2ème tour des municipales 2026. « Elne endavant » appelle au rassemblement (L’Indep)

Avec 36,6 % des suffrages au premier tour des élections municipales, à deux points du candidat d’extrême droite, la liste Elna Endavant – En Avant Elne remercie les électrices et électeurs pour leur confiance. « 36 % d’entre vous se sont abstenus, le message a été entendu et nous en tiendrons compte pour améliorer encore le cadre de vie, l’offre de santé, la tranquillité publique, le soutien aux associations et à la population ». André Trives de poursuivre : « 64 % des votants ont choisi de ne pas voter S. Fortel. Pour le second tour, le risque de voir la commune basculer vers une extrême droite radicale, aux idées clivantes et contraires au vivre-ensemble, est réel ». Dans cette configuration, la liste conduite par André Trives « apparait comme la seule en mesure de l’emporter: La liste Izquierdo, créditée de 19 %, ne peut plus prétendre à la victoire, et toute dispersion des voix pourrait favoriser l’élection du candidat d’ultra-droite. Sans exiger une adhésion totale à son projet, Elna Endavant appelle au rassemblement. Elne mérite un avenir fondé sur la stabilité, le respect et l’expérience. Dimanche, les électeurs auront à choisir entre division et union ».

L’Indépendant, le 20 mars 2026

1er tour des municipales. Communiqué de la section de Perpignan du Parti communiste français

Le premier tour des élections municipales est marqué par une poussée de l’extrême droite en France. Perpignan ne fait pas exception à cette situation alarmante. L’élection au premier tour de Louis Aliot est une mauvaise chose pour la ville et sa population qui souffre de la pauvreté, de la dégradation des services publics, de discriminations, et du manque de démocratie. Admirateur de Trump et menacé d’inéligibilité par la justice, ce dirigeant d’extrême droite a été reconduit dans un contexte d’abstention supérieure de dix points à la moyenne nationale. En recevant le soutien de Jean-Marc Pujol, son adversaire de 2020, il siphonne l’électorat d’une droite qui a tourné le dos aux valeurs de la République.

Cette élection et cette faible participation sont de mauvais augure pour notre démocratie. Elles s’expliquent notamment par un déficit de débat politique, laissant la place à toutes les impostures, et par l’absence d’une alternative réelle à gauche. Cette dernière a été divisée en raison de stratégies nationales désastreuses, conduisant, par exemple, à désavouer le choix démocratique de militants locaux, ou à faire se succéder dans la ville les présidentiables Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Dans ce contexte le résultat de la liste Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc témoigne d’une résistance notable. Elle a été porteuse d’une originalité, d’une créativité et d’une ouverture à toutes et tous de la décision et de l’action publiques. Bannissant l’entre-soi, elle a permis le rassemblement d’une large diversité de sensibilités sur les valeurs de la gauche, de l’écologie et de la cause animale, toutes intimement imbriquées, et elle a fait vivre une volonté de faire de la politique autrement, de façon démocratique et collective.

Face au Rassemblement national qui, malgré son score du premier tour, n’accroit que d’un seul le nombre de ses élus, Mathias Blanc et Françoise Fiter, seront, au conseil municipal, des opposants résolus, des points d’appui pour les luttes sociales, des relais de tous les combats citoyens et des atouts pour obtenir des succès. Nous invitons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans sa démarche à prendre leur place dans Perpignan Autrement pour poursuivre et amplifier la mobilisation et le combat.

Perpignan, le 17 mars 2026

2ème tour des municipales 2026. Des soutiens inattendus à Rivesaltes (L’Indep)

Alliance, soutien et réunions, le point sur la campagne a Rivesaltes à quatre jours du second tour des élections municipale.

Dans quelques jours, les Rivesaltais connaîtront leur nouveau maire. Et tout se joue désormais entre Julien Potel (RN), Amélie Parraud (sans étiquette) et Laurianne Raweliffe (PS, PCF et Collectif citoyen).

