Les jeunes Conflentois manifestent à Prades (L’Indep)

Dimanche, place de la République à Prades, un rassemblement a eu lieu sous le mot d’ordre « Non au permis de tuer » à l’appel de nombreuses organisations. Comme dans de nombreuses villes en France et à Perpignan, les manifestants s’étaient rassemblés en réaction à la proposition de loi, votée le 7 juillet par les députés, prévoyant que policiers et gendarmes sont « présumés avoir agi » dans le respect de la loi quand ils « font usage de leurs armes ». Un « permis de tuer », pour ses opposants qui souhaitent empêcher son examen au Sénat.

À Prades, c’est le collectif Jeunesse populaire Conflent et alentours qui a porté l’élan de ce rassemblement, allant jusqu’à 110 personnes selon les organisateurs. Dans ce groupe intergénérationnel, on note la présence importante de jeunes locaux aux slogans chocs contre le texte de loi et les violences d’État. « Nous étions le matin à Perpignan et n’espérions pas tant de monde à Prades. Cela a été plus festif ici avec de la musique. C’est important pour nous qu’il y ait aussi de la mobilisation là où nous habitons. »

Après des prises de parole exprimant entre autres « la crainte que la loi ne fasse monter d’un cran la tension et les violences entre les jeunes et la police », le groupe s’est dissous assez rapidement.

L’Indépendant, le 22 septembre 2026

Foyers de jeunes travailleurs : 238 places désormais recensées dans les Pyrénées-Orientales (L’Indep)

Hier, la Ligue de l’enseignement et ses partenaires ont inauguré un nouveau foyer de jeunes travailleurs de 30 logements a Argelès-sur-Mer. En plus de studios équipes, ce type de résidence abrite une équipe de professionnels qui accompagne les 18-29 ans sur le chemin de l’autonomie et de l’insertion. Ce qui n’est pas du luxe dans un département ou près d’un jeune sur trois est au chômage.

2,4 millions d’euros. Tel est le coût du chantier qui vient de s’achever à Argelès-sur-Mer. Cofinancé par le Département, l’État, la commune, l’intercommunalité, la Région, la CAF ou encore l’organisme Action logement, le nouveau foyer de jeunes travailleurs Lucette Pla-Justafré accueille et accompagne vers l’autonomie des jeunes de 18 à 29 ans, actifs, saisonniers, apprentis ou étudiants. Si le projet a réussi à mobiliser tant de partenaires, c’est qu’il répond à des problématiques de poids qui impactent de plein fouet les Pyrénées-Orientales.

« Les foyers de jeunes travailleurs visent à lutter contre deux fléaux qui touchent le département », indique Bernard Vial, président de l’entreprise sociale pour l’habitat (BSH) Perpignan Méditerranée, qui a porté le chantier avec la Ligue de l’enseignement et le promoteur Kavak. « Le premier de ces fléaux est le manque de logements sociaux. Actuellement, 20 000 demandes sont en attente. Le deuxième fléau est la précarité des jeunes. Dans le département, 32 % d’entre eux sont au chômage, contre 20 % en moyenne à l’échelle nationale ».

Le projet, qui est parti d’un appel d’offres conjoint de l’État et du Département, fait suite à une étude sur le logement des jeunes réalisée en 2021. « Le constat dressé est très préoccupant », souligne Michel Barthes, le président départemental de la Ligue de l’enseignement, qui gère l’ensemble des foyers du pays catalan, dont celui-ci. « Le département des Pyrénées-Orientales se caractérise par de forts indicateurs de précarité, avec un taux de pauvreté supérieur de 6,4 points à la moyenne nationale. Et les moins de 30 ans constituent la catégorie la plus touchée ».

Pourquoi avoir installé cette résidence Habitat jeunes à Argelès, alors que toutes les autres (208 places) se situent à Perpignan ? « Son implantation vise à permettre à nos jeunes de vivre et de travailler sur le territoire malgré l’envolée des prix du foncier et la diminution de l’offre locative permanente au profit des locations saisonnières », résume le président de la communauté de communes Albères-Côte-Vermeille-Illibéris, Grégory Marty.

