Parti communiste. Vers le 40e congrès (Le Travailleur Catalan)

Le week-end dernier à Cabestany une cinquantaine de communistes délégués planchaient sur les textes préparatoires au congrès prévu les 3, 4 et 5 juillet prochain.

La conférence fédérale du PCF 66 se tenait à Cabestany les 19 et 20 juin, après les conférences de sections c’est la dernière étape avant le congrès national qui se tiendra à Lille les 3, 4 et 5 juillet prochains. Une séquence qui suivait le vote, début juin, sur les quatre textes en présence, celui de la direction et trois textes alternatifs. Le textede la direction ayant été majoritaire (61 % nationalement, un peu moins dans les P.-O.), il est devenu la base commune à débattre et amender afin d’élaborer une feuille de route pour les trois années à venir. La conférence départementale avait pour but d’acter cette étape.

Vendredi les congressistes étaient accueillis à Cabestany par Edith Pugnet, la maire avec un discours très offensif sur la situation en France et dans sa commune dans laquelle elle a été brillamment réélue en mars dernier.

Après elle, la parole était à Michel Coronas, responsable départemental, pour le rapport d’activité. Il livrait une analyse fouillée de la politique internationale et nationale, puis sur les combats menés cette année par des salariés du département (personnels de santé, de CEMOI, postiers, agents du conseil départemental…), sur les rassemblements pour une loi intégrale, la marche des fiertés…Le responsable notait que les communistes avaient été « acteurs dans ces mouvements » et qu’il fallait aller plus loin dans « l’intervention citoyenne ».

Un département en souffrance

Il décrivait la situation des P.-O. marquée par la pauvreté et la précarité, situation aggravée par la sécheresse et le réchauffement climatique, alors que beaucoup d’argent dort dans les banques. Sur le plan politique il évoquait la nocivité du RN et sa collusion avec la droite, ce qui ne déplaît pas au patronat local. Il rappelait également les diverses initiatives menées par le PCF 66 sur la liberté de la presse, la solidarité avec la Palestine, avec Cuba…Enfin, il revenait sur les municipales de 2026, leur fort taux d’abstention, la fracturation à gauche, les difficultés de la droite classique qui préfère se dire apolitique. S’il se réjouissait du gain de Vernet-les-Bains, il ne pouvait que déplorer la perte d’Elne et les gains du RN.

Suite à cette intervention le débat se développait autour de plusieurs sujets : l’abstention, certaines différences d’appréciation entre communistes. lors des municipales , la nécessité de « recréer des liens avec les salariés » avec la jeunesse, « d’améliorer notre capacité à travailler ensemble »

Débat sur les amendements

C’était au menu du samedi matin. Il y a eu de la part des différentes sections cinquante et un amendements au texte de la base commune, cinq vœux et huit commentaires. Ces propositions portaient sur la nécessité de développer les questions économiques, de faire le bilan depuis le précédent congrès et, beaucoup sur la nature et le périmètre du rassemblement et sur l’éventualité ou non d’une candidature à la présidentielle. Ces deux derniers points étant au cœur des désaccords au sein du parti.

Nicole Gaspon (Le Travailleur Catalan, le 27 juin 2026)

40e congrès du PCF. Notes sur le congrès départemental des 19 et 20 juin 2026

Le Congrès départemental de la Fédération du PCF des Pyrénées-Orientales s’est tenu les 19 et 20 juin au Centre Culturel de Cabestany.

Pendant deux jours une cinquantaine de délégués ont débattu de la situation dans le département puis des textes d’orientation du 40ème congrès national qui se tiendra à Lille.

Les délégués ont également renouvelé la direction départementale de la Fédération.

Concernant la situation départementale

Constat partagé de la précarité qui marque les niveaux de revenus de la majorité des salariés et des habitants.

Précarité de revenus, précarité de l’emploi qui génère des conséquences dans tous les domaines de l’activité.

Santé, avec la place du privé qui recherche le contrôle des secteurs de soins les plus lucratifs et concours à rendre plus difficile l’accès au droit à la santé.

Enseignement, un des départements où la ségrégation sociale est la plus importante de France.

Logement, plus de 25 000 demandes de logement social non satisfaites, des loyers qui flambent contre moins de 1000 logements réalisés en deux ans.

Transport, faiblesse des transports collectifs alors qu’il y a possibilité de faire circuler des trains du quotidien dans les trois vallées du département au moindre coût social et environnemental.

La lutte contre le réchauffement climatique dans ce domaine comme dans d’autres n’est pas pris en compte.

Soutien aux mouvements de luttes qui se sont développées ces dernières semaines ; CEMOI, cliniques du groupe ELSAN dans les entreprises, mobilisations sociétales pour une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, marche des fiertés pour le rejet des discriminations fondées sur le genre.

Partout des communistes présents, souvent artisans des mobilisations.

Comment renforcer ces mobilisations, les rendre conscientes des réformes de fond à mettre en œuvre pour avancer réellement et d’un même élan renforcer la lutte contre le Rassemblement national dont les idées et les propositions aggraveraient les conditions de vie et de travail des gens s’il arrivait au pouvoir.

Lutter contre les tentatives du patronat et d’élus de faire subventionner par des fonds publics des projets qui ne répondent pas à l’intérêt général type Club Med, Golf, Evènements festifs surdimensionnés qui n’apportent pas d’amélioration qualitative, bien au contraire.

