Frédéric Dabi. « Les élections municipales à l’ombre de la présidentielle » (La Marseillaise)

Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop, compare le scrutin de 2026 à celui de 2001 en termes de portée nationale. Il sera profondément inédit, à la fois fortement nationalisé et toujours structuré par des logiques locales.

La Marseillaise : Est-ce que ces élections municipales de 2026 vont, selon vous, présenter des caractéristiques, une tonalité spécifique, qui les rendraient assez différentes des précédentes ?

Frédéric Dabi : Oui, très clairement. D’abord parce que, sauf dissolution, ce sera le dernier scrutin avant la présidentielle de 2027. Comme en 2001, ces municipales pourront être lues comme une répétition générale, moins par leurs résultats que par la lecture politique qui en sera faite. En 2001, on avait mis en avant les victoires de la gauche à Paris, Lyon et Dijon, en occultant le nombre de villes perdues ailleurs. En 2026, il y aura une vraie bataille d’interprétation, et toutes les forces politiques peuvent se retrouver fragilisées : un PS perdant de grandes villes, une droite LR en recul, un RN qui ne perce pas, ou une France insoumise cantonnée à gêner les socialistes sans gagner de municipalités, y compris à Roubaix.
Ces élections seront donc plus politiques que les précédentes. Elles s’inscrivent aussi dans un contexte inédit, que j’appelle l’éclipse du politique à l’échelle nationale. Les Français ont le sentiment que le politique ne les écoute plus et ne parvient plus à améliorer leur situation, ce qui pourrait avoir des effets importants sur la participation. À mes yeux, ce seront des municipales très particulières.

La Marseillaise : Vous évoquez ce contexte. Est-ce que l’on sait déjà quelles sont les préoccupations des Français à la veille de ces élections ? Et est-ce qu’elles ont, elles aussi, évolué depuis 2020 ?

Frédéric Dabi : Les enquêtes récentes montrent une hiérarchie des préoccupations totalement inédite pour des municipales. La première, c’est la sécurité des personnes et des biens, un niveau que l’on n’avait plus vu depuis les régionales de 2015 ou la présidentielle de 2002. À cela s’ajoute le narcotrafic, désormais clairement identifié par les Français. Viennent ensuite l’accès aux soins et la santé, puis la dette. Ce sont des enjeux nationaux, presque régaliens, qui, faute de réponses au niveau national, redescendent vers le local et s’invitent dans les campagnes municipales. La question de l’accès aux soins ne connaît pas d’opposition simple entre métropoles et petites communes. Ces trois enjeux inédits peuvent fragiliser les maires sortants, notamment dans les petites communes, et montre que ce qui se joue au niveau national pèse directement sur le vote municipal. Les sortants peuvent néanmoins valoriser leur bilan, leur présence sur le terrain et leur capacité d’écoute, et mettre en avant d’autres sujets très appréciés localement, comme le logement, les mobilités ou le cadre de vie. Les campagnes mêleront ainsi une forte dimension nationale – sécurité, santé, dette – et des enjeux locaux, avec une homogénéisation des préoccupations sur tout le territoire.

La Marseillaise : Vous avez souligné la proximité de l’élection présidentielle, en faisant le parallèle avec 2001. Quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur la stratégie du Rassemblement national et de la France insoumise ?

Frédéric Dabi : Les deux forces dites radicales s’engagent fortement dans ces municipales, ce qui n’était pas le cas en 2020. Cela confirme que ce scrutin est perçu comme important, presque comme une répétition générale avant la présidentielle.
Mais le RN et LFI n’y vont pas avec les mêmes atouts. Pour LFI, c’est une véritable première : elle a très peu de sortants, à l’exception du maire de Faches-Thumesnil, ce qui limite ses gains potentiels, même s’il existe des possibilités à en Seine-Saint-Denis ou à Roubaix avec David Guiraud. Cela tient au fait que LFI reste une force très nationale, encore en décalage avec l’imaginaire municipal. Elle dispose néanmoins de points d’appui, notamment les scores élevés de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et d’un possible rôle d’arbitre au second tour dans plusieurs grandes villes. Mais un mauvais scrutin municipal aurait des conséquences, y compris sur la dynamique présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Le RN, lui, est dans une autre logique : il dispose déjà de nombreux sortants et cherche à prolonger son implantation locale, dans la continuité de législatives réussies, y compris dans des départements où il était jusque-là faible.