Le préfet, Pierre Regnault de La Mothe, selon qui le logement est l’un des principaux freins à l’emploi des jeunes, acquiesce : « Argelès est une commune où l’activité touristique crée de nombreux emplois, mais où le logement constitue une problématique récurrente ».

Le représentant de l’État précise que l’intérêt de la résidence Habitat jeunes va bien au-delà du logement. « Au sein de ce foyer, les professionnels de la Ligue sont là pour aider les jeunes à construire leurs parcours. Il s’agit aussi d’un tremplin vers autonomie, l’emploi et l’avenir », explique-t-il.

Océane, une autoentrepreneuse de 28 ans, qui réside au foyer d’Argelès, con-firme : « Nous avons par exemple des rendez-vous pour faire le point sur notre recherche d’emploi ou sur les aides auxquelles nous avons droit. Il y a aussi des activités et des sorties qui sont mises en place afin de permettre aux locataires de se rencontrer ». Et ce n’est là qu’un aperçu de l’accompagnement proposé.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Section Aspres-Têt du PCF. Solidarité envers les jeunes communistes

Comme chaque année, la section Aspres-Têt du PCF mène une action de solidarité envers les jeunes camarades du Mouvement de la Jeunesse Communiste des Pyrénées-Orientales (MJCF66), dans le cadre de la fête de l’Humanité.

5 vignettes leur ont été remises cette semaine, de la part de l’ensemble des Camarades de la Section.

« Nous pensons à Lyhanna et à tous les enfants victimes » (L’Indep)

Un hommage à la jeune Lyhanna a rassemblé près de 500 personnes devant le tribunal de Perpignan, ce lundi. Sous une fine pluie, associations et citoyens ont réclamé une protection réelle des enfants et l’examen urgent d’une loi intégrale.

L’ambiance qui régnait devant le tribunal de Perpignan était pesante, mais semblait nécessaire pour tout le monde. Ce lundi 8 mai, à 19 heures, environ 500 personnes se sont rassemblées en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans, retrouvée morte le 4 juin dernier à Puycasquier, dans le Gers. Un appel national relayé par les associations Femmes solidaires 66 et les Chouettes anonymes, soutenues par le Collectif droit des femmes 66.

La pluie a commencé à tomber lors de l’arrivée des manifestants, majoritairement des femmes, accompagnées de quelques hommes et enfants. Charlotte, 36 ans, brandissait une pancarte avec ce mot d’ordre « Justice pour nos enfants ». L’histoire de Lyhanna a fortement résonné dans le cœur de cette jeune maman. « Je ne peux pas imaginer ce que ça peut faire à des parents. Des vies sont brisées par les violences sexuelles et il y en a assez que ça soit traité comme de simples dysfonctionnements », a-t-elle témoigné. Mathilde, 47 ans, avait du mal a retenir son émotion. « C’est beaucoup de tristesse. Mais avant tout, l’idée, c’est d’avoir une réflexion collective sur ce qui tait que des petites filles doivent avoir peur des papas des copines, ou que des femmes ont peur d’aller faire un footing dans la rue ».

Réunis devant le palais de justice, les membres des différentes associations ont pris la parole. « Nous pensons à Lyhanna et, à travers elle, à tous les enfants victimes de violences sexuelles. Nous sommes également réunis parce que nous refusons que la protection des enfants reste une promesse électorale alors qu’elle devrait être une priorité », a scandé Aurélie Martin, de Femmes solidaires 66, encouragée par des applaudissements. Cette dernière a également exprimé « l’examen immédiat » de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, portée par plus de 150 associations et organisations. Monique Hernandez, du Collectif droit des femmes 86, a quant à elle commencé par pointer du doigt l’interdiction de la mobilisation à Paris, avant de s’attaquer aux représentants politiques. « Darmanin s’excuse, mais il aurait pu démissionner, il en est déjà à sa 56e circulaire de l’année. Nous sommes aussi unis contre cette politique de l’émotion et du fait divers ».