Redonner la priorité aux investissements respectueux de l’intérêt général et environnemental ; logements sociaux de qualité, transports collectifs de voyageurs et remise du trafic de marchandises sur les rails.

Adoption du texte pour le congrès national

Texte enrichi par 51 amendements déposés, cinq vœux et huit commentaires qui seront tous remontés au niveau national pour le Congrès de Lille.

Discussion et objet de ces vœux autour de l’amélioration de l’analyse de la crise du système capitaliste à laquelle nous sommes confrontés, nature des propositions pour en sortir et dépasser ce système qui se maintient au prix de l’aggravation des crises sociales, humaines et environnementales.

Le retour de Trump au pouvoir marquant une banalisation de la guerre, des violences infligées aux populations. L’importance des luttes pour la Paix et la solidarité avec les peuples victimes de ces agissements en Palestine, à Cuba, au Liban, en Amérique du Sud, en Afrique…

La question d’une candidature communiste à l’élection Présidentielle a aussi été mise en débat dans une Fédération qui a approuvé à quasi 58 % le texte de la direction nationale du PCF qui l’envisage.

Conclusions

Une direction départementale renouvelée, plus compacte 34 membres, rajeunie avec l’arrivée de salariés en activité en plus grand nombre.

Malheureusement difficultés pour atteindre la parité alors que nous atteignons un tiers de femmes dans cette instance.

Un axe de progrès certain à travailler de même, de même qu’améliorer

La présence en entreprise et le lien aux salariés,

La mise en commun de toute la richesse du travail qu’accomplissent les militants communistes investis dans tous les types d’associations. Celles qui luttent pour la solidarité, contre le racisme, les inégalités de genre, dans le mouvement syndical pour la satisfaction des revendications des personnels qui souhaitent plus de justice sociale et salariale. Les communistes élus par la population et qui siègent à tous les niveaux de collectivités territoriales ; Département, Région, Communes et Interco.

Rassembler et unir toutes les victimes du capitalisme parce que nombre de ceux qui le promeuvent sont prêts à confier à des forces non démocratiques, xénophobes, qui dispensent haines et divisions les rênes du pouvoir.

40e congrès du PCF. Rapport d’activité du PCF 66 présenté par Michel Coronas

Cher•es camarades,

Pendant quatre semaines du mois de Mai 2026 des centaines de salariés du groupe de santé privé ELSAN ont cessé le travail et engagé un mouvement de grève.

À la fois pour défendre leur pouvoir d’achat mais aussi pour améliorer leurs conditions de travail dont dépend la qualité des soins dispensés aux patients de leurs cliniques. Ils ont repris le travail en ayant obtenus quelques avancées mais leur combat continu face à un patronat dur dont je rappelle que l’un des directeurs du groupe occupe le poste de Président du MEDEF66.

Quelques semaines auparavant c’étaient les salariés de CEMOI qui étaient en mouvement.

Régulièrement depuis plusieurs mois ce sont les agents du CD 66 qui se mobilisent pour leur pouvoir d’achat et pour la qualité du service public notamment en direction de l’enfance.

Le lundi 8 et 15 Juin à l’appel de Femmes solidaires et du collectif départemental des droits des femmes plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le Palais de Justice de Perpignan pour rendre hommage à Lyhanna et demander la mise en place d’une loi cadre intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, pour obtenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement de la justice.

Le Samedi 13 juin plusieurs centaines de personnes ont participé à la marche des fiertés dans les rues de perpignan, elles ont déambulé en musique contre les discriminations fondées sur le genre.

Ces milliers d’habitants de notre département dont beaucoup de femmes et de jeunes se mobilisent sur des objectifs proclamés humanistes et de progrès.

Ce sont souvent de nouveaux venus dans l’action.

Nous sommes fiers que les communistes comptent parmi les promoteurs et les acteurs de ces initiatives et mouvements au titres de leurs diverses responsabilités ; syndicales, associatives, électives… Nous avons été présents dans toutes ces mobilisations, même si parfois de façon insuffisamment visible (mais c’est un autre débat).

Cela démontre la nécessité de développer l’intervention citoyenne, de la nourrir.

Pourtant dans ces mobilisations, combien de contradictions, combien de lacunes qui limitent leurs impacts positifs.

Ainsi parmi les salariés d’ELSAN, des acteurs pourtant pleinement impliqués dans la lutte avec des objectifs justes se trouvaient, dans la même période, présent sur des listes de droite aux municipales à Cabestany, à Pollestres, aux côtés de responsables politiques dont les objectifs sont diamétralement opposés à leur combat.

D’autres exemples de contradictions marquent ces divers mouvements.

Cela montre l’ampleur de nos responsabilités dans la période que nous traversons pour clarifier la nature des solutions nécessaires pour sortir véritablement de la crise, pour développer le sentiment et la conscience d’appartenance à la classe laborieuse.

Il faut convaincre pour rassembler au sein de celles-ci toutes les victimes de l’exploitation capitaliste alors que le grand patronat, son personnel politique recherchent et encouragent les divisions des exploités.

Divisions entre Hommes et Femmes, entre catégories de salariés titulaires ou en CDD., croyances religieuses, origines ethniques, situation générationnelle (les jeunes et les retraités), entre actifs et privés d’emplois, agriculteurs traditionnels et ceux à la recherche de modes d’exploitations respectueux de l’environnement et à échelle humaine, mais aussi divisions entre immigrés et nationaux.

