27 fermetures de classes prévues, les enseignants en grève ce mardi (L’Indep)

Ce mardi, quatre syndicats (FSU, Unsa, CGT et Solidaires) appellent les personnels des écoles, collèges et lycées à se mettre en grève et à manifester a Perpignan. Entre autres pour dénoncer les fermetures de classes envisagées pour la rentrée prochaine en primaire.

À l’origine de la colère enseignante : le manque de moyens, encore et toujours. Alors que la réunion qui doit valider les fermetures de classes pour la rentrée prochaine dans les écoles des Pyrénées-Orientales doit se tenir le 7 avril, la contestation des dites suppressions s’annonce au cœur du mouvement de grève de ce mardi 31 mars.

Selon nos informations, le projet de l’Inspection pour la rentrée prochaine prévoirait 27 fermetures de classes pour neuf ouvertures dans le premier degré. Du coté de la maternelle perpignanaise Claude-Simon ou de l’école primaire de Bourg-Madame, les parents d’élèves ont déjà manifesté leur opposition aux fermetures envisagées dans leurs établissements, tandis que ceux de l’élémentaire Pierre-et-Marie-Curie de Canet-en-Roussillon ont lancé une pétition contre la perte d’une classe.

Les craintes de fermeture semblent également vives à la maternelle d’Arles-sur-Tech, ou encore dans deux de ses homologues perpignanaises (Lamartine et Pont-Neuf), tout comme dans les écoles élémentaires d’Alénya, de Prades (Jean-Petit) et de Corbère, ainsi qu’à l’école Arrels du Vernet, à Perpignan.

Non contents de dénoncer les fermetures, les syndicats d’enseignants entendent aussi réclamer ce mardi des ouvertures de classes dans un certain nombre d’écoles où les effectifs le justifieraient.

Un autre choix était possible

« À la maternelle de Pollestres, sil n’y a pas d’ouverture, ils seront à 27 par classe à la rentrée prochaine », s’inquiète l’un des responsables départementaux du FSU-SNUipp, Jérôme Guy. « Il y a aussi un gros problème à Pia, où plusieurs écoles (maternelles Curie et Mitterrand, élémentaire Torcatis…) sont surchargées et où on constate en plus des problèmes de violence. »

Selon la secrétaire départementale du SE-Unsa, Héloise Hiroux, qui évoque elle aussi « une hausse des situations d’intimidation en milieu scolaire » : « Cette grève est un appel à un changement de cap. Il s’agit de rappeler qu’un autre choix que celui des fermetures de classes était possible. On aurait pu profiter de la baisse démographique pour donner des moyens à même d’assurer un climat scolaire serein et propice aux apprentissages. »

Autres problématiques mises en avant : celles liées à l’inclusion des enfants en situation de handicap. « Nous accueillons de plus en plus d’élèves à besoins particuliers. C’est une richesse. Mais ça nécessite du temps, de la formation et des moyens adaptés qui ne sont pas au rendez-vous », résume Héloise Hiroux. De plus, « lorsque des gamins explosent, on n’a pas de solution de repli en raison du manque de places dans les structures spécialisées (IME, Itep) », renchérit Jérôme Guy.

Pour ce qui est du second degré, la question des moyens est également au cœur des revendications. Pour mémoire, la semaine dernière, l’Inspection a acté la suppression de 12 postes d’enseignants en équivalents temps plein dans les collèges du département. Au grand dam des organisations syndicales.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 31 mars 2026)

Une manifestation au parcours inédit partira ce mardi vers 10 heures de l’inspection académique, avenue Giraudoux à Perpignan.

Bourg-Madame. Encore une fermeture de classe au groupe scolaire ? (L’Indep)

La menace d’une nouvelle fermeture de classe au sein du groupe scolaire ravive les tensions entre élus, parents d’élèves et administration. Devant l’établissement, la mobilisation s’organise, portée notamment par l’Association des parents d’élèves (APE) Bourg-Madame tandis que les élus locaux dénoncent une décision jugée incohérente et profondément injuste.

« Je viens d’apprendre que nous étions considérés, par l’Insee, comme faisant partie de la banlieue de Puigcerdà, ville espagnole ! » lance, non sans ironie, le maire Daniel Armisen, présent, avec 7 conseillers municipaux, aux côtés de nombreux parents mobilisés à la sortie de l’école.