Après une minute de silence, le rassemblement s’est ensuite déplacé de quelques mètres, devant le tribunal des affaires familiales de Perpignan.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 9 juin 2026)

Aide sociale à l’enfance : des jeunes placés livrent leurs témoignages (L’Indep)

Hier, plusieurs jeunes places en foyers ou en structures ont pris la parole dans le cadre des Assises de la protection de l’enfance, qui se sont tenues au centre culturel de Cabestany sous l’égide du conseil départemental. L’autonomisation et l’insertion des jeunes qui sortent du dispositif (entre 18 et 21 ans) étaient au cœur des échanges.

Travailleurs sociaux, familles d’accueil, responsables de maisons d’enfants à caractère social, de foyers ou de structures partenaires… Ce jeudi 4 juin 2026, autour de 250 personnes ont participé aux Assises de la protection de l’enfance organisées par le conseil départemental, maître d’œuvre en la matière. L’autonomisation des jeunes placés et la préparation de leur sortie du dispositif, qui s’effectue entre 18 et 21 ans, étaient cette année au cœur des débats.

« C’est un sujet très important », estime la vice-présidente du Département déléguée à l’enfance et à la famille, Madeleine Garcia-Vidal. « Nous ne voulons pas de sorties sèches de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Si à 18 ans, on les laisse sortir du dispositif comme ça, ils sont perdus. Très peu sont autonomes. C’est pourquoi nous les accompagnons souvent jusqu’à 21 ans avec un contrat jeune majeur, pour les aider à s’insérer, à trouver un emploi et un logement. »

Également présents lors des Assises, les porte-parole des jeunes pris en charge, qui siègent au sein de l’Observatoire départemental de la protection de l’enfance, n’ont pas manqué de faire remonter leurs doléances.

« Quand on arrive dans une maison d’enfants à caractère social, on nous explique les règles, mais on nous explique rarement ce qui va se passer après », pointe par exemple du doigt Nathan(*), 17 ans, actuellement en service civique dans une association culturelle. « Je pense qu’il faudrait plus informer les jeunes sur leurs droits et leurs devoirs. A 18 ans, certains décident de partir et se retrouvent à la rue deux mois plus tard. Ils ne savent visiblement pas qu’ils peuvent revenir vers l’ASE dans ce genre de situation. »

Lucas, 15 ans, débutera en septembre un apprentissage en menuiserie. Mais la sortie de l’ASE l’inquiète déjà « En structure, les professionnels font beaucoup de choses à notre place et veulent parfois trop nous protéger. Certains d’entre nous se sentent prêts pour le départ, d’autres pas. Tout dépend des jeunes, de leur situation et de leurs éducateurs. »

De son côté, Océane, 16 ans, a déjà en partie franchi le pas. Elle vit en semi-autonomie dans un studio. « Je gère mon budget, mes courses, mes rendez-vous de santé et mes papiers administratifs, mais il y a un éducateur dans l’immeuble qui peut m’aider si besoin », résume la jeune fille, qui vise une carrière de procureure de la République.

Junior, 18 ans, vient pour sa part de se faire repérer par l’équipe de France de boxe anglaise après avoir terminé sur la première marche du podium lors d’un championnat international. Mais pour l’instant, la situation est gelée car le sportif originaire du Cameroun est toujours en attente d’un titre de séjour. « La sortie de l’ASE, c’est compliqué. Et ça l’est encore plus pour les mineurs non accompagnés. Tu passes du statut d’enfant protégé à celui d’adulte sans papiers… Et sans papiers, tu ne peux pas travailler, tu n’as pas de revenus », déplore Junior, qui est également titulaire d’un CAP cuisine. « Même des jeunes qui ont eu un parcours exemplaire jusque-la peuvent se retrouver sans domicile fixe, puis sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Il faudrait qu’à la sortie de l’ASE, on ait un accompagnement pour la demande de titre de séjour. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 juin 2026)

(*) Les prénoms des jeunes mineurs ont été modifies

Enfance catalane : « Les éducateurs de rue sont à bout de souffle » (L’Indep)

La CGT pointe du doigt des problématiques d’organisation et de management qui compromettraient la mission des douze éducateurs qu’embauche l’association L’Enfance catalane pour intervenir auprès des jeunes des quartiers de Perpignan.