Ceux qui détiennent le pouvoir financier et économique visent l’exploitation de ces divisions aux réalités parfois avérées pour perpétuer leur domination.

De ce point de vue, dans les Pyrénées Orientales nous constatons combien la présence accrue du Rassemblement National aggrave le rapport de force en faveur de ceux qui détiennent le pouvoir économique et financier.

Les représentants de la bourgeoisie « catalane » ont fait le lit d’Aliot et du RN, ils ont fait le choix de les mettre en place dans l’espoir que des méthodes plus musclées et autoritaires leurs permettrons de conserver leurs rentes et leurs privilèges.

Celles de la fortune fondée sur l’exploitation de la misère et du sous-développement de notre département.

Ils l’ont fait à Perpignan avec Pujol et sa clique, à Rivesaltes avec XXXX, à Elne et à Pia, ils ont une communauté d’idées qui n’a comme dénominateur commun que de ressasser les clichés du passé, celles qui enfoncent la grande majorité des habitants de notre Département dans des difficultés insurmontables.

Depuis que le RN renforce son influence électorale la situation économique et sociale dans les PO s’aggrave, car leurs idées favorisent le renforcement de l’exploitation des salariés, encourage le comportement des employeurs niant les droits des salariés, accentue la précarisation de la gestion des services publics dans les collectivités qu’ils gèrent mais aussi dans les autres par effet de pressions.

Quand les salariés d’ELSAN luttent, une députée RN fait mine d’un soutien mais son groupe se prononce contre l’augmentation du SMIC, pour diminuer les recettes de la sécu, pour augmenter encore les cadeaux fiscaux aux plus grandes entreprises, rejeter la Taxe Zucman sur les patrimoines de plus 100 Millions d’Euro, abandonner l’abrogation de la réforme des retraites et soutien à la capitalisation et au départ plus tardif…

Au nom du libre marché ce groupe à même rejeté l’instauration d’une taxe sur l’industrie pharmaceutique afin d’abonder un fonds de recherche contre les cancers infantile !

L’exact contraire d’une des motivations de lutte des salariés de ce groupe.

C’est sur ce terrain que nous devons faire la démonstration de la nocivité de cette formation politique alors que leurs discours « public » vise à tromper les citoyens.

Je voudrais revenir sur la situation économique et sociale de notre département.

Les données sont accablantes

Le revenu moyen des ménages est très inférieur à la moyenne nationale soit 20 650 € par unité de consommation et le nombre de ménage imposés sur le revenu est de 43,8 %.

Le taux de pauvreté est un des plus élevé de France 22,4 % et plus particulièrement chez les jeunes ou il atteint 33% et 27,7% respectivement pour les moins de 18 ans et 18-29 ans.

Le nombre de personnes percevant le RSA est de plus de 25 000 en 2024 et le nombre de personnes percevant la prime d’activité est de 40 556 pour la même année.

Ces données sont à corréler aux caractéristiques des entreprises du 66 qui si elles sont relativement nombreuses (50 000) sont d’abord de petites tailles et concentrées dans des secteurs à l’activité soit saisonnière (24,8% Commerce Transports Tourisme), soit lié au service à la personne (17,4% Santé, Action sociale Enseignement) ou aux entreprises (15,1%).

L’industrie ne représente que 5,9% de l’emploi.

Pour renforcer cette photographie de la fragilité du tissu économique ces derniers mois 79% des créations d’emplois sont des micros entreprises.

Cela se retrouve dans les données concernant l’emploi.

Le Taux de chômage est l’un des plus fort de France avec 12% contre 7,1 % en France.

De plus une forte aggravation de la situation de l’emploi a été enregistré fin 2025 avec dans les PO le plus fort niveau de perte d’emploi de la région Occitanie avec une diminution de 1 200 d’emplois et un recul de l’emploi intérimaire de 16,9%

Cette forte précarité économique irradie dans tous les domaines de la vie départementale. ;la Santé, l’habitat, les mobilités, l’école…

Elle se combine avec deux autres traits une augmentation régulière de la population du Département et le vieillissement sensible des habitants

Dans le domaine de l’habitat l’on assiste à une explosion des demandes de logement sociaux soit 22 500 demandes en augmentation de 35% en un an, alors que la proportion de logement sociaux dans notre département s’élève à seulement 11,2% soit un niveau très inférieur à la demande, et à celui de nombreux départements urbains.

Le niveau des loyers devient insupportable et la pression de l’activité touristique se fait au détriment du logement permanent.

En 2023 468 logements sociaux ont été livrés, en 2024 690 ont été financés. A ce rythme il faudrait plus de 20 ans pour rattraper le retard.

En matière de transport et de mobilité 90 % des marchandises transitant par le département se font par la route. Chaque jour l’agglomération perpignanaise compte plus de 225 000 aller et retour lié aux trajets domicile travail, à la fréquentation des centres de soins ou de services administratifs concentrés sur Perpignan et les communes de sa petite couronne.

Chaque jour de semaine les embouteillages paralysent la circulation.

Les transports collectifs sont peu développés et la facture est lourde pour les habitants tant du point de vue monétaire que celui environnemental avec des conditions de mobilité qui génèrent une forte contribution aux émissions de gaz à effets de serre dont on sait le rôle dans le réchauffement climatique.