Derrière la formule, l’édile pointe une classification administrative aux conséquences très concrètes. Selon lui, cette lecture territoriale « arbitraire » pénalise directement la commune et l’école, notamment en matière de dotations. « Nous sommes très surpris car il y a deux ans déjà, on nous a supprimé une classe au motif qu’il n’y avait pas suffisamment d enfants. Cette année, il y a des effectifs qui semblent complètement satisfaisants, voire en hausse. » Le maire poursuit, dénonçant « un argument absolument fallacieux », celui des aménités rurales. « Bourg-Madame est la seule commune qui ne touche pas les aménités rurales et est considérée par l’Insee comme faisant partie de l’agglomération de Puigcerdà ! Je rappelle quand même qu’entre les deux, il y a une frontière ! » La situation est d’autant plus mal vécue que des efforts importants avaient été consentis après la précédente fermeture, en 2024.

Inégalité de traitement

« On le ressent tous comme une injustice. Nous avons joué le jeu et là, l’inspecteur de l’Éducation nationale prend une décision de gestion, de comptable sans prendre en compte les spécificités du territoire », insiste l’élu, faisant référence à la Loi Montagne.

Il souligne également une inégalité de traitement avec d’autres écoles de Cerdagne, du Capcir ou du Haut-Confient, parfois moins dotées en effectifs mais protégées car intégrant l’Observatoire des dynamiques rurales dont a été exclue l’école guinguettoise, « parce qu’elle est considérée comme une ville. On se croirait revenus au Traité des Pyrénées ! »

La colère est d’autant plus vive que, selon les acteurs locaux, aucune fermeture n’était envisagée, il y a encore quelques mois. La situation est inchangée : des effectifs stables, voire en progression, et surtout une forte variabilité liée à la situation frontalière.

Une douzaine d’élèves supplémentaires ont ainsi rejoint l’établissement en cours d’année. Au-delà des chiffres, c’est aussi la spécificité pédagogique de l’école qui inquiète. L’établissement accueille plusieurs dispositifs essentiels: classe bilingue, unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) et unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (Upeaa). Autant de structures nécessitant un encadrement renforcé.

Présidente de l’APE, Romy Pujol ne cache pas sa détermination : « La vraie décision se prendra le 6 avril lors du dévoilement de la carte scolaire. Mais d’ici là, nous allons encore nous mobiliser. L’école n’est pas une garderie, si c’est pour avoir 27 enfants dans les classes, ce n’est pas qualitatif » et alertant sur les conséquences concrètes, « Ici, c’est une école qui a des classes spécifiques qui mentent un encadrement plus individualisé, ça veut dire qu’on va encore perdre la-dessus. Il n’y a rien de bon pour nos enfants. »

Une fermeture contraindrait également les enseignants à travailler à cheval sur deux cycles, une organisation jugée « très inconfortable pour eux et les enfants ».

En toile de fond, c’est la conception même du service public d’éducation qui est invoquée. « N’oublions pas que l’école dé fend les principes fondamentaux de la République: la Liberté, l’Égalité, la Fraternité mais aussi la Laïcité. Tout ceci est inacceptable et nous avons une détermination très forte de ne pas rester là », conclut le maire.

À quelques jours d’une décision attendue, la mobilisation locale s’intensifie, entre pétition(*) et manifestation. L’enjeu dépasse largement une simple question d’effectifs: il touche à l’équilibre du territoire et à l’égalité d’accès à l’éducation.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 30 mars 2026)

(*) Lien de la pétition : http://corg/wGnwxZCHFn

Perpignan. La menace de fermeture d’une classe à l’école Claude-Simon inquiète les parents d’élèves (L’Indep)

Ça ne passe pas. À l’école Claude-Simon de Perpignan, l’idée d’une fermeture de classe à la rentrée prochaine provoque l’inquiétude au sein de la communauté éducative. Parents d’élèves et enseignants entendent se mobiliser face à une décision qui, selon eux, pourrait « dégrader significativement les conditions d’enseignement ».

Pour Sophie, parent d’élève, « la suppression d’une classe entrainerait mécaniquement une housse des effectifs par classe, avec des conséquences directes sur le suivi des élèves et le confort d’apprentissage ». Ses inquiétudes portent également sur les conséquences humaines, « Une enseignante ainsi qu’une Atsem perdraient leur poste », souligne-t-elle.

Au-delà des chiffres, les parents mettent en avant la qualité de l’accompagnement actuel. « C’est une école merveilleuse. Le corps enseignant a été super avec ma fille qui est handicapée. Charger d’avantage les classes impacterait directement les conditions d’encadrement », déplore le parent d’élève.