Premier coup de théâtre. Alors que le ballottage est favorable à Julien Potel, arrivé en tête lors du premier tour des élections avec un score de 30,85 %, le candidat annonce une conférence de presse ce jeudi 19 mars, entouré du maire de Perpignan Louis Aliot, Anaïs Sabatini, députée de la 2e circonscription, et Julien Léonardelli, député européen. Autre surprise du jour. André Bascou, le maire de droite sortant, devrait aussi être de la partie, apportant ainsi, à cette occasion, son soutien au candidat. Mais ce n’est pas tout. « Nous pensons pouvoir récupérer aussi l’électorat de Bernard Cuadras puisque quelques-uns de ses colistiers nous ont apporté leur soutien. Concernant celui de Joël Diago, c’est un enfant du village qui a capté des voix de tout le monde, ce qui pourrait nous être favorable. En tout cas, dans cette configuration, la dynamique est en ma faveur pour l’élection », espère-t-il.

Si les voyants semblent plutôt au vert pour Julien Potel, Amélie Parraud (27,36 %), arrivée en 2e position à l’issue du 1er tour des élections ce dimanche 15 mars, considère, elle, que « tout est encore jouable » car « nous n’étions qu’à 152 voix du candidat RN ». Celle qui dit n’avoir jamais envisagé de fusion repart donc avec la même équipe. Elle regrette, en revanche, le maintien de Laurianne Raweliffe (16,90 %) : « La 3e candidate a récolté 11 points de moins et décide de se maintenir alors qu’elle n’est pas en capacité de remporter le scrutin ». « Nous sommes les seuls à n’avoir aucune étiquette politique, nous avons fait le choix de parler à tout le monde », poursuit-elle, insistant : « le seul vote utile pour le 2nd tour, c’est le nôtre ».

Laurianne Raweliffe se réjouit, quant à elle, « d’avoir créé une belle surprise ». Elle assure n’avoir jamais hésité à se maintenir, malgré certaines pressions. « Je trouve regrettable que la liste d’Amélie Parraud n’ait pas su se rassembler pour faire barrage naturel contre le RN », partage-t-elle. « Quand on a vu le score de Julien Potel et le sien, nous nous sommes rapprochés de Joël Diago et Bernard Cuadras. Mais ils ont décidé de se retirer », poursuit la candidate qui tiendra une réunion publique ce 20 mars à la salle Jo-Cazach. La proximité de son programme avec celui de Joël Diago lui laisse espérer un « coude à coude » avec Amélie Parraud. « Si on s’était retiré, il ne serait resté que deux listes et les 42 % qui n’ont voté ni pour Potel ni Parraud n’auraient plus eu personne pour qui voter. Donc là, dimanche, je pense qu’une surprise est encore possible. »

Laura Morales (L’Indépendant, le 19 mars 2026)

2ème tour des municipales 2026. Triangulaire à Elne : les abstentionnistes au ventre des attentions.

À Elne, les listes d’extrême droite, de gauche et du centre en lice pour le second tour multiplient actuellement les initiatives pour tenter de mobiliser les 36,4 % d’abstentionnistes de dimanche dernier.

Convaincre les 2 772 électeurs qui se sont abstenus ce dimanche 15 mars. Tel semble être l’un des principaux enjeux de cette campagne d’entre-deux-tours à Elne, où les habitants auront à choisir ce dimanche entre trois candidats au poste de maire. À savoir : Steve Fortel, dont la liste classée l’extrême droite est arrivée en tête du premier tour avec 39,1 % des suffrages, André Trives (divers gauche) qui a recueilli 36,4 % des voix et Marie-Ange Izquierdo (divers droite) qui a réalisé un score de 19,7 %.

Porte-a-porte, moyens numériques ou activation de leurs différents réseaux…
Actuellement, les candidats des listes en concurrence se démènent pour tenter de mobiliser les électeurs.