« Démissions, turn-over, management toxique, organisation de travail non adaptée aux missions… » Selon la déléguée syndicale CGT de L’Enfance catalane, Leila Dutailly, les douze éducateurs de rue du service prévention de l’association, qui interviennent auprès des 11-25 ans dans plusieurs quartiers perpignanais (Saint-Mathieu, Saint-Jacques, Champs-de-Mars, Vernet) sont tout simplement « a bout de souffle ».

Plusieurs salariés concernés confirment. « Depuis janvier 2024, une quinzaine d’éducateurs sont passés dans le service puis repartis », confie l’un deux. Par ailleurs, après une enquête interne qui a abouti à un licenciement, la direction a décidé en septembre dernier de revoir l’organisation du service en mettant en place un nouveau règlement.

« Pas adapté à ce qu’on fait sur le terrain »

« Ce nouveau règlement n’est pas adapté à ce qu’on fait sur le terrain », déplore la délégation d’éducateurs qui tire la sonnette d’alarme avec le soutien de la CGT. « Ils nous demandent par exemple de faire un emploi du temps sur 15 jours, alors que notre métier est par nature rempli d’imprévus. Le nouveau règlement précise aussi qu’une posture professionnelle exclut toute familiarité excessive. Si on checke avec un jeune, on peut nous le reprocher, alors qu’on est dans leur quartier et qu’on doit s’adapter à leurs codes. »

La délégation dénonce aussi une logique comptable incompatible avec le métier : « L’an dernier, on a accompagné 190 jeunes alors que notre appel à projet parle de 320 minimum. On nous dit que 190 jeunes, ce n’est pas assez, alors qu’en matière de prévention, on vise la qualité plutôt que la quantité. On nous demande aussi de faire beaucoup d’administratif. Au détriment du travail de terrain. On s’intéresse tellement aux chiffres qu’on en oublie les bases. »

Forte de ce constat, la CGT réclame « que l’employeur respecte ses obligations en matière de prévention des risques psychosociaux ». Et demande en parallèle au conseil départemental, qui finance l’association, de réagir.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 10 février 2026)

La CGT dénonce « un manque de moyens en matière d’action sociale »

Selon la CGT 66, « les missions sociales gérées par le Département sont en crise, liées à des choix budgétaires qui réduisent les dépenses courantes ». Des revendications réitérées ce 16 décembre à l’occasion de la journée portes ouvertes de la Maison sociale de proximité.

Matthieu Escudé, l’un des responsables du syndicat CGT du conseil départemental, enfonce le clou : « Si nous sommes présents aujourd’hui (mardi 16 décembre), face à l’entrée de la MSP Perpignan Sud qui organise sa journée portes ouvertes, c’est pour rappeler, dans notre département, le manque criant de moyens matériels, humains -seulement 50 agents exercent en PMI (Protection Maternelle et Infantile) alors qu’ils sont 110 chez nos voisins audois-, et financiers. Alors que le conseil departemental médiatise ses choix en matière d’action sociale, les professionnels qui sont eux en première ligne, font un constat bien différent ».

Et d’entrer dans le vif du sujet : « Nous dénonçons des choix budgétaires anciens et revendiqués, qui ne sont plus d’actualité et qui réduisent sans cesse les dépenses courantes ». Arguant, « dans les P.-O., 6e département le plus pauvre de France, les besoins sont nombreux. Et ce sont les usagers du service social qui subissent les conséquences de ces choix ». Toujours selon le porte-parole ce mardi de la CGT 66, PMI, Protection de l’Enfance, accompagnement des personnes âgées dépendantes, familles en situation de précarité, personnes en insertion socioprofessionnelle, « toutes ces missions sont à ce jour en crise ».

