans les classes du département baissent pour que les enfants aient de meilleures conditions d’apprentissage et les enseignants de meilleures conditions de travail », explique Jean-François Nogues, du SNUipp-FSU. Eloïse Chenus, du SE-Unsa, est sur la même ligne. « Par ailleurs, le déploiement des PAS est financé par des moyens départementaux, alors que c’est une commande ministérielle. Il aurait dû y avoir une enveloppe à part », rajoute-t-elle. « L’inspection maintient les fermetures dans des écoles où la situation est très dégradée. Et en parallèle, des établissements à plus de 27 élèves par classe n’ont pas d’ouvertures. Nous ne pouvions pas voter pour ce projet », renchérit le responsable de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. Laurent Miffre, du Snalc, est quant à lui dubitatif quant aux ouvertures de dernière minute que la directrice académique se dit prête à faire si les effectifs sont plus élevés que prévu dans certaines écoles. « Si ça se résume à déshabiller Pierre pour habiller Paul, ce serait toujours gérer la pénurie », estime-t-il.

Latour-de-France. Parents, élus et enseignants contre une fermeture de classe (L’Indep)

La mobilisation va bien au-delà du village.

L’inquiétude monte autour de l’école du village. A la rentrée prochaine, une classe pourrait fermer, conséquence directe du non-remplacement d’une enseignante partant à la retraite. Une décision qui suscite une forte mobilisation des parents d’élèves, des élus locaux et des enseignants, tous unis pour défendre le maintien des conditions d’accueil et d’apprentissage.

De 22 à 25 élèves

Selon les représentants des parents d’élèves, les chiffres retenus par l’inspection académique ne reflètent pas la réalité du terrain. « On nous annonce 111 élèves en septembre, alors que nous serons 126. On perd seulement deux enfants par rapport à cette année », expliquent-ils. Une différence qui pourrait faire grimper la moyenne de 22 élèves par classe actuellement à plus de 25, voire davantage en cas de fermeture. Dans un contexte déjà marqué par des classes à double niveau, cette augmentation inquiète. « On parle de classes pouvant atteindre 28 à 30 élèves, avec parfois plusieurs niveaux, y compris en maternelle. Ce n’est pas adapté aux besoins des enfants », insiste un parent.

L’avenir du village en jeu

Au-delà des conditions d’apprentissage, c’est aussi l’avenir du village qui est en jeu. « Les familles viennent s’installer ici pour les petites classes. Si on dégrade cela, est-ce qu’elles viendront encore ? », s’interroge une habitante.

Les élus partagent cette analyse. Le premier adjoint de Latour-de-France Didier Fabresse rappelle que « la commune est derrière son école » et refuse de voir le territoire se fragiliser. Même son de cloche du côté de Romain Garrigue, maire de Montner, qui dénonce « une décision à contre-courant de la dynamique démographique locale », avec l’arrivée de nouvelles familles bée aux lotissements récents et à venir.

À Cassagnes, le maire Albert Delonca souligne également une incohérence : « On parle de fermer des classes alors qu’il n’y a que deux élèves de moins, et que d’autres familles peuvent encore arriver d’ici la rentrée ».

Une mobilisation intercommunale

Face à la menace, la mobilisation dépasse largement Latour-de-France. Six communes -Cassagnes, Lansac, Planèzes, Montner, Rasiguères et Latour-de-France- se sont rassemblées pour défendre leur école. Parents, élus et syndicats enseignants veulent faire entendre leur voix. Un rassemblement est d’ores et déjà prévu aujourd’hui
mercredi 15 avril à 13h30 devant la DSDEN (Direction des services départementaux de l’Éducation nationale), pour tenter d’infléchir la décision.

Nicolas Cassagne (L’Indépendant, le 15 avril 2026)