Face à cette situation, un mouvement de mobilisation est prévu ce mardi devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Perpignan.

Les parents, accompagnés d’enseignants et de membres de la communauté éducative, veulent faire entendre leur opposition à cette fermeture. « On va essayer de se faire entendre au maximum », affirme Sophie, espérant que cette mobilisation permettra de peser dans les décisions à venir.

En parallèle, des actions pourraient se poursuivre dans les jours suivants, avec des rassemblements devant l’établissement.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 29 mars 2026)

Suppression de postes dans les collèges : la carte scolaire validée (L’Indep)

Hier, les syndicats d’enseignants se sont à nouveau retrouves a la Direction des services départementaux de l’éducation (DSEN) pour une nouvelle réunion suite au comité social d’administration du 13 mars. Mais tous ont décidé de boycotter.

Dix jours après le comité social d’administration (CSA-SD) au cours duquel les syndicats d’enseignants (FSU, FO, SNALC, UNSA) avaient voté contre le projet de l’administration, une nouvelle réunion se tenait hier à la Direction des services départementaux de l’éducation (DSEN). Pour rappel, pour la rentrée 2026-2027, 9 suppressions de postes ont été annoncées pour 3 créations. Menaçant ainsi 6 postes d’enseignants, « ce qui est inacceptable » confie Marc Moliner du Snes-FSU.

À leur arrivée, les syndicats ont constaté l’absence de la DASEN, Mme Anne-Laure Arino et ont donc décidé de boycotter la réunion. De plus, l’administration avait déclaré que « la copie ne changerait pas et resterait en l’état ». De ce fait, « nous sommes restés 15 min le temps d’émerger et de lire notre note intersyndicale. Puis nous nous sommes levés et nous sommes partis. Nous avons jugé qu’il s’agissait d’une séance illégitime. Nous sommes en tout cas très mécontents de l’absence de la DASEN, montrant qu’il n’y a pas de dialogue social », confie Marc Moliner.

« Nous sommes conscients du fait que les dossiers ont été travaillés en amont par Mme Arino et ses services, mais son absence à une instance aussi importante pour les collègues, confine au mépris pour la représentation syndicale », ajoute Laurent Miffre, représentant du SNAIC.

Après ce boycott et en l’absence de quorum, l’avis est réputé avoir été donné. La carte scolaire pour les collèges des P.-O. est donc validée.

Laura Morales (L’Indépendant, le 24 mars 2026)

Les enseignants contre les suppressions de postes au collège (L’Indep)

Hier, une nouvelle réunion de concertation autour de la répartition des moyens dans les collèges publics du département s’est tenue dans les locaux perpignanais de l’inspection académique. Consultés, les syndicats d’enseignants ont tous vote contre le projet de l’administration.

Sur ce coup, l’ensemble des syndicats siégeant au comité social d’administration (CSA-SD) sont raccord. Tous ont voté contre le projet de répartition des moyens proposé par l’Inspection qui prévoit neuf suppressions de postes pour trois créations dans les collèges publics du département, soit une baisse globale de six postes de professeurs.

« Mais si on prend en compte les blocs de moyens provisoires (les heures effectuées par des enseignants qui se partagent entre plusieurs établissements, NDLR), on perd 12 équivalents temps plein », souligne Tanguy Lorre, de la fédération FO de l’éducation.

Pour justifier ces suppressions, l’Inspection met en avant la baisse du nombre d’élèves prévue (environ 200 élèves de moins annoncés pour la rentrée prochaine sur les 19 500 que recensent les collèges nord-catalans). Cependant, pour Marc Moliner, du Snes-FSU, l’argument ne tient pas : « Notre département est sous-doté par rapport au reste de l’académie. Pour rattraper la moyenne académique, il faudrait 32 postes de plus et pas 6 de moins. »

Un appel à la mobilisation

Laurent Miffre, du Snalc, acquiesce. « Et on ne parle même pas des indices de position sociale (l’indicateur qui témoigne du niveau de vie moyen des élèves, NDLR) qui sont par endroits inférieurs à ceux de la région parisienne », renchérit-il. Pour mémoire, les Pyrénées-Orientales sont le deuxième département le plus pauvre de France. Une situation qui nécessite encore aux yeux des syndicats des moyens supplémentaires afin de rétablir l’équité.

« De plus, on observe une firagilisation des territoires ruraux et de montagne qui sont au premier plan de ces suppressions de moyens », complète Alexandre Marin, de l’Unsa Éducation.

