Nicolas Sansu. « Les macronistes veulent aller jusqu’aux ordonnances » (La Marseillaise)

Nicolas Sansu, député communiste et secrétaire de la commission des Finances, dénonce une « alliance » entre « la droite et l’extrême droite », à l’occasion de l’examen du budget. Entretien.

La Marseillaise : Comment se passe jusqu’à présent l’examen du projet de loi de finances (PLF) en commission ?

Nicolas Sansu : On voit une petite alliance droite-extrême droite, ça donne le la sur ce que sera ce budget dégueulasse. Ils vont tout faire pour qu’il n’y ait aucune nouvelle recette qui taxe les plus riches. Les amendements sur la taxe Zucman, sur l’héritage et sur le pacte Dutreil vont être ratatinés. Ça va être très compliqué, le rapport des forces n’est pas bon. À partir du moment où l’extrême droite fait le lit de la Macronie sur toute la partie recette, c’est fini. L’amendement qui prévoit l’indexation de l’impôt sur le revenu sur toutes les tranches a été refusé, c’est incroyable. C’est-à-dire qu’accepter l’indexation sur la première tranche seulement, c’est mettre des gens dits « de la classe moyenne », dans la difficulté. Certains vont basculer dans une autre tranche.

La Marseillaise : C’est l’imposture sociale du RN qui est dévoilée au grand jour ?

Nicolas Sansu : Aujourd’hui, le RN c’est la béquille de la Macronie. Ils prennent très peu la parole. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils ne votent pas des recettes supplémentaires, mais veulent des dépenses supplémentaires. Ce qu’ils font n’a aucun sens.

La Marseillaise : Le « socle commun » – le camp présidentiel et LR – a déposé à lui seul plus de 750 amendements. Dans quel but ?

Nicolas Sansu : L’objectif est d’aller jusqu’aux ordonnances. Ils se gardent cette possibilité sous le coude. Ils ont déposé beaucoup d’amendements en commission, mais ça ne suffira pas à empêcher le débat. Il ira au bout. S’ils veulent faire durer le débat en séance, ils le feront. Ça peut être un choix, ce serait inédit, mais c’est une possibilité.

La Marseillaise : Qu’attendez-vous du débat qui débute vendredi dans l’hémicycle ? On imagine que la question de la taxe Zucman prendra une grande place dans les discussions ?

Nicolas Sansu : L’avantage, c’est que ce débat sera davantage mis en avant dans le public. Pour nous, l’objectif sera de démontrer que certains ne veulent pas de la taxe sur 1 800 foyers qui ont plus de 100 millions d’euros de patrimoine. Les gens se feront assez rapidement leur avis là-dessus.

La Marseillaise : Hasard du calendrier ou pas, ce budget, austéritaire et antisocial, a été présenté la semaine dernière, alors que la fortune de Bernard Arnault a bondi de 16 milliards d’euros en une seule journée…

Nicolas Sansu : Il a gagné 19 milliards de dollars en un jour. Sa richesse a augmenté parce que l’action de LVMH a augmenté. Le problème, c’est qu’il y a tellement de moyens pour transformer les actions en revenus dans des holdings familiales sans jamais qu’ils payent d’impôts. Il transmet ça à ses enfants sans jamais rien payer. C’est insupportable.

La Marseillaise : Après l’examen du PLF, place au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui prévoit, entre autres, la suspension de la réforme des retraites. Comment abordez-vous cette bataille ?

N.S. : Le PLFSS, c’est une boucherie ! Les apprentis qui sont assujettis à la CSG, auxquels on va piquer 45 euros par mois sur leurs salaires, c’est dégueulasse !

Pour la suspension de la réforme des retraites, on demande au gouvernement de faire une lettre rectificative. Le risque, si le budget passe par ordonnance, c’est que le texte initial soit repris. Si la suspension de la réforme des retraites n’est pas dedans, c’est fini. Le gouvernement aurait dû s’affranchir de ça en faisant un projet de loi ad hoc. C’était réglé, il avait le droit. Mais le voulait-il ? C’est une autre question.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 21 octobre 2025)

La lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 20 octobre 2025)

