Communiqué de presse du PCF 66. Distribution de tracts aux péages d’autoroute

Samedi matin, 1er août de 10h à 12h aux trois postes de péage de l’Autoroute (Perpignan Nord et Sud, Le Boulou) des Pyrénées-Orientales, les militants communistes ont distribué 6 000 tracts aux usagers sortants ou entrants sur l’A9.

Souhaitant la bienvenue aux vacanciers, l’objet de la publication était de dénoncer le racket pétrolier et autoroutier, présenter la situation économique et sociale peu enviable du département, ainsi que de dénoncer les Profiteurs de guerre qui amassent des fortunes quand l’argent public manque pour lutter contre les incendies, protéger les femmes et les enfants des violences, donner les moyens à la justice, aux hôpitaux aux écoles les moyens de travailler au service des populations.

La fédération du PCF 66

Vernet-les-Bains. La police rurale se met sur le mode vélo ! (l’Indep)

La police rurale de Vernet-les-Bains se modernise en s’équipant de vélos à assistance électrique.

Ce nouveau mode de déplacement permettra aux agents d’intervenir plus facilement dans les rues les plus étroites de la commune, tout en réduisant les dépenses énergétiques et l’impact environnemental de leurs missions, au service de la population. Un choix qui fait également la part belle au savoir-faire local: les vélos ont été conçus par Caminade, à Ille-sur-Têt. Fiables et éprouvés, ils sont les seuls vélos du marché à bénéficier du label Origine France Garantie, avec 90 % de composants, fabriqués en France, dont le moteur doté d’une boîte de vitesses automatique.

L’entretien de ces vélos sera assuré, localement, par Teddy Maignan, de Vélo Transmission, a Vernet-les-Bains.

Grâce à ce nouvel équipement, les échanges avec les habitants seront facilités et les missions de prévention renforcées.

Un investissement de la nouvelle municipalité, autour du maire, Pierre Serra, qui conjugue proximité, innovation, engagement environnemental et économie locale. Une nouvelle façon de faire de la sécurité… au plus près des Vernétoises et des Vernétois.

L’Indépendant, le 1er août 2026

Cabestany. Des riverains vent debout contre une nouvelle antenne-relais SFR (L’Indep)

Réunis en collectif, les habitants dénoncent une implantation, à quelques dizaines de mètres de leurs maisons. La municipalité reconnaît ne pas avoir su s’y opposer à temps et promet d’engager des discussions, avec l’opérateur, pour obtenir un déplacement du pylône.

L’apparition soudaine d’une antenne-relais SFR sur un terrain privé appartenant à Chausson Matériaux, à une cinquantaine de mètres des premières habitations, suscite une vive colère à Cabestany. Réunis en collectif, les riverains ont convié les élus municipaux afin d’obtenir des explications et de faire entendre leurs revendications.

« Le 17 juillet au matin, il n’y avait rien devant chez moi. À midi, en rentrant de la plage, l’antenne était debout. Les engins sont arrivés et tout s’est fait très vite », raconte un habitant.

En seulement deux jours, une pétition en ligne a déjà recueilli 131 signatures, tandis que les riverains poursuivent le tractage dans les quartiers voisins.

Le collectif ne remet pas en cause la nécessité d’assurer la couverture mobile du territoire, mais estime que d’autres solutions existent. Dans un communiqué lu lors de la réunion, les habitants rappellent que les opérateurs peuvent mutualiser leurs équipements ou privilégier des emplacements plus éloignés des habitations, quitte à investir davantage. Ils soulignent qu’à plusieurs reprises par le passé, la commune avait obtenu le déplacement de projets similaires afin de préserver les riverains.

Les inquiétudes portent autant sur la proximité de l’installation que sur ses conséquences.

« Nous craignons une dépréciation de nos biens et nous nous interrogeons sur les effets de cette antenne 5G sur la santé », expliquent-ils. Les habitants regrettent également de n’avoir jamais été informés directement. « L’affichage était peut-être conforme, mais personne dans le lotissement n’a été averti ».

