L’actu de la CGT (n° du 7 novembre 2025)

Le 2 décembre toutes et tous mobilisé·es contre l’austérité et pour nos salaires
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Par notre mobilisation depuis le mois de septembre nous avons obtenu l’abandon du vol de 2 jours fériés et le décalage de la réforme des retraites, première brèche en vue de son abrogation. Le Premier ministre a aussi été contraint de s’engager à ne pas utiliser le 49-3.
Cependant, les premières semaines de débat parlementaire démontrent que sans la mobilisation du monde du travail ce budget aura des conséquences catastrophiques pour les travailleurs et les travailleuses, pour nos services publics et pour l’avenir de notre pays.
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Tract d’appel à la mobilisation du 2 décembre
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Le budget d’austérité du gouvernement, c’est encore les salarié·es, jeunes et retraité·es qui trinquent : gel des salaires dans la fonction publique, blocage des pensions des retraites, hausse des franchises médicales, coupes dans les services publics…
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Actualités

[ Tribune ] Budget 2026 : « Certaines mesures fragilisent des étudiants du seul fait de leur nationalité »
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Dans une tribune au « Monde », des représentants d’associations et d’organisations syndicales, des universitaires et des parlementaires appellent à la suppression de l’article 67 du projet de loi de finances, qui prévoit d’exclure du bénéfice des APL l’ensemble des étudiants étrangers extracommunautaires.
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29 novembre : manifestation nationale pour la Palestine à Paris
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À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, instaurée par les Nations unies, les organisations de la CGT sont invitées à se rendre à Paris, le 29 novembre, pour participer à une grande manifestation nationale.
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« Le message des retraité·es doit être entendu par le gouvernement »
Ce jeudi, Sophie Binet était l’invitée de l’émission « En toute franchise », pour répondre aux questions d’Adrien Gindre sur l’actualité.
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La lutte, ça gagne !
À chaque épisode, « La gagne » revient sur une lutte menée par les salarié·es d’une entreprise, de ses prémices jusqu’à la victoire. Son but : témoigner des succès des camarades, afin qu’ils soient source d’inspiration pour tou·tes les travailleur·ses.
—> Voir les épisodes

Baromètre économique de la CGT – édition 2025
Comprendre les chiffres pour mener la bataille des idées ! Consultez et téléchargez les fiches des indicateurs économiques, sociaux et environnementaux de la CGT.
—> Consulter les fiches du baromètre éco

Communiqués de presse

6 novembre, quelle belle mobilisation des retraité.es !
Hier, 117 rassemblements et manifestations de retraité.es partout en France, des plus petites villes aux grandes agglomérations ont rassemblé plus de 35 000 manifestant.es.
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Cameroun : halte à la répression, respect du vote populaire
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L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun s’est déroulée dans un climat de fortes tensions, marqué par une forte mobilisation populaire, une contestation croissante et un rejet massif du régime en place.
—> Lire le communiqué

110 000 € récoltés pour l’UNWRA
La CGT mène une campagne de dons, au profit de l’UNRWA, pour venir en aide au peuple palestinien.
Madame Hala Abou Hassira, ambassadrice de Palestine en France et Marc Lassouaoui, représentant de l’UNRWA, étaient présent·es à la Confédération pour recevoir un premier acompte.
—> Participer à l’opération

Lettre d’information de groupe CRCE.K au Sénat (n° du 7 novembre 2025)

Conditionner les aides publiques, pas enterrer les rapports
211 milliards d’aides publiques aux entreprises
Une soif de justice sociale et fiscale grandit partout dans le pays, dans le contexte budgétaire tendu. Deux idées sont devenues majoritaires dans la population. Sur les recettes, la taxe Zucman, qui a été enterrée à l’Assemblée par les droites et l’extrême droite coalisées.
Sur les dépenses, (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Les scrutins municipaux sous tutelle budgétaire ?
Débat sur la situation des finances publiques locales
Le Gouvernement ne réduit pas seulement les budgets des communes, il nuit à la démocratie. À quelques mois des élections municipales, c’est une affaire non seulement de chiffres, mais de signal politique.
On bride l’action locale, on place les scrutins sous tutelle budgétaire.
Après une (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Et le capitaine Dreyfus devint général
Élever Alfred Dreyfus au grade de général de brigade
« Je ne me laisserai jamais abattre. Je lutterai jusqu’au dernier souffle pour faire éclater la vérité et la justice. Je veux vivre pour voir triompher la lumière ». C’est ainsi que, près d’un mois après son arrivée sur l’île du Diable, Dreyfus exprimait à sa femme son ardente volonté de vivre (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