Édito. À 18 voix près
À 18 voix près, le gouvernement de Lecornu a donc été sauvé. Il reste maintenant à sauver les Français des budgets de la Sécu et de l’État qui vont faire mal, très mal.
Doublement des franchises médicales, gel des pensions et des minima sociaux, gel du barème de l’impôt sur le revenu (18 (…)
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Tournons la page du macronisme. Réponse de C. Cukierman au discours de politique générale à S. Lecornu
Monsieur le Premier ministre, enfin nous voici réunis pour débattre. Votre déclaration de politique générale était annoncée pour la semaine dernière, mais comme vous aviez remis votre démission pour ne pas rester Premier ministre, vous y aviez renoncé. Mais finalement, vous êtes redevenu Premier (…)
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Nouvelle-Calédonie : Reporter les élections, c’est maintenir l’incertitude et la tension sur le terrain. Report des élections des membres du Congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie par Robert Xowie
« Je vous demande d’apporter à nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie la garantie de la France pour un avenir pacifique, une économie plus forte et une société plus juste. » J’emprunte à François Mitterrand ces mots aussi vrais aujourd’hui qu’en 1988.
Aujourd’hui, c’est à vous qu’il revient (…)
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Cancer du sein : une loi votée, à quand les décrets ? La relance de Cathy Apourceau-Poly
La loi du 5 février dernier visant à améliorer la prise en charge des soins et dispositifs spécifiques au traitement du cancer du sein, dont j’étais rapporteure, a été votée à l’unanimité dans les deux chambres. C’est une avancée majeure vers une égalité relative des milliers de femmes et des (…)
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Loin des manœuvres, proche des préoccupations populaires. Communiqué de presse
Sébastien Lecornu, au-delà des manœuvres, veut poursuivre la politique libérale d’Emmanuel Macron
Les sénatrices et les sénateurs du groupe CRCE-K s’opposent frontalement au programme gouvernemental présenté par le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Ils rappellent, avant toute chose, le (…)
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Tout sur la commission d’enquête sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises
Numéro spécial d’Initiatives
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TVA à 5,5 sur l’énergie, on signe ! Une proposition de loi pour baisser le coût de l’énergie
Pour une juste fiscalité de l’électricité et du gaz, on soutient la proposition de loi des
sénateurs et sénatrices du groupe CRCE-K pour un taux réduit de TVA sur l’énergie en signant.

Liste de revues permettant d’alimenter l’action et la réflexion

Économie & Politique

500 milliards pour sortir de l’austérité : que financer en priorité (investissements matériels ou emploi et formation) ? Quels moyens pour résister au chantage à la dette ? La seule fiscalité (taxe Zucman) ou des avances apportées par un pôle financier public ? Le dossier d’Économie & Politique présente le détail chiffré des propositions communistes pour le développement des services publics dès le budget 2026.

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La Pensée

Face aux faux arguments de Macron dans la Convention citoyenne sur les rythmes scolaires et les temps de l’enfant, voici un contre-argumentaire : à partir de recherches parues dans la revue La Pensée et dans l’ancienne revue du PCF L’École et la nation, publié par la Fondation G. Péri. Un entretien dédié sur la plateforme scientifique Cairn : accès gratuit jusqu’au 7 novembre.

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Recherches Internationales

Les grands réseaux mondiaux d’échange sont au cœur de la rivalité sino-américaine. Energie, finance, internet, 5G, aucune des infrastructures internationales n’échappe désormais aux affrontements de puissance. Le dernier numéro de Recherches Internationales analyse l’ensemble des aspects de cette dynamique qui transforme la mondialisation. Disponible ici.

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Cahiers de Santé publique et de protection sociale

Après les numéros précédents consacrés à l’alternative à l’austérité et à la guerre commerciale de Trump, voici un dossier « municipales » qui propose un ensemble d’analyses, de diagnostics et de propositions pour mettre en cohérence, dans les communes et leurs regroupements, objectifs sociaux et écologiques, moyens financiers et prise de pouvoir par les citoyen.ne.s, salarié.e.s, agent.e.s des services publics territoriaux.

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Humanité – Hors série

Miroir du cyclisme Après 31 ans de mise en sommeil, la mythique revue revient dans les kiosques ! Dans ce numéro : Thomas Voeckler, l’académie Remco Evenepoel, Juliette Labous et Lucien Aimar, Jeannie Longo et Marc Madiot, Guillaume Martin-Guyonnet et Arthur Hay, secrétaire CGT des coursiers à vélo, Bernard Hinault….