Face à eux, le premier adjoint Hervé Blanchard a reconnu les limites de l’action municipale. « Ce n’était pas notre souhait qu’une antenne soit installée ici. Nous aurions dû nous opposer au projet plus tôt. Nous nous sommes ratés », admet-il. Après vérification, la commune indique toutefois que l’ensemble des procédures administratives a été respecté, notamment l’affichage réglementaire, constaté par huissier.

Pour autant, les élus assurent ne pas baisser les bras. « L’antenne n’est pas encore en service et les travaux ne sont pas totalement achevés. Nous avons déja pris contact avec SPR-Bouygues pour rechercher une solution et étudier un de placement de l’installation », poursuit Hervé Blanchard, précisant que la voie juridique apparait aujourd’hui très limitée.

Même constat pour James Gillon, élu à l’environnement, qui rappelle que la réglementation a évolué. « Les procédures ont été largement simplifiées pour les opérateurs. Une simple déclaration préalable suffit désormais et les possibilités d’opposition des communes sont réduites ». Selon lui, la piste la plus réaliste consiste à négocier avec SFR, notamment autour d’une mutualisation des pylônes existants, solution également encouragée par l’État.

Les habitants, eux, demandent que tout soit tenté pour empêcher la mise en service du site et obtenir son déplacement vers un secteur moins exposé. De leur côté, les élus assurent vouloir faire front commun avec le collectif afin d’ouvrir des discussions avec l’opérateur: Un dialogue dont tous espèrent désormais qu’il permettra de trouver un compromis acceptable pour les riverains.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 31 juillet 2026)

Lien pétition : https://corg/vVp7tK4s/6

Précisions de SFR-Bouygues sur cette installation d’antenne

Alors que l’installation d’une nouvelle antenne-relais suscite l’opposition d’un collectif d’habitants SPR-Bouygues Telecom apporte à son tour des précisions sur les raisons qui ont conduit à la réalisation de ce projet.

Selon Isabelle Simon, déléguée régionale, représentant les opérateurs, la première option étudiée consistait à mutualiser une infrastructure déjà existante, avec d’autres opérateurs. Cette solution a toutefois été abandonnée après analyse technique. « Il aurait fallu re prendre entièrement le support existant, le rehausser et engager des travaux particulièrement complexes », explique-t-elle. « Une telle opération aurait également engendré des coûts financiers importants ainsi qu’un impact environnemental supérieur à celui de la création d’un nouveau site ».

Face à cette impossibilité, les opérateurs ont retenu la construction d’une nouvelle antenne, présentée comme la seule solution permettant de répondre aux besoins de couverture du secteur. L’objectif, selon SFR-Bouygues Telecom, est d’assurer une qualité de service optimale aux abonnés, dans une zone où les performances du réseau devaient être renforcées.

Sur le volet réglementaire, Isabelle Simon affirme que « l’ensemble de la procédure a été respecté. Les obligations d’affichage et d’information du public ont été réalisées, conformément aux dispositions en vigueur ». Elle ajoute que ces démarches ont fait l’objet d’un constat d’huissier, attestant, selon elle, le respect des formalités administratives.

Concernant les demandes de déplacements de l’antenne formulées par certains riverains, la représentante des opérateurs se montre prudente. « Une telle hypothèse apparait, particulièrement difficile à mettre en œuvre, tant sur le plan technique que financier. L’infrastructure est désormais installée et représente un investissement conséquent ».

Pour autant, SFR-Bouygues indique vouloir poursuivre les échanges avec la municipalité de Cabestany, afin d’examiner les différentes possibilités. Si le dialogue reste ouvert, l’opérateur, estime, néanmoins, qu’un déplacement de l’antenne se-rait, aujourd’hui, très complexe à envisager.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 31 juillet 2026)

La CGT 66 réclame un plan d’urgence face au risque climatique (L’Indép)

Quelques jours après la fin du mégafeu de Trévillach, la CGT des Pyrénées-Orientales tire la sonnette d’alarme et appelle à des investissements massifs.

À peine le mégafeu de Trévillach fixé, la CGT 66 monte au créneau. Hier, lors d’une conférence de presse, le syndicat a dressé un constat alarmant de la situation en Pays catalan. Une situation marquée par la canicule, la sécheresse et les incendies à répétition.