« L’austérité est la seule chose que vous décentralisez ! »
Débat sur l’avenir de la décentralisation
Merci pour ce débat qui touche au cœur de notre République. Mais regardons la réalité en face : nos territoires subissent un affaiblissement de la présence de l’État déconcentré et un recul continu des services publics : sous-préfectures exsangues, trésoreries amoindries, permanences de la CAF (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Non à la discrimination dans notre Constitution
Protéger la Constitution, en limitant sa révision à la voie de l’article 89
Les auteurs de la proposition de loi constitutionnelle ont eu raison de le rappeler : le projet du RN est profondément raciste. La proposition de loi constitutionnelle déposée par Marine Le Pen en janvier 2024 en est une preuve éclatante. Cette proposition de loi constitutionnelle restaure la (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Les soins dentaires ne doivent pas devenir un luxe
Proposition de loi visant à libérer l’accès aux soins dentaires
Je remercie Raphaël Daubet de nous offrir l’occasion de débattre de santé publique alors que le Gouvernement propose, dans le prochain PLFSS, d’étendre la participation forfaitaire aux actes réalisés par les chirurgiens-dentistes, ce qui augmentera le reste à charge pour nos concitoyens, et donc (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Logement : sans intervention publique, pas de solution !
Débat sur le thème : « Quelles réponses apporter à la crise du logement ? »
Le logement n’est pas un bien comme les autres. C’est un droit constitutionnel, conformément au préambule de la Constitution de 1946.
Or la nation ne tient pas cet engagement. Dans le Val-de-Marne, on dénombre 110 000 demandes de logement ! Pire, la nation facilite les expulsions. J’espère (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Quel avenir pour le dispositif cantine à un euro ?
Question adressée à Mme la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
Mme Marie-Claude Varaillas attire l’attention de Mme la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’avenir du dispositif « Cantine à un euro ».
Lancé en 2019, le dispositif « Cantine à un euro » s’inscrivait dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

Les autres interventions

Lois : « La transparence est devenue une condition de la confiance »
Justice et police
– Créer un fichier national des personnes inéligibles – par Ian Brossat – 6 nov. 2025

Finances : Le blanchiment d’argent, miroir d’un capitalisme sans contrôle
Budget et fiscalité – Sécurisation juridique des structures économiques face aux risques de blanchiment – par Pascal Savoldelli – 6 nov. 2025

Les questions orales

Quand l’État lisse ses comptes sur le dos des communes
Budget et fiscalité
– Question orale au Gouvernement – par Céline Brulin – 5 nov. 2025

Les débats

« Les revenus du capital s’envolent, quand ceux du travail piétinent »
Budget et fiscalité – Débat sur le thème : « Fiscalité du travail, fiscalité du capital : quels équilibres ? » – par Pascal Savoldelli – 5 nov. 2025

Affaires sociales

La France soigne sa pénurie médicale sur le dos des praticiens étrangers
Santé et protection sociale
– Question orale au Gouvernement – par Marianne Margaté – 5 nov. 2025

Les questions écrites

Préservation du tissu associatif
Solidarité
– par Marie-Claude Varaillas – 5 nov. 2025

L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Dangers multiples

Le monde va mal. Passons vite sur les guerres, sur le règlement violent des conflits de tous ordres, sur les détresses en Afrique, au Moyen-Orient et en Ukraine, sur les destructions des êtres humains et des biens. L’humanité, dans tous les sens du terme, est menacée. Quelques états, dans le monde, mettent en danger la planète entière. Ajoutons les menaces dominatrices des USA à l’égard de l’Amérique latine, le blocus de Cuba, la course engagée au surarmement dans le monde, en France et ailleurs, l’absence de volonté d’agir pour la paix de la part des pays dominants. Assurément, si les peuples ne s’en mêlent pas…

La France va mal. Comme ailleurs, les puissances économiques nationales et internationales, capitalistes, écrasent les notions d’intérêt commun, de solidarité, d’égalité, de société, de progrès et de préservation de la planète. Elles sont au pouvoir. Elles sont aussi les hauts-parleurs de leurs propres intérêts. On n’est jamais aussi bien servi… Pédagogie oblige. Le bonheur n’est plus à l’ordre du jour. Délocalisations industrielles, pressions sociales sur les salaires et les pensions, remise en cause du formidable principe solidaire des cotisations sociales, services publics, qui appartiennent à tous, affaiblis. Les milliards improductifs « spoliés », parfois financés par de l’argent public, sont protégés avec les griffes et les chroniqueurs. Le Medef, le RN, les partis de droite sont en ordre de bataille. Ils attaquent, ensemble. Assurément, si le peuple ne s’en mêle pas…