« L’enjeu est clair », estime Steve Fortel, qui dénonce un climat « extrêmement tendu », « notamment sur les réseaux sociaux. Les Illibériens ont le choix entre le changement et l’équipe sortante de Trives-Garcia. Nous sommes pour le changement, pour le rassemblement. Malgré la nuance imposée par la préfecture, contre laquelle nous allons intenter un recours au tribunal administratif, nous présentons une liste sans étiquette avec des gens de toutes sensibilités. »

127 voix entre Steve Fortel et André Trives De son côté, André Trives est optimiste concernant la construction du « bloc républicain et démocrate » qu’il appelle de ses vœux. « Les habitants ont conscience de ce qu’il se passe », assure-t-il. « Steve Fortel tente de nous faire croire que son engagement à l’extrême droite, c’est du passé, mais nous ne sommes pas dupes. Je ne veux pas que mon village soit divisé. L’heure est au rassemblement pour empêcher que la ville tombe dans l’extrémisme et l’inertie, mais aussi pour faire évoluer notre projet ensemble, en fonction des attentes de chacun. »

Quant à Marie-Ange Izquierdo, qui a finalement décidé ce mardi de se maintenir après avoir pris un temps de réflexion, elle assume pleinement ce choix. « Les membres de notre collectif ont voté à la majorité pour le maintien », rappelle-t-elle. 127 voix séparent Steve Fortel et André Trives. « Notre score représente plus de sept fois cet écart. Un électeur sur cing nous a fait confiance et 64 % se sont exprimés pour le changement. Nous refusons de les laisser sans réelle alternative. En nous maintenant, nous leur donnons le choix d’une voie modérée et d’une vision moderne. »

Lequel de ces candidats parviendra à convaincre le plus d’Illibériens ? Réponse ce dimanche soir.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 mars 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4108 – vendredi 20 mars 2026)

L’édito de René Granmont. Vigilence contre l’extrême droite
Annonces
Nos peines
Libérez Christophe Gleizes

Focus Premier bilan d’un premier tour

Vote n°1, l’abstention
À gauche, l’union, clé des villes
Pour les communistes : poursuivre les dynamiques de gauche
Le Rassemblement national reste en dessous de ses objectifs
La France insoumise, des succès et des ratés

L’événement – Municipales 2026

P.-O. analyse. Verdict contrastés des urnes
Faire barrage au RN et élire des listes porteuses de valeurs de progrès
Perpignan. Préparer l’avenir
Vernet-mes-Bains. Pierre Serra, le nouveau maire
Alénya. Très belle victoire de Jean-André Magdalou
Canet-en-Roussillon
Prades. La gauche pourrait l’emporter
Elne. Secousse à Elne
Rivesaltes. La gauche, meilleur barrage contre le RN
Cabestany. Amplifier la dynamique !

Département

Travail du dimanche. Une majorité pour le « oui, mais… »
Sûreté/Sécurité. La LDH 66 ouvre la boite aux bonnes idées
Premier Mai. Le doigt dans l’angrenage de la suppression
Manifestation. L’autre VISA
Coup de gueule. Très belle réussite du privé…
Train Jaune. Pour une navette tôt le matin, tard le soir
Florian Talles. Le photographe qui révèle les Pyrénées-Orientales sous un autre angle
En Català. Les cinc arques Capitol 7 (1)

Culture

Où sortir ?
Théâtre du réel. Femmes combattantes
Concert. Thomas Enhco, pianiste virtuose de l’improvisation

France

Hausse des prix Bloquez les prix de l’essence !

Monde

Vers une crise mondiale
Proche-Orient. Lee séisme de la guerre en Iran

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Et maintenant…

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2ème tour des municipales 2026. Prades : Il n’y aura que deux listes présentes lors du second tour à Prades (L’Indep)

C’est donc officiel, les listes de David Berrué et d’Aude Vives ne fusionneront pas. Cependant le candidat du « Printemps de Prades » annonce se retirer du scrutin qui se déroulera dimanche 22 mars.