« Plus de quarante jours sans pluie, des températures extrêmes et des incendies de plus en plus violents… Le département connait désormais des conditions qui correspondaient autrefois à une fin de mois d’août. Nous sommes déjà dans le monde de demain. Les moyens, eux, sont restés dans le monde d’hier », lance Nicolas Ribo, de l’Union départementale CGT 66.

Si le syndicat a salué le travail des pompiers, professionnels comme volontaires, il estime que les moyens de lutte ne sont plus adaptés. Et réclame davantage « de bombardiers d’eau, un renforcement des effectifs et une politique ambitieuse de prévention, alors que les friches agricoles liées à la crise viticole favorisent la propagation des flammes ».

Le syndicat a également abordé les conséquences économiques des incendies, entre campings endommages, entreprises à l’arrêt, pertes pour l’agriculture et le tourisme. « Un euro investi dans l’adaptation, c’est entre sept et huit euros économisés demain », fait valoir Nicolas Ribo.

Enfin, la CGT critique les dérogations accordées pour le travail dominical dans le secteur de Trévillach. « Pour la CGT, c’est non. Toutes les occasions sont bonnes pour s attaquer aux droits des salariés. Nous réclamons un véritable plan d’adaptation au changement climatique. »

Driss Chait (L’Indépendant, le 16 juillet 2026)

Communiqué de presse de l’UD CGT 66. Surchauffe – incendies – sècheresse : l’été commence à peine ! Il est urgent d’agir

Le dérèglement climatique se manifeste déjà et impacte fortement notre département. Les fortes chaleurs mettent à rude épreuve les êtres humains, leurs activités économiques mais aussi l’ensemble du vivant. Depuis des années la CGT réclame d’une part des plans ambitieux et des investissements conséquents pour limiter les impacts des activités humaines sur le climat et d’autre part les mesures et moyens nécessaires pour adapter notre société au dérèglement climatique et à ses conséquences (phénomènes extrêmes : canicules, orages, tempêtes, méga feux …). Ne pas agir c’est en payer un coût économique important : 1€ investi dans l’adaptation, c’est entre 7 et 8 euros économisés demain. Le rapport (9 juillet 2026) du Haut conseil pour le climat développe que le dérèglement climatique avance plus vite que notre capacité à y répondre. L’économie de notre territoire, déjà en difficulté par rapport au niveau national, se trouve d’autant plus fragilisée car les deux moteurs économiques que sont le tourisme et l’agriculture sont lourdement impactés par ce changement climatique. Le système de santé est soumis à rude épreuve.

Le bâti notamment le bâti scolaire n’est pas adapté. Chaque année, les examens se déroulent dans des conditions de plus en plus difficiles dans des lieux surchauffés. La climatisation s’avère indispensable dans certaines situations pour palier à l’absence de solution globale. Elle constitue cependant un pansement sur une jambe de bois si le bâtiment n’est pas entièrement pensé, rénové et isolé. La végétalisation des villes est un enjeu tout aussi essentiel. Un avis du conseil économique sociale et environnemental préconise l’accélération des mesures d’adaptation.

Sur le front des incendies, après le méga feu des Corbières dans l’Aude en 2025, c’est au tour de notre département d’être durement impacté par le feu de Canet puis celui de Trévillach. La crise viticole multiplie les friches agricoles ce qui va favoriser l’expansion des feux de forêt dans les années à venir. La CGT souligne le travail des équipes de luttes contre les incendies (professionnel·les et volontaires) qui ont bataillé jour et nuit pour maîtriser ces feux. L’élan de solidarité qui s’est manifesté dans tout le département pour accueillir les sinistré·es montre les valeurs de solidarité de la population catalane et redonne espoir dans une société de plus ne plus fracturée. L’investissement conséquent du conseil départemental (hausse des effectifs, hélicoptère …) n’a cette fois pas suffi face à l’ampleur de cet incendie. Les conséquences économiques sont importantes et se chiffreront à plusieurs dizaines de millions d’euros. À Canet, des campings en partie détruits au début de la saison touristique, l’entreprise Catana touchée mais la catastrophe économique et écologique évitée grâce à une lutte acharnée. Autour d’Illes sur Têt, les conséquences économiques sur la filière agricole sont importantes, les salarié·es en chômage partiel, la ligne SNCF et la route coupée pendant plusieurs jours ont impacté encore une fois les Hauts Cantons. La biodiversité dans ces paysages dévastés a énormément souffert. L’absence de public pour l’étape du Tour de France impacte aussi fortement l’activité économique des villages du Capcir et de la Cerdagne et prouve qu’en cas de crise, l’Etat et ses services sont dans l’incapacité d’assumer simultanément la gestion de la crise et l’organisation d’un événement sportif majeur. L’image du département, en continu sur les chaînes d’information est écornée.