Compte tenu du vote unanime des syndicats contre le projet de l’Inspection, une nouvelle réunion autour de la répartition des moyens dans les collèges devra se tenir, vraisemblablement le 23 mars prochain. D’ici là, les organisations appellent les professeurs à se mobiliser dans les établissements pour tenter de faire bouger les lignes.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 mars 2026)

Elne. Un sixième médecin pour le centre municipal de santé (L’Indep)

Le centre municipal de santé Ambroise-Croizat rencontre un franc succès. Ouvert en avril 2021, il est venu freiner le désert médical qui touchait Elne comme nombre de commune. Toutefois malgré les cinq médecins salariés de la commune qui s’emploient à sa montée en puissance, nombre d’llibériens peinent encore à trouver un docteur ou sont obligés d’aller très loin pour se faire ausculter. La municipalité a mis en œuvre une extension avec des cabinets supplémentaires et cette semaine a recruté le 6° médecin : Claire Balloué, une jeune femme médecin généraliste arrive de la région parisienne et a signé un contrat avec la commune.

L’Indépendant, le 10 mars 2026

Après le nutri-score, le gymnascore : 43 % des collèges et lycées classés D ou E (L’indep)

Hier, le syndicat de professeurs d’éducation physique Snep-FSU a dévoilé les résultats de son enquête sur la situation des installations sportives scolaires dans les Pyrénées-Orientales. Sous la forme d’un « gymnascore » qui attribue une note de A (excellent) a E (médiocre) a chaque collège ou lycée. A l’image du nutri-score affiche sur les produits alimentaires.

Le syndicat de professeurs d’éducation physique Snep-FSU a lancé son enquête nationale sur les équipements sportifs scolaires juste après les Jeux olympiques de Paris 2024. Depuis, dans les Pyrénées-Orientales, les relais de l’organisation dans les établissements secondaires ont fonctionné à plein. Ils ont fait remonter les différents éléments demandés pour 41 des 42 collèges et lycées publics du pays catalan. Seul le collège Jean-Moulin de Perpignan manque à l’appel. « Cette enquête nous a permis d’avoir une image précise de l’état des installations sportives », se félicite le secrétaire départemental du Snep, Pierre Leveil. « L’appréciation personnelle du collègue qui a rempli le tableau peut, jouer pour certains critères (comme par exemple la fonctionnalité de l’équipement, NDLR) mais on a une photographie globalement représentative. »

Pour effectuer son classement, le Snep indique s’être principalement appuyé sur des éléments factuels. « Nous nous sommes basés sur le guide ministériel de 2012 qui établit les installations sportives nécessaires pour chaque établissement, entre autres en fonction du nombre d’élèves », explique le responsable de l’enquête pour l’académie de Montpellier, Fabien Andrieu, professeur d’éducation physique au lycée Picasso de Perpignan.

Douze établissements « en situation critique »

Accès aux équipements (gymnase, plateau d’athlétisme, piscine…), nombre de créneaux disponibles, qualité du sol… Tels sont quelques uns des critères que le Snep a pris en compte pour établir son « gymnascore » qui reprend le même concept que le nutri-score affiché sur les produits alimentaires: des notes allant de A (excellent) à E (médiocre) attribuées à chaque établissement en fonction de la qualité et du dimensionnement de ses équipements sportifs.

Aux yeux du syndicat, les résultats ne sont pas glorieux. « Près de la moitié des établissements des Pyrénées-Orientales (43 %) sont classés D ou E », révèle Fabien Andrieu « Il y a des inégalités considérables. Nous réclamons des interventions dans les 12 établissements classés E qui sont en situation critique. » Le professeur d’éducation physique précise toutefois que le lycée Lurçat est un cas particulier : « Son gymnase a été refait récemment. Le problème, c’est le cumul avec le collège Camus Ils se marchent un peu sur les pieds. Après, il est prévu de reconstruire ce collège avec de nouvelles installations. C’est un problème qui devrait se régler. »

Par contre, au lycée Picasso de Perpignan, le bout du tunnel n’est toujours pas en vue. Selon Fabien Andrieu, depuis la construction du gymnase, en 1962, les effectifs du lycée général ont triplé et ceux de la section d’enseignement professionnel ont doublé. Mais l’extension de l’équipement n’est toujours pas à l’ordre du jour. Vraisemblablement en raison d’un désaccord entre la Ville, propriétaire du gymnase, et la Région, en charge des lycées.