La Marseillaise : Ce que certains appellent « l’ancien monde », soit le PS et LR se partageant l’essentiel des collectivités locales, pourrait-il être chamboulé en 2026 pour se rapprocher du rapport de force national ? Peut-on aller vers une forme de tripartition territoriale ?

Frédéric Dabi : L’hypothèse est séduisante, mais je n’y crois pas. Il existe une étanchéité jamais vue entre le national et le local, encore renforcée par la fin du cumul des mandats. Les forces dominantes au niveau national restent faibles à l’échelle locale. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, entre 80% et 90% des villes sont toujours tenues par le PS, le PCF, les Écologistes, LR ou l’UDI. Je ne vois pas pourquoi cela changerait fondamentalement. Il peut y avoir des ajustements à la marge. LR est en difficulté et ne dominait plus guère que Nîmes parmi les grandes villes. Le PS peut perdre une grande ville. Mais il est très difficile d’imaginer que LFI, le RN ou Renaissance émergent au point de reproduire localement la tripartition nationale. Aux municipales, le dégagisme reste limité.

La Marseillaise : Est-ce que, justement, les maires sortants bénéficient toujours de cette prime au sortant ?

Frédéric Dabi : Oui, elle existe toujours, même si elle se fragilise. On observe une forme de défiance qui touche le local, notamment parce que des enjeux nationaux irriguent les campagnes municipales. Les maires font face à des exigences citoyennes inédites, et à des polémiques symboliques qui s’invitent dans la fin de mandat. Pour autant, dans les villes de plus de 10 000 habitants, les municipales restent un scrutin de stabilité. Même en 2014, année de forte alternance, environ 70% des maires sortants ont été reconduits. Mais c’est aussi un scrutin de récit : si des villes majeures comme Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nice ou Bordeaux changeaient d’étiquette, l’impact symbolique serait considérable.

La Marseillaise : En Occitanie, est-ce que le scrutin va obéir aux mêmes logiques que dans le reste du pays ? Peut-on déjà identifier des configurations ou des villes emblématiques ?

Frédéric Dabi : Oui, globalement. Les enjeux de sécurité, de trafic de drogue et de santé y sont très concrets, et je ne vois pas pourquoi la région ferait exception. Comme ailleurs, il y aura des villes symboles. À Montpellier, Michaël Delafosse apparaît bien placé. À Nîmes, une division possible de la droite pourrait profiter à d’autres forces notamment à l’association de gauche et des écologistes autour de Vincent Bouget. À Castelnau-le-Lez, un jeune élu proche de la majorité présidentielle pourrait l’emporter. Reste le cas de Toulouse : Jean-Luc Moudenc parviendra-t-il une nouvelle fois à s’en sortir, ou la force de la gauche aux élections nationales, combinée à une possible division à gauche, peut-elle rebattre les cartes ? Comme ailleurs, il y aura des configurations locales fortes, mais sur les grandes thématiques, l’Occitanie s’inscrit dans une logique d’homogénéité avec le reste du pays.

Propos recueillis par Diego Chauvet (La Marseillaise, le 2 janvier 2026)

Cabestany. La liste « La passion de Cabestany » en course pour les municipales 2026 (L’Indep)

Conduite par Édith Pugnet, maire sortante, la liste « La passion de Cabestany » a été dévoilée lors de la restitution des ateliers autour du projet municipal, qui ont émaillé ce dernier trimestre.