Face à une situation qui empire, les renforts d’été sont de plus en plus difficiles à obtenir car la saison des feux s’étend sur toute l’année dans les départements et concerne de plus en plus de régions françaises. Le manque de canadairs est criant malgré les nombreuses alertes et demandes de la CGT.

Vous retrouverez toutes les propositions de la CGT pour que la prévention, les moyens de lutte et la protection des populations deviennent une priorité des politiques publiques.

Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer plusieurs fois.

Les conditions climatiques extrêmes qui touchent notre département mettent en difficulté l’ensemble de la population et touche d’autant plus les personnes les plus fragiles. Celles et ceux qui n’ont pas les moyens de rénover leur logement ou vivent dans la précarité.

Les salarié·es sont impacté·es dans leur vie quotidienne mais aussi dans leur travail. Certain·es sont directement exposé·es aux conditions extrêmes ce qui nécessite des mesures adaptées pour protéger leur santé et leur sécurité. Vous trouverez toutes les mesures que la CGT revendique dans le livret environnement. Elles et ils sont doublement exposés quand leur repos est impacté à leur domicile par des nuits trop chaudes pour récupérer correctement. Celles et ceux impacté·es par les incendies ont aussi payé cette crise par du chômage partiel et l’évacuation de leur domicile.

Elles et ils payent encore quand les employeurs avec la bénédiction du préfet dérogent au droit du travail pour « relancer l’économie » des villages sinistrés en autorisant le travail le dimanche. Pour la CGT, c’est NON ! Toutes les occasions sont bonnes pour s’attaquer aux droits des salarié·es déjà fortement impacté·es. Les mêmes employeurs demandaient juste avant l’été la possibilité de déroger au droit du travail pour travailler 70 h au lieu de 35 h par semaine ! Pour la CGT, c’était déjà NON, le préfet engage sa responsabilité en cas d’accident du travail ou de décès comme en Champagne (7 morts à cause de la chaleur en 2023). Travailler sous de fortes chaleurs a des conséquences importantes sur la santé. Alors que des aménagements seraient nécessaires, le préfet préfère que les salarié·es soient davantage exposé·es, quel mépris ! Dans une période où l’adaptation des postes de travail à la canicule est une priorité, ce sont les travailleurs qui vont devoir payer un lourd tribu du développement de l’économie en payant avec leur capital santé dans les métiers les plus précaires et les plus pénibles de notre département.

La CGT fidèle à son engagement apportera toute l’aide nécessaire aux travailleuses et travailleurs pour la défense de leurs droits. Elle continuera à porter un projet de société permettant de répondre à l’urgence sociale et environnementale.

Perpignan, le 13 juillet 2026

L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Hésitations et scrupules

Cet édito aurait dû évoquer la fête de notre journal. En toute logique. Trois pages y sont d’ailleurs consacrées, tant la richesse de ce qui s’y est passé est à mettre à l’honneur. Mais là, coup sur coup, une double actualité aussi affligeante qu’inquiétante s’impose.

La première actualité est celle de la canicule durable et de ses incendies associés dans le département et ailleurs. J’écoutais il y a deux ou trois jours, le cri de colère d’un éleveur de cochons de la plaine, du côté de Néfiach.

Il disait sa colère, son inquiétude, son soutien à ceux déjà touchés par les flammes et qui ont tout perdu. Tentant lui-même de gérer au mieux le phénomène destructeur dans son exploitation, nuits et jours, il accusait et disait à peu près ceci : « c’est des avions qu’il nous faut, en plus grand nombre. Au lieu d’abonder par milliards les financements pour le réarmement de la France, en mettre quelques-uns pour des équipements aéroportés supplémentaires qui, s’ils avaient été disponibles, auraient assurément réduit rapidement l’étalement de l’incendie à sa plus simple expression ». Qu’il entende notre solidarité sans faille.

