Elne. De jeunes palestiniens accueillis en mairie (L’Indep)

En la salle des fêtes, la commune a accueilli 16 adolescents palestiniens de 14 à 16 ans étudiants en français d’Hebron et de Jérusalem, en présence des associations et des familles françaises dans le cadre d’une coopération linguistique et culturelle franco-palestinienne. Ces rendez-vous sont organisés par Jeunes reporters, les Francas avec le soutien de divers organismes dont le conseil départemental, représenté par Françoise Fiter, vice-présidente. Des témoignages émouvants d’enfances volées par la guerre. Des jeunes pleins d’espoirs et de confiance dans le peuple français.

L’Indépendant, le 22 août 2025

Le billet d’Yvon Huet. La grande trumperie


Le mégalomane du bureau ovale de la Maison Blanche est un grand accordéoniste luciférien, qu’on se le dise. Il convoque ses valets de l’OTAN, distribue les bons et mauvais points en toute impunité tout en laissant la gouvernance israélienne continuer son activité méthodique de génocide du peuple palestinien.

Il semblerait que cette situation inédite dans laquelle l’ONU a été quasiment rayée de la carte géopolitique tétanise la solidarité internationale. Chacun y va de son interprétation avec ses préférences, ses expertises sorties d’un chapeau souvent troué par une réalité qui dément toute logique prospective.

Trump jouerait-il au Monopoly en flattant la Russie pour essayer de la dégager de ses liens avec la Chine ? Disons plutôt qu’il essaie de saper les bases d’une volonté de ce que certains appellent « le reste du monde » de s’émanciper de la dépendance tant vis à vis de la puissance US que de l’Europe qui semble revenir à ses vieux démons coloniaux en menant une politique anti-migratoire brutale et mortifère toute aussi toxique que celle des USA.

Une chose est sûr. Dans un monde interdépendant, l’essentiel, aujourd’hui, c’est que les peuples se mobilisent pour la paix et la coopération dans un contexte où il faut tout faire pour prévenir les effets d’un réchauffement climatique dans lequel les USA sont les premiers responsables, donc aujourd’hui totalement irresponsables avec leur politique de fuite en avant face aux dangers qui risquent de mettre un point final à l’humanité, et dans un temps plus court que prévu. Dans ce contexte, les gouvernances européennes, particulièrement la française, se conduisent comme des valets de chambre de sa majesté Trump. Avec toutes mes excuses aux valets de chambre, les vrais, qui doivent faire preuve de courage à nettoyer les chaussures imbibées de sang des prédateurs de l’humain.

Yvon Huet

Quinze pays occidentaux appellent à reconnaître un État palestinien (L’Indep)

À l’issue de la conférence de l’ONU, ils ont invité les autres pays du monde à s’engager.

À l’issue de la Conférence ministérielle de l’ONU sur l’avenir de la Palestine, qui s’est tenue lundi et mardi à New-York, une quinzaine de pays occidentaux, parmi lesquels la France, ont « invité » les autres nations à envisager une reconnaissance d’un État palestinien. « À New York avec 14 autres pays, la France lance un appel collectif: nous exprimons notre volonté de reconnaître l’État de Palestine et invitons ceux qui ne l’ont pas encore fait à nous rejoindre », a écrit Jean-Noël Barrot mercredi sur X. Cet « appel de New York » a été lancé au lendemain de la conférence ministérielle à l’ONU sur la solution à deux États au conflit israélo-palestinien.

Le déficit de popularité de l’Autorité palestinienne

Les pays signataires de cet appel sont, outre la France, le Canada, l’Australie, Andorre, la Finlande, l’Islande, l’Irlande, le Luxembourg, Malte, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Portugal, Saint-Marin, la Slovénie et l’Espagne. S’ils ont exprimé leur « volonté ou la considération positive de leur pays » à le faire, neuf pays n’ont cependant pas encore reconnu l’État palestinien. Il s’agit d’Andorre, de l’Australie, du Canada, de la Finlande, du Luxembourg, de Malte, de la Nouvelle-Zélande, du Portugal et de Saint-Marin.

Lors de cette conférence, plusieurs pays arabes, parmi lesquels l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Égypte, ont néanmoins appelé le Hamas à remettre ses armes à l’Autorité palestinienne. Une manière de préparer l’avenir sans le mouvement islamiste, à l’origine de la crise actuelle, conséquence de son attaque du 7 octobre 2023. Mais en faisant de l’Autorité palestinienne l’acteur majeur de l’avenir d’un Etat palestinien. Sauf que l’Autorité souffre d’un déficit de crédibilité et de soutien auprès de sa population.

Il n’empêche que l’appel de New-York constitue une étape supplémentaire dans le processus visant à une reconnaissance internationale et importante d’un État palestinien. Une éventualité rejetée à la fois par Israël et par les États-Unis. Cet appel des 15 pays, lancé à la fin d’une conférence ministérielle qui s’est tenue lundi et mardi à New-York, à l’initiative de la France et de l’Arabie saoudite, vise à pérenniser l’offre de solution à deux États pour sortir du conflit israélo-palestinien, une hypothèse qui reste pour l’heure malmenée par la guerre en cours à Gaza et les colonisations en Cis-Jordanie.

L’Indépendant, le 31 juillet 2025