Conflent-Cerdagne-Capcir. Fin de la grève à La Poste (L’Indep)

La grève commencée mercredi 14 janvier est désormais terminée. Tous les guichets de La Poste de Conflent, Cerdagne et Capcir devraient reprendre leurs activités habituelles.

« Après deux jours de grève à 90 % puis 98 % de grévistes sur le secteur de Prades, un protocole d’accord a été signé ce samedi 17 janvier. Le préavis de grève a donc été levé ». L’annonce est de Stéphane Villepontoux responsable local de la CGTFAPT 66 (Confédération générale de travail, Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication). « Nous resterons vigilants quant à l’application des engagements pris par la direction et l’évolution des conditions de travail des agents sur tout le secteur ».

Pour rappel, des conditions de travail détériorées et une continuité du service public non assurée étaient les principales raisons de cet appel à faire grève.

« Nous attendons désormais la reprise totale des travaux de l’évolution continue en place depuis le 5 janvier. C’est une vraie réorganisation déguisée. La direction s’est aussi engagée à recourir à de l’intérim pour les besoins urgents et à maintenir les deux chargés de clientèle remplaçants… »

Bref, bonne nouvelle pour les usagers. Les services lies a a banque postale, les cours de Code de la route ou encore l’envoi et le retrait de colis sont donc à nouveau accessibles.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 20 janvier 2026)

Cerdagne-Capcir-Conflent. Les agents de La Poste annoncent une grève illimitée (L’Indep)

La grève déclenchée ce mercredi a l’initiative de la CGT-FAPT 66 (Confédération générale de travail-Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication) concerne La Banque postale, La Poste mobile et les guichets de Cerdagne, Capcir et Conflent.

Elle touche tous les bureaux de poste du secteur. Que revendique la quinzaine d’agents concernés ? « Il n’y a pas assez de personnel, un agent au lieu de deux. Pour cette raison, des services annexes comme la Maison France services de Saillagouse sont fermés depuis un mois et demi », explique Stéphane Villepontoux de la CGT-FAPT 66. « De même, La Poste est habilitée à faire passer le Code de la route. Ça a été annulé toute la semaine. »

Une embauche a été actée à Font-Romeu, « alors qu’il en faudrait cinq sur le secteur. Une personne supplémentaire est prévue depuis cette semaine, certainement suite au préavis de grève. Trois personnes partent à la retraite et ne seront pas remplacées ». Stéphane Villepontoux ajoute : « On voit bien que par manque d’effectif, cela ne fonctionne pas. Et depuis la réorganisation mise en place lundi par la direction, ça ne peut qu’empirer ».

La clientèle ne pourra pas avoir accès à La Banque postale ni aux cours de Code la route, envoyer ou retirer des colis. Les diverses démarches sont toujours suspendues à la Maison France services de Saillagouse. La grève est illimitée. « Nous avons envoyé un courrier à la direction pour savoir si elle était prête à négocier, mais nous n’avons pas eu de réponse à l’heure actuelle. »

Les postiers réclament, outre des embauches urgentes, le maintien des horaires d’ouverture des guichets, des grades, des conditions de travail dignes à travers le maintien de positions de travail et un vrai service public. Une quinzaine d’agents est concernée par cette grève illimitée.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 15 janvier 2026)

Cerdagne-Capcir. La CGT annonce une grève massive des agents des guichets de poste à partir d’aujourd’hui (L’Indep)

« Une grève pour l’emploi » C’est ainsi que le secrétaire départemental de la fédération CGT des activités postales et de télécommunications, Jérôme Argouze, résume le mouvement des agents des guichets de poste de Cerdagne, Conflent et Capcir prévu à partir de ce mercredi 14 janvier 2026.

« Les agents du secteur ont déposé un préavis de grève illimité à la suite de la réorganisation mise en place le 5 janvier dernier », précise Jérôme Argouze. « Trois emplois ont été supprimés dans ce cadre et les horaires des bureaux de poste ont été modifiés, entre autres à Font-Romeu, Saillagouse et Vernet-les-Bains. »

Selon le syndicaliste, le mouvement s’annonce notamment très suivi en Cerdagne et Capcir, où il prédit un taux de grévistes de « 90% » et « beaucoup de bureaux de poste fermés ».