Nicolas Garcia, dans un texte public « Gueule de bois », écrivait ceci : « Lutter contre les incendies difficiles à contrôler, les sécheresses, les canicules… nécessitera des investissements colossaux pour l’adaptation et dans le même temps il faut investir massivement dans la prévention c’est à dire la lutte contre ces bouleversements climatiques et le réchauffement qui va avec. En résumé acheter des camions de pompiers, des Canadairs, travailler les questions de l’eau et végétaliser, s’occuper des friches et de la forêt » et fustigeait les budgets militaires et le laxisme fiscal en rapport avec les ultrariches. Tout est dit. Saluons, malgré tout, l’immense élan solidaire spontané qu’il s’agira, dans les jours qui viennent, de bien organiser pour qu’il puisse agir en pleine puissance.

La deuxième, qui n’est pas sans importance, concerne le RN. Deux « coupables de détournements d’argent public », Marine Le Pen et Louis Aliot, restent qualifiés dans le jeu politique dit « républicain », et ils font les marioles.

Consternant et triste !

Les Angles. Mobilisation et bras de fer autour de la retenue d’eau du Roc d’Aude (L’Indep)

Environ 250 personnes ont répondu à l’appel lancé par un collectif de 20 associations environnementales opposées au projet de retenue collinaire porté par la commune des Angles au Roc d’Aude, ce dimanche. La commune défend une retenue nécessaire à l’enneigement artificiel de la station et donc à l’économie du territoire. Mais aussi à disposition des éleveurs et des secours en cas d’incendie.

Présenté par la municipalité comme une retenue collinaire, qualifié de méga bassine par ses opposants, le projet cristallise les tensions. Destiné à garantir l’enneigement artificiel de la station pour les 30 prochaines années, il prévoit la création d’une réserve de 113 000 m3 d’eau à 2 300 mètres d’altitude, impliquant le décapage de 10 hectares de milieu naturel sur le secteur du Roc d’Aude aux Angles. Pour les associations, « c’est une atteinte supplémentaire à l’environnement, d’autant que les travaux ont commencé sans étude d’impact ni enquête publique. »

Réunis sur le parking de la télécabine ce dimanche matin, les manifestants à 95 % venus de la plaine, ont brandi des pancartes aux slogans sans équivoque pour dénoncer, « en plein réchauffement climatique », un projet « aux impacts délétères sur un paysage exceptionnel, sur l’habitat d’espèces menacées, mettant en péril, en aval, tourbières et zones humides essentielles à la biodiversité montagnarde. »

Le ton a été donné par l’Écologiste David Berrué, coordinateur de la mobilisation : « Nous avons fait le choix d’exposer, de façon très humble et pacifique, nos arguments contre ce que nous sommes nombreux à considérer comme une mal adaptation aux dérèglements climatiques ». Ancien maire des Angles, Christian Blanc s’est montré particulièrement critique : « Ce projet, nous l’avons appris trop tard, tout était déjà ficelé. Jamais je n’aurai imaginé que ce projet aurait vu le jour alors que nous sommes en forêt domaniale, en plein cœur du PNR Pyrénées catalanes et en zone Natura 2000, c’est du jamais vu ! »

Les associations mobilisées assurent « entendre les habitants favorables à cette bassine car, leur préoccupation c’est leur salaire à la fin du mois. Nous ne sommes pas anti-ski, beaucoup en font. Pourquoi ne pas investir plutôt dans des emplois comme l’agriculture, l’entretien des forêts ou la rénovation thermique des bâtiments, afin de mieux nous adapter au changement climatique ».