Édith Pugnet la définissait comme « une liste largement ouverte et composée de citoyennes et citoyens de Cabestany qui partagent les belles valeurs de progrès social, d’humanisme, d’environnement et de citoyenneté », et dont plus de la moitié des candidates et candidats sont nouveaux. Ce sont des personnalités engagées de longue date, ou plus récemment, dans des clubs ou associations, déjà présentes sur le terrain depuis des années dans les domaines de la culture, du sport, de l’éducation, de la catalanité, de l’enfance, de la jeunesse, de la citoyenneté, de l’éducation populaire, du bien vieillir, du bien vivre ensemble et du développement économique, entre autres. « Tous ont déjà fait la démonstration de leur engagement au service des autres ».

Les colistiers

Édith Pugnet maire sortante ; François Allaigre, Sylvette Antony, Olivier Babinot, Virginie Baillette, Hervé Blanchard, Sébastien Bracq, Chantal Casimir, Stéphane Comes, Thienry Crane, Patricia Dubois, Mathieu Escudié, Antoine Figue, Alicia Font, Marie-Pierre Garcia, André Gillard, James Gillon, Christophe Emery, Alison Idalgo, Kader Khelfaoui, Cécile Lacapère, Louison Lalouette, Aurélia Lesbros, Ludivine Lorieux, Brigitte Pages, Laëtitia Pasquier, Vanessa Paya, Myriam Polato, Alais Portier, Stéphane Quintin, Alexandra Raymont, Jean-François Régnier, Élisabeth Rivas, Fabien Torrès et Marc Zarcone.

L’Indépendant, le 29 décembre 2025

Cabestany. Édith Pugnet candidate pour un nouveau mandat (L’Indep)

Lorsqu’en juillet 2021, Jean Vila, premier édile depuis plus de quarante ans, remettait l’écharpe de maire à Édith Pugnet, une nouvelle ère débutait pour la commune. Très impliquée, « elle porte des valeurs fortes », disait-il, nourries par son engagement professionnel a la protection judiciaire de la jeunesse.

À 49 ans, Édith Pugnet est devenue la première femme maire de la commune. Aujourd’hui, elle se présente face aux électeurs « pour poursuivre un mandat enrichi d’innovations et d’ambitions, avec l’objectif affirmé de bâtir le Cabestany de 2040 ; une ville résiliente, moderne, agréable, tranquille et inventive. »

Dans un contexte national contraint, elle rappelle que « les communes que l’on valorise lors des crises, sont étranglées financièrement par des décisions prises d’en haut ». Malgré cela, la municipalité revendique un bilan solide. « Notre force, c’est ce que nous avons réalisé ensemble », souligne la maire. Ces derniers mois ont encore renforcé cette dynamique avec le terrain synthétique, le lancement de l’agrandissement de la cantine des aînés, l’installation de panneaux photovoltaïques, ou encore la rénovation des écoles et la dés-imperméabilisation de leurs cours.

Autant d’actions concrètes qui participent à la qualité de vie locale et expliquent « que Cabestany figure, parmi les villes françaises où il fait le mieux vivre dans sa catégorie. Oui, le travail accompli est important, mais je sais aussi combien il reste à faire », confie-t-elle.

« Bâtir ensemble »

Pour l’avenir, le programme municipal est en cours d’élaboration. « Notre originalité, c’est de construire ce projet avec les Cabestanyencs », insiste Édith Pugnet, qui souhaite amplifier les rencontres de terrain afin de « bâtir ensemble des réponses aux préoccupations du quotidien ».

Le projet s’articulera autour de trois grandes ambitions. D’abord, développer la vie sociale, culturelle, sportive, éducative et solidaire pour « maintenir et renforcer le vivre-ensemble ». Ensuite, agir pour préserver l’environnement, avec une attention particulière portée aux enjeux climatiques et énergétiques, car « l’écologie n’est plus une option ». Enfin, renforcer la citoyenneté et la participation, en multipliant échanges et débats, tout en affirmant la place de Cabestany dans l’intercommunalité.