Concernant les revendications, les agents engagés dans la contestation dénoncent une situation de sous-effectif et réclament des embauches (« deux positions de travail supplémentaires »), des promotions et le retour aux anciens horaires des bureaux de poste. « Les collègues sont a bout lis n’arrivent plus a terminer leurs taches quotidiennes », plaide Jérôme Argouze, selon qui les négociations entamées avec la direction en amont de la grève se sont révélées infructueuses.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

Le Soler. La CGT 66 revient sur l’épidémie au collège (L’Indep)

Le syndicat dénonce « une situation sous tension permanente » à la suite de la toxi-infection alimentaire qui a touché 400 élèves de cet établissement.

« Ce qui s’est passé au Soler n’est pas un accident isolé mais le révélateur brutal d’un état général préoccupant de nos collèges » alertait le syndicat CGT du Département le 19 décembre à l’occasion d’une conférence de presse. Quinze jours après la mystérieuse toxi-infection alimentaire collective (TIAC) dont ont été victimes 400 élèves au collège Jules-Verne du Soler.

Première problématique soulevée : « le sous-effectif chronique de l’ensemble des collèges du département ». « Aujourd’hui, ce sont environ 300 agents pour 29 collèges », avec une équipe volante, selon les syndicalistes « insuffisante pour absorber les absences ». Sans compter « le contexte politique et budgétaire aggravant » aboutissant sur « moins de personnel, d’entretien, de prévention et plus de risques sanitaires ».

De fait, parmi les revendications, le syndicat réclame « des engagements clairs et immédiats », qui passent par « le recrutement de 30 agents titulaires, 10 renforts pour l’équipe volante dont 2 chefs de cuisine ». Demandant par ailleurs que les agents techniques territoriaux « soient enfin considérés comme des acteurs essentiels de la sécurité sanitaire et du service public ».

Toutefois, la CGT le reconnaît elle-même : il reste un doute quant à « l’origine précise de la contamination qui n’est pas formellement établie ». Ce qui rend « impossible », d’après elle, « la mise en place d’un plan de prévention sérieux. »

Valérie Pons (L’Indépendant, le 22 décembre 2025)

Conflent-Canigó. Santé, éducation et écologie à la communauté de communes

Les élus communautaires se sont réunis ce mercredi 17 décembre pour l’avant-dernier conseil avant les élections municipales.

Faute de quorum nécessaire le jeudi 11 décembre, une nouvelle réunion du conseil communautaire a été organisée mercredi 17 décembre.

Le président de l’assemblée en a profité pour souhaiter la bienvenue à un nouvel élu, François Ferrand (qui remplace numériquement le démissionnaire Nicolas Berjoan). Le dernier arrivé, conseiller municipal de Prades depuis 2014, a malgré tout assisté à tous les conseils communautaires en tant que spectateur. Une assiduité et un engagement à prendre en exemple.

L’ordre du jour pouvait ensuite commencer avec, entre autres, deux motions sinon rien. L’une pour soutenir les éleveurs dans cette période où la dermatose nodulaire cristallise leur colère. L’autre contre le projet de la station de ski Vallter 2 000 (frontalière avec les réserves naturelles de Py et Mantet) qui vise à moderniser ses infrastructures et à évoluer en station « 4 saisons ». L’assemblée exprime ainsi « ses vives inquiétudes concernant les impacts potentiels du projet de téléporté sur les écosystèmes et les activités traditionnelles des territoires transtrontaliers ».

École de Catllar, un coût conforme ?

