Vernet-les-Bains. Bilans et perspectives après trois mois de mandat (L’Indep)

Ce sont près de 300 administrés qui ont répondu présent à cette promesse électorale au double objectif. Faire un point d’étape 3 mois, jour pour jour, après les élections et mettre ensuite sur les rails les premières commissions publiques extra-communales.

Pierre Serra, le maire, a présenté le résultat des audits commandés, état des lieux en forme d’inventaire. Un gros sujet, la piscine et le spa, leurs gestions et états, photos et documents à l’appui. Un constat, les travaux réalisés sont insatisfaisants. Les résultats « sont peu dignes pour certaines entreprises de professionnels » mais aussi « mal suivis, mal gérés et réceptionnés sans bon sens ». Le diaporama des « preuves » argumentait les propositions de rattrapage des malfaçons, leurs coûts et leurs délais. Des travaux sont à venir pour certains dans l’urgence pour raison de sécurité ou d’hygiène. D’autres à plus long terme comme l’utilisation des eaux chaudes naturelles pour le chauffage de l’ensemble du parc sportif, piscines comprises, et du complexe de la salle polyvalente. Des simulations sérieuses et étayées laissent espérer des économies substantielles pour la commune. À plus court terme, une gestion raisonnée des installations existantes (chauffage, etc.) permettra, dès cette année, de réduire notablement les factures d’énergie.

« Autres engagements respectés », la baisse de la pression fiscale communale, l’optimisation des redevances d’occupation du marché (producteurs et revendeurs), la remise en réflexion des plans de prévention des risques à laquelle les Vernetois seront associés, la réorganisation des moyens du service de police rurale (ASVP) et des compétences et qualifications des personnels communaux.

Trois commissions extra-communales sont ensuite proposées et les inscriptions ouvertes. Elles seront indépendantes, présidées par des non-élus, aux calendriers propres. L’objectif est d’en faire des organes de propositions, de concertation populaire et citoyenne. Elles seront prises en compte et mises en valeur. Trois thèmes sont retenus : « Culture, médiathèque… » ; « Environnement, village arboretum.. » ; « Voirie, mobilité, signalisation, espaces… ». Les feuilles d’inscriptions aux commissions se remplissaient pendant le pot de l’amitié. Tous les détails de cette réunion seront publies et consultables.

Daniel Capet (L’Indépendant, le 25 juin 2026)

Vernet-les-Bains. 18-Juin : « Mémoire, vigilance et résistance » (L’Indep)

Le 18-Juin est peu commémoré, mais la volonté reste à Vernet de se remémorer l’acte fondateur de la résistance française qui a assurément permis de changer le cours de l’histoire. Si l’appel du général De Gaulle est devenu presque une expression du langage courant, le texte risque de se perdre dans les méandres du temps. Il mérite la postérité. C’est pour cette raison qu’a été dévoilée une plaque sur la bien nommée place du 18-Juin-1940. Plaque qui reprend l’intégralité de l’appel historique dont Pierre Serra, le maire a souligné la pertinence non seulement historique, mais aussi d’actualité. « Mémoire, vigilance et résistance » ont été les maîtres mots de son discours.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 22 juin 2026)

Vernet-les-Bains. Conseil municipal : mêlée, balle au centre (L’Indep)

Ils sont 15, comme au rugby, en deux équipes inégales. Comme au rugby, il y a le public, 16e joueur. Ici, silencieux le temps des débats. Même silencieux, il ne peut s’empêcher de réagir par des soupirs, brouhahas, mouvements et regards. Sa seule présence influence inconsciemment la tenue des équipes.

1re mi-temps, on déroule comme à l’entraînement. Une contestation, le compte rendu est « infidèle et incomplet » pour les uns, « strictement objectif » pour les autres. On s’observe, mais le public, déjà, réagit discrètement. Voté à 12 contre 3. Tableau des effectifs, conventions, reprise du « casot », commission sur les impôts directs, subvention au Téléthon…

2e mi-temps. Modification de l’éclairage public : Une décision doit être prise. « Modifiable à tout moment selon les vœux de la population ». Première tension, 1 abstention. Fonds alloués aux élus pour leurs formations. « C’est la loi ! » annonce Pierre Serra le maire. « On n’en a jamais eu besoin » dénonce l’opposition. Légalité contre pragmatisme, le public bouge. 2 voix contre. Vente d’un véhicule hors norme qui ne roule qu’avec des solutions non pérennes. Pour : « C’est la loi » ; contre : « Mais maintenant il va manquer un véhicule ! » Voté cependant à l’unanimité. Modification des règles de fonctionnement du marché et des coûts des emplacements. Pour : « C’est la loi et ça leur coûtera moins cher » ; contre : « Ils ne payaient déjà pas l’hiver ! »

Dans le public, des commerçants. Ils ont l’arbitrage vidéo et les replays, ça fait réagir le public. Voté avec 3 abstentions. Tarifs du nouvel enfeu au cimetière. Revenant à 1 914 euros les concessions seront vendues 1 700 euros. « On ne peut pas vendre à perte » ; contre « on a vérifié, c’est légal ». 3 votes contre.