Prenant la balle au bond, une autre syndicaliste témoigne « dans le département, 235 assistants familiaux prennent en charge près de 600 enfants, souvent placés après des situations de maltraitance. C’est une belle mission et un engagement total, mais c’est aussi un métier de chaque instant et pour lequel il faut assurer financièrement les besoins de ces enfants. La raison pour laquelle les assistants familiaux demandent au Département la revalorisation à 20 euros par enfant de l’indemnité journalière aujourd’hui fixée à 15 euros ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

« Le Département poursuit son action »

Approché à son tour par l’indépendant, voici la réponse du Département aux revendications de la CGT 66: « La Protection Maternelle et Infantile constitue un service public essentiel pour les familles. Les professionnels médico-sociaux y accompagnent en priorité les publics les plus fragiles, même si ce service reste ouvert à tous. Chaque jour, nos équipes aident les jeunes parents et veillent à la santé comme au bien-être des enfants, et ce, de la grossesse jusqu’aux premières années de vie. Mais l’augmentation de la précarité a accentué les difficultés rencontrées par les professionnels de la PMI dans leurs missions d’accompagnement. C’est pourquoi, dans un contexte national marqué par la hausse de la pauvreté et la dégradation de plusieurs indicateurs sanitaires, le Département poursuit son action en matière de prévention. Nous soutenons pleinement nos équipes de terrain et œuvrons pour développer l’accès aux soins, aux conseils et à l’accompagnement pour toutes et tous, malgré des baisses significatives de budgets alloués par l’État ».

La jeunesse communiste dans le Vallespir

Ce samedi 29 novembre, deux jeunes de la JC sont venus sur le marché de Céret pour accompagner les communistes de la section Vallespir du PCF lors de la vente du numéro exceptionnelle du Travailleur Catalan consacré à l’économie des Pyrénées-Orientales.

Ils ont également fait signer avec les militants du Mouvement de la Paix la pétition pour la Paix et l’interdiction des armes nucléaires.

On les voit ici en pleine conversation avec Jacques Majester, le secrétaire de la section Vallespir du PCF.

Des examens gynécologiques offerts aux étudiantes de l’université (L’Indep)

Les élus du conseil départemental des départemental ont adopté le renouvellement de ce dispositif mis en place depuis un an mais encore peu connu, permettant aux étudiantes de l’université de Perpignan d’obtenir des soins gynécologiques.

Améliorer l’accès aux soins gynécologiques pour les étudiantes de l’université de Perpignan, c’est tout le sens de la délibération votée ce jeudi par les élus du conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Les conseillers départementaux ont adopté le renouvellement d’une offre de soins qui permet aux étudiantes de la faculté de rencontrer un médecin et une sage-femme grâce à des permanences, directement depuis le campus du Moulin à Vent. Un examen gynécologique peut y être assuré ainsi qu’une proposition de contraception personnalisée. Mis en place depuis un an mais encore peu connu, ce dispositif a permis à cinquante patientes d’obtenir des soins gynécologiques en 2025. À noter que ce service de santé assure également des actions de dépistage et vaccination.

Les élus ont adopté le renouvellement de ce service pour une durée d’un an qui pourrait encore être reconduit.

Durant cette même session, les conseillers départementaux ont voté une motion visant à soutenir les éleveurs des Pyrénées-Orientales dont les bêtes ont été touchées par la dermatose nodulaire. Plus de 400 vaches, veaux et taureaux ont été abattus sur les terres catalanes, malgré un déploiement de la couverture vaccinale. Les élus du Département se sont engagés à accompagner ces éleveurs et « activer tous les leviers pour apporter son soutien financier en complément des dispositifs de l’État et de la Région ». Mais, pour l’heure, la collectivité n’a pas déterminé le montant de l’enveloppe de ces aides.

Les conseillers départementaux ont aussi appuyé les requêtes formulées par la Chambre d’Agriculture. À savoir, la prise en charge par la solidarité nationale de la vaccination de tous les bovins avant l’estive 2026. Mais aussi le financement des pertes d’exploitation et le remplacement des cheptels tués, privilégier l’abattement sélectif et mener une étude approfondie sur les vecteurs de l’épidémie et déployer un dispositif de surveillance.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 28 novembre 2025)