L’organisation du système de santé hospitalier dans notre département est fortement marquée par la présence d’un secteur privé concentré entre les mains du groupe ELSAN. Il est organisé pour rentabiliser les interventions sanitaires dans les domaines jugés profitables notamment dans les soins l’ambulatoire, laissant au secteur public les interventions lourdes.

La lutte des personnels du groupe a révélé que contrairement aux clichés marketing la qualité des soins n’était pas nécessairement au rendez-vous au regard des conditions de travail dégradés des personnels.

De son côté la médecine de ville ne permet pas aux nouveaux arrivants de trouver des médecins référents et l’accès aux spécialistes est marqué par des délais grandissants altérants le diagnostic précoce.

L’emcombrement régulier du service des urgences de l’Hôpital public de Perpignan témoigne de toutes ces insuffisances.

Le renoncement aux soins n’est pas mesuré spécifiquement dans notre département mais la conjonction d’une grande précarité économique et d’une offre de soins mal réparties doit peser sur l’accès à la santé.

Le propos peut s’élargir à la prise en charge insuffisante des personnes âgées et/ou en perte d’autonomie qui pourrait pourtant être un gisement important d’emplois utiles.

L’organisation du système d’enseignement dans les PO est profondément dégradée par la ségrégation sociale fondé sur le niveau des revenus des familles, et ce notamment à Perpignan ou près de 30% des effectifs vont vers le privé sans aucune garantie réelle d’une meilleure prise en charge éducative mais ou s’invitent également les préjugés anti-sociaux.

La réalité de notre Département c’est aussi l’irruption depuis quelques années des effets du réchauffement climatique au travers notamment d’épisodes de sécheresse qui brutalisent notre environnement, pèsent sur les conditions d’exploitations de notre agriculture, sur les conditions de vie et de travail et posent finalement la question de la maitrise de notre développement.

Le réchauffement c’est des conditions de vie plus difficile pour ceux qui logent dans des appartements non isolés, ce sont des conditions d’étude plus compliquées dans des locaux inadaptés, c’est l’eau qui vient à manquer pour les gestes du quotidien, ce sont les incendies de grande ampleur aux effets catastrophiques sur les équilibres naturels.

Et paradoxalement alors que ces préoccupations sont de plus en plus partagées ce sont quatre députés d’une formation qui ne reconnait pas cette réalité qui représentent notre territoire

Les communistes eux ont à cœur de répondre à ce défi de préservation du climat sans lequel notre quotidien serait invivable.

Nous l’avons notamment entrepris avec la publication du document empreinte 2050 pour articuler la cohérence de nos propositions dans ce domaine. Un travail a enrichir et poursuivre.

Bien sûr cette situation s’inscrit dans la crise globale et de plus en plus profonde du système capitaliste comme l’analyse notre projet de document pour le Congrès.

Mais dans notre Département elle est encore aggravée par la posture de la bourgeoisie locale détentrice des actifs financiers et économiques issu de la rente qu’ont pu leur procurer les activités d’import-export autrefois avec l’empire colonial et plus récemment avec le marché agricole de l’Union Européenne ouvert aux pays du sud, mais aussi avec la spéculation foncière liée aux activités immobilières touristiques.

Le niveau des dépôts bancaires dans les PO en témoigne, il est de l’ordre de 8 à 11 Milliards d’€ mais n’est pas mobilisés sur des projets productifs.

Le patrimoine privé accumulé est estimé entre 55-70 Milliards d’€ soit de 5 à 6 fois la production de richesse annuelle du territoire.

Cette réalité contredit l’argument de l’absence d’argent et confirme que celui-ci n’est pas mobilisé sur des projets utiles pour l’intérêt général.

Dans ce contexte quelles sont les propositions des instances économiques et socio-professionnelles du département.

Ils promeuvent et soutiennent des projets de même nature que ceux qui ont enfoncé le département dans une forme de sous-développement.

Le luxe et la montée en gamme de notre offre touristique constitueraient le nouvel eldorado

L’organisation de projets festifs XXL type festival de musique, village de Noël, de Pâques seraient de nature à augmenter notre visibilité et à doper l’activité économique

En résumé ce sont l’implantation d’un club Med au Barcarès, un golf à Villeneuve la Raho, des parcs à thèmes à Perpignan, l’accueil de yacht de luxe à Port Vendres et des actions évènementielles.

Ce sont les projets soient disant haut de gamme, mais en réalité générateurs d’emplois à faible rémunération, qualification, et saisonnier.

Dans l’agriculture on poursuit la concentration foncière, on ouvre aux sociétés financières la propriété des exploitations, on développe des projets d’énergie renouvelables Parc éolien ou panneaux solaires au détriment de l’activité productive agricole.

La valorisation par la transformation de nos productions a été sacrifiée au bénéfice des activités d’importations.

De temps à autres sont promotionnés des projets liés à la tech mais ils occupent généralement des niches très étroites et sont rapidement sous la coupe de fonds privilégiant le rapport financier immédiat.

Pendant ce temps à titre d’exemple sur la seule commune de Rivesaltes 70 emplois sont supprimés dont la moitié dans le machinisme agricole (Vaslin) l’autre moitié avec la fermeture de la cave coopérative Arnaud de Villeneuve.