Le département va mal. L’immense détresse des éleveurs locaux en est un exemple. Le chômage est en hausse, encore, pour une place de second département de France dans le domaine du sous-emploi et de la pauvreté. Les friches et les arrachages se multiplient. L’autoritarisme grandit. Assurément, si les citoyens « catalans » ne s’en mêlent pas, …

L’édito du webzine. Notre Sécurité sociale a 80 ans

Ambroise Croizat, ouvrier, syndicaliste devenu parlementaire puis ministre du Travail (PCF) incarna la volonté farouche de mettre l’humain au cœur des politiques publiques. Il ne théorisa pas la solidarité : il l’organisa. Cet anniversaire permet de rendre hommage à son action. Pour cela, il faut refuser le démantèlement silencieux de ce qu’il a bâti.

Depuis 80 ans, la Sécurité sociale est un bien collectif qui s’adapte et accompagne les grandes transformations de la société française : création des caisses d’allocations familiales en 1946, minimum vieillesse en 1956, loi Veil sur l’intégration des personnes handicapées en 1975, RMI (devenu RSA) en 1988 ou encore les premières aides pour les aidants familiaux en 2007.

Jamais le patronat et leurs fidèles grands commis ont put accepté cette avancée sociale qu’est la possibilité de se soigner pour tous. En 1967, les ordonnances Jeanneney lui ont donné un premier coup en la scindant en trois branches. Surtout, que son financement fut fragilisé par les exonérations de cotisations au nom de l’emploi. Cette politique n’a jamais été efficace.

En 2025, les coups continuent de pleuvoir sur la Sécu dont le budget est étatisé et corseté par des choix de réductions des droits, à l’instar de l’augmentation des franchises médicales. Des mesures jugées profondément injustes par toutes les associations de patient.

Un projet injuste et inefficace

La suspension de la réforme des retraites promise aux socialistes en échange de leur non-censure, si elle est votée, sera remise en cause par le Sénat contrôlé par la droite. Ce projet suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.

Le coût est estimé à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027. Au lieu de le financer par des recettes supplémentaires pris sur les exonérations de cotisations patronales, plusieurs mesures cibleront les malades : nouvelle hausse des franchises (reste à charge des patients sur les consultations et médicaments), moindre remboursement chez le dentiste, limitation de la durée d’un premier arrêt maladie… Ce projet est profondément injuste et inefficace, c’est la pire cure d’économies depuis les années 2010.

Autres propositions : une taxation supplémentaire des complémentaires santé, une taxation des cotisations patronales sur les tickets-restaurants et œuvres du CSE, ou encore une surcotisation sur les dépassements d’honoraires des médecins. Le gel des pensions et de l’ensemble des prestations sociales (RSA, allocations familiales, APL…) est proposé en 2026, pour dégager 3,6 milliards d’euros d’économies

Aussi, 80 ans après sa création, il est fondamental de rappeler que la Sécurité sociale est une révolution sociale qui fut combattue dès le départ par les forces de l’argent, le patronat. La Sécu protège chacun, quel qu’il soit. Une vision comptable présente la cotisation comme une charge. On cherche à privatiser, rogner, affaiblir ce qui a été conquis de haute lutte.

La Sécurité sociale est un droit fondamental. Elle n’est pas un coût, mais un investissement dans la dignité.

Dominique Gerbault

Le billet d’Yvon Huet. De la vague brune au tsunami ? Comment en sortir ? Contribution

Les deux derniers votes de l’Assemblée nationale, l’une sur les conditions de l’immigration algérienne statué en 1968 et l’autre sur la question de l’imposition des riches en disent long sur la suite qui risque bien, dissolution ou non, présidentielle ou non, de nous faire passer une période telle que nos anciens l’on connue, adaptée à notre temps certes mais toute aussi contraire au désir d’humanité pour lequel nos anciens se sont battus quand ils ont abattu la bête immonde du nazisme.

Le grand rêve nationaliste et fascisant d’une Europe de l’ordre « blanc » telle qu’elle se dessine dans la majorité des pays européens marque des points, avec quelques résistances certes, en Irlande et en Espagne, mais le temps a la couleur du vert de gris, en France, en Italie, en Belgique, en Suède, en Allemagne, en Pologne, en Hongrie et en Roumanie et j’en passe.

Les raisons sont multiples et ce n’est pas en se rabattant sur une nième polémique pour savoir quel serait le responsable d’une telle situation qu’on créera les conditions de la résistance et de la préparation d’un avenir plus encourageant pour les nouvelles générations. Il est nécessaire, et je parle pour moi comme pour les autres, de prendre la mesure de ce qui nous attend pour s’y préparer et trouver la parade. Ma réflexion n’est pas faite pour me faire plaisir mais essayer de service à cela.