3e mi-temps. Sécurité du village, des personnalités perturbatrices sont prises en charge pour un suivi médical. Et le public peut enfin « dire ses mots » passant parfois par-dessus ceux qui n’ont alors plus l’exclusivité de la parole. Voirie, sécurité, éclairage, marché. Tout y passe ou y « re-passe », avec précisions, témoignages, principes mais aussi ressentis, difficultés, envies, espoirs. Il y a de l’écoute et des clarifications, des explications de priorités, de moyens, etc…

Comme au rugby, si le jeu continue sans que la mêlée ne se relève, la présence « active » du public permet de faire comprendre qu’il n’est pas dupe entre demi-vérités qui ne sont pas des mensonges et demi-mensonges qui ne sont pas des vérités. C’est la démocratie qui fonctionne mais au rugby, les joueurs, par respect de ce même public, restent sur le terrain jusqu’au départ de tous.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 18 juin 2026)

Festi-Conflent: « Junts sem més forts » (L’Indep)

Ce dimanche, le Conflent était célébré dans la station thermale.

Peu de discours lyriques aux grandes paroles pour ouvrir ce Festi-Conflent 2026 car Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains et Aude Vivès, présidente de la communauté de communes Confient-Canigó, entourés des élus du Conflent et des forces vives de cette structure, se sont contentés d’introduire dans la simplicité les festivités par un constat et une déclaration : « Le Conflent-Canigó est une terre d’accueil, de traditions, d’histoire, d’échange et de partage. Touristes, curistes, Confientois, jeunes et moins jeunes, ce territoire est le vôtre ». Que cela soit la flama del Canigó, le Parc naturel régional, le syndicat mixte Canigó grand site, le Train jaune, les producteurs locaux et autres exposants du jour, tous n’ont eu que ce credo : « Ensemble on est bien ». Le fait est qu’une fois de plus, la magie de ce parc historique très Belle Epoque a opéré. « Junts sem mes forts ! » étaient les mots d’Aude Vivès, repris tout au long de la journée et même mis en pratique lors des miracles d’équilibre des castells des Pallagos del Conflent (c’est d’ailleurs leur devise) en arrière-plan des costumes roussillonnais au son du tambour et de la gralla.

Et comme d’habitude, le soleil, les cloches, le concours intersidéral d’aïoli, les maquillages et les jeux en bois…. Pourquoi n’y a-t-il qu’un Festi-Confient par an et pourquoi seulement sur une journée ? Un grand bravo aux organisateurs, office du tourisme en tête.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 15 juin 2026)

« Les bactéries ont été détectées et traitées correctement, c’est rassurant », les curistes sont de retour dans cette station thermale après la fermeture suite à des légionelles (FR3 – Occitanie)

Le 21 avril dernier, l’établissement de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, avait été contraint d’interrompre ses soins après la découverte de légionelles dans son réseau hydraulique. La direction des thermes assure que toutes les mesures demandées par l’Agence Régionale de Santé Occitanie ont été mises en œuvre.

Un moment de détente mais aussi un soin thérapeutique pour ces curistes de retour dans les bassins des thermes de Vernet-les-Bains.

Après la découverte de légionelles dans les installations en avril dernier, plusieurs semaines de nettoyages, de désinfection et de contrôles sanitaires ont été nécessaires avant la reprise des soins et des cures.

« J’ai eu un peu d’inquiétude, mais je me suis assuré que le traitement de l’eau a été suivi correctement et qu’une fois que les bactéries ont été détectées, tout cela a été traité correctement. Donc, c’est rassurant » explique Gilles Simon, curiste.

Une perte touristique en mai

Une réouverture qui soulage les curistes, mais aussi la direction de l’établissement mobilisée pour programmer les traitements qui avaient été brutalement interrompus lors de la fermeture.

« Nous avons essayé de reporter, de changer les dates, de faire tout notre possible pour que les curistes pris en charge pour cette année puissent quand même faire leur cure. Il y a encore des gens qui sont en train de prendre leurs décisions pour voir comment ils peuvent s’organiser » détaille Liis Puig, directrice des Thermes de Vernet-les-Bains.