Julien Audier Soria ou Aude Vives, les Pradéens devront donc choisir entre les deux listes restantes. Le duel droite-gauche tant attendu aura bien lieu. Après une réunion stérile, lundi soir, les équipes du « Printemps de Prades » et de « Aude Vivès pour les Pradéens » se sont quittées sans pouvoir réaliser de fusion.

Une triangulaire était un temps attendue, mais un communiqué a changé la donne. « 10,31 % (300 voix), avec le score réalisé au premier tour de cette élection municipale, nous pensions possible, et souhaitable, pour l’emporter dimanche, une réunion de nos forces avec celles d’Aude Vives », explique David Berrué. « Cette intention, cette stratégie, cette façon de s’appliquer à soi-même le principe démocratique (3 élus sur 22, à la proportionnelle), n’étaient ni partagées ni même envisagées par nos interlocuteurs. Il n’y aura pas de liste commune de la gauche pour laquelle voter le 22 mars prochain. Nous espérons que cela ne compromette pas l’alternance que nous sommes nombreuses et nombreux à penser à portée de main depuis dimanche dernier. Nous entendons l’appel des nombreuses personnes sympathisantes qui nous demandent de nous retirer: Passée l’amertume du moment, en cohérence avec notre fonctionnement basé, depuis le début, sur notre collectif, nous choisissons de ne pas maintenir notre candidature ».

Une annonce qui ne semble pas étonner Julien Audier-Soria. « Nous nous y attendions, mais nous ne sommes pas inquiets. Je suis encore plus déterminé que le premier jour: Les Pradéennes et Pradéens méritent une équipe capable de porter un dialogue constructif. Les deux autres listes ont montré qu’elles n’étaient pas du tout dans cette dynamique ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 18 mars 2026)

Contactée, Aude Vivés n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

1er tour des municipales 2026. Prades : Prades : Le vote pradéen, bureau par bureau (L’Indep)

3 à 2, voici le score de ce premier tour en faveur de Julien Audier-Soria lorsqu’on comptabilise les voix par bureau.

La salle du Pessebre, l’hôtel de ville et la salle Lousa pour l’un. Les salles du Foirail et Gelcen pour l’autre. À quelque chose près l’est de la ville contre l’ouest. On peut noter qu’une grosse différence se fait entre les deux principaux candidats au niveau du bureau de vote installé à la salle Lousa. Aude Vivès récolte 135 voix de moins que son adversaire du jour, sur 540 votes exprimés.

Les électeurs habitant sur la rive gauche de la Têt (côté lycée) ont-ils apprécié les efforts faits par la précédente municipalité pour les rapprocher du centre (passerelle sur la Têt) ? Quand on sait que 101 voix seulement (au total) départagent les deux principales listes…

L’ouest à gauche et l’est à droite ?

Notons enfin que les bureaux du Foirail et de Gelcen, ceux « remportés » par Aude Vivès, sont aussi ceux où la liste LFI-Écologistes a fait ses meilleurs scores. David Berrué y a obtenu 160 bulletins en sa faveur. Une réserve de voix qui pourrait s’avérer décisive en cas d’union des listes. Encore faudra-t-il que les électeurs comprennent et acceptent cette toujours hypothétique fusion. Des négociations entre Aude Vivès et David Berrué ont-elles commencé ? Dans leurs réactions « à chaud » (dimanche soir après les résultats) le candidat ayant obtenu le moins de voix l’espérait, Aude Vivès n’était pas contre. Les deux listes auront en tout cas jusqu’au mardi 17 mars à 18h pour se décider. En cas de fusion de listes, l’alternance entre une femme et un homme doit toujours être respectée. Additionner ses forces pour espérer pouvoir l’emporter. Mobiliser les abstentionnistes. La folle semaine des candidats a déjà commencé.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 17 mars 2026)

1er tour des municipales 2026. Prades : Soria-Vives, un duel serré au 2nd tour (L’Indep)

Julien Audier-Soria et Aude Vives se dirigent vers un deuxième tour qui promet de garder les électeurs pradéens en haleine. La liste « Prades : ensemble demain ! » récolte 46,58 % des suffrages exprimés pendant que « Aude Vivès pour les Pradéens » obtient 43,11 % des votes. L’équipe du « Printemps de Prades », emmenée par David Berrué, réunit pour sa part 10,31 % des voix et peut se maintenir.