Parmi les sujets traités, la modification des autorisations de programme qui vise à assurer une continuité des projets. Ceci en attendant le prochain vote du budget qui ne se déroulera qu’après les prochaines élections. On y apprend notamment que le montant des travaux concenant l’école de Catllar (quatre classes pour 63 élèves) augmente de 700 000 € pour atteindre 5 M€. « Nous sommes dans l’enveloppe, il n’y a pas de dépassement », précise Jean-Louis Jallat. Pourtant, selon la mission d’information pour le bâti scolaire du Sénat (2023), « pour la construction de bâtiments scolaires aux normes récentes, les estimations s’échelonnent entre 3 000 € et 4 600 € par mètre carré en fonction du type d’établissement ». À Catllar la dépense atteint 7 100 € du m2. Pour le président, « la surface totale de l’école de Catllar est d’environ 760 m (extension + rénovation). Le coût total est d’environ 3 600 000 € HT. Soit environ 4 730 €/m. Ce coût inclut la totalité des prestations : travaux, maitrise d’œuvre (environ 12%), cours d’école, cantine, cuisine… Comme l’indique le rapport sénatorial, le coût de deux opérations de même nature et de même niveau peut varier du simple au double selon l’état initial du bâtiment, les matières utilisées et la nécessité de travaux liés à la présence d’amiante ou de plomb. De plus, des dépassements sont régulièrement constatés par rapport aux prévisions initiales : la réalisation des travaux en site occupé contribue à alourdir la facture, de même que la nécessité de prévoir d’autres aménagements lies à la mise aux normes en matière d’accessibilité ou de sécurité. A la rénovation des bâtiments peut aussi s’ajouter celle des espaces extérieurs ». Et l’élu de conclure : « Les prix indiqués dans le rapport sénatorial sont éloignés de la réalité des coûts de rénovation complets constatés dans les bâtiments publics et le rapport indique également un manque de connaissance du pare scolaire. Ce que nous pouvons confirmer ».

Diagnostic

Enfin l’association Canigou Conflent santé profitait de ce conseil communautaire pour faire entendre ses revendications par la voix de Pierre Serra. L’élu de Vernet-les-Bains a demandé que soit rendu public au plus vite le diagnostic produit par La fabrique des centres de santé.

Une étude réalisée à la demande des élus communautaires sur le secteur de la santé en Conflent. Réponse du président : « Cette restitution était déjà prévue. Le diagnostic sera présenté par La fabrique des centres de santé lors du prochain conseil communautaire le 29 janvier 2026 ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 20 décembre 2025)

Elne. Les AESH au créneau pour la défense de leur mission

Mobilisation mardi matin devant le collège.

Les Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) étaient, hier, mardi 16 décembre devant le collège Paul-Langevin pour participer à la journée de mobilisation afin de dénoncer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), les AESH du Pôle inclusion et accueil localité d’Elne (Piale), qui regroupe les AESH des écoles et du collège, Sud éducation regroupant les professeurs et des parents d’élèves. Audrey Mathias-Joly, représentante des AESH pour le Syndicat national des enseignements de second degré-Fédération syndicale unitaire (Snes-FSU), et en fonction au collège d’Elne, explique : « Si le besoin en personnel AESH a été comblé ces derniers jours, depuis le début de l’année, cinq élèves venant du dispositif Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis), se sont retrouvés inclus en classe ordinaire par manque de place sur le dispositif existant. Le nombre d’heures d’accompagnement diminue par enfant et le nombre d’élèves « mutualisés » augmente drastiquement chaque année », préjugeant leur inclusion au sein des classes, ainsi que leur développement.

Reconnaissance

« Les AESH exigent de la part du gouvernement qu’il reconnaisse leur professionnalisme, leur implication et leur nécessité en leur accordant un statut de catégorie B, une réelle reconnaissance salariale, face à des élèves de plus en plus difficiles à gérer. Le nombre de bagarres augmente, comme les incivilités et le rapport de force avec les enfants devient de plus en plus constant ». Les Assistants d’éducation (AED), présents également, voient « le budget alloué pour leurs remplacements, extrêmement limité, et se retrouvent en sous-effectifs. Ce qui complique leurs prises en charge des élèves dans le besoin d’accompagnement spécifique. Eux aussi réclament statut et reconnaissance pour leur métier ».

Les manifestants ont poursuivi leur mobilisation à la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (Dasen) de Perpignan, pour apporter leurs revendications. Il y va de l’avenir de ces enfants pour lesquels, le manque de réponses efficaces à leur besoin d’accompagnement adapté à l’inclusion scolaire, constitue une injustice au regard des Droits de l’enfant et une véritable perte de chance.

M.-T. Bernabe Garrido (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

Éducation. « J’aimais mon métier mais il a perdu tout son sens »

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) des Pyrénées-Orientales se mobilisent, une nouvelle fois, pour de meilleures conditions de travail. Avec un manque de personnel et des salaires précaires, « la situation devient critique », assurent-ils.

