4 mois de mise à pied ferme requis contre une responsable de la CGT (L’Indep)

Ce vendredi 18 septembre 2026, une quarantaine de personnes se sont réunies devant la plateforme postale de Torremilla, au nord de Perpignan. Pour témoigner leur soutien à la secrétaire générale de la CGT activités postales des Pyrénées-Orientales en charge de la communication, Ruth Usle Ceballos, convoquée en conseil de discipline.

Les conseils de discipline s’enchaînent pour les responsables syndicaux de La Poste en pays catalan. L’un d’entre eux a récemment abouti à la sanction la plus élevée : l’entreprise a révoqué en août l’un des responsables départementaux de la CGT, après avoir licencié l’ancien secrétaire départemental adjoint de Sud Poste en début d’année.

Ce vendredi 18 septembre, c’était au tour de la secrétaire générale de la CGT activités postales des Pyrénées-Orientales en charge de la communication, Ruth Usle Ceballos, de passer devant un tel conseil. Comme d’autres avant elle, en lien avec l’organisation le 20 février dernier d’un « carnaval revendicatif » devant le bureau de poste de Thuir. Ce vendredi, au plus fort de la matinée, une quarantaine de personnes étaient réunies devant la plateforme multi-flux implantée non loin de l’aéroport de Perpignan-Rivesaltes, pour soutenir la syndicaliste.

Le verdict est tombé en début d’après-midi. « La Poste demande quatre mois de mise à pied ferme et deux mois avec sursis », détaille le secrétaire départemental de la CGT activités postales, Jérôme Argouze. « C’est désormais au directeur de trancher. Nous continuons à réclamer qu’aucune sanction ne soit prononcée et nous sommes prêts à aller au tribunal pour obtenir gain de cause. Nous estimons que nous n’avons rien à nous reprocher et qu’il s’agit là de discrimination de l’action syndicale. »

Sollicitée, la direction de La Poste indique qu’elle ne souhaite pas réagir sur une procédure en cours.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 septembre 2026)

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