Ulysse, quand il était confronté à la colère des dieux qui avaient peur de sa capacité à les remettre en cause, utilisait une arme efficace issue de ses cellules grises, l’imagination et la ruse, qui lui permettaient de trouver à chaque fois la parade pour échapper à leur foudre. Dans le même esprit, il faudrait que l’imagination revienne, sur le devant de l’histoire. En la matière, elle sera plus utile que l’IA.

Plus récemment, par-delà la littérature de nous sources, l’être humain a été capable d’une capacité de résistance que nous ont prouvée des êtres humains comme Henri Krasucki et tant d’autres, pour reprendre une image qui m’est particulièrement sympathique. Ceux qui ont le vrai pouvoir sur la société, les ultra-riches de la caste financière internationale avec leurs tentacules français pour ce qui nous concerne, savent utiliser et gérer ce qui marche toujours, les peurs, après avoir enlevé aux citoyens, à force de pression médiatique permanente, toute capacité de remise en cause de ce qu’ils subissent, socialement, économiquement et culturellement.

Les politiques qui se succèdent au pouvoir ne sont que leurs marionnettes, qui sont jetées orties quand elles ne servent plus pour être remplacées par d’autres. La démocratie, dans ce cadre, n’est qu’un spectacle drolatique qui exhorte les gens à demander, je me répète, l’ordre, des crottes de chien à la mise au pas de tout ce qui pourrait apparaître comme étranger, marginal, voire tout simplement original. Cette tendance a bien été exprimée en littérature par Franz Kafka et d’autres, d’une société où l’individu doit être un sujet obéissant et non un citoyen agissant. Nous y sommes.

Au-delà d’une gauche qui se perd à force de se chercher dans le cadre d’une Ve République autoritaire et décadente, il faudra chercher les forces de résistance au-delà des critères actuels de reconnaissance, sachant que les contre-pouvoirs devront reprendre l’initiative du courage contre la passivité qui, très majoritaire dans le pays, sert d’engrais à ceux qui piaffent d’impatience à prendre le pouvoir, j’entends le RN et désormais ses alliés qui vont de la droite dure à une grande majorité de ce qu’on appelle « la macronie ».

La résistance peut être joyeuse, à condition toutefois de ne pas se tromper de siècle. Nous sommes au XXIe siècle, dans une première partie qui ressemble certes à celle du XXe, avec une différence immense : la planète est un immense village où ce qui se passe dans un de ses quartiers a des effets de domino sur les tous les autres, avec conséquences immédiates. Une France fasciste « à la Française » risque bien d’emporter l’Europe dans une aventure qui obligera les nouvelles générations à sortir de leur réserve… Petits soldats ou citoyens, il faudra qu’elles choisissent.

Les communistes appellent cela la lutte des classes. Elle a en effet changé de forme, mais elle n’a jamais été aussi prégnante à un moment où le capitalisme cherche un nouveau souffle pour s’affirmer indestructible. L’alternative sociale et démocratique, qu’on peut appeler dans sa version noble, le socialisme, ne peut se construire que dans la résistance, de Brest à Vladivostok, d’Oslo à Johannesburg et de San Francisco à Pékin, sachant que la majorité des gouvernances actent aujourd’hui une nouvelle forme de relation qui remet en cause la domination dite « occidentale » ce qui est mieux que rien mais limité. Ce n’est qu’une alternative géopolitique. Elle ne suffira pas à libérer les exploités de la planète de leurs chaînes, même si on peut la souhaiter.

Le communisme n’est pas un modèle de société. C’est une démarche dont le but est d’aider les peuples à se libérer de la servitude, à quelque niveau que ce soit de n’importe quel stade d’évolution d’une société. Cette conception est française, issue de ses processus de révolution et de luttes politiques et sociales, très différente de celle des Chinois et des Russes qui confondent « classe ouvrière » et appareil d’État. L’histoire dira qui avait raison… Je me range à la française sans pour autant mépriser qui que soit qui pense autrement. Encore une fois, le débat d’idée sera toujours plus constructif que la polémique qui fige les rapports humains.