Une attention particulière sera portée aux enfants, aux jeunes, à la pratique du sport pour tous, « marque de fabrique de notre ville », à l’accompagnement des aînés et des personnes vulnérables, ainsi qu’à un urbanisme concerté. « Un programme complet, réaliste et chiffré sera dévoilé en temps voulu, avec, toujours en vue la passion de Cabestany ».

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 22 décembre 2025)

Municipales à Perpignan. Face aux divisions à gauche, l’appel à l’aide des communistes à Carole Delga (L’Indep)

La section catalane du parti communiste français a écrit un courrier à la présidente de la région Occitanie lui demandant de se positionner dans l’imbroglio à gauche pour les élections municipales à Perpignan.

La position de Carole Delga sera-t-elle décisive pour siffler la fin des querelles à gauche en vue des élections municipales à Perpignan ? C’est bien ce qu’espèrent, ou du moins imaginent… le parti communiste.

La section catalane du parti communiste a pris la plume pour solliciter la présidente de la Région Occitanie, figure du parti socialiste, de se positionner dans l’imbroglio opposant Mathias Blane et Agnès Langevine. Tous deux appellent à la création d’une liste commune pour partir dans la course aux municipales face à Louis Aliot les 15 et 22 mars. Mais tous deux veulent aussi en être le chef de file.

Dans ce courrier, le porte-parole de la fédération du PC, Michel Coronas, plaide non pas pour sa paroisse mais pour son candidat.

Le PC faisant partie des initiateurs du mouvement Perpignan Autrement qui a désigné Mathias Blanc comme tête de liste. « La fédération du PCF des Pyrénées-Orientales, vous demande d’user de votre influence et de votre autorité afin de demander à Mme Langevine, de rallier une démarche de rassemblement des forces de gauche démocratique dans laquelle elle a toute sa place avec la possibilité d’incarner une image d’avenir positive de la Région ». Le PS doit effectivement se positionner. Le bureau national devrait révéler « avant Noël », selon des sources en interne, son choix d’investiture pour les municipales à Perpignan.

Chez les communistes en tout cas, le choix de Mathias Blanc est confirmé. Tout comme celui « d’inviter La France Insoumise et les Écologistes à nous rejoindre des le premier tour ». Un vœu pieux, depuis longtemps balayé par le candidat Insoumis Mickaël Idrac et ses alliés.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 20 décembre 2025)

Accord départemental entre La France insoumise et le Parti communiste Français en Seine-Saint-Denis

La France insoumise et le Parti communiste français ont conclu un accord départemental en vue des élections municipales de mars 2026 en Seine-Saint-Denis. Les candidat-e-s communistes et insoumis-e-s mèneront campagne ensemble pour bâtir des majorités solidaires, écologiques et démocratiques.

À Bobigny. Noisy-le-Sec, Sevran et Stains, La France insoumise soutiendra les maires communistes et apparentés sortants. Au Blanc-Mesnil, les insoumis-es participeront à la liste conduite par Didier Mignot pour battre la droite extrême.

À Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Bondy et Drancy, les communistes soutiendront une tête de liste France Insoumise. À Saint-Denis-Pierrefitte, La France insoumise, le Parti communiste ainsi que la Seine-Saint-Denis au cœur seront unis derrière l’insoumis Bally Bagaycko.

À Noisy-le-Grand, la liste sera menée par une citoyenne soutenue par Générations.S, La France insoumise et le PCF face aux droites réactionnaires et antisociales.

À Neuilly-sur-Marne, le Parti communiste et La France insoumise, avec Aziza Nouioua, proposent le rassemblement de toutes les forces de gauche et citoyennes face à la droite.

Cet accord départemental est un point d’appui essentiel pour rendre nos villes à leurs habitant-e-s. Nous poursuivons les discussions avec les collectifs et les forces politiques de la Seine-Saint-Denis, fidèles au programme de rupture du Nouveau Front Populaire.