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L’actu de la CGT (n° du 20 octobre 2025)

Grâce aux millions de manifestant·es, une première brèche dans les 64 ans, continuons vers l’abrogation !
Malgré le déni de démocratie, nous avons continué à porter l’abrogation de la réforme des retraites dans chaque mobilisation. La retraite à 64 ans est un peu repousée, mais toujours d’actualité.
—>­ Lire la suite et le communiqué intersyndical

Actualités

« Un budget pire que le précédent » Sophie Binet invitée des 4V
Elle a dénoncé un budget 2026 « catastrophique » pour les salarié·es, les retraité·es et les malades et appelle à la mobilisation.
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Le télétravail, c’est oui, mais pas sans conditions
L’Observatoire du télétravail a présenté les résultats de son enquête nationale « Télétravail : stop ou encore ».
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Handicap : la CGT signataire d’une nouvelle convention avec l’Agefiph
La CGT vient de signer une convention avec l’Agefiph, prolongeant de trois ans un partenariat engagé depuis 2008 pour répondre à l’enjeu crucial de l’emploi des personnes en situation de handicap.
—>­ Lire la suite

Mobilisation pour la revalorisation des retraites complémentaires
Chaque année, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco décide du niveau de revalorisation des pensions de retraite de celles et ceux qui ont fait tout ou partie de leur carrière dans le privé.
—>­ Lire la suite

­Pétition et simulateur pour un prix juste de l’énergie
­
Signez la pétition de la CGT de l’énergie pour réduire les factures d’énergie, lutter contre la précarité énergétique et augmenter les salaires.
–­> Signer la pétition

Communiqués de presse

Budget : encore une fois c’est le monde du travail qui passe à la caisse !
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Depuis plusieurs semaines, le gouvernement est confronté à une contestation sociale d’ampleur. Dans les entreprises, les services publics, les lycées et les universités, les salarié·es, les jeunes et les retraité·es se sont massivement mobilisés contre la réforme des retraites et les politiques d’austérité qui frappent le monde du travail…
—> Lire le communiqué

L’impunité des multinationales revendiquée par les conservateurs et l’Extrême droite au Parlement européen
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Le lundi 13 octobre, le processus de destruction a franchi une étape supplémentaire lors de la discussion dans la Commission des affaires juridiques du Parlement européen. Les conservateurs (PPE) ont fait du chantage en menaçant de s’allier avec l’extrême-droite
—> Lire le communiqué

Réseaux sociaux

« Auchan pour eux, les salarié·es c’est comme des chiffres. »
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Communiqué de presse du Collectif Inter-Hôpitaux. Fin de l’égalité républicaine

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 prévoit, à nouveau, un budget insuffisant pour les établissements de santé. Alors que l’augmentation annuelle des charges des hôpitaux est de l’ordre de 4 %, un objectif national de dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) à 1,6 %, et de 2.1 % pour les établissements de santé, va encore réduire les moyens de nos hôpitaux publics, et continuer à dégrader l’accès, la qualité et la sécurité des soins. Actuellement, plus de 2/3 des hôpitaux publics ont des recettes inférieures aux coûts nécessaires à leur fonctionnement et leur déficit est passé de 415 millions d’euros en 2019 à 2.8 milliards d’euros en 2024. Ce déficit, reflet d’un sous-financement chronique, résulte d’une inadéquation entre les tarifs et le coût réel des soins, du non-financement des revalorisations salariales du Ségur et de l’inflation. Avec une augmentation de l’ONDAM totalement décorrélée des besoins, l’écart va se creuser davantage. Selon la Fédération Hospitalière de France, c’est 1,1 milliard d’euros qui vont manquer aux hôpitaux publics correspondant à 20 000 postes d’infirmières. Les conséquences sont connues. Les soignants et les usagers les subissent depuis des années : dégradation des conditions de travail, fuite des personnels et fermetures de lits.

Par ailleurs, le PLFSS comporte une nouvelle augmentation du reste à charge pour les patients : doublement des franchises sur les boîtes de médicaments, consultations et transports, création de nouvelles franchises (soins dentaires, lunettes…). Le reste à charge moyen d’un assuré en affection de longue durée (ALD) est de 840 euros annuels (rapport IGF juin 2024). « Grâce » à ce PLFSS, il faudra payer 100 euros supplémentaires chaque année, sans compter l’augmentation des tarifs des complémentaires santé. L’accroissement du reste à charge sape la solidarité et entrainera des renoncements aux soins.