Elles rappellent que la Charte du PNR des Pyrénées catalanes interdit l’extension des domaines skiables « sauf si c’est pour un usage quatre saisons, ici les besoins fantasmés du pastoralisme et de la sécurité incendie ! »

Un jeune habitant des Angles, Johan Palmier, insiste : « Détruire 10 hectares dans un lieu comme le Roc d’Aude est très choquant. Le volume d’eau sera l’équivalent de 45 piscines olympiques ». Sur le plan juridique, plusieurs recours ont été déposés. Marc Maillet, président de la PRENE66, a indiqué que le tribunal administratif de Montpellier les avait déboutés. L’affaire est désormais portée devant le Conseil d’État.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 29 juin 2026)

« Une ressource vitale pour que nos brebis et nos vaches
puissent continuer à pâturer »

Les éleveurs au soutien de la retenue d’eau du Roc d’Aude. « Pas d’eau, pas d’estives », alerte le groupe des Jeunes agriculteurs des Pyrénées-Orientales sur leur page Facebook. En effet, si le projet de retenue d’eau est principalement prévu pour alimenter les canons à neige de la station de ski des Angles, l’eau disponible pourrait aussi devenir « une ressource vitale pour que nos brebis et vaches puissent continuer à pâturer sereinement », poursuivent-ils.

« Aujourd’hui, la réalité du terrain et du changement climatique nous frappe de plein fouet. Sur nos montagnes, le manque d’eau devient critique. Sans solution, c’est l’avenir même de l’élevage en estive qui est menacé ». Selon le groupe, l’élevage en montagne permet aussi « d’entretenir nos paysages, prévenir les incendies et permettre à de jeunes éleveurs de s’installer et de vivre de leur métier ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 29 juin 2026)

Michel Poudade, maire des Angles :
« C’est avant tout un projet de développement durable et d’utilité publique »

« Je pense qu’il faut continuer ce projet pour pérenniser notre activité », réplique Michel Poudade. Le maire des Angles ajoute : « Le travail que l’on a mené pour cette retenue collinaire a été très constructif avec tous les acteurs du territoire. Nous avons calé un projet de STEP, station par pompage, pour produire aussi de l’électricité. C’est un projet vertueux, réfléchi depuis deux ans. Au-delà de la neige de culture, même si ça reste sa priorité puisque c’est l’activité du ski, sans aides publiques, qui finance la totalité de ce projet global, cette retenue servira aussi d’abreuvoir pour les bêtes, notamment celles de nos éleveurs du Capcir. Elle pourra aussi être utilisée pour la défense contre les incendies ».

À l’accusation de construction d’une « méga-bassine », l’élu précise : « Ce terme désigne un gigantesque ouvrage de stockage d’eau pour l’usage intensif de l’agro-industrie, associe à un pompage dans les nappes phréatiques. Cette définition ne correspond pas a notre projet qui représente 113 000 m’ d’eau, soit 0,33 % du volume du lac de Matemale. Il est avant tout un projet de développement durable et d’utilité publique ».

« Je lutterai toujours contre la paupérisation du territoire »

« Les détracteurs reprochent qu’il n’y ait pas eu d’étude d’impact avec enquête publique », enchaine Michel Poudade. « La loi nous exempte de cette étude d’impact. Des études environnementales ont été menées et je peux vous affirmer que les services de la DDTM ont été très regardants sur tous les dossiers ! Ces études ont permis d’identifier et de protéger des zones humides existantes ainsi que des espèces végétales rares. Avec quelques détracteurs rencontrés, je peux dire qu’avec eux, il n’y aurait jamais eu le lac de Matemale qui est notre joyau l’été. J’ai été élu avec Christian Blanc qui actuellement mène l’opposition au projet. Je peux vous dire qu’on a beaucoup parle ensemble sur cette retenue à construire le plus haut possible pour être en gravitaire. On n’utilise pas plus d’eau, juste différemment. Oui, la commune a gagné au tribunal administratif contre le recours suspension, preuve que le projet répond parfaitement a toutes les exigences environnementales et réglementaires exigées en la matière ». Le maire des Angles de conclure : « En 1964, quand la station est née, c’était un projet économique pour lutter contre l’appauvrissement de notre commune. Depuis, le village a retrouve environ 600 habitants et 1 500 emplois, dont environ 800 à l’année. Ce projet s’inscrit dans la même logique. Je lutterai toujours contre la paupérisation du territoire. »

F.B. (L’Indépendant, le 29 juin 2026)

Alénya. Le comité de jumelage visite les jardins familiaux (L’indep)

Le comité de jumelage a invité les deux classes de CM2 et CM1/CM2 à visiter les jardins familiaux. La rencontre avec les jardiniers présents a permis aux enfants de découvrir les différents fruits et légumes cultivés dans des conditions compatibles avec l’objectif de produits sains et bons pour la santé.