Montebourg, Ruffin et les Animalistes au soutien de Perpignan Autrement (L’Indep)

Debout, L’Engagement et Les Animalistes rejoignent la liste Perpignan Autrement, menée par Mathias Blanc, pour les municipales 2026 a Perpignan. De quoi peser un peu plus dans les très complexes négociations pour unifier l’offre à gauche et au centre ?

« Notre ADN est de fédérer et de rassembler ». Au milieu d’une longue tablée ce mardi 9 décembre 2025 à midi au Vienne a Perpignan, Mathias Blanc joint le geste à la parole.

Le candidat socialiste, tête de liste de Perpignan Autrement regroupant une dizaine de partis et d’associations de gauche, présente trois nouveaux soutiens en vue des municipales de mars 2026 : Debout, le parti de François Ruffin, L’Engagement, celui d’Amaud Montebourg, et les Animalistes. « Divisés, on sait que l’on ne va pas très loin. Nous avons fait la preuve, avec Perpignan Autrement, de notre capacité à rassembler, encore aujourd’hui ».

Crédité de seulement 11 à 15 % des intentions de vote au premier tour, selon différentes hypothèses, dans le sondage exclusif Ifop pour L’indépendant, Mathias Blanc ajoute : « ma légitimité est celle du collectif et de la démocratie interne ». Ajoutant que des « propositions concrètes pour rejoindre notre liste ont été faites à Agnès Langevine », « Elles sont toujours en attente d’une réponse », ajoute une colistière. « Les échanges continuent et nous continuerons dans cet objectif », insiste le cadre socialiste. Mais le temps presse désormais à gauche, comme au centre. Surtout que la coalition Insoumis-Écologistes prend du poids.

Référent Debout dans les Pyrénées-Orientales, Lucas Bernabé confirmait « sa conviction en l’union, meilleur atout pour une ville plus juste, plus solidaire, plus respirable ».

Ex-coprésidente du parti Les Animalistes, désormais correspondante locale, Isabelle Yvos annonçait 32 mesures pour la cause animale retenues par Perpignan Autrement.
Parmi elles, « une grande campagne de stérilisation des chats errants. Il faut savoir que 2 chats errants -mâle et femelle- aujourd’hui, c’est 1 200 chats potentiels dans 4 ans ; des buffets de la ville lors des réceptions à 50 % végétariens, sans foie gras, ni produits testés sur des animaux ; un tarif préférentiel chez les vétérinaires pour les personnes en difficultés sociales ». Tout cela alors que le programme complet de Perpignan Autrement sera présenté début 2026. À moins que d’ici là, la donne à gauche et au centre change.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 10 décembre)

Le billet d’Yvon Huet. Perpignan : le ridicule tue !

Quelques articles de presse évoquent la facilité avec laquelle Louis Alliot, chantre du RN, risque de renouveler son mandat à la mairie de Perpignan. Même pas la peine de coller des affiches ! Pourquoi, parce que dans ce cas de figure, trois listes de gauche concurrentes se présentent dont le but est de savoir laquelle sera devant les autres, pendant qu’un piètre éditeur catholique version intégriste tente de faire valoir la droite dite « classique »…

On peut créer toutes les coordinations possibles pour tenter de faire reculer la tentation totalitaire à la française, mais si elles ne sont pas accompagnées d’une responsabilité politique de ceux qui se disent garants de la démocratie sociale et culturelle sur le terrain municipal, on n’en sortira pas et les dégâts seront lourds de conséquence. Je sais qu’à leur niveau les communistes de mon département des Pyrénées-Orientales ont tenté quelque chose pour rapprocher les points de vue, mais en vain. Ils ont dû faire le choix d’un moindre mal certes, mais cela ne règle pas le problème de fond qui écarte les classes populaires du vote à gauche, même pour des élections municipales.

