Un postier syndicaliste menace de révocation pour la deuxième fois (L’Indép)

Hier, une trentaine de postiers et d’usagers se sont mobilisés devant la plateforme de La Poste implantée non loin de l’aéroport de Perpignan. Ils entendaient protester contre la convocation en conseil de discipline du secrétaire général de la CGT Activités postales des Pyrénées-Orientales, Alexandre Pignon, qui risque la révocation.

Les procédures disciplinaires à l’encontre de responsables syndicaux de La Poste se succèdent en pays catalan. Et les mobilisations de postiers aussi. Hier, en milieu de matinée, ils étaient une trentaine réunis devant la plateforme « multiflux » de la zone de Torremila, au nord de Perpignan.

Pour témoigner leur soutien au secrétaire général de la CGT Activités postales des Pyrénées-Orientales, Alexandre Pignon, convoqué ce mardi à 13 heures au siège parisien de l’entreprise pour un conseil de discipline pouvant déboucher sur une « révocation ». En clair: un licenciement.

« Ils avaient déjà demandé la révocation d’Alex après la mo-bilisation contre la réforme des retraites. C’est un acharnement », estime la secrétaire départementale de la CGT Activités postales en charge de la communication, Ruth Ceballos. « On dérange. La direction de La Poste veut écraser toute velléité de contre-pouvoir », analyse le secrétaire régional de la CGT Activités postales pour le Languedoc-Roussillon, Fabrice Roussel, qui avait effectué le déplacement à Perpignan ce mardi.

Selon les syndicats, la convocation d’Alexandre Pignon serait en lien avec l’organisation le 20 février dernier, à Thuir d’un carnaval revendicatif devant le bureau de poste de la commune. « La Poste considère qu’il y a eu une atteinte i son image, alors que c’était de la parodie, de l’humour », explique Amapola Gracia, du collectif citoyen de défense de la poste, également mobilise hier.

Cinq autres militants syndicaux sont menacés de sanctions à la suite du carnaval thuirinois. Trois d’entre eux sont d’ores et déjà convoqués les 10 et 17 juillet. Ils en courent des mises à pied allant de trois semaines à deux mois.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 1er juillet 2026)

Sollicitée, la direction de La Poste n’a pas souhaité faire de commentaires sur les procédures en cours.

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