Car en Conflent, le thermalisme fait vivre de nombreux professionnels, hôteliers, restaurateurs et commerçants. Ils ont vu leurs activités ralentir pendant toute la période de fermeture, soit 7 semaines.

« Le tourisme, c’est juillet et août. Les Thermes c’est avril, mai, juin et septembre, octobre. Il nous a manqué un mois et demi » confesse Anne-Gaëlle de Col, boulangère à Vernet-les-Bains.

« Par rapport à l’an dernier, on a perdu entre 50 et 60 % de chiffre d’affaires sur le mois de mai » avoue un restaurateur.

À l’approche de l’été, toute la vallée compte désormais sur le retour des curistes pour relancer la saison.

Nicolas Esturgie (FR3 – Occitanie, le 9 juin 2026)

Thermalisme. Le centre de Vernet les Bains rouvre (L’Indep)

Le 21 avril dernier, le centre avait été fermé après un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS) où une « anomalie sur un poste de soins avait été détectée », selon le groupe ValVital qui gère les thermes de Vernet-les-Bains.

L’ARS avait indiqué dans la foulée que des légionelles avaient été détectées dans plusieurs postes de soins lors d’un contrôle effectué quelques jours plus tôt.

Depuis, l’ARS a procédé à plusieurs évaluations afin d’envisager la réouverture de l’établissement. Selon L’Indépendant, le premier test, effectué le 29 avril dernier, n’a pas été concluant, mais celui du 5 mai était négatif. Il fallait alors un deuxième test consécutif favorable pour envisager la réouverture. Et ce vendredi 29 mai, les résultats sont tombés: aucune bactérie n’a été détectée et le centre de soins des thermes de Vernet-les-Bains va pouvoir rouvrir.

Selon les informations de L’indépendant, le centre envisage une réouverture rapide puisque la date du lundi 8 juin a été confirmée par le service de presse de ValVital, qui communiquera plus largement en début de semaine prochaine.

Une bonne nouvelle pour la ville de Vernet-les-Bains, qui n’accueille plus de curistes de puis la fermeture du centre de soins et qui va pouvoir relancer cette activité indispensable en Conflent.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 30 mai 2026)

Vernet-les-Bains. Une lueur d’espoir aux thermes

Depuis le 21 avril dernier, l’accès aux soins thermaux du centre de Vernet-les-Bains est fermé « par précaution » après la découverte de légionelles lors d’un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS).

Depuis, l’ARS a procédé à plusieurs évaluations afin d’envisager la réouverture de l’établissement. Selon L’Indépendant, le premier test, effectué le 29 avril dernier, n’a pas été concluant mais celui du 5 mai était négatif et le bout du tunnel semble se rapprocher pour l’établissement, son personnel et les curistes.

Pour rappel, il faut deux contrôles consécutifs négatifs pour rouvrir un établissement. Un nouvel échantillon a ainsi été prélevé ces derniers jours.

Si aucune trace de légionelle n’est détectée, le centre thermal pourra alors rouvrir ses portes aux curistes.

Selon les informations de L’Indépendant, les mesures prises par l’établissement ont montré leur efficacité lors du deuxième contrôle.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 20 mai 2026)

C’était une promesse du nouveau maire : la taxe foncière va baisser dans cette commune des Pyrénées-Orientales (Actu Perpignan)

La commune de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales a décidé de baisser sa taxe foncière en 2026. Une bonne nouvelle pour les habitants propriétaires.

C’est assez rare pour être souligné : le montant d’un impôt va baisser dans une commune des Pyrénées-Orientales cette année. Niché au pied du Canigó, en Conflent, le très apprécié village de Vernet-les-Bains a pris la décision, lors du dernier conseil municipal, de diminuer la taxe foncière des propriétaires. Fraîchement installé, le nouveau maire Pierre Serra concrétise l’une de ses promesses de campagne. Les détails.

Une commune baisse la taxe foncière

« C’était l’un des engagements phares de la nouvelle municipalité : diminuer la pression fiscale. » Dans les Pyrénées-Orientales, Vernet-les-Bains se félicite d’un récent vote adopté en conseil municipal. Le village situé sur les hauteurs de Villefranche-de-Conflent a décidé de soulager un petit peu le portefeuille de ses 1 500 habitants. Ou du moins des propriétaires.

« Malgré un contexte budgétaire qualifié de serré, le conseil a voté une baisse des taux pour l’exercice 2026 », officialise la mairie. Concrètement, le fameux taux du foncier bâti (fixé individuellement par chaque commune, ndlr) va passer de 45,06 % à 44 % à Vernet-les-Bains.