On ne doit pas comparer cette situation au terrain législatif d’une autre nature où nous devrions avoir la possibilité de voter pour la tendance politique que l’on veut, ce qui n’est pas le cas, les dits « gros » bataillons qui crient plus forts que leur ombre ayant une tendance récurrente à écraser les petits d’un moment d’histoire politique d’une République en dérive.

Depuis quelque temps, j’écris des billets plutôt pessimistes sur l’existant… J’espère toutefois me tromper, sachant qu’en cas de recul cuisant d’une démocratie déjà bien abîmée avec un Président qui prépare sa guerre avec la Russie sans consulter qui que ce soit pendant qu’il laisse la gouvernance gérer l’offensive austéritaire dont il a besoin pour justifier son attitude criminelle vis à vis de toutes les générations, je serai du côté de celles et ceux qui résisteront. Je ne fuirai pas.

Yvon Huet

Elne. Municipales : liste « En avant Elne – Elna endavant » (L’Indep)

Andre Trives et Nicolas Garcia, allient dynamisme et expérience. Le dynamisme d’André Trives, 42 ans, n’est plus à prouver: il apporte un souffle nouveau au conseil municipal où il siège depuis plus de cinq ans.

Agriculteur reconnu nationalement pour une exploitation exemplaire, il valorise l’image d’Elne. Chef d’entreprise sérieux, homme à l’écoute, plein d’idées nouvelles pour Elne, il sait par son métier gérer un budget avec des dépenses maitrisées et des investissements réfléchis très utiles. Fort de son « bon sens paysan », il ne promettra pas de choses irréalisables: ni « demain on rase gratis », ni serrement de ceinture permanent, mais des projets réalistes et respectueux des capacités financières la commune.

L’expérience, c’est Nicolas Garcia: 36 ans de mairie dont 19 comme maire et 11 comme premier vice-président du Département. Disponible, à l’écoute, il a conduit des équipes qui ont modernisé la ville en favorisant convivialité et vie collective. Parmi les réalisations majeures: station d’épuration, stade Busquet – Sitja, gendarmerie, collège, maison de re-traite, espace Gavroche, abords de la mairie, parking souterrain, Maternité suisse, lotissements communaux, groupe scolaire Françoise-Dolto et crèche El Ratoli. S’ajoutent durant l’actuel mandat : rénovation du complexe sportif et de trois éco-les, aménagement de l’espace Salitar, pumptrack, Pitch’one, parkings épicentre et ancien boulodrome, sécurisation des abords scolaires, réfection de nombreuses voiries, opération « Elne ville jardin », action culturelle pour tous, ouverture du centre municipal de santé qui comptera bientôt six médecins. Le tandem A. Trives – N. Garcia, s’appuie sur un collectif compétent et motivé. Dans la continuité de l’équipe actuelle, il défend « convivialité, fraternité, valeurs démocratiques, sociales et environnementales ».

Elna endavant sera au rendez-vous des attentes des habitants, de l’intérêt d’Elne et de l’histoire.

L’Indépendant, le 5 décembre

Alénya. Jean-André Magdalou brigue un nouveau mandat (L’Indep)

La liste d’union et de rassemblement « Avec vous, Alénya 2026 pour tous ! » sera conduite par Jean-Andre Magdalou, maire sortant. « Nous entendons poursuivre et consolider le travail entrepris ces dernières années Le même sens de l’engagement et du devoir animera l’équipe qui a fait appel à de nouveaux candidats représentatifs de la diversité de notre commune, réunis autour d’un noyau dur d’élus expérimentés, connaissant le terrain et les rouages de nos collectivités, agissant avec rigueur et esprit de responsabilité ».

Cette liste est composée de candidats issus de formations politiques (PCF, PS ou apparentés) « et de nombreux citoyens impliqués ».