En 2018, la première revendication de la population, appelée à se prononcer sur les dépenses publiques, était le rétablissement d’un accès aux soins hospitaliers de proximité. Pour célébrer le 80ème anniversaire de la Sécurité Sociale, le gouvernement abandonne la promesse républicaine d’un accès aux soins égal pour tous. Les conséquences sanitaires de ce choix politique sont connues : la crise de l’hôpital public va s’aggraver et l’accès aux soins se dégrader.

Le CIH demande une réforme du financement de l’hôpital public partant des besoins de la population et permettant d’avoir les effectifs de personnels nécessaires à assurer des soins de qualité.

Le CIH appelle les parlementaires à amender le PLFSS pour aller dans ce sens.

La Terre n°20 (nouvelle formule, grand format engagée pour l’agroécologie et l’alimentation)

Plus incisive, plus combative, engagée pour une bifurcation agroécologique et pour le droit réel de toutes et tous à une alimentation de qualité, La Terre se renouvelle en grand format avec son numéro du 20 octobre prochain.

« Revue-journal », bimestrielle, elle adopte un format berlinois d’au moins 16 pages. Entre chaque numéro papier, les abonnés recevront une lettre d’information.

La Terre lance également un « Forum pour le droit à l’alimentation » et l’association « Nous La Terre » qui organisera partout dans les campagnes et les villes des initiatives décentralisées de promotion de La Terre, de débats et de rencontres sur les grands défis agricoles, ruraux et alimentaires.

Sommaire

  • Climat. Un bond en avant du droit international
  • Benoît Delépine : « Ce système prédateur n’est pas récupérable » Avec Animal Totem, le réalisateur signe un film écologique, touchant, drôle, étonnant et enfin, radical. Interview.
  • Fleur Breteau, porte-parole du collectif Cancer colère : « Nous sommes du côté de la vie »
  • L’agroécologie au chevet des nuages, par Léa Lugassy, Directrice scientifique & technique chez Pour une Agriculture Du Vivant.
  • En route vers l’agroécologie, par Marc-André Selosse, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle et à l’Institut Universitaire de France, Membre de l’Académie d’Agriculture de France.
  • Delphine Batho, députée : « La loi Duplomb doit être abrogée »
  • Gérard Lahellec, sénateur : « C’est ce système qu’il faut remettre en cause ! »
  • Vous avez dit « contraintes » au métier d’agriculteur ?, par Patrick Le Hyaric, député européen 2009-2019.
  • Pesticides. À qui profite le crime
  • Et si la Sécurité Sociale de l’Alimentation permettait de passer de l’art de perdre à l’art de gagner, la chronique de Bénédicte Bonzi, anthropologue, chercheure indépendante associée au Laboratoire d’Anthropologie du Politique (LAP).
  • De bonnes adresses pour se nourrir, la chronique d’Olivier Morin. L’actualité vue par un jeune agriculteur de la Brenne.
  • Non à l’accord UE-Mercosur par Gérard Le Puill.
  • Feu la protéine animale, vive la protéine du capital, par Jonathan Dubrulle, ingénieur agronome et docteur en agriculture comparée.
  • Dans les Corbières, la solidarité pour renaître des cendres. Reportage par Fabrice Savel.
  • Grandeurs et décadences, la chronique de Pierre-Louis Basse, écrivain, journaliste.
  • Initiative citoyenne européenne (ICE) : « L’alimentation est un droit humain pour toutes et tous ! Garantir des systèmes alimentaires sains, justes et durables »

La Terre, 6,90 €. En kiosque dès le 20 octobre prochain.

Commémoration du crime d’État commis en plein Paris le 17 octobre 1961

La guerre d’indépendance algérienne approchait de sa victoire quand, le 17 octobre 1961, un massacre a été perpétré par la police française à l’encontre des milliers d’Algériennes et d’Algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu raciste qui leur avait été imposé par le gouvernement de l’époque.

Ce crime d’État demeure trop souvent occulté et trop rarement enseigné.

Nous protestons

Contre les odieuses déclarations de haine, à l’encontre des Algériens, exprimées par des responsables politiques, au premier rang desquels le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Elles traduisent la résurgence des pires idées racistes des tenant-e-s de l’Algérie française et des extrémistes criminels de l’OAS que certain-e-s cherchent à réhabiliter.