Yvon Huet

Lettre d’information de groupe CRCE.K au Sénat (n° du 31 octobre 2025)

« Pas de réindustrialisation sans reprise en main publique »
Proposition de loi du groupe CRCE-K de nationaliser ArcelorMittal
Cette proposition de loi part d’un constat simple, brutal : depuis vingt ans, ArcelorMittal a transformé notre acier national en un actif financier au service de ses actionnaires. Elle est le fruit d’un travail collectif, avec les salariés qui produisent encore l’acier dans notre pays, et avec (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

« Pour garantir notre souveraineté, nous devons produire localement »
Débat sur la nationalisation d’ArcelorMittal
Mme Cathy Apourceau-Poly . – Je viens d’une belle région industrielle, le Pas-de-Calais. Après la fermeture des mines, nous avons eu de nouvelles industries. Metaleurop : 800 salariés, virés du jour au lendemain. Synthexim, Meccano, Bridgestone : idem.
C’est pourquoi cette proposition de (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

La gestion des déchets demande aussi de la justice sociale
Proposition de loi du groupe CRCE-K d’introduire des critères sociaux dans la fiscalité des déchets
Chaque Français produit en moyenne huit fois son poids en déchets chaque année – soit 615 kg. En quarante ans, la quantité de déchets a doublé. Et entre 2000 et 2022, les dépenses de collecte et de traitement de ces déchets sont passées de 9,4 milliards à 21,6 milliards d’euros.
La collecte (…)
—> Lire l’intervention de Céline Burlin

« On ne peut prétendre faire confiance aux élus locaux tout en les mettant à genoux financièrement ! »
Question d’actualité au gouvernement
Le projet de loi de finances pour 2026 impose aux collectivités territoriales un effort sans précédent : 8 milliards d’euros, entre mesures directes et indirectes.
Leur dette ne représente que 8 % de la dette publique nationale. Pourtant, elles vont subir la moindre compensation des impôts (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

« Reporter, ce n’est pas donner du temps au temps ; c’est confisquer le temps du peuple »
Proposition de loi organique visant à reporter le renouvellement général des membres du Congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie
Le résultat du vote de ce soir est déjà connu. Je regrette que le Sénat n’ait pas su entendre les alertes du FLNKS et qu’il n’ait pas été à la hauteur du moment.
Ma parole ne pèse peut-être pas lourd dans cet hémicycle. Mais je tiens à rappeler que nous engageons à nouveau notre (…)
—> Lire l’intervention de Robert Xovie

« Certains se gavent, tandis que d’autres triment »
Vie chère dans les outre-mer
Toujours les mêmes discours, les mêmes promesses de s’attaquer à la vie chère outre-mer. Or les constats demeurent : des prix plus élevés de 30 à 70 %, une concentration entre quelques grands groupes d’import-distribution, une dépendance logistique structurelle.
Les crises sociales se (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo

« La fraude n’est pas une défaillance du système, elle en est le produit »
Nous connaissons tous quelqu’un qui a été confronté à ce scénario bien connu : un appel, un courrier électronique, un artisan pressé d’obtenir un virement, un conseiller bancaire insistant… Un instant d’inattention, et hop ! le compte s’envole.
La fraude aux moyens de paiement n’est pas un (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

C’est toute notre stratégie contre les violences faites aux femmes qu’il faut repenser.
Définition pénale du viol et des agressions sexuelles
Chaque année, en France, 230 000 femmes sont victimes de viol, de tentatives de viol ou d’agressions sexuelles. Seules 6 % des victimes portent plainte et moins de 1 % des violeurs sont condamnés. Nous ne pouvons plus détourner le regard de ce fléau.
Si les grandes affaires de Bobigny et (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Parlons de fiscalité internationale
Accords avec la Suède et la Finlande sur la fiscalité et la fraude fiscale
Parler de fiscalité internationale, c’est comme monter un meuble Ikea : on a les notices de l’OCDE, les pièces sont bien numérotées – établissement stable, clause anti-abus, procédure amiable -, mais quand on passe au montage, l’ensemble vacille sous le poids des stratégies d’optimisation… Un (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

Les autres interventions

Affaires économiques :
« La nationalisation n’est pas un retour en arrière, mais une réponse adaptée aux défis du XXIe siècle »
Economie – Débat sur la PPL du groupe CRCE-K visant à nationaliser ArcelorMittal – par Silvana Silvani – 30 oct. 2025

Lois :
Au nom du peule Kanak
Institutions, élus et collectivités – Motion d’irrecevabilité constitutionnelle contre le report des élections en Nouvelle-Calédonie – par Cécile Cukierman – 29 oct. 2025

Les questions écrites

Aller à l’encontre de la financiarisation de la santé
Santé et protection sociale – Accès au stationnement des hôpitaux publics – par Marianne Margaté – 29 oct. 2025

La France ne peut rester silencieuse devant le désastre
International
– Situation au Cameroun – par Marianne Margaté – 27 oct. 2025