C’est une tout autre vision que nous portons pour le développement de notre territoire.

La rechercher de profit à court terme stérilise les capacités créatives des salariés, des chercheurs, des ingénieurs cadres et techniciens, des producteurs agricoles.

Nous pensons que la solution réside dans la mise en place de politiques publiques et privées qui soient orientées vers la satisfaction des besoins de la population, et la lutte contre le réchauffement climatique :

  • La construction, la réhabilitation, l’isolation thermique de milliers de logements pour répondre à la demande non satisfaite de milliers de nos concitoyens serait de nature à relancer l’activité du BTP et minorer les consommations d’énergies
  • Rouvrir ou améliorer les lignes de transports ferroviaires dans chacune des vallées irriguant le Département permettrait de transférer des déplacements du quotidien vers un mode de transport économe pour le pouvoir d’achat et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cela développerait des emplois qualifiés et pérennes
  • Créer des places d’hébergement pour les personnes âgées et/ou en perte d’autonomie devient un besoin vital pour les personnes concernées et générateur d’emplois.
  • Aménager, rénover les bâtiments scolaires pour résister aux vagues de chaleur devient une nécessité
  • D’une manière générale investir dans les services publics de la santé, de l’enseignement, de la justice, d’une police tournée vers la prévention c’est combattre les inégalités et prévenir les dépenses encore plus importantes que génère le développement de l’insécurité sociale et des politiques répressives qui lui sont liées.
  • Organiser la garantie des prix pour les producteurs agricoles et la qualité de leurs productions c’est bon pour la santé des populations, la diminution des importations
  • Augmenter les salaires, ici inférieur de 19% à la moyenne nationale, c’est bon pour solvabiliser l’économie locale qui bénéficierait quasi immédiatement du retour sur investissement pour mieux se loger, mieux se nourrir, mieux se soigner, mieux se cultiver.

Bien sûr pour se réaliser ces propositions doivent s’articuler avec les propositions que nous formulons au niveau national et international et que vous retrouvez dans notre document de congrès.

Bien sûr elles se heurtent aujourd’hui aux politiques d’austérité présentés par les gouvernements successifs de l’ère Macron.

Mais nous pouvons les rendre plus compréhensibles aux habitants de notre Département en déclinant concrètement leur traduction locale.

Depuis notre dernier congrès à Estagel en 2023 c’est ce que nous nous sommes efforcés de faire en faisant en sorte que la Fédération du PCF s’exprime publiquement sur des questions d’actualité politique comme nous l’avons fait à plusieurs reprises, souvent en relation avec la Coopérative 66 des élus CRC.

Je pense à la conférence tenue dans le quartier du Champs de Mars à Perpignan pour exprimer la nécessité que ces territoires urbains et populaires ne soit pas désertés par les services publics.

Je pense à une action menée devant la Communauté d’Agglo afin d’alerter l’opinion sur la nécessité de la mise en place concertée des ZFE à la fois pour protéger la santé des habitants et accompagner très fortement les politiques de renouvellement des véhicules très polluants.

Je pense à la présence visible et importante des communistes dans les cortèges contre la réforme des retraites.

Je pense à la campagne « Vive le rail » menée en 2025 expliquant et exigeant des choix stratégiques nouveaux pour l’organisation des mobilités dans le département en développant notamment les modes collectifs de transport et les trains du quotidien.

Je pense à l’action menée avec le concours du Député Communiste Besnard sur le scandale absolu du démantèlement du service public Fret ferroviaire de la SNCF qui nous a conduit à la visite des principaux sites logistiques des PO. Une initiative également construite avec de nombreux élus locaux, des syndicats de cheminots, et dénonçant que 95% du transport de marchandise traversant notre département passe par la route avec ses conséquences en matière de rejets de gaz à effet de serre.

Je pense à nos positions exprimées sur les questions posées par la sècheresse en exigeant la transparence de la gestion de l’eau puis l’organisation avec la Coopérative des élus d’une rencontre ouverte sur ce thème à Villefranche de Conflent et celle d’une visite à Rivesaltes avec la participation du groupe communiste de la Région Occitanie sur les modifications à introduire en matière agricole face à cette évolution structurelle.

Je pense aux initiatives publiques prise pour la panthéonisation de Manouchian, puis en partenariat avec le TC sur la liberté de la presse lors du 10ème anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo

Je pense à l’initiative de la Fédération et des communistes dans la construction d’un comité Départemental du Nouveau Front Populaire pour essayer d’engager une mobilisation et une dynamique rassemblant au-delà des formations politiques.

Lors de sa constitution près de 70 personnes représentant une trentaine de formations étaient présentes Mais très vite nous avons constaté les entraves mises par LFI et les Verts pour empêcher toute initiative décentralisée et rassembleuse. Malgré ce, quelques comités locaux ont existé et joué des rôles plutôt positifs notamment à l’occasion des élections municipales.

Récemment nous étions aussi présents et nous nous sommes aussi exprimés sur la lutte des personnels du groupe ELSAN participant à la Caisse de grève.

La Coopérative des élus intervenant auprès du Préfet afin qu’il fasse pression sur la direction pour l’ouverture de véritables négociations.

Je pense à nos efforts pour relancer une approche mémorielle citoyenne à l’occasion du 80ème anniversaire de la libération de notre pays et du département avec des initiatives à Perpignan, Canohès, Valmanya et la coproduction d’une exposition avec le TC sur les luttes pour la Paix en Algérie.