« Le maire, Pierre Serra, a justifié cette mesure par la nécessité de renforcer l’attractivité de la commune et de soulager les ménages, précisant que cette baisse compensera largement la hausse des bases décidée par l’État », détaille la commune, dans un communiqué.

Elle devrait augmenter partout ailleurs

En effet, pour rappel, si les municipalités ne changent pas leur taux de la foncière d’une année à l’autre, le montant de cet impôt local a tout de même tendance à augmenter. La faute à la hausse des bases locatives des biens, fixées à l’échelle nationale pour l’État. Et pour cette année 2026, les bases servant au calcul des impôts locaux comme la taxe foncière seraient revalorisées de + 0,8 %.

Concrètement donc, si les communes ne touchent pas à leur taux communal, la taxe foncière sera en légèrement augmentation cette année. C’est le cas notamment à Perpignan et dans de nombreuses villes des Pyrénées-Orientales, qui jouent la stabilité de leur imposition, mais qui subissent une inflation « classique ».

Du côté de Vernet-les-Bains en revanche, le maire a décidé de faire le chemin inverse, au profit des habitants. La baisse décidée à l’échelle communale étant plus importante que la hausse des bases locatives prévue, le montant final de la taxe foncière devrait bel et bien être inférieur par rapport à 2025.

Selon la taille du bien, et donc selon le montant de l’imposition des propriétaires vernetois, on parle de quelques dizaines voire une centaine d’euros d’économies sur l’année.

Émilien Vicens (Actu Perpignan, le 20 mai 2026)

Vernet-les-Bains. 8-Mai : résistance, espoir et solidarité (L’Indep)

Première sortie en public officielle pour Pierre Serra, le maire, et son équipe municipale. Le public était nombreux pour écouter un discours de circonstances. Il avait même officiellement une délégation britannique sur cette place de l’Entente cordiale au monument aux Morts si particulier. Marseillaise et Chant des partisans, minute de silence, dépôt de gerbe, mais aussi sur discours qui peut être qualifié de résistance, très républicain aux profondes réflexions sur les temps passés, ceux que nous vivons et sur le futur que nous préparons. « L’engagement la transmission et l’espoir » sont les outils de notre immense responsabilité à l’image des actes « de nos héros et résistants anonymes ou connus » qui peu à peu disparaissent. Car « l’histoire bégaye » et la tentation est grande de « laisser les algorithmes et les puissances décider à notre place ». C’est par notre « sens critique que nous ne devons pas nous laisser gouverner par la peur » car ajoute-t-il, « il nous faut continuer, ensemble, à transmettre aux jeunes générations les valeurs qui font de nous une nation unie et solidaire, une nation dont nous sommes fiers ».

Cet exposé sur la foi des échos du public entendus lors de l’apéritif républicain qui a suivi, s’il était à la fois réconciliateur et très critique, n’a laissé personne indifférent. Il a été apprécie par sa clarté et a suscité bien des réflexions. Comme une subite prise de conscience des enjeux et de l’époque Et si c’était bien le but de cette journée du souvenir ?

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 13 mai 2026)

Discours de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, lors de la cérémonie du 8 mai

Mesdames et messieurs les représentants des associations d’anciens combattants et du souvenir,
Mesdames et messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et messieurs les agents du SDIS, de la gendarmerie et de la PR,
Mesdames et messiers les agents des services municipaux,
Mesdames et messieurs les enseignants, les représentants de nos associations locales,
Mesdames et messieurs les élus du conseil municipal,
Mesdames, messieurs,
Chers amis, Chers enfants,

Nous commémorons aujourd’hui le 81ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 contre le nazisme, qui marque la fin de la seconde guerre mondiale. C’est une date gravée dans notre mémoire collective. C’est la victoire de celles et ceux qui depuis des années ont combattu pied à pied le nazisme mais aussi le fascisme en Italie, le franquisme en Espagne, et les régimes de collaboration et de soumission comme celui de Vichy.

Ce jour est un jour de souvenir. Mais il est aussi celui de l’engagement, de la transmission, et de l’espoir que nous portons ensemble pour les générations futures.

Transmettre aux jeunes générations est, pour nous, un devoir. Un devoir qui prend corps tout au long de l’année dans notre commune. À ce titre, je tiens à saluer les enseignants et les associations engagées qui s’efforcent à faire vivre la mémoire de l’histoire de notre Pays et de ceux qui la font, comme ceux qui s’engagèrent, tout près d’ici dans le maquis Henri Barbusse, pour défendre notre liberté.