Et c’est parti pour un second tour à Prades. La campagne menée par les trois candidats aura en tout cas mobilisé les électeurs puisque 63,45 % des personnes inscrites sur les listes électorales de la sous-préfecture conflentoise se sont exprimées (contre 52,05 % en 2020). Les deux avocats, Julien Audier-Soria et Aude Vivès, ont une semaine pour faire pencher la balance en leur faveur. « C’est une défaite pour la droite, mais la gauche n’a pas encore gagné », pour David Berrué. Le troisième candidat peut éventuellement se maintenir et compte bien être acteur du vote qui se déroulera dimanche prochain. « Nous appelons, comme depuis le début, à la réunion des dynamiques. Il y a un enjeu historique pour en finir avec une période « Castex » qui a duré 20 ans ».

David Berrué et les abstentionnistes en arbitre ?

Des discussions vont très certainement s’engager avec l’équipe d’Aude Vivès. La vice-présidente du Département se dit « très satisfaite des résultats du premier tour. Il y a eu une forte mobilisation qui montre que les gens ont envie de changement ». Concernant la possible fusion, « il faut qu’on en discute avec mon équipe. Je ne suis pas contre, mais je ne veux pas m’enfermer dans quelque chose de binaire ». Julien Audier-Soria, son adversaire du second tour, est lui aussi « satisfait du résultat. Une grosse semaine de travail nous attend ».

Julien Audier-Soria, le candidat parrainé par Jean Castex espère « mobiliser les abstentionnistes ». Un réservoir de 1 740 électeurs (36,55 %) qui pourrait en effet jouer un rôle déterminant pour le résultat final. À propos d’une éventuelle fusion de la liste de David Berrué avec celle d’Aude Vivès, le candidat arrivé en tête de ce premier scrutin précise : « Je m’étonne qu’elle soit réceptive à cet appel. Aude Vivès avait annoncé dans les médias que son équipe était constituée et que ce serait la même au second tour. II serait pour le moins aberrant que cet engagement ne soit pas tenu ».

En 2020, la liste de Jean Castex l’avait largement emporté au premier tour avec plus de 75 % des voix exprimées. L’ancien Premier ministre, élu pour la troisième fois d’affilée, avait rapidement laissé sa place de maire au premier adjoint Yves Delcor.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 mars 2026)

1er tour des municipales 2026. Cabestany : Édith Pugnet loin devant les droites divisées (L’Indep)

Lors de ce premier tour, la liste d’union de la gauche de la maire sortante, Édith Pugnet, a termine largement en tête avec 47,71 % des suffrages exprimes. Le candidat du RN, Olivier Mas, totalise quant a lui 23,74 % des suffrages et se qualifie également pour le second tour, tout comme le divers droite Jean-Pierre Brazès (20 %). Le centriste Eric Poupet (divers centre) est éliminé.

Vers une triangulaire ? À Cabestany, à l’issue de ce premier tour, trois listes sont en position de se maintenir pour le second tour. Celles de la maire communiste sortante, Édith Pugnet, du RN Olivier Mas et du « divers droite » Jean-Pierre Brazes, à qui le parti de Louis Aliot avait dans un premier temps accordé l’investiture avant de la lui retirer.

Peu après la proclamation des résultats, ce dimanche soir, Édith Pugnet affirmait être fière du résultat obtenu. « Réunir près de 48 % des suffrages alors qu’il y avait quatre listes, c’est une très belle performance », estime-t-elle. « Il manque très peu de voix pour atteindre les 50 % et passer au premier tour. Compte tenu de l’abattage qui a été fait pendant la campagne et de la tendance nationale, on ne s’attendait pas à être aussi haut. »

Cependant, la maire sortante ne compte pas baisser sa garde. Elle prévoit notamment de multiplier les opérations de porte-a-porte cette semaine.