Contre l’augmentation systématique des entraves à la circulation des personnes entre l’Algérie et la France et l’aggravation des conditions de séjour des Algérien-ne-s, comme celles des autres étrangères et étrangers en France.

Nous demandons

Dans un souci de transparence sur notre histoire et de reconnaissance des faits, un accès libre aux archives de la guerre d’Algérie.

Que la recherche sur ces questions historiques et mémorielles soit encouragée sans ingérence des pouvoirs politiques.

Qu’afin de favoriser la transmission aux nouvelles générations, soit créé, en France, un musée national d’histoire du colonialisme et que soit équitablement enseigné cette période de notre histoire commune.

Nous appelons les citoyennes et les citoyens de ce pays et l’ensemble des organisations progressistes, politiques, syndicales et associatives à se joindre aux différentes initiatives prises ce 17 octobre 2025 afin de rendre hommage à la mémoire de tous les Algériens qui ont été victimes des violences racistes et colonialistes de l’État français et de combattre leurs résurgences dans le présent.

Signataires :
17 octobre contre l’oubli, ACCES (Chevilly-Larue), ACCA, AFPS Paris-Sud, Africa 93, AGAUREPS-Prométhée, AMFPGN, AMF, APAREDESA, Apel-Égalité, Association de Promotion des Cultures du Voyage (APCV), Association des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA), Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association Josette et Maurice Audin, ASTI de Colombes, ATTAC France, ATMF, Au nom de la Mémoire, CCML, CEDETIM, CGT, CISE, CISPM, Collectif Boycott Apartheid Israël Paris-Banlieue, Collectif Ivryen de Vigilance Contre le Racisme, Collectif Unitaire Franco-Algérien de l’Île de France, Comité vérité et justice pour Charonne, Compagnie Un Pas de Côté, COPAF, coudes à coudes, CRID, DIEL, Euro Palestine, FASTI, Fédération nationale de la Libre Pensée, Fondation Frantz Fanon, FSE, FTCR, Histoire coloniale et postcoloniale, Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire vivante, Institut Tribune Socialiste-Histoire et Mémoire du PSU (ITS), Jeunes Insoumis-es, JSJV, L’APRES, La Marche des Solidarités, Le 93 au Coeur de la République, Le Poing Levé, Les Ami-es de Maurice Rajsfus, Les Amis de Jean-Luc Einaudi, Les amis de Max Marchand – de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Mouvement de la Paix, Morlaix Libertés, PCF, PEPS, NPA Anticapitaliste, Palestine Vivra !, Pour une Écologie Populaire et Sociale, Pour la Mémoire – Contre l’Oubli, RAAR (Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes), Renouveau Syndical, RESOCI-Algérie-Point-com, Réseau Féministe « Ruptures », Révolution Permanente, ROSMERTA, SNPES.PJJ-FSU, Solidaires Étudiant-e-s, Solidarités Asie France, SOS Racisme, Survie, Union étudiante, UJFP, Union communiste libertaire, Union syndicale Solidaires.

Jeudi 17 novembre 2025 s’est tenu le conseil d’administration de l’AGIRC ARRCO pour examiner la revalorisation des retraites complémentaires.

La fédération de la métallurgie, son UFR et l’UCR ont été reçus en délégation et ont porter nos revendications :

  • La revalorisation du prix du point Agirc-Arrco de 10 % (pour le maintien du pouvoir d’achat et un rattrapage des pertes des années précédentes).
  • Le gel du prix d’achat pour 2026.
  • La suppression de la cotisation dite d’équilibre de 1 %.
  • La prise en compte des points retraites dès le premier euro cotisé.

La présidente et le secrétaire général de l’AGIRC ARRCO ont rejeté l’ensemble de nos revendications nous renvoyant aux accords signés ou non par la CGT. Accords qui régissent le fonctionnement de l’institution. Ils nous ont indiqué qu’ils étaient prêts à renégocier les accords mais pas avant 2027.

Le conseil d’administration qui s’est réuni à partir de 10h00 s’est terminé avec un patronat arc-bouté sur sa proposition de revalorisation de 0,2%. Proposition rejetée par l’ensemble des organisations syndicales (CGT – FO – CFTC – CFE CGC – CFDT).

