Thubert Michel employé à la Compagnie des chemins de fer des Pyrénées-Orientales à la gare de Saint-Laurent-de-Cerdans, participa en octobre 1920 à la fondation d’un groupe de Jeunesses socialistes. Ce groupe, dont il fut élu secrétaire, comptait 61 adhérents, issus de « La Clairvoyante », société récréative qui dépendait de la coopérative « Les Travailleurs syndiqués » de Saint-Laurent-de-Cerdans . Ce fut, pour l’essentiel, à partir de ce noyau que se formèrent dès le lendemain du congrès de Tours (décembre 1920) les organisations communistes locales.
En 1921, Michel Thubert dirigeait à la fois le rayon du PC/SFICommuniste, fort de 30 adhérents, et le groupe des Jeunesses communistes comptant 65 adhérents . De par ses activités clandestines (il avait organisé le passage d’un militant communiste étranger en Espagne) fut muté d’office.
Ce fut Joseph Farines, instituteur en poste à Saint-Laurent-de-Cerdans qui le remplaça.
C’est sous l’impulsion du jeune instituteur âgé de 21 ans que furent réorganisés la section communiste et le groupe des Jeunesses communistes de cette petite ville industrielle et agricole du Haut-Vallespir. Au printemps de 1922, Joseph Farines fut de ceux qui œuvrèrent le plus pour impulser la candidature d’André Marty dans le canton de Prats-de-Mollo à l’occasion du renouvellement des conseils d’arrondissement (scrutin des 14 et 21 mai 1922) Le commissaire spécial de Saint-Laurent-de-Cerdans, préoccupé par l’activité politique de Joseph Farines, envoya le 26 mai 1922 un rapport au préfet des Pyrénées-Orientales : il l’accusait d’être « un mauvais exemple » pour « les fils des nombreux socialistes reconstructeurs de Saint-Laurent-de-Cerdans ».
Costesèque Julien, Paul, Pallade. Né à Serralongue (14 mai 1885 ; il y mourut le 7 septembre 1948.)
– Dès avant 1914, Julien Costesèque milita dans les rangs du Parti socialiste unifié.
– Mutilé pendant la guerre 14-18, il avait repris, dans les années 1920, ses activités politiques.
Dans un rapport du commissaire de police spéciale de Perpignan (26 octobre 1922), il était qualifié de « maire » de Serralongue. Il ne l’a jamais été ; par contre il a été conseiller municipal de 1921 à 1925.
Lors de la séance du conseil municipal de Serralongue du 13 juillet 1922, il brigua le poste d’adjoint au maire ; il obtint 3 voix contre 6 à Pierre Nivet qui fut élu.
Ce fut sur sa proposition que le conseil municipal de Serralongue a formulé un vœu en faveur de la libération d’André Marty et un vœu pour le maintien de la loi des huit heures.
À cette époque il militait activement dans les rangs du Parti communiste-SFIC, et était le gérant de la coopérative ouvrière de Serralongue.
– Il fut le colistier d’André Marty pour l’élection au conseil d’arrondissement du 14 mai 1922 dans le canton de Prats-de-Mollo. André Marty fut élu dès le premier tour avec 518 voix.
Cardonne Gaston Né le 3 mai 1905 à Céret Décédé le 9 décembre 1971 à Céret
Gaston Cardonne ayant bénéficié d’une instruction primaire supérieure fut employé des Contributions indirectes et devint contrôleur puis inspecteur.
– Lecteur de l’Humanité depuis 1927, il milita dès le début des années 1930 dans les rangs du Parti communiste.
Il fut un des principaux artisans de la création des coopératives cérétanes : il prit en effet l’initiative de constituer une coopérative de consommation (pain) et une coopérative de production – « La Bouchonnière » et d’espadrilles.
Matheu Ferréol Né à Céret : 18 septembre 1897 – décédé à Céret 15 novembre 1983 ; agriculteur ; militant communiste et syndicaliste ; résistant.
Ferréol Matheu naquit dans une famille de petits agriculteurs cérétans domiciliés dans la sous-préfecture du deuxième arrondissement des Pyrénées-Orientales.
– Il fréquenta l’école primaire puis, après le Certificat d’études, le cours complémentaire.
– Dans les jours qui suivirent le congrès de Tours, Il intégrera le Parti communiste-section française de l’Internationale communiste (PC-SFIC) fédération des Pyrénées Orientales fondée le 21 janvier 1921 , rayon de Céret. – Aux élections municipales de mai 1925, il forma une liste du « Bloc ouvrier et paysan » qui obtint deux sièges… il siégera au conseil municipal jusqu’en 1929 date à laquelle il s’installera définitivement à Céret.
– Pendant la guerre d’Espagne, il franchit clandestinement la frontière franco-espagnole afin de transporter des armes destinées au comité des milices antifascistes de Figueres (province de Gérone).
– Il milita également au Secours rouge international, puis au Secours populaire de France – Céret.
– La clandestinité : Dès septembre 1939, il prit en mains l’organisation du PC avec Jean Paloma ; assurant la liaison entre la direction départementale et les militants de Céret et des communes voisines, diffusant la presse clandestine et organisant des distributions de tracts.
Arrêté peu après la dissolution du PCF, il fut relâché aussitôt.
– La résistance : Ferréol Matheu et Pierre Bardagué créèrent une section du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, mouvement de la Résistance intérieure françaisecréé par le Parti communiste français (PCF) vers mai 1941 pour réaliser un vaste rassemblement autour de valeurs patriotiques et de rallier les différentes composantes de la société française dans un esprit d’ouverture vis-à-vis des non-communistes…
Jacques Majester