Dans le domaine international notre Fédération soutien l’activité des autorités cubaines en France en mettant à disposition nos locaux pour des activités consulaires.

Pour protester contre les propos tenus par TRUMP lors de son arrivée au pouvoir, nous avons appelé à un rassemblement au pied du Castillet, nous avons aussi été présent pour la solidarité avec le peuple palestinien.

Nous allons relancer une campagne de soutien dès le début Juillet à la Fête du TC ;1 million d’olivier pour la Paix.

Enfin je pense à nos efforts pour impulser avec l’Association « Cultures de Paix » des initiatives autour des questions de la Paix, du désarmement nucléaire et des relations pacifiques entre les peuples.

J’oubli certainement d’autres actions et initiatives et je m’en excuse auprès des militants mais aussi parfois des « amis » qui assurent par exemple la tenue des Fêtes du TC et de l’Humanité, qui participent à l’exploit renouvelé chaque semaine de la parution du TC qui se trouve aujourd’hui à un tournant de son existence. Nous en parlerons demain.

Je voudrais aussi rendre hommage à la force et au rayonnement de l’action des communistes du Département.

Ils sont des dizaines et des dizaines à œuvrer dans des syndicats de salariés (généralement à la CGT ou à la FSU) ou ils sont les plus combatifs, les plus rassembleurs, les plus désintéressés.

Ces militant.tes sont aussi actifs de nombreuses associations qui organisent concrètement la solidarité, l’antiracisme, la rencontre des habitants que l’âge ou la localisation géographique pourrait isoler, les droits des femmes, le travail mémoriel…et aussi la jeunesse.

Il va sans dire qu’il nous faudra dans la période à venir et au regard de la lutte contre les idées de l’extrême droite réfléchir à aider au déploiement de camarades dans ces associations et à l’articulation de leurs activités.

Ces remerciements vont aussi à l’activité des élus communistes.

Sur notre territoire nous en comptons dans tous les niveaux de collectivités ; dans les communes et les intercommunalités, au conseil départemental, au Conseil Régional.

Nous vivons un contexte politique ou les idées de l’extrême droite et réactionnaires se sont renforcées, ou les forces de gauche sont traversées de débats d’orientation sur le fond.

Simultanément, la pression du monde patronal est omniprésente pour infléchir la gestion publique et user de ses moyens financiers dans son intérêt.

Comme l’a révélé le rapport parlementaire signé par Fabien Gay ce sont 211 milliards annuels de subvention publique de tout ordre qui sont captées par les entreprises (il y en a dans les PO) mais elles lorgnent aussi sur comment gérer des services publics par délégations, comment faire avancer des projets qui leur sont chers, enfin chers ils le seront surtout pour les habitants dans les domaines de l’Eau, énergies, Ephad, cliniques, Crèches.

Cette complexité politique et cette pression patronale nous oblige à travailler mieux ensemble Fédération du PCF, élus de chaque niveau de collectivités notamment quand les dossiers ont un impact territorial partagé. Cela engage notre crédibilité à l’égard des populations mais aussi des salariés et des personnels.

C’est l’un des rôles de la Coopérative des élus d’assurer cette cohérence car nous portons les couleurs d’une même équipe, et que nous le devons également à ceux qui nous font confiance.

Je voudrai également souligner l’utilité et l’efficacité des parlementaires communistes tant à l’AN qu’au Sénat.

Il y a l’exemple du rapport porté par Fabien GAY au Sénat sur les 211 Milliards de fonds publics perçus par les entreprises sans quasiment aucune contrepartie et qui a changé la donne du débat public sur les moyens budgétaires de l’Etat.

Il y a la proposition de loi porté par trois députés communistes Cathy Apouceau, Yan Monnet et Fabien Roussel sur la prise en charge intégrale par l’Assurance maladie des soins liés au traitement du cancer du sein.

Proposition adoptée à l’unanimité eu Parlement et promulguée le 5 Février 2025 mais toujours pas appliquée en l’absence de décrets d’application. Une pétition est à signer.

La semaine dernière dans le cadre de la niche parlementaire à l’AN du groupe GDR trois propositions portés par les députés communistes ont été adopté :

  • Pour la nationalisation d’Arcelor Mittal
  • Pour la revalorisation des retraites agricoles
  • Pour des bourses étudiantes revalorisées et versées sur 12 mois

Des points d’appui pour soutenir les luttes, avancer et répondre aux revendications du quotidien.

Quelques mots enfin pour évoquer les résultats des municipales dans notre département

Trois facteurs les ont marqués :

  1. Une abstention en progression sur les dernières élections de 2024 qui tendrait à montrer que les électeurs n’ont pas trouvé échos de leurs préoccupations et de réponse à leurs difficultés dans les campagnes électorales.
  2. Une fracturation à gauche dont LFI et les verts ont porté la responsabilité qui n’a pas permis de créer des dynamiques unitaires plus généralisées. Cet affaiblissement à permis des manœuvres comme à Perpignan avec la candidature socialo-centriste d’Agnès Langevine.
  3. La droite « classique » en difficulté pour défendre les politiques austéritaires des Gouvernements successifs a multiplié les listes apolitiques ou sans étiquettes permettant aussi de masquer des alliances avec l’extrême droite.