« Les valeurs humanistes de notre République et de notre démocratie, la laïcité, la justice sociale, la défense du service public et de l’institution communale, sa place dans une intercommunalité librement consentie et mutuellement avantageuse sont des principes avec lesquels nous ne transigeons pas », promet le maire sortant.

D’évoquer aussi « notre méthode de travail et notre séreux reconnus auprès de nos partenaires, État, Région et Département ».

Jean-André Magdalou revient sur son bilan : « Les réalisations concrètes de ce mandat témoignent de notre capacité à mobiliser des moyens dans l’intérêt de notre commune. Dans un contexte budgétaire clairement défavorable, la bonne tenue de nos comptes et le pilotage rigoureux de nos finances nous ont permis de dégager des marges pour investir tout en développant le service public local, avec une maitrise de notre endette ment et de notre fiscalité ».

Fort de ces acquis, « nous donnerons et nous tiendrons un cap ambitieux et réaliste pour les six prochaines années. Nous irons à la rencontre des habitantes et des habitants pour partager nos réflexions, mettre en discussion notre bilan et nos propositions et faire émerger le projet 2026-2032. Ce sera un programme ambitieux, chiffré, réaliste et réalisable ». Et le maire d’en donner les grandes lignes : « Il s’articulera autour de projets à destination des jeunes, des ainés, des familles, des acteurs économiques, des associations sportives, culturelles, solidaires ». Il conclut : « Nous continuerons d’œuvrer pour une ville agréable à vivre où chacun doit se sentir respecté et à sa place et où la solidarité entre les générations doit permettre à chacun de s’épanouir ».

L’Indépendant, le 1er décembre 2025

L’équipe de Perpignan autrement s’attaque au narco-trafic (L’Indep)

Forte d’un nouveau colistier, l’équipe de gauche en lice pour les municipales de 2026 s’est lancée hier sur la thématique de l’insécurité et plus particulièrement de la lutte contre le trafic de drogue qui gagne du terrain dans les quartiers de Perpignan.

L’équipe de Mathias Blanc, tête de la liste de gauche Perpignan autrement pour les prochaines élections municipales de 2026, a investi le secteur Clodion ce samedi pour son tractage de campagne.

Le moment choisi pour aborder son programme sur la sécurité (ô combien chère au maire RN Louis Aliot qui en a d’ailleurs conservé la délégation) et plus particulièrement sur la lutte contre le narco-trafic, l’une des grandes problématiques des quartiers. Mais l’heure aussi d’afficher un nouveau visage, celui de Frédéric Monteil, « venu porter le soutien du Parti socialiste », qui se charge désormais plus particulièrement de cette thématique sécuritaire pour Perpignan autrement. Sur laquelle, comprenons, le directeur de cabinet de la présidente du Département occupera une place.

Là, n’est pas le sujet du jour. « Face au narco-trafic, on vise l’efficacité plutôt que le spectaculaire, en reprenant à la source des incivilités et de l’insécurité, pas uniquement dans la répression mais également dans la prévention », précise Mathias Blanc. Pour ce, plusieurs leviers : celui de l’éducation, avec le lancement d’un parcours de sensibilisation, la question des addictions de l’école primaire jusqu’aux lycées, celui du médical et du social avec la création de centres de santé de proximité, celui des forces de l’ordre en permettant aux policiers municipaux d’aller au contact de la population ou encore celui du logement en repensant l’habitat social. «Il s’agit d’amplifier la sensibilisation et à la fois redonner vie aux quartiers pour éloigner le trafic de drogue, l’isolement et l’insécurité », ajoute Françoise Fiter, co-listière communiste. « Et remettre tous les acteurs de sécurité au centre des habitants », poursuit Frédéric Monteil.

« Quand les services publics reculent, l’insécurité avance. Il faut soutenir les associations mais aussi s’appuyer sur les services de secours, pour détecter des situations sociales qui passent sous les radars. Et apporter une réponse municipale quartier par quartier. »

Laure Moysset (L’Indépendant, le 30 novembre)