Plus globalement, le Snep note que cinq établissements des Pyrénées-Orientales (deux collèges et trois lycées) n’ont pas accès à une piscine. « Alors que le savoir nager obligatoire est un enjeu sociétal surtout dans un département situé sur le littoral ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 18 février 2026)

« Une situation très dégradée à Perpignan »

Selon le Snep-FSU, la situation en matière d’installations sportives scolaires se révèle « très dégradée » à Perpignan. « 50 % des établissements y sont classés E et 91 % entre C et E. Il y a 20 % d’écart avec la moyenne départementale sur l’ensemble des installations. De plus, il y a également une correlation avec les réseaux d’éducation prioritaire : ce sont les élèves qui auraient le plus besoin de services publics qui en ont le moins », souligne Fabien Andrieu. En plus du lycée Picasso, le syndicat alerte également sur les situations des collèges Pons et Pagnol (dont les installations sportives sont classées E) ou du lycée Maillol qui souffre d’une « problématique d’accès et d’une insuffisance d’installations »

« Une évaluation à travers le prisme des professeurs d’éducation physique »

Département, Région, Ville de Perpignan… : les collectivités impliquées dans la gestion des équipements sportifs scolaires passés au crible livrent leurs points de vue.

Du côté du Département, qui gère les collèges, l’initiative du Snep n’est pas forcément accueillie de manière négative. « C’est une évaluation des installations sportives à travers le prisme des professeurs d’éducation physique », résume la vice-présidente du conseil départemental en charge de l’éducation, Marie-Pierre Sadouny. « Nous avons prévu un plan pluriannuel d’investissement de 132,5 millions d’euros jusqu’en 2031 pour faire de nouveaux travaux dans les collèges. Nous avons nos propres diagnostics par établissement et travaillons déjà avec les principaux, mais l’évaluation du Snep peut nous permettre d’avoir une vision plus large. »

Concernant les lycées, c’est la Région qui est compétente. Mais la plupart des gymnases des lycées classés D ou E appartiendraient à des communes. À l’exception de celui d’Alfred-Sauvy (Villelongue-dels-Monts), « Pour l’heure, nous n’avons pas eu de remontées particulières, de besoins exprimés par le proviseur de l’établissement. Mais si nous en avons, nous y serons attentifs », indique la collectivité.

Enfin, du côté de la Ville de Perpignan, le directeur général des services techniques, Jean-Philippe Loubet, se veut pédagogue : « Même si cela ne fait pas partie de nos compétences, nous mettons nos gymnases à disposition des collèges et lycées qui n’en ont pas Mais aujourd’hui, l’Éducation nationale a mis au programme des sports qui nécessitent plus d’espace. Le nombre de collégiens et de lycéens a également augmenté. A Picasso, par exemple, le gymnase sert la journée pour le lycée et les soirs et week-ends pour les associations. C’est un équipement que nous partageons avec la Région. S’il faut y faire des travaux, il faut qu’il y ait un partage équitable du financement. »

A. A. (L’Indépendant, le 18 février 2026)

CGT : « L’hackathon, de qui se moque-t-on ? » (L’Indep)

La CGT 66 dénonce la diminution des moyens humains et ce recours au tout numérique.

Karine Tartas, secrétaire générale du Syndicat CGT 66 Intérieur, souhaite réagir suite a l’annonce de ce 1er hackathon de l’État : « Cela fait des mois que nous soumettons, au cours des instances représentatives et ailleurs, des propositions d’amélioration concertées avec les agents directement impactés par ces tensions permanentes au sein des services de la préfecture. Des mois aussi que nous demandons l’attribution d’agents supplémentaires. Qu’attendent la majorité les usagers, qu’ils soient français ou étrangers, mais tous souvent perdus dans les méandres administratif ? Un
contact humain {…} »

Elle précise que « L’État reste sourd à ces problématiques et préfère organiser « un hackathon’ avec 50 étudiants inexpérimentés qui vont travailler tout un week-end, gratuitement en plus à la conception d’un prototype numérique {…} Mais de qui se moque-ton ? Pourquoi avoir recours à des « solutions numériques » ? Et puis notre expérience, note savoir-faire, notre écoute, notre expertise nous, agents de l’État, sont-il a ce point insignifiants qu’on leur préfère des propositions venues de ces structures privées, non impliquées au quotidien ? »

V. Pons (L’Indépendant, le 14 février 2026)