Devant ce désaccord, une commission paritaire s’est tenue l’après-midi à 15h. Commission qui n’a pas permis de trouver un consensus entre organisations syndicales et patronales.

Conclusion : les retraites complémentaires AGIRC ARRCO ne seront pas revalorisées au 1er novembre 2025 et la valeur du point sera gelée. Alors que les réserves s’élèvent à 101,7 milliards d’€ !

Dans le contexte politique et les jeux politiciens avec la proposition de suspension de la réforme des retraites 2023 jusqu’au 1er janvier 2028, l’ouverture d’une conférence sociale (un nouveau conclave) est une grande fumisterie pour masquer le contenu néfaste et dangereux des projets de budgets 2026 en discussion à l’Assemblée nationale.Pour le patronat et le gouvernement, les retraité.es sont plus que jamais le cœur de cible et les mesures annoncées vont encore plus impacter les retraité.es.

Le rassemblement au siège de l’AGIRC ARRCO à Paris a rassemblé près de 200 militant.es avec la participation de la confédération, de l’UGICT, des UD et de l’URIF.

L’UCR et la fédération de la métallurgie et son UFR ont recensé une vingtaine d’initiatives sur l’ensemble du territoire rassemblant des retraité.es mais aussi des actif.ves.

Camarades, notre combat est légitime pour une vraie justice sociale, nous ne devons rien lâcher si nous voulons gagner.

Les initiatives du 17 octobre constituent un point d’appui pour amplifier la mobilisation des retraité.es le 06 novembre 2025 à l’appel des organisations CGT- FSU – Solidaires – FGRF.P – CFTC – CFE CGC – FO – Ensemble solidaires – LSR

Cathy Tran-Phung Cau,
Secrétaire générale de l’UCR-CGT

Communiqué de presse de l’UCR-CGT. Les retraité·es, encore et toujours, la cible du gouvernement !

Le Premier ministre, S. Lecornu, lors de sa première nomination, avait déclaré vouloir changer de méthode et laisser la place au dialogue, à la concertation.

Son discours de politique générale a, certes, été plus court que ceux de ses prédécesseurs, mais le contenu est toujours aussi violent.

Les recettes restent les mêmes pour le projet de budget 2026 : réduire les dépenses de l’État, faire peser les efforts sur les salarié·es, et plus particulièrement sur les retraité·es, et poursuivre les cadeaux au patronat et aux plus riches.

Pas de retrait de la réforme des retraites de 2023, mais une suspension jusqu’en janvier 2028, avec un coût estimé de 400 millions d’euros pour 2026 et de 1,8 milliard d’euros pour 2027, qu’il faut donc compenser par des économies pour que la dette ne dépasse pas 4,7% du PIB.

Le Gouvernement reprend les propositions contenues dans le budget Bayrou, à savoir :

  • Suppression de plus de 3 000 emplois de fonctionnaires ;
  • Année blanche pour 2026, donc pas d’augmentation des pensions de base, pas de revalorisation des prestations sociales, ni du barème de l’impôt ;
  • Revalorisation des pensions inférieure de 0,4% à l’inflation, de 2027 à 2030 ;
  • Suppression de l’abattement fiscal des retraité·es et son remplacement par un forfait de 2 000 € ;
  • Doublement des franchises médicales, réforme des ALD et autres mesures contre les assuré·es sociaux∙ales.

Les plus riches, les entreprises verront leurs contributions exceptionnelles prolongées, mais à un taux moindre !

Une fois de plus, les retraité·es sont largement mis à contribution pour atteindre l’objectif de 30 milliards d’euros d’économies sur le budget 2026. Elles et ils, si les propositions restent en l’état, verront encore leur niveau de vie se réduire, leur accès aux services publics entravé.

L’UCR-CGT appelle l’ensemble des retraité·es à se mobiliser massivement, le 6 novembre

2025, à l’appel des organisations syndicales et associatives de retraité·es, pour exiger :

  • La revalorisation de toutes les pensions de retraite (base et complémentaires) de 10% ;
  • Le maintien de l’abattement fiscal de 10% ;
  • La revalorisation des prestations sociales a minima du niveau de l’inflation ;
  • L’abandon du doublement des franchises médicales ;
  • Le maintien et le développement des services publics sur l’ensemble du territoire ;
  • L’abrogation pure et simple de la réforme des retraites de 2023 et le retour à la retraite à 60 ans.

Montreuil, le 16 octobre 2025