Dans ce contexte les communes de Cabestany, et d’Alénya ont reconduits des équipes avec à leur tête des Maires Communistes, notre camarade Pierre SERRA a remporté dès le premier tour la municipalité de Vernet.

À Elne la liste conduite par XXX n’a pas permis de conserver la ville à gauche et l’éloignement progressif du Maire d’Estagel des communistes de sa localité n’a pas permis de conserver une mairie ancrée à gauche.

À Perpignan l’initiative « Perpignan autrement » a été confronté au lachage par le PS National mais parvient à un score honorable permettant le retour dans l’hémicycle communal d’une élue communiste. Toutefois si le Maire RN est réélu dès le premier tour, c’est avec moins d’un quart des inscrits ce qui relativise le récit de l’adhésion populaire à cette équipe réactionnaire représentant les intérêts de la bourgeoisie rentière de la Ville.

À Rivesaltes, Canohès des listes de gauche ont eu des résultats intéressants mais insuffisants pour empêcher l’accession d’élu RN à la tête de la Municipalité.

Dans le département des Maires communistes sont présents dans des communes de petite taille avec des bilans de gestion remarquables, fondés sur l’intérêt général.

Afin de compléter ce rapport Patrick Cases vous présentera le bilan de notre état d’organisation et les réflexions qu’il peut susciter et dans tout les cas à débattre.

Voici chers camarades le terme de ce rapport d’activité qui s’est efforcé de revenir sur des éléments de notre réalité locale et de leurs évolutions lors de ces trois dernières années.

Ceux-ci doivent nourrir notre réflexion, guider notre activité concrète, en articulation avec les éléments plus globaux qui sont par ailleurs développés dans le document d’orientation du congrès national.

Je vous remercie pour votre attention, et vous propose de passer au débat sur celui-ci.

Les Communistes catalans vont pousser derrière Fabien Roussel (L’Indep)

La section catalane du Parti communiste français a dû se positionner sur le texte d’orientation politique de l’appareil. Cette première étape doit permettre au PC de déterminer la stratégie à adopter pour la présidentielle de 2027. Les Catalans ont opté pour une candidature autonome du Parti communiste. Pas d’alliance donc.

Le Parti communiste des Pyrénées-Orientales choisit de porter la candidature de l’un des leurs jusqu’à l’élection présidentielle.

Réunie en congrès départemental samedi 20 juin, la section catalane du parti s’est positionnée sur la stratégie à adopter pour le futur rendez-vous aux urnes de 2027. Une échéance électorale qui ne cesse d’accumuler, pour l’instant, les candidatures plus vraiment spontanées. De l’extrême droite à la droite, en passant par le centre, la gauche et l’extrême gauche, plusieurs dizaines de personnalités politiques se sont empressées d’assurer publiquement leurs ambitions pour succéder à dix ans de gouvernance d’Emmanuel Macron.

Le Parti communiste catalan, comme l’ensemble des branches départementales de cet appareil, a du répondre à une question aussi claire qu’épineuse: le parti doit-il s’allier ou envoyer l’un des leurs dans la fosse aux candidats ? Les communistes des Pyrénées-Orientales ont plébiscité, à 58 %, l’option de présenter un candidat autonome en 2027.

Pour l’heure, chez les communistes, seul Fabien Roussel a déclaré publiquement ses intentions pour 2027. En 2022, le candidat n’avait récolté que 2,28 % des bulletins au premier tour de la présidentielle. Mais, cinq ans plus tard, aucune autre personnalité communiste ne s’est avancée sur la ligne de départ face à un Fabien Roussel qui a fait rentrer le parti dans la sphère politique et médiatique, malgré quelques dérapages.

Cette décision catalane a été prise juste avant le congrès de Lille du parti, prévu du 3 au 5 juillet prochains, où la section nationale des communistes devrait affiner sa position pour la présidentielle. Voire présenter un choix définitif.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 25 juin 2026)

Les communistes ont fixé leurs priorités pour la ligne nouvelle du TGV (L’Indep)

La ligne a grande vitesse entre Perpignan et Montpellier divise toujours. Le PCF des Pyrénées-Orientales réclame un financement plus équitable et une LGV mixte, capable de réduire les émissions routières et d’éviter l’engorgement ferroviaire.

Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) qui doit relier Perpignan à Montpellier est au cœur des débats depuis l’ouverture de l’enquête publique. La fédération du Parti communiste français des Pyrénées-Orientales (PCF) a partagé à son tour ses observations et ses priorités, à 48h de la dernière réunion publique qui se tiendra ce jeudi 28 mai à Rivesaltes.

Selon la fédération, deux remarques préalables peuvent être faites. La première, « accélérer la réalisation du projet, sous peine de ne pas être au rendez-vous de défis économiques et environnementaux vitaux pour le territoire ». La deuxième, un financement prévisionnel jugé « déséquilibré ».

« L’État a des moyens de légiférer pour aller chercher des ressources sur ces grands projets, mais 40 % des financements reposent sur les collectivités territoriales, ça veut dire payé par les habitants de la région, on considère ça complètement injuste », alerte Michel Coronas, porte-parole du PCF. Ainsi, pour conjuguer efficacité environnementale et sociale, Michel Coronas a réaffirmé les propositions qui semblent judicieuses au parti.