Jean-Pierre Brazes en pleine réflexion

Arrivé en deuxième position, Olivier Mas compte « évidemment » se maintenir et n’envisage pas de négocier avec Jean-Pierre Brazès en vue d’un éventuel rapprochement. « Si les électeurs veulent mettre fin à la gestion communiste actuelle, qu’ils votent pour moi », proclame-t-il.

De son côté, Jean-Pierre Brazès indique ne pas avoir encore pris de décision concernant son positionnement en vue du second tour. « Je veux d’abord en parler avec les gens avec qui je travaille depuis trois ans », indiquait-il ce dimanche soir.

Enfin, le centriste Eric Poupet n’a obtenu que 8,53 % des voix et n’est donc pas en mesure de se maintenir au second tour. Il ne donne aucune consigne de vote pour dimanche prochain. « Nous sommes une liste de projet, pas une liste politique. Nos électeurs feront ce qu’ils voudront », résume-t-il.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 mars 2026)

L’édito du webzine. Voter, une responsabilité collective face au danger

En cette veille d’élections municipales, notre pays se trouve à un moment décisif de son histoire démocratique. L’extrême droite menace à pas feutré de nombreuses communes. Jamais l’avenir de la République n’a été aussi fragile. Le passé revient au grand galop.

Face à cette situation, voter n’est pas un simple droit : c’est une responsabilité collective. Méfiez-vous des discours mensongers et trompeurs portés par le Rassemblement national, Reconquête et Identité-Libertés. Leurs votes à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen sont en contradiction avec leurs déclarations publiques. Refusez toute banalisation de ces discours.

Ces candidatures n’ont pour effet que de diviser le pays et de promouvoir un projet politique inspiré des dérives populistes observées ailleurs, notamment aux États-Unis sous l’ère trumpiste.

L’histoire nous l’enseigne avec force : lorsque les démocrates se divisent ou se taisent, les forces extrémistes avancent. Ce mécanisme est constant depuis les années 1930, des idées historiquement portées par l’extrême droite deviennent « acceptables », banalisées ou reprises par des forces politiques traditionnelles. Nous assistons actuellement, en France, à ce glissement progressif d’une partie de la droite républicaine vers les thèses de l’extrême droite.

Préserver la démocratie, c’est refuser toute complaisance avec ces extrêmes, c’est défendre l’universalisme contre le repli identitaire, la loi contre l’arbitraire, la vérité historique contre sa falsification.

L’histoire nous alerte

Face au danger, notre histoire est sans ambiguïté. Pendant la seconde Guerre mondiale, au cœur de l’Occupation nazie, des femmes et des hommes de gauche, du centre et de droite ont su dépasser leurs divergences pour résister ensemble au nazisme. Ils s’appelaient Lucie Aubrac, Jacques Chaban-Delmas, Marie-Jo Chombard de Lauwe, Geneviève De Gaulle, Père Jean Cardonnel, Georges Guingouin, Jean Matteoli, Pierre Sudreau, Raymonde Tillon, et beaucoup d’autres.

Ils ont sauvé l’essentiel : la République et ses valeurs démocratiques. Ils n’avaient pas les mêmes origines, ni les mêmes parcours, ni les mêmes convictions. Mais tous furent persécutés par un système totalitaire fondé sur la haine, la peur et la négation de l’humain.

Rappeler cette histoire, ce n’est pas figer le passé. C’est honorer toutes les mémoires -résistante, politique, juive, tsigane, homosexuelle- sans jamais les opposer. C’est faire vivre une mémoire commune qui demeure une leçon universelle contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, le fascisme et toutes les formes d’exclusion.

Aujourd’hui encore, la République a besoin de vigilance, de courage et d’unité. L’abstention, le vote blanc et la division sont toujours des alliées objectives des forces qui contestent les fondements mêmes de la démocratie.

Ne laissez pas votre avenir être confisqué. Votez et faites voter pour des candidats républicains fidèles aux valeurs démocratiques.

Dominique Gerbault