C’était l’aboutissement d’une année de travail avec ces deux classes dans le cadre des tandems solidaires d’Occitanie coopération. Les enjeux de la ressource en eau au Kenya, mais aussi en France, le refroidissement ici et là-bas, le changement climatique, autant de sujets abordés par les enseignants dans leurs classes. Une très belle exposition a été réalisée à cette occasion. Le droit à l’eau est un droit humain fondamental garantissant l’accès à une eau potable suffisante, salubre et abordable pour tous. La visite de la Maison de l’eau et de la Méditerranée (MEM) au Boulou, ainsi que des installations de Sud Roussillon ont illustré ces thématiques d’actualité. Le comité de jumelage salue les enseignants et toutes les personnes qui ont participé à ces initiatives.

L’Indépendant, le 25 mai 2026

Communiqué de presse de « Bien vivre en Vallespir »

Les projets routiers dévorent les terres. Ils sont le front pionnier de l’urbanisation à marche forcée qui dévaste toutes nos campagnes : zones commerciales et zones d’activités économiques s’étendent partout. Ils enferment chacun de nous dans la dépendance à la voiture. Les usager·es, particulièrement dans les territoires ruraux, sont pénalisé.e.s.

Le transport représente 31 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Le transport routier est de 9 à 14 fois plus polluant que le train. Les dépenses de transport constituent 14 % des dépenses de consommation des particuliers. C’est une question de justice sociale et environnementale.

À Céret comme ailleurs, le projet de route et de viaduc serait catastrophique pour l’environnement et la biodiversité. « Bien vivre en Vallespir » milite pour « l’arrêt définitif » de ce projet destructeur et sans intérêt public. Avec le soutien de la Déroute des routes, nous préconisons la restauration de la ligne ferroviaire voyageur : Perpignan-Céret, avec un emplacement de la gare en amont-rive droite du Tech pour permettre un meilleur accès aux habitants de Céret et du haut Vallespir.

L’alternative ferroviaire présente des avantages très supérieurs à ceux attendus du projet routier. Une expertise a montré la faisabilité et la très grande utilité publique de la ligne ferroviaire Céret-Le Boulou-Elne-Perpignan. L’infrastructure ferrée existe déjà en grande partie et est en grande partie récupérable. La réouverture envisagée ne génère aucune incidence sur le site Natura 2000 et son impact CO2 est extrêmement faible contrairement au projet routier. Enfin, l’évaluation de son coût est probablement inférieur au projet routier.

Avec « La Déroute des routes »(*) nous demandons que les financements des transports en commun et en particulier le train du quotidien, soient une priorité politique.

La coalition de « La Déroute des routes », coalition qui rassemble plus de 50 collectifs en lutte contre des projets routiers contestés, propose 3 mesures pour transformer en profondeur nos mobilités et répondre à l’urgence climatique et sociale : 1. Nationaliser les profits des concessions routières pour investir dans les alternatives de transport. 2. Instaurer un moratoire pour mettre fin aux investissements dans les nouveaux projets routiers. 3. Investir dans le développement des alternatives de transport

L’étude conduite par Vizea et Bl Evolution avec le Forum Vies Mobiles montre que l’alternative au « tout voiture » n’est pas une utopie. Cette étude vous sera présentée et suivie d’un débat le :

Samedi 30 mai à 19 heures
Cinéma Le Majestic
17, avenue du GL Santraille – Le Boulou

Venez nombreux !!

Signez la pétition pour le retour du train à Céret
https://www.change.org/p/madame-carole-delga-r%C3%A9ouvrez-la-ligne-de-train-c%C3%A9ret-elne-perpignan

(*) Le forum vies mobiles est un laboratoire d’idées français scientifique et citoyen spécialisé dans l’expertise de la mobilité-Tom Dubois est responsable de la valorisation des recherches, de la communication et des relations publiques du Forum Vies Mobiles. Il est diplômé d’un master en urbanisme et aménagement du territoire et également titulaire d’un master spécialisé en communication.

Pour plus d’INFOS : Bien vivre en Vallespir, La Déroute des routes

Les secrétaires de Bien vivre en Vallespir : Hervé Bazia et Amélie Vicente