Tout d’abord, « s’inscrire dans la durabilité », en préférant un tracé du côté des Corbières et éviter celui du littoral qui serait sujet au recul du trait de côte. Ensuite, opter pour une LGV « mixte », avec transport de marchandises, face à l’urgence de « limiter les émissions de gaz à effet de serre sur la route ». Le PCF affirme également préconiser le tracé comportant le contournement de Perpignan (déviation ouest), afin d’éviter l’engorgement de la gare de Perpignan par les flux de trains de fret. Un contournement décrié, notamment du côté du Soler et de Baho, où le tracé est envisagé.

Ensuite, la volonté de recréer une nouvelle plateforme. « On sait que celles qui sont existantes n’utilisent pas le rail, ou très peu, c’est le cas de Saint-Charles. 90 à 95 % de la marchandise passe par la route », développe-t-il, proposant pour cela une implantation sur le site de Rivesaltes. Enfin, penser à la localisation de la gare voyageurs : « Il faut qu’elle ait un rôle de lien entre les lignes du quotidien. Par exemple, que quelqu’un qui serait Céret puisse changer à Perpignan et monter dans un TGV qui pourra l’amener à d’autres destinations, nationales ou internationales ».

En attendant, ils misent sur un plan d’urgence concernant les trains du quotidien. « On récupérerait immédiatement une part importante de trafic. Sur la ligne Perpignan-Villefranche par exemple, il y a environ 700 personnes quotidiennement. Ces 700 de moins qui sont dans les voitures ». À cela s’ajoute, pour le PCF, l’importance de rajouter des horaires et cadencements « plus adaptés ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 27 mai 2026)

« Le travail n’est pas assez rémunéré » (L’Indep)

Ce week-end, les militants du Parti communiste se mobiliseront pour distribuer des tracts sur les marchés du département afin de sensibiliser le public à la cause des salariés de la clinique Médipôle en grève depuis 22 jours.

Pour la fédération départementale du Parti communiste français (PCF), la grève qui a duré 20 jours à la clinique Saint-Pierre de Perpignan et qui se poursuit dans son homologue cabestanyenque de Médipôle revêt une importance capitale. « Ce mouvement, dont le pouvoir d’achat est l’un des principaux motifs, pose la question de la répartition des richesses entre le capital et le travail, qui est à l’origine de la crise que traverse notre pays. Le travail n’est pas assez rémunéré », estime le porte-parole départemental du parti, Michel Coronas.

Selon le PCF, le groupe Elsan, à qui appartiennent Saint-Pierre et Médipôle, aurait largement les moyens de satisfaire les revendications des salariés cabestanyenes toujours en grève, qui réclament notamment une prime pérenne afin de maintenir leur pouvoir d’achat. « Elsan est le premier groupe de santé privé en France », rappelle Michel Coronas. « Dans les Pyrénées-Orientales, il présenterait, avant les prélèvements organises par la holding mère, un chiffre d’affaires cumulé compris entre 170 et 200 millions d’euros et des bénéfices qui atteindraient 7 à 18 millions d’euros par an. »

Par ailleurs, aux yeux du Parti communiste, il est nécessaire que les pouvoirs publics ouvrent une enquête à la suite des inquiétantes déclarations des grévistes concernant leurs conditions de travail (manque de matériel, etc.).

« Nous pensons que l’Agence régionale de santé, qui est compétente pour veiller à la qualité des soins, doit se saisir du dossier et vérifier les informations qui circulent. Il faut qu’il y ait des investigations », martèle Michel Coronas.

Afin de faire valoir leur point de vue et de témoigner leur soutien aux grévistes, les militants communistes ont notamment édité un tract qu’ils distribueront tout au long du week-end sur les marchés.

Arnaud Andrieu (L’Indépendant, le 16 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan n’a pas souhaité réagir pour l’instant

Un 8 mai 45 sous tension à Perpignan

Ce vendredi 8 mai 2026, notre Collectif « Pour une histoire franco algérienne non falsifiée » a organisé la commémoration de l’Autre 8 mai 45 en Algérie sous forme d’un dépôt de gerbe et de prises de parole en hommage aux victimes algériennes de la répression coloniale.

Ce rassemblement pacifique, déclaré et autorisé, ne présentait aucun trouble à l’ordre public.

Or, il a fait l’objet d’une irruption de la police nationale motivée par la présence d’un drapeau palestinien, avec menace de verbalisation en application d’un arrêté que les fonctionnaires de police ont été dans l’incapacité de produire.

Chercher à dicter, par la force, aux organisateurs d’une initiative associative, qui est autorisé (ou pas) à assister à une commémoration et à s’identifier par le biais d’un étendard, interroge le respect de la liberté d’expression dont le droit de manifestation est partie intégrante.

Nous tenons donc à porter à votre connaissance cet incident qui s’inscrit dans une certaine continuité de tentatives d’intimidation, à la veille de la tenue à Perpignan du « Printemps de la liberté d’expression » … de l’extrême droite (29-31 mai 2026).

Nous adressons par ailleurs un courrier de protestation au préfet (voir ci-dessous).

Collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » : Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Ami.e.s (ANPNPA) ; ASTI ; Fédération franco-algérienne ; LDH66 ; Mouvement de la Paix ; MRAP66 ; NPA66 ; PCF66 ; Pour la mémoire, contre l’oubli ; Survie