Face à un métier trop « précaire » et en manque de soutien, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) se mobilisent dans les P.O. Soutenus par les organisations syndicales FSU, SE UNSA, CGT Éduc’action, SUD éducation et la Fédération des parents d’élèves des écoles publiques du Département, ils mènent une campagne pour l’obtention d’un corps de fonctionnaires de catégorie B. Ce mardi 16 décembre, un rassemblement était organisé devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale à Perpignan.

Depuis le début de l’année scolaire en septembre 2025, « une vingtaine d’AESH manquait sur le territoire des Pyrénées-Orientales, notamment dans les zones rurales », indique Rémy Landri, président de l’association des parents d’élèves 66 qui se joint aux revendications. « Ce manque, qui s’ajoute à des classes surchargées, peut devenir rapidement difficile à gérer et certains élèves peuvent tomber dans l’échec scolaire », ajoute-t-il. Mais cet emploi précaire n’est pas créateur de vocation. La plupart des AESH exercent environ 25 heures par semaine et ne touchent que 1.000 euros par mois.

« Le fait que l’on ait moins d’AESH, ça se répercute sur nous, sur les enseignants, sur la qualité du travail et avant tout sur les enfants qui ont des besoins Tout le monde reconnait qu’on est indispensables dans les classes. Et pourtant, on est traités comme si on ne l’était pas », estime Frédéric Poencin, qui exerce ce métier depuis quelques années à l’école primaire de Canohès. Avec lui, Sabine Danzin, elle aussi AESH, reconnait de voir faire du « babysitting » parfois.

« On nous envoie des enfants qui ont des handicaps assez sévères, qui relèvent de l’Institut médico-éducatif (IME). Les inclure c’est magnifique, mais pour certains enfants cela crée de la souffrance parce que ce sont des enfants qui sont dans des environnements inadaptés pour eux ». Audrey Mathis-Joly, représentante du syndicat FSU, dans le métier depuis 18 ans, déclare voir une très grosse dégradation des conditions de travail. « Avant on s’occupait que d’un ou deux élèves par semaine, maintenant ça peut s’élever à 20. J’aimais mon métier, mais il a perdu tout son sens ».

Et au manque d’effectif s’ajoutent les employés placés en arrêt maladie. Les enfants et adolescents qui ne sont pas dans des écoles spécialisées sont gérés par les accompagnants, qui ne sont pas formés pour ça. « Cette situation impacte leur santé physique, psychique et morale », tient à souligner Éloïse Chenus, référante AESH SE-Unsa.

Suite au rassemblement de ce mardi, la directrice académique Anne-Laure Arino, a reçu les organisations syndicales. Selon ces dernières, elle a « entendu les revendications portées et a prêté attention aux conditions de travail dégradées présentées par la délégation. »

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

Train jaune : un héritage qui doit continuer de transporter la vie locale (L’Indep)

Le Canari était au centre des débats.

L’assemblée générale du Comité des usagers du Train jaune, tenue à Olette, a rappelé avec force que la célèbre ligne ferroviaire est à la fois « un trésor patrimonial unique et un outil indispensable pour la mobilité du territoire ».

Accueillie par le maire, Jean-Louis Jallat, la rencontre a pris une dimension chaleureuse et mobilisatrice. L’élu a souligné que « sans le Train jaune, le territoire ne serait plus le même », rappelant la place centrale du Canari dans l’identité du Conflent et des hauts cantons.

La présence de maires, de Michel Garcia, conseiller départemental, président du Parc naturel régional, a illustré l’importance d’une synergie entre préservation du patrimoine ferroviaire et besoins de mobilité moderne.

Jean-Louis Demelin, président du comité des usagers, a rappelé la longue histoire du comité et sa détermination à défendre un patrimoine ferroviaire unique, essentiel à la vie des habitants et à l’attractivité du territoire. Il a souligné l’effort important consenti par la Région Occitanie-Pyrénées Méditerranée, qui a investi 90 M€ pour la modernisation du matériel et de l’infrastructure, permettant de redonner un souffle à la ligne centenaire.

Pas qu’un symbole

Le matériel historique, l’identité centenaire du Train jaune doivent être préservés, tout en garantissant un service public fiable, régulier et adapté aux habitants. Cette exigence d’équilibre a alimenté de nombreux échanges, montrant que le Train jaune n’est pas qu’un symbole.