Il y a 81 ans, l’Europe sortait de l’enfer. 60 millions de morts, des familles déchirées, des villes réduites en cendres. Derrière ces chiffres, il y a des noms, des visages, des destins. Des soldats tombés au combat, des civils massacrés, des déportés disparus dans la nuit des camps.

Face à la barbarie, des femmes et des hommes ont choisi de refuser la résignation et se sont soulevés. Ils étaient instituteurs, ouvriers, paysans, intellectuels. Parmi eux, Marc Bloch historien juif qui doit faire son entrée au Panthéon le mois prochain, mais aussi Lucie Aubrac femme engagée, ou Julien Panchot résistant communiste exécuté par les allemands nazis au site dit de la1 Pinouse à Valmanya, et tant d’autres, connus ou anonymes. Tous ont formé la Résistance, unis par un même idéal : celui d’une France libre, solidaire et fidèle à ses principes.

Le Conseil National de la Résistance, sous l’impulsion de Jean Moulin, a incarné cette espérance.

Leur programme, Les Jours heureux, était bien plus qu’un manifeste. C’était la promesse d’une société où la dignité humaine primerait sur les égoïsmes et les haines. Une société où la Sécurité sociale, l’école pour tous et le droit au travail ne seraient pas des privilèges, mais des droits.

Aujourd’hui, alors que les derniers témoins de cette époque nous quittent, notre responsabilité est immense. La mémoire est une flamme fragile que nous devons entretenir. Oui ! nous devons l’entretenir, puisque cette flamme est menacée : menacée par ceux qui, délibérément ou par ignorance, propagent la haine, la division et les fausses nouvelles.

Car souvenons nous : la guerre de 1939-1945 n’a pas surgi par hasard.

Elle a été rendue possible par l’effritement des démocraties, la montée des replis nationalistes, mais aussi par des complicités plus discrètes. Dans les années 30, alors que la République vacillait sous la pression des groupes factieux, certains cercles de la finance et de l’industrie ont regardé avec indulgence l’essor des régimes autoritaires en Europe. À leurs yeux, les conquêtes sociales portées par les mouvements populaires représentaient une menace plus importante et immédiate que ces régimes eux-mêmes. En se rendant complices de ceux qui se réclamaient de l’ordre, ils ont permis la mise en place d’un modèle de société excluant et injuste, en pensant servir prioritairement leur propre intérêt, et qui a conduit à une des catastrophes humaines majeure du XXème siècle.

De ces accointances et de ces calculs cyniques, nous devons nous souvenir ; car ce sont les signes d’une histoire qui bégaye.

À l’heure où les discours de haine, les replis identitaires et les positionnements simplistes prospèrent sur les réseaux sociaux comme sur certaines chaînes d’information en continu, il est essentiel de rappeler que l’ouverture aux autres et au monde n’est pas un renoncement à ce que nous sommes. Elle constitue au contraire une force, une richesse et l’une des conditions du vivre-ensemble.

Alors soyons vigilants et critiques. Ne laissons ni les algorithmes ni les puissances d’influence décider à notre place de notre destin. Ne laissons pas la peur dicter nos choix.

En ce 8 mai 2026, rendons hommage à celles et ceux qui ont défendu les valeurs affichées au frontons de nos mairies : liberté égalité et fraternité :

  • Aux soldats de le France et des nations alliées, venus de loin pour libérer les territoires occupés.
  • Aux résistants dont beaucoup ont payé de leur vie leur amour de la liberté.
  • Aux déportés, dont le martyre demeure un avertissement.
  • Aux civils, victimes innocentes d’une folie collective.

Leur sacrifice nous oblige à être dignes de leur héritage.

Clamons haut et fort notre ambition de paix pour tous les peuples. Et rappelons-nous que la paix n’est jamais un cadeau du ciel. Elle est un héritage à défendre, une promesse à tenir et un combat à mener contre l’ignorance et l’obscurantisme sous toutes leurs formes.

Œuvrons ensemble pour que notre commune, notre pays, notre continent demeurent des phares de paix, de tolérance et de fraternité.

Ne détournons jamais les yeux devant l’injustice ou la désinformation. Ne laissons jamais la haine l’emporter sur la raison.

Continuons, ensemble, à transmettre aux jeunes générations les valeurs qui font de nous une nation unie et solidaire, une nation dont nous sommes fiers.

Le 8 mai 1945 marquait la fin d’une guerre. Mais ce n’était pas la fin de l’Histoire.

L’Histoire, aujourd’hui encore, c’est nous qui l’écrivons par nos actes et par nos engagements.

Je vous remercie.