Pour permettre au Canari de jouer pleinement son rôle dans les mobilités de demain, le Comité a réaffirmé deux priorités : une circulation matinale dans les deux sens, indispensable pour créer une véritable alternative à la voiture et assurer les correspondances avec la ligne de Perpignan; une tarification à 2 € toute l’année, accessible et incitative pour les habitants, au-delà de la dimension touristique.

L’arrivée du nouveau président de la SNCF, déjà familier des attentes liées au Train jaune, a été perçue comme une opportunité à saisir, susceptible de relancer le dialogue et les avancées concrètes.

Une avancée

La confirmation de la réouverture de la ligne Perpignan/Ville-franche-de-Conflent, le 24 janvier à 8h10, a été saluée comme une avancée concrète, qui renforcera la cohérence globale du réseau.

En conclusion, cette assemblée générale a montré que le Train jaune ne peut être réduit ni à un simple monument roulant, ni à une ligne secondaire.

Il est patrimoine vivant, outil de désenclavement, levier de développement durable, et reste un marqueur fort de la vie locale.

Le comité appelle désormais à élargir la mobilisation des usagers et des communes pour que cette ligne mythique continue de rouler et de faire vivre son territoire.

F. D. (L’Indépendant, le 16 décembre 2025)

Eus. 16 mois après l’accident du TER, la remise en état est sur de bons rails (L’Indep)

Le 24 juillet 2024, une coulée de boue sur la voie ferrée sur la ligne Villefranche/Vernet-les-Bains/Perpignan provoquait le déraillement d’un train express qui a démoli la pile d’un pont. Bilan : cinq blessés légers dont le conducteur et une contrôleuse, et d’importants dégâts. Hier, une visite des opérations en cours a été initiée par la SNCF.

Seize mois se sont écoulés depuis l’accident spectaculaire, mais heureusement sans décès ni blessés graves, d’un train express régional qui circulait sur la ligne Villefranche/Vernet-les-Bains-Perpignan.

Ce mercredi 24 juillet 2024, tôt en matinée, un TER qui roulait à la vitesse de 100 km/h à hauteur d’Eus est heurté par une coulée de boue suivie d’un éboulement. Bon an mal an, il poursuit sa lancée mais finit par dérailler avant de cogner la pile du pont d’Eus qui relie la D66 au chemin des Marotxes. Et de finir sa course quelques dizaines de mètres plus loin. Bilan : sur les neuf personnes à bord cinq blessés légers dont le conducteur et une contrôleuse du train. Et de très importants dégâts matériels et ferroviaires.

Réouverture officielle de la ligne le 24 janvier 2026 à 8h30

Ce 12 décembre, c’est sur le chantier de remise en état que SNCF Réseau Occitanie (présidé par Catherine Trevet) représenté entre autres par Paul-Émile Guilben, responsable de travaux du réseau SNCF et Frédéric Jallut, directeur adjoint d’établissement, et en présence du sous préfet de Prades Didier Carponcin, avait convié les médias locaux. Pour information, les travaux ont nécessité une enveloppe de 1,4 million d’euros. Et la date de sa livraison est désormais fixée. « Ce sera le 16 janvier prochain, à midi », a annoncé officiellement Frédéric Jallut lors de la visite. Enchaînant, « SNCF Voyageurs pourra alors procéder à une série de tests et de vérifications de sécurité. Conformément à la réglementation, les conducteurs de trains de la ligne devront également suivre une nouvelle formation ». Quant à la réouverture de la ligne Perpignan – Villefranche-de-Confient, elle aura lieu « le 24 janvier à 8h30 ».

Nous découvrons en leu et place de la coulée de boue responsable de l’accident en juillet 2024, un tabler d’enrochement impressionnant constitué de pierres issues de carrères locales. Par ailleurs le talus a été renforcé, de nouveaux rails posés sur une distance de 500 à 600 mètres sur le ballast -les anciens rails ont été fondus et recyclés-, et une vingtaine de poteaux remplacés. En revanche, concernant le pont d’Eus détruit -propriété de la mairie d’Eus qui s’est toujours positionnée « pour une reconstruction de l’ouvrage »-, un bras-de-fer opposant la commune à SNCF Réseau à coups d’expertises et de contre-expertises, se poursuit depuis plus d’un an. Sans, pour l’instant, voir la lumière au bout du tunnel.

Valérie Pons (L’Indépendant